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        <title><![CDATA[Libres Commères]]></title>
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            <title><![CDATA[Libres Commères]]></title>
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        <description><![CDATA[LibresCommères est un média indépendant, associatif et basé à Dole dans le Jura. Ni objectifs ni encartés, nous n'avons que deux prétentions: écrire ce qui ne se lit pas dans l'autre presse, se faire l'écho de ceux qu'on n'entend pas beaucoup et aider à penser l'avenir autrement. Ça fait trois prétentions? Autant pour nous! Libres Commères s'engage également à publier des tribunes qui ne vont pas toujours dans le sens du poil à gratter que ce média pas comme les autres entend bien mettre un peu partout dans les rouages du système. Alors à vos plumes! On a le goudron.]]></description>
        <language>fr-FR</language>
        <pubDate>Tue, 07 Apr 2026 18:59:32 +0200</pubDate>

                    <item>
                <title><![CDATA[« Once upon a time, life » « Il était une fois, la vie » ; la suite … ; 9e partie ; Construction psychique ; des Blessures additionnelles qui nous parlent]]></title>
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                                <description><![CDATA[<p>Après avoir passé en revue les 5 blessures principales&nbsp;; quelques blessures qui font aussi partie de nous dans notre développement et qui peuvent être elles aussi perturbantes dans notre équilibre et notre épanouissement.&nbsp;</p><p>La maltraitance est l’une d’elles. Nous englobons dans la maltraitance les sévices corporels ainsi que les maltraitances psychologiques qui parfois sont plus violentes que la brutalité physique. Dans cette blessure de la maltraitance devenu adulte&nbsp;; S’il est dans le rejeu de la blessure de la maltraitance il fera en sorte de demeurer dans la victimisation et créera ou ira dans des situations où il sera victime. En revanche s’il la refoule il sera persécuteur pour son entourage et dans ses relations privées ou professionnelles. S’il bascule dans la sublimation de cette blessure, alors il pourra devenir un sauveur s’investissant dans des causes où il pourra «&nbsp;sauver&nbsp;la veuve et l’orphelin&nbsp;».&nbsp;</p><p>La non-reconnaissance est souvent en lien avec une blessure transgénérationnelle de la lignée paternel ou maternelle où papa et maman n’ont pu se réaliser dans leurs vies et où ils font porter à l’enfant ce qu’ils auraient voulu faire. Il se peut aussi qu’ils veulent que l’enfant suive le même chemin qu’eux ont suivi. De cette situation l’enfant ne sera pas reconnu pour ce qu’il est, dans ses aspirations. Devenu adulte, il pourra être dans le rejeu de cette blessure en devenant sur-adapté et en développant des surcapacités dans le but d’être reconnu pour faire plaisir aux autres en s’oubliant.&nbsp;</p><p>Dans le cas du refoulement adulte, il va se créer en permanence des situations d'échecs pour se prouver à lui-même et aux autres qu’il est comme ce qui a toujours été dit de lui&nbsp;; même s’il a déjà réussi une multitude d’objectifs. Le regard qu’il porte sur lui-même peut le conduire jusqu'à la dépression.</p><p>Dans le cas de la sublimation de sa blessure, il gardera sa propre identité et suivra son chemin afin de devenir un personnage reconnu par le plus grand nombre&nbsp;; il sera respectueux et ouvert ; cependant il pourra souvent conserver au fond de lui de la culpabilité.</p><p>Il existe aussi une blessure que l’on définit comme la blessure de l’imposteur, appelé aussi syndrome de l’imposteur. Cette blessure ressemble à la blessure de la non-reconnaissance et en est souvent un complément. Cette blessure est liée au fait que l'éducation reçu n'a pas permis à l'enfant de se développer d'une manière équilibrée.</p><p>Chaque enfant est unique et depuis le plus jeune âge, il va être éduqué et instruit dans un schéma commun à tous où il ne pourra s’exprimer qu’à travers un enseignement académique où sa créativité et l’expression de ce qu’il est déjà et cela sans qu’il en ait conscience va faire que ses résultats académiques ne seront peut-être pas à la hauteur des espoirs placés en lui.&nbsp;</p><p>N'étant pas dans sa voie, l'enfant n'aura pas une réussite scolaire appropriée. Ce faisant pour compenser ce manque de reconnaissance étatique ou administrative, l'enfant va travailler sur lui et développer des connaissances. À force d’apprentissage, il deviendra un expert. Comme il n’a pas la reconnaissance du diplôme académique, il se sentira un imposteur.</p><p>Dans le rejeu de sa blessure, il aura toujours l’impression qu’il ne sait pas et qu’il ne mérite pas le poste ou la place qu’il occupe. Dans le déni de sa blessure, il ne cherchera pas à apprendre et se tiendra en retrait, en s’invisibilisant et en acceptant toutes les critiques qui lui sont faites l’entrainant aussi parfois vers de la dépression.</p><p>&nbsp;La sublimation de sa blessure l’emmènera à prendre confiance en ses capacités même si un doute demeure au fond de lui-même. Il pourra ainsi se servir de son expertise dans un domaine passion.&nbsp;</p><p>Il existe aussi la blessure de l'enfant-roi. Cette blessure avec le nom qui la définit nous renvoie à certains comportements que l’on observe dans la relation parents ou grands-parents avec les enfants. Ces enfants livrés à eux-mêmes sous prétexte de leur épanouissement sans contraintes sont mis sur un piédestal où l’enfant en développement devient le petit despote de la famille, où par son comportement il impose sa loi. Cet enfant survalorisé par ses parents ne comprendra pas quand on lui dira non et il ne supportera pas la frustration. Cet enfant du fait qu’il a toujours agi et fait plier son entourage à sa volonté&nbsp;sera un personnage agaçant pour l'entourage avec un ego surdimentionné.</p><p>Contrairement à l'humiliation, adulte, s’il est dans le rejeu, il se sent et se trouve toujours brillant. Même si ce n’est pas toujours le cas, il peut tomber dans la pathologie du tricheur, maquiller la réalité pour paraitre brillant.</p><p>S’il refoule sa blessure, il sera dans un sentiment d'infériorité, il se sentira incompétent en tout. Cela pourra le conduire petit à petit à être dépressif et à entrer dans une dépression profonde en se coupant du réel puisque personne ne l’adule comme dans son enfance.</p><p>En sublimant sa blessure adulte, il parviendra par son travail à devenir réellement brillant. C'est une des caractéristiques que l’on retrouve souvent chez les professeurs en travaillant pour les autres. C’est ainsi qu’ils se sentent exister.</p><p>La blessure de l’enfant thérapeute. Dans la vie d’une famille il peut arriver que des drames surviennent. Accident, mort d’un enfant, couple voulant rompre, dépression, trauma…&nbsp;</p><p>L’enfant thérapeute va être cet enfant qui nait après le drame&nbsp;; un enfant de remplacement, un enfant pour sauver le couple, un enfant sain pour être le donneur à un enfant déjà là mais malade. Un enfant qui nait alors que l’un des parents est en dépression. Cet enfant va être investi d’un rôle où il n’aura pas la possibilité de se développer avec l’insouciance de l’enfance mais où va reposer sur ses épaules la lourde tâche de combler le malheur ou de servir de «&nbsp;béquille&nbsp;» au parent défaillant.</p><p>S’il rejoue sa blessure adulte pour construire sa vie, il sera à la recherche d’une personne en souffrance pour continuer à être le ″thérapeute″, rôle qu’il a si bien connu dans son enfance.&nbsp; A l’inverse s’il est dans le déni de cette blessure, il pourra préférer vivre seul ou fuir les personnes qui ressemble à ce qu’il a connu enfant. Parfois il coupe les ponts avec sa famille pour échapper à cette situation qui est devenue étouffante et insupportable pour lui.</p><p>En subliment sa blessure il pourra embrasser une carrière d’aidant dans le milieu médical ou s’investir dans des associations d’aide. &nbsp; &nbsp;</p><p>La blessure de l'enfant sorcier&nbsp;; souvent cet enfant sorcier est un enfant de thérapeute, il aura grandi trop vite dans le monde des adultes avec peu de contact avec d’autres enfants. Toujours à l’écoute des adultes qui oublient qu’il n’est qu’un enfant et qu’il est nécessaire qu’il évolue au rythme de l’enfance dans un environnement sécure et aimant. Cet enfant sorcier peut d’une manière inconsciente devenir le thérapeute de ses propres parents en les écoutant lui parler de leurs soucis et de leurs problèmes d’adultes. Adulte, il sera dans la démarche de la formule&nbsp;: ″pas de problèmes″&nbsp;; ″il n'y a pas de problème, il n'y a que des solutions″&nbsp;; … .&nbsp;</p><p>Rejouant sa blessure à l’âge adulte, il ne se plaindra jamais&nbsp;; il rationalisera et il souffrira en silence.</p><p>Au contraire s’il refoule sa blessure il se plaindra de tout. Il s’inventera des maladies ou des problèmes.</p><p>Dans le cas de la sublimation de sa blessure, il effectuera un travail sur lui, il pourra aussi se tourner vers la philosophie et il cherchera toute sa vie la voie de la sagesse.&nbsp;</p><p>À suivre…</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Bernard Mourey]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1291/once-upon-a-time-life-il-etait-une-fois-la-vie-la-suite-9e-partie-construction-psychique-des-blessures-additionnelles-qui-nous-parlent</guid>
                <pubDate>Tue, 07 Apr 2026 18:59:32 +0200</pubDate>
                                    <category>Santé</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Quel calvaire !]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1290/quel-calvaire</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Le 3 avril, les Commères n’en sont pas revenues…</p><p>- Mais c’est qui ces gens&nbsp;?</p><p>- Rappelle toi l’année dernière ils sont déjà passés.</p><p>- Qui ça les cruciverbistes&nbsp;?</p><p>- Ah oui&nbsp;! Défilé en chansons&nbsp;?</p><p>- Procession&nbsp;!</p><p>-Pourquoi à pied&nbsp;?</p><p>- Parce que les habits ça sert d’auto&nbsp;!</p><p>- Quel courage&nbsp;!</p><p>- Pourquoi&nbsp;?</p><p>- Faire toutes les stations en pleine hausse des tarifs&nbsp;!</p><p>- Et là, devant la boutique, ils ont la 5 G&nbsp;?</p><p>- Tant qu’à être connectés, ils ont leur antenne à paraboles&nbsp;!</p><p>- C’est <em>pas que</em> je voudrais m’étonner mais en pleine rue&nbsp;?</p><p>- Eh oui, les temps changent, la laïcité n’est plus ce qu’elle était…</p><p>Chrtoupffette Commère</p>]]></description>
                <author><![CDATA[La Rédac']]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1290/quel-calvaire</guid>
                <pubDate>Fri, 03 Apr 2026 21:16:06 +0200</pubDate>
                                    <category>Humeur</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[“Once upon a time, life”. « Il était une fois, la vie » ; la suite … ; 8ème partie ; Construction psychique ; les Blessures, la 5ème : L’INJUSTICE.]]></title>
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                                <description><![CDATA[<p>Cette blessure dans les «&nbsp;blessures principales&nbsp;» est en 5ème position mais elle est sous-jacente et en lien avec la blessure du ″rejet″.&nbsp;</p><p>Comme mentionné et je le rappelle, dans les définitions qui sont données et dans leurs interprétations, il est nécessaire d’avoir un certain recul et de ne pas chercher à s’identifier à une blessure en particulier car bien que nous en soyons porteurs, elles s’expriment dans chaque individu avec plus ou moins de combinaisons entre elles.</p><p>&nbsp;Donc la Cinquième qui va se mettre en place sera celle de «&nbsp;l‘INJUSTICE ».</p><p>Cette blessure va se mettre en place en parallèle avec la blessure du rejet, entre la 4ème année et la 6ème année et comme pour les autres blessures la plage du temps n’est pas fixe mais se situe dans cet intervalle.&nbsp;</p><p>D’un point de vue général, il semble que la blessure d’injustice soit activée par le parent du même sexe. Il se trouve aussi que dans cette période du développement et du langage, l’enfant commence à sortir de l’inné et découvre inconsciemment l’acquis. À ce stade, le parent qui est du même sexe que lui est un modèle que l’enfant observe. Même s’il commence à mieux comprendre les mots et les phrases avec des définitions qu’il commence à maitriser partiellement, il n’en demeure pas moins que les nuances et les subtilités d’adultes à son égard demeurent floues. L’enfant est encore dans cette période où le monde se limite à lui-même, donc tout ce qui vient contrarier ses ″désirs″ et sa ″volonté″ sera considéré comme une injustice. Il est aussi dans la découverte qu’il ne peut pas faire tout ce qu’il veut.&nbsp; L’apprentissages des règles de vie en commun ont commencé. Pour lui, la notion de juste et d’injuste est toute relative puisqu’il se perçoit comme le centre de son monde. Dans son développement et dans un premier temps, comme pour chacun d’entre nous, la réalité du monde est très simple, blanc ou noir, chaud ou froid, juste ou injuste… Tout ce que nous vivons et tout ce qui nous arrive passe par nos filtres déjà construits ou en construction avec leurs fragilités et leurs biais cognitifs. L’éducation que reçoit l’enfant sera aussi influencée et impactée par les ″blessures″ que portent les parents et les personnes qui l’éduquent. À cet âge l’enfant n’est pas encore équipé pour pouvoir exprimer verbalement ses émotions dans ce qu’il ressent. Alors le parent adulte avec ses filtres et ses blessures interprète le comportement de l’enfant. Bien sûr, les parents font toujours du mieux qu’ils peuvent avec ce qu’ils sont et ce qu’ils connaissent. Chacun de nous est issu d’une famille, d’un milieux avec des us et coutumes, des valeurs qui nous sont propres en essayant de faire sens pour une harmonie sociétale. &nbsp;</p><p>Après cette légère digression, j’en reviens à cette blessure de «&nbsp;l‘INJUSTICE » qui comme chacun sait est le contraire de ce qui est juste. Or le juste est une notion de société et d’éducation. Pour mieux comprendre la notion de juste et d’injuste, voici quelques exemples&nbsp;: «&nbsp;à l’école une bêtise est commise, et personne ne se dénonce&nbsp;; punition collective&nbsp;; juste/injuste&nbsp;», «&nbsp;une bêtise est faite par la grande sœur et elle accuse la petite sœur qui est punie sans recherche de la vérité&nbsp;; juste/injuste&nbsp;»,&nbsp;«&nbsp;un objet cassé par un animal de la maison et l’accusation se porte sur l’enfant présent qui est défini comme maladroit, juste/injuste&nbsp;»… Il y a une multitude d’exemples.&nbsp;</p><p>Donc l’enfant qui vit ces situations et qui se retrouve accusé, n’ayant pas encore la capacité de pouvoir argumenter par manque de vocabulaire et qui en plus est peut-être déjà ″catalogué″ comme difficile, rebelle, menteur&nbsp;; il deviendra peut-être même le bouc émissaire de la famille et sera rejeté&nbsp;; il ne va pas être entendu et ancrera la blessure de «&nbsp;l‘INJUSTICE ».&nbsp;</p><p>Il se trouve aussi que cette blessure peut prendre sa source dans la fratrie avec un frère ou une sœur, en général plus âgé que l’enfant et du même sexe. Tout comme dans des familles recomposées ou les enfants rencontrent des difficultés les uns avec les autres par le fait de la cohabitation, qu’ils soient en bas âge ou déjà dans l’adolescence. Sans parler du jeu malsain avec des cadeaux et de l’argent que les parents séparés utilisent parfois pour régler des comptes avec l’autre conjoint.</p><p>Donc si cette blessure est dominante comme pour les autres, elle nous fera porter un masque et ce sera le ″masque″ du ″RIGIDE″.&nbsp;</p><p>Dans la palette de perceptions qui existe entre le juste et l’injuste sans être dans la notion de justice définie par la loi, l’enfant qui ancre cette ″blessure″ en lui comme dominante vivra et fonctionnera comme pour les autres blessures dans le « rejoue&nbsp;» ou le «&nbsp;refoulement s’exprimant par le déni » ou bien il la «&nbsp;sublimera&nbsp;».&nbsp; &nbsp;</p><p>S’il porte sa blessure en la ″<em>rejouant″</em>, adulte il aura tendance à voir le monde en noir et injuste dans les situations qu’il observera ou vivra. Il se comparera aux autres et portera un jugement sur ce qu’il donne et sur ce qu’il reçoit. Il sera rarement satisfait et aura de grandes difficultés à demander de l’aide. Il aimera garder le contrôle en lien avec la peur du rejet. Il sera souvent dans la comparaison et l’incertitude du mieux et du pire. Et comme il l’a appris enfant, il ne pourra rire de rien pour cacher ce qu’il ressent. Lorsqu’il reçoit des cadeaux, il peut trouver injuste qu’il en reçoive moins, et encore plus injuste s’il en reçoit plus !</p><p>En revanche, s’il est dans le ″<em>refoulement</em> ″ (le déni) de la blessure de l’injustice, alors il peut devenir très exigeant avec lui-même, chercher la perfection, être froid et distant, montrant de la froideur et des difficultés à montrer de l’affection, colérique. En fonction de sa position sociale ou dans son couple, il pourra devenir un despote, un tyran ou un dictateur imposant sa propre loi avec les critères qu’il définit lui-même.&nbsp; &nbsp;</p><p>Lorsqu’il est dans la ″<em>sublimation </em>″ de cette blessure d’injustice, il aura besoin de vivre dans un milieu où il y a des lois, des codes auquel il adhérera. L’honneur sera un de ses moteurs. Il sera aussi très procédurier.&nbsp; Il cherchera une carrière où l’ordre et la discipline sont valorisées.&nbsp;</p><p>À suivre…</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Bernard Mourey]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1289/once-upon-a-time-life-il-etait-une-fois-la-vie-la-suite-8eme-partie-construction-psychique-les-blessures-la-5eme-linjustice</guid>
                <pubDate>Tue, 24 Mar 2026 18:26:45 +0100</pubDate>
                                    <category>Santé</category>
                                    <category>Culture</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Des jours en vrac]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1288/des-jours-en-vrac</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Il y a quelques jours, un candidat présent sur une liste de gauche en vue des imminentes élections municipales a été agressé par un autre candidat, présent celui-là sur une liste d’extrême droite, au prétexte que le premier a traité le second de facho. Passés les cris d’orfraie d’un cénacle inculte composé de républicains auto-proclamés qui croient qu’une élection est une promenade de santé et ignorent qu’il y a quelques dizaines d’années le collage d’affiches électorales se faisait sous la protection de gros bras armés de bâtons, cet épisode rejoignit l’oubli dont il n’aurait pas dû sortir. Depuis je me demande pourquoi des gens dont les idées et les actes descendent en droite ligne des délires de Mussolini et qui se revendiquent d’une proximité avec Giorgia Meloni, se sentent offensés quand on les traite de fachos.<br>Est-il imaginable que des communistes s’offusquent quand on les appellent cocos ? Au NPA, s’est-on formalisé d’être des gauchos ? J’essaie de comprendre.</p><p>1- Les fachos sont complètement incultes et ignorent que la bouillie qui leur sert d’idées existait avant eux.</p><p>2- Ils (et elles évidemment) croient que facho est un mot inventé par la psychanalyse et donc par ce médecin… mais non, puisque qu’on leur a dit qu’aujourd’hui, c’est plus eux les antisémites.</p><p>3- On leur a dit en haut lieu (c’est-à-dire du côté de chez Le Pen) que le Rassemblement National est maintenant à droite et républicain comme Ciotti et Wauquiez. Ce qui est à la fois vrai et faux puisqu’ils sont bien pareils sans pour autant être républicains.</p><p>4 - Un mélange en vrac de tout ça.</p><p>Cela me rappelle un passage du «&nbsp;Pendule de Foucault&nbsp;», le roman d’Umberto Ecco. Vers le milieu du livre on évoque les Rose+Croix, société tellement secrète qu’on se demande si elle a seulement existé, et de leurs avatars, les rosicruciens. Pour rester cachés, les Rose+Croix devaient évidemment nier leur appartenance à la secte, mais pour se faire valoir les rosicruciens se vantaient d’en être, donc quand un individu (il n’y avait pas de femmes à cette époque de la Renaissance dans ce genre de manigance) affirmait être Rose+Croix c’est qu’il ne l’était pas ou qu’il était juste rosicrucien, et quand il niait l’être c’est qu’il l’était. Très rapidement, les plus malins ont compris que pour vraiment dissimuler leur appartenance à la Rose+Croix, ils devaient affirmer en être pour qu’on croit qu’ils n’étaient que rosicruciens. Ou rien du tout.</p><p>Et pour finir je ne résiste pas au plaisir de rappeler «&nbsp;Frankenstein Junior&nbsp;» que Mel Brooks a réalisé en 1974 avec Gene Wilder dans le rôle du docteur Frederick Frankenstein et Marty Feldman dans celui d’Igor, le bossu malfaisant.&nbsp; On y trouve ce dialogue que j’ai traduit pour ne pas offenser les plus américanophobes de nos lecteurs (I beg your pardon, Donald).</p><p>«&nbsp; Docteur Frankenstaïne ?</p><p>- Fronkonstine.</p><p>- Vous plaisantez.</p><p>- Non. Ça se prononce Fronkonstine.</p><p>- Vous dites aussi Frodorick ?</p><p>- Non. Frederick.</p><p>- Alors pourquoi ce n’est pas Frodorick Fronkonstine ?</p><p>- Parce que ça ne l’est pas. C’est Frederick Fronkonstine.</p><p>- Je vois.</p><p>- Vous devez être Igor.</p><p>- Non. Ça se prononce Aïgor.&nbsp;»</p><p>Il faudra s’habituer aux jours en vrac.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Jean-Luc Becquaert]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1288/des-jours-en-vrac</guid>
                <pubDate>Fri, 20 Mar 2026 16:43:15 +0100</pubDate>
                                    <category>Humeur</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Peuple trop oublieux, nom de dieux]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1287/peuple-trop-oublieux-nom-de-dieux</link>
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                                <description><![CDATA[<p><em>(NDLR: Le texte suivant a été écrit avant le décès du nationaliste le 14 février dernier à Lyon.)</em></p><p>«Peuple trop oublieux, nom de dieux», cette phrase me revient. Elle est issue d'une chanson libertaire intitulée «Le Père Duchêne». Ce passage pointe le drame populaire&nbsp;: l'oubli. Le néo-fascisme s'apprête à s'accaparer le pouvoir et à bâillonner les libertés. En 2022 Melloni, «&nbsp;petite-fille spirituelle&nbsp;» de Mussolini, prend le pouvoir avec ses «&nbsp;Frères d'Italie&nbsp;» et rafle la présidence du Conseil des ministres. En 2023, Javier Milei, anarcho-capitaliste (oxymore) et révisionniste, devient président de l'Argentine. Puis en 2025, Trump est revenu en force à la tête des Etats-Unis en exportant sa politique impérialiste dans d'autres pays. Comme par exemple, en kidnappant le président du Venezuela, Nicolas Maduro, ainsi que sa femme.</p><p>En ce joli mois de mars 2026, c'est au tour du Chili. Le tout nouveau président de la république, José Antonio Kast, vient d'être investi ce mercredi 11 mars. C'est un nostalgique de la dictature de Pinochet dont son frère, Miguel, a été ministre. Pinochet, c'est&nbsp;: le coup d'Etat du 11 septembre 1973, en arrêtant ses opposants, en les torturant, en les exécutant par exemple par les «&nbsp;Vuelos de la muerte&nbsp;» (vols de la mort). C'est une exécution sommaire consistant à jeter la victime depuis un avion ou un hélicoptère. Cette technique fut inventée par la France, puis celle-ci forma d'autres pays dictatoriaux comme l'Argentine. C'est la French Touch. Petit détail supplémentaire qui a toute son importance. Le père de José Antonio Kast, Mickael Kast, fut lieutenant de la Wehrmacht mais également adhérent au parti nazi. Il immigra au Chili après la seconde guerre mondiale. Comme beaucoup d'autres nazis qui termineront leur vie en Amérique latine et aideront, par leur expérience, les dictateurs locaux à réprimer leurs populations.</p><p>Et c'est partout la même chanson, le même oubli. L’Allemagne voit monter la peste brune avec l'AFD. Le Portugal est passé à deux doigts de la récidive : les électeurs ont finalement décidé d'élire un président socialiste,&nbsp;António José Martins Seguro. Il était au second tour face au jeune parti d'extrême droite, la Chega, d'André Ventura. En deux élections présidentielles (2021/2026), la Chega est passée de 497 746 voix à 1 326 942 voix.&nbsp;</p><p>Et nous, dans notre Hexagone, le tsunami va certainement nous submerger. Nous ne sommes pas moins susceptibles de tomber dedans comme au Chili, en Argentine ou en Italie (liste non exhaustive). Nos peuples sans mémoire se jettent les uns après les autres dans l’autoritarisme. Mais certains ne lâchent rien, continuent à scander&nbsp;«&nbsp;Siamo tutti antifascisti&nbsp;» tout en clappant des mains. Mais cela ne suffira pas à écarter le danger, même si on peut l’espérer&nbsp;!&nbsp;<em>¡No pasarán!</em>&nbsp;clamaient les républicains espagnols face aux nationalistes franquistes. Cela ne les a pas empêché de passer&nbsp;! Mais ils ont résisté et ont espéré des jours meilleurs&nbsp;!&nbsp;Et si en 2027, nous tombons dans le carcan de l’extrême droite, plus que jamais, la résistance sera&nbsp;à l’ordre du jour. En fait, dès maintenant.</p><p>Pour finir en chanson, je souhaiterais citer un passage de la Semaine Sanglante écrite par Jean-Baptiste Clément face à la probable prise de pouvoir de l'extrême droite. «&nbsp;Les mauvais jours finiront et gare à la revanche.&nbsp;»</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Baron Vingtras]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1287/peuple-trop-oublieux-nom-de-dieux</guid>
                <pubDate>Thu, 19 Mar 2026 11:41:37 +0100</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[On se fait bananer]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1286/on-se-fait-bananer</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Laissons les héritiers de Nicolas Sarkozy et les nostalgiques de Pétain appeler à la croisade anti-LFi pour affoler les faibles d’esprit et revenons aux choses sérieuses. L’affaire Epstein ne doit pas être enterrée par toutes les fariboles que ceux qui pourraient bien être dans les petits papiers des deux maquereaux suicidés vont inventer pour détourner les projecteurs. Et que dire des magouilles et autres saloperies que la bourgeoisie en soins palliatifs va nous déballer jusqu’au départ de Macron. J’aimerais parler de chute mais le dernier de cordée va fixer tellement de pitons de rappel que le Château d’If devra encore attendre pour accueillir le traitre.</p><p>L’objectif reste le déboulonnage de cette république qui permet aux gourdes et aux salauds d’encore prétendre incarner la démocratie. Les soi-disant représentants sont pour la plupart soit abjects soit affligeants. Il n’y a rien à attendre d’un tel système où les pintades et les requins se cooptent. Vous me croyez anti-républicain&nbsp;? Si Sermier, Dalloz, Gruet, Fassenet et Pernot incarnent le camp républicain, ce sera en effet sans moi. Leur embonpoint est une invitation à changer de régime.</p><p>Ouvrons une parenthèse. Comme l’actualité nous rattrape presqu’à chaque bouclage, ça devient périlleux d’écrire les éditos un peu à l’avance. En pleine débâcle, l’impérialisme américano-sioniste lâche ses bombes sur l’Iran qui riposte. Le vieux mollah rétrograde mais contre la fabrication de l’arme nucléaire a été tué. Et avec lui sans doute pas mal de civils. Des mômes qui n’ont rien demandé. On s’attend bien évidemment à ce que nos «&nbsp;républicains&nbsp;» locaux ne condamnent aucune violence, hormis les méchants musulmans, et qu’ils s’alignent derrière les bourrins du monde occidental. En fait, non&nbsp;! on n’attend rien d’eux. Qu’ils se terrent sans un mot dans l’abri au fond du jardin, c’est aussi bien. Fin de la parenthèse.</p><p>Récemment, un visiteur du mur FB de Libres Commères s’étonnait que nous puissions nous prétendre «&nbsp;non-encartés&nbsp;» tout en étant à «&nbsp;gauche gauche, et même à gauche toute&nbsp;». Vu comment Laurent Nun(tilde)ez distribue les cartes, autant se défausser. Il ne s’agit plus de rebattre les cartons d’invitation mais d’inventer un nouveau jeu sans laquais grassement payés pour donner l’illusion que les institutions fonctionnent encore.&nbsp;</p><p>J’entends déjà le choeur des cafards offusqués&nbsp;: «&nbsp;Ah, ben, si vous êtes si malin, qu’est-ce que vous allez mettre à la place ? On aimerait vous y voir, hein&nbsp;!&nbsp;Gnagnagna…&nbsp;»&nbsp;</p><p>Si je prétendais avoir la solution clé en main, je serais un dictateur en herbe. Mais comme je n’en ai ni l’envie ni la carrure, je me contente de pointer les dérives du régime républicain actuel et de participer à la réflexion hors du carcan néolibéral. Y a déjà un boulot monstrueux pour faire tomber les oeillères euro-atlantistes et pour amener à penser au-delà du spectre capitaliste.&nbsp;</p><p>Laissons les incurables dans leur hémicirque et tâchons d’imaginer un horizon politique sans président ni Wauquiez ni Branco. Respirons un bon coup en éteignant le tumulte médiatique ! Croyez-moi, ça fait un bien fou !</p><p>Cela dit, les algorithmes américains antidémocratiques ne nous aident pas sur le web et ça risque bien d’être de pire en pire dans les mois à venir. Aidez-nous à diffuser Libres Commères en version papier. On n’a pas besoin d’argent, on a surtout besoin que vous preniez deux numéros au lieu d’un et que vous donniez l’exemplaire en sus à une personne susceptible de nous lire et de contribuer à la rédaction de votre média.</p><p>Soyez Libres Commères&nbsp;!&nbsp;</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Christophe Martin]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1286/on-se-fait-bananer</guid>
                <pubDate>Mon, 16 Mar 2026 04:01:24 +0100</pubDate>
                                    <category>Société</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Votez LFI !]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1285/votez-lfi</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Louis se hâte de l’écrire&nbsp;: Votez LFI&nbsp;! Il se hâte parce que, au vu des derniers faits mis en scène par la caste médiatico-politique, rien n’empêche de penser qu’une interdiction de La France Insoumise soit possible dans des temps proches. Et donc, qu’appeler à voter LFI devienne un délit. Le déchaînement des attaques contre le parti de Mélenchon, lancées par les médias de l’extrême-droite et relayées par la presse «&nbsp;humaniste&nbsp;», du Monde à Libération, bref par 99 % des médias, est sans limites, sans bornes.</p><p>Rappelons que le déclencheur de cette furia est la mort d’un militant néofasciste, à Lyon, dans des circonstances non encore éclaircies. Pour l’instant, personne ne peut affirmer que cette mort, évidemment injustifiable, soit en relation directe avec l’intervention de Rima Hassan à Sciences-Po Lyon, ni que les responsables de l’agression aient reçu des consignes de LFI. La presse d’extrême-droite, reprise par la presse humaniste, dit&nbsp;: puisque la rixe ayant conduit au décès s’est déroulée en un temps et en un lieu (relativement) proches de la conférence donnée par la députée européenne, puisque certains des mis en cause sont liés au parti de Mélenchon, alors nous pouvons affirmer que les responsables, moraux, d’abord, puis juridiques, ensuite, sont les cadres de LFI, et Mélenchon, au premier chef. En conséquence, ils doivent être condamnés, moralement, puis judiciairement.</p><p>On ne peut pas ne pas voir la délectation perverse avec laquelle cette presse, en s’attaquant aussi violemment au parti de Mélenchon, semble nous dire&nbsp;: «&nbsp;Enfin, nous allons lui faire la peau, enfin, nous allons l’abattre, celui qui n’a jamais accepté de plier devant nous, celui qui se permet de douter de notre compétence, de notre honnêteté, de notre objectivité&nbsp;». Louis n’est pas membre de LFI, il est parfois en désaccord avec Mélenchon, mais sur ce point-là, il lui reconnaît une parfaite appréciation de la situation&nbsp;: oui, la presse est incompétente, malhonnête et au service d’intérêts particuliers et d’une idéologie de droite extrême.</p><p>La question est&nbsp;: quels intérêts la presse défend-elle en s’en prenant ainsi à LFI&nbsp;? Quelle idéologie exprime-t-elle à travers ces attaques&nbsp;?</p><p>La réponse à la première question est simple&nbsp;: elle défend les intérêts des dominants, de ceux qui ne veulent rien changer, sauf à la marge, à la marche du monde, c’est-à-dire au capitalisme néolibéral ou, pour parler comme Marx, elle défend la bourgeoisie et ses alliés. Le point d’accord de tous les ennemis de LFI est clair, du RN aux socialistes hollando-glucksmanniens&nbsp;: ne pas toucher au cœur du réacteur, à la recherche du profit, préserver à tout prix le conatus capitaliste, vivre chacun pour soi et mettre à bas tous les collectifs, toutes les solidarités. Remettre en cause ce mode de production, imposer une redistribution équitable des richesses, redonner une réalité à la souveraineté du peuple, autant de buts et de finalités qui sont refusés, rejetés ou abandonnés par tous ceux qui s’associent dans la haine du parti de Mélenchon. Interprétées d’un point de vue d’éditorialiste médiatique, les nuances entre RN, macronistes, centristes et libéraux-socialistes peuvent paraître nombreuses et variées, mais rapportées à la seule question qui compte vraiment&nbsp;: faut-il conserver les principes du système actuel&nbsp;? elles s’évaporent et l’unité des thuriféraires du capital crève désormais les yeux, c’est cela qui se manifeste dans l’anti LFIsme. L’ironie étant que c’est Bardella qui l’exprime naïvement ces derniers jours, en appelant à un front républicain relooké.&nbsp;Tous unis contre LFI aux élections à venir&nbsp;! Traduisons&nbsp;:&nbsp;peu importe qui gouvernera, ce sera toujours la même chose, et c’est ce que nous voulons, servir la machine économique en place. Les divergences portent seulement sur les endroits où il faut la huiler pour la rendre encore plus efficace.</p><p>L’idéologie qui se dévoile ainsi est limpide&nbsp;: mettre au service exclusif du capitalisme les institutions de l’État. Au fond, ce qui agace les adversaires de LFI, c’est que ce parti prône la conquête du pouvoir par les urnes. Or, la démocratie parlementaire, fondée sur le suffrage universel, s’est révélée, au fil des années, une forme de régime parfaitement soluble dans le capitalisme. Celui-ci a su capter les populations, mettre à son service les administrations et faire des citoyens les meilleurs soutiens de sa domination. Voter une fois tous les cinq ans apparaît comme l’acte démocratique majeur, le reste du temps, les dits citoyens abandonnent le gouvernement aux auto-proclamées élites. Celles-ci, plutôt qu’essayer de réformer une démocratie purement formelle, s’efforcent de minimiser, chaque fois davantage, le moment électoral ou d’en neutraliser les effets (par exemple, Macron ne nomma jamais un Premier ministre de gauche après la dissolution de juillet 2024), voire de les nier carrément (ce que fit Sarkozy après le référendum de 2005). LFI est devenu, (sous la stratégie de JLM) le seul danger qui menace (menaçait&nbsp;?) ces politiques, en jouant la carte du suffrage universel, par un risque de victoire électorale. L’occasion est trop belle de l’expulser définitivement de cet horizon et d’en revenir à des élections dont on est certain qu’elles ne changeront rien aux conditions de la domination des puissants et ne mettront pas en péril les bénéficiaires éhontés de la machine capitaliste.&nbsp;</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Stéphane Haslé]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1285/votez-lfi</guid>
                <pubDate>Fri, 13 Mar 2026 17:33:22 +0100</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[L’Hôtroscropre de Chris Prolls Mars 2026]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1284/lhotroscropre-de-chris-prolls-mars-2026</link>
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                                <description><![CDATA[<p>CHRIS PROLLS, qu’on ne présente plus sent la fin proche. Mais de qui s’moque-t-on Moktar ? Il devient de plus en plus difficile d’observer les astres, trop d’étincelles viennent perturber le ciel. Donc, pour ce mois de mars, je vous prie d’excuser les potentielles approximations et je vous présente mes excuses si rien ne se passe comme prévu ici. On fait le point en avril.</p><p>BOULIER : Ce mois de mars, ami Boulier, te voilà fasciné par un vol de perdreaux par-dessus l’étang qui monte dans les nuages, pourvu qu’ils ne prennent pas Duplomb dans l’aile. Y’a pas plus têtu qu’un âne, bien ferré !</p><p>TROTRO : En ce mois de mars, ami Trotro, tu songes, « la puissance et l’indépendance seront deux forces indispensables pour faire face à la prolifération des menaces ». Te voilà bien inspiré, ami Trotro. Bon printemps !</p><p>GEAMAL : En ce mois de mars, ami Geamal, tu as les boules, tu as les glandes. Une minute de silence après, le virage est pris ou plutôt assumé par la majorité. Courage ami Geamal !</p><p>CONCER : En ce mois de mars, ami Concer, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ? Entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ? Sifflez compagnons, dans la nuit, la liberté nous écoute…</p><p>FION : En ce mois de mars, ami Fion, tu reviens sur tes priorités et hésites à être anti fajitas, antifa rbreton ou antifa lafel, apparemment c’est antiraiepubiscon. Comprend qui peut !</p><p>VERGE : Ami Verge, en ce mois de mars, tu soutiens George et le prends sous ton bonnet ; te voilà bien fière, ami Verge.</p><p>BALANCE : Ami Balance, en ce mois de mars, tu remarques qu’il est quelquefois des dénonciations salvatrices…mais non sans conséquences…Poursuis ainsi, ami Balance.</p><p>GROPION : En ce mois de mars, ami Gropion, tu pensais être député à vie et te voilà dépité à Woerth, contraints de prendre ton petit galopin au PMU. La vie est une dure lutte, ami Gropion.</p><p>SAGIDESTAIRE : En ce mois de mars, ami Sagidestaire, tu tentes de te débarrasser de l’Epstine du pied, en concourant à la pêche au leurre, et ainsi, éviter de parler de ce qui met tes amis dans la mouise. Quel courage, ami Sagidestaire&nbsp;!</p><p>&nbsp;CAPRICONNE : En ce mois de mars, ami Capriconne, la fraise française se différencie pour mieux se valoriser : gariguette, ciflorette, mara des bois, mais il va falloir encore être patient, ce n’est pas encore la saison ! Courage, ami Capriconne.</p><p>VERSION : En ce mois de mars, ami Version, il va falloir rehausser ta posture dans le golf, ami Version. Ton pitch est mou.</p><p>POISON : En ce mois de mars, ami Poison, les années se suivent et se ressemblent : et une et deux et troisième guerre (mondiale)&nbsp;!&nbsp; De qui se moque-t-on, tonton ?&nbsp;</p>]]></description>
                <author><![CDATA[La Rédac']]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1284/lhotroscropre-de-chris-prolls-mars-2026</guid>
                <pubDate>Wed, 11 Mar 2026 16:49:00 +0100</pubDate>
                                    <category>Santé</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Du Minotaure à Avatar]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1283/du-minotaure-a-avatar</link>
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                                <description><![CDATA[<p>L’Éducation nationale gratifie chaque année les BTS 2ème année d’un thème différent pour l’épreuve de Culture Générale et Expression (CGE). 2016 : Je me souviens. 2017 : L’extraordinaire. 2018 : Corps naturel, corps artificiel. 2019, 2020 : Seuls avec tous. 2021 : A toute vitesse. 2022, 2023 : Dans ma maison. 2024 : L’invitation au voyage. 2025 : A table : formes et enjeux du repas.&nbsp;</p><p>On sent chez ceux qui pondent ces thèmes une certaine prudence et le désir de ne pas trop coller à l’actualité afin d’éviter les sujets trop chauds. Mais l’Histoire est retorse, à moins que ce ne soit moi, et de ces vastes sujets sociétaux censés nous faire brasser beaucoup de culture G sans trop de danger pour l’Institution, surgit toujours, à un moment ou un autre, une question qui colle vraiment aux évènements et qui dérange. Ce fut notamment le cas du gilet jaune en 2020 : la chasuble anonyme et fonctionnelle devenait un étendard d’expression. J’en ai fait un sujet mémorable que certains n’ont pas oublié le jour de l’épreuve.</p><p>Pour la session 2026, «&nbsp;Les animaux et nous : imaginer, connaître, comprendre l'animal&nbsp;», invite à interroger en profondeur le lien complexe, ambivalent, parfois conflictuel, entre l'humain et l’animal. Je singe ici la pompe académique des circulaires, le style DASEN si on préfère. Parti sur les chapeaux de roues, je me suis retrouvé en ce début d’année à ramer pour entretenir le feu dans la chaudière&nbsp;: oui parce que, voyez-vous, si, en première année, on peut faire un peu ce qu’on veut, en deuxième année de BTS, l’enseignant est supposé fournir au candidat un bagage culturel suffisamment conséquent pour alimenter sa réflexion pendant les trois heures de l’épreuve pour qu’il ne s’échappe pas une heure après le début en laissant une copie quasiment blanche derrière lui.&nbsp;</p><p>Et par conséquent cette année, nous interrogions le plus profondément possible la relation que nous entretenons avec l’animal. Sauf que… après un documentaire sur Jane Goodhall, «&nbsp;Chien Blanc&nbsp;» de Gary, une citation de Gandhi et deux ou trois bricoles sur le socle animal de notre humanité, je me suis retrouvé à court d’idées au retour des vacances de Noël : qu’est-ce que je vais bien pouvoir leur faire lire d’ici le mois de mai&nbsp;? J’en étais rendu à me dire que j’allais amener Gavotte, ma chatte, au boulot pour animer un peu le cours.</p><p>Et c’est là que je me suis penché sur la question des hybrides, vous savez, ces êtres mi-humains mi-bêtes. A priori, on allait nager entre la mythologie grecque et l’île du Docteur Moreau avec un passage obligé par «&nbsp;La Mouche&nbsp;» de David Cronenberg. Mais je suis tombé sur un article du Point (eh oui, tout arrive…) de Nathalie Lamoureux, daté de janvier 2024, qui chroniquait un ouvrage de Romain Simenel, ethnologue et auteur de «&nbsp;De l'hybride à l’espèce&nbsp;» paru aux Puf, 2023). Je cite : «&nbsp;C'est là toute l'originalité de cet ouvrage : explorer la genèse interconnectée des concepts d'hybride et d'espèce, dans la pensée scientifique et la création artistique, depuis la préhistoire, jusqu'à Léonard de Vinci, en passant par les Égyptiens et les Grecs. Il montre que le rapport entre l'hybride et l'espèce obéit, dans l'histoire, à des cycles bien précis. Certaines époques sont caractérisées par une abondance de figures hybrides, tandis que d'autres se focalisent sur la représentation de l'espèce. « Les périodes de changement de civilisation sont celles durant lesquelles ont été figurés le plus d'hybrides. [...] Beaucoup sont des combinaisons d'anciens dieux célébrés par une précédente civilisation. Leur production marque aussi le passage à une nouvelle vision du monde. [...] Les simiots (des créatures diaboliques ressemblant à un singe) apparaissent dans les légendes au moment des calamités, et donc de l'échec de l'Église. [...] La figure du singe étant une expression anticléricale notoire, les simiots paraissent aussi incarner la menace du rejet du clergé officiel par la population lors des périodes de misère. L'hybride est aussi un marqueur d'innovation, de nombreuses découvertes ou nouvelles techniques sont accompagnées par la production d'hybrides (horloge, automate). »&nbsp;</p><p>L’idée est diablement séduisante. Durant les périodes de transition historique, l’humain traduirait son trouble par des représentations fantasmagoriques qui gomment la frontière, d’habitude assez nette en occident en tout cas, entre l’homme et l’animal, ou, et c’est là que ça devient plus actuel, entre l’homme et la machine.&nbsp;</p><p>La citation de Gramsci, aujourd’hui galvaudée, a jailli dans mon cerveau : «&nbsp;Le vieux monde se meurt, le nouveau est lent à apparaître, et c'est dans ce clair-obscur que surgissent les monstres.&nbsp;» Car l’hybride, c’est ni plus ni moins un monstre. John Merrick tient plus de la citrouille que du pachyderme : on l’a pourtant surnommé «&nbsp;Elephant man&nbsp;». Le monstre s’écarte de ce qu’on appelle l’espèce et franchit la frontière avec l’espèce d’à côté : cela va du Minotaure à Terminator, de l’homme-taureau au robot-humanoïde.</p><p>Si l’on en croit Romain Simenel, l’époque particulièrement troublée que nous traversons devrait donc accoucher d’hybrides. Et là, bingo ! Pas besoin d’avoir vu la série de James Cameron en entier pour penser aux Na’vis d’Avatar et à leur charmante petit queue. Cameron était déjà à l’origine de la série «&nbsp;Dark Angel&nbsp;» où la frontière entre l’homme et l’animal était poreuse. On parle souvent de fable contre l’impérialisme américain au sujet d’Avatar, alors que le troisième volet a pulvérisé le box office mondial, grevant le budget cinéma de millions de curieux qui n’iront pas voir autre chose avant longtemps, le 4ème épisode, qui sait&nbsp;? Mais laissons Cameron à ses paradoxes.&nbsp;</p><p>On ne s’étendra pas ici sur l’homme augmenté par la technologie mais c’est un fantasme qui nourrit le cinéma de type hollywoodien (Transcendance, Robocop, Titane, I,Robot…).</p><p>Je ne jette là qu’une piste d’investigation que je n’ai pas l’intention d’explorer moi-même. Et pour finir sur une note satirique que nous offrent les inénarrables scénaristes de South Park : dans la saison 27, Satan (mi-homme mi-bouc) entretient une relation et couche avec Donald Trump. Cherchez le monstre, cherchez le vieux monde.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Christophe Martin]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1283/du-minotaure-a-avatar</guid>
                <pubDate>Sun, 08 Mar 2026 11:34:55 +0100</pubDate>
                                    <category>Culture</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[La bataille culturelle ne suffit pas]]></title>
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                                <description><![CDATA[<p>Cet article du Monde diplomatique de février 2026 écrit par Vivek Chibber est tiré de son livre&nbsp;: «&nbsp;La Matrice des classes sociales – La théorie sociale après le “tournant culturel”&nbsp;». Il y critique une certaine évolution des sciences sociales, qui explique la stabilité du capitalisme principalement par l’idéologie, la culture et le consentement des dominés.</p><p>Ce concept de “culture” visait à expliquer pourquoi le mouvement ouvrier très combatif de l’entre deux-guerres a été si facilement absorbé par le système capitaliste dans le contexte de prospérité économique des Trente Glorieuses.</p><p>Cette approche corrige un marxisme qui néglige l’influence culturelle. Elle affirme que la stabilité du capitalisme trouve son origine dans l’idéologie, en façonnant culturellement la classe ouvrière (par l’industrie culturelle et la consommation), en forgeant le consentement des masses à être dominées.</p><p>Mais il est difficile d’imaginer que les travailleurs acceptent d’être exploités simplement parce qu’ils adhèrent aux discours de leurs maîtres. Les grandes grèves de la fin des années 1960 (notamment dues à l’augmentation du rendement et donc des cadences) montrent que le travail demeure pénible et conflictuel en régime capitaliste. Et même lorsque la croissance améliore les salaires, le progrès économique n’élimine pas l’antagonisme de classe.</p><p>Par ailleurs, la chute du niveau de vie et la dégradation des conditions de travail que nous connaissons depuis le début de l’ère néolibérale n’ont pas provoqué de grands troubles politiques.</p><p>Chibber propose donc une autre explication&nbsp;: la stabilité du capitalisme repose moins sur le consentement que sur la résignation, produite par ce que Marx appelait la “sourde pression des rapports économiques”. Les travailleurs n’adhèrent que rarement au capitalisme, mais ils y sont</p><p>matériellement, structurellement contraints. S’ils avaient la possibilité de s’en retirer, leur consentement serait primordial pour pérenniser le système. Or il n’ont que deux solutions pour s’affranchir du capitalisme. Soit sortir volontairement du marché du travail, chose impossible tant qu’on est forcé de vendre sa force de travail pour subsister. Soit changer le système par l’action collective.</p><p>Mais il ne faut pas sous-estimer les difficultés matérielles de cette dernière option, d’autant que les différences de pouvoir structurelles entre les patrons et les travailleurs jouent contre ces derniers.</p><p>L’organisation d’un mouvement de masse est extrêmement ardue et coûteuse. Tandis que les énormes moyens des capitalistes leur permettent de facilement défendre leurs intérêts contre les initiatives de la classe laborieuse. Cela pousse donc logiquement les travailleurs qui veulent résister vers des modes d’action individuels plutôt que collectifs.</p><p>Si l’idéologie ne convainc pas les dominés, elle permet en revanche de rationaliser a posteriori et elle renforce chez eux le pessimisme, le cynisme et la résignation. La pression économique, la différence de pouvoir entre eux et les dominants, les coûts prohibitifs de l’action collective&nbsp;: tout cela se conjugue pour que les structures semblent impossibles à changer.</p><p>Les patrons croient également que le capitalisme est indépassable, mais eux y consentent massivement. Ils le légitiment en prétendant qu’il est parfaitement conforme à la nature humaine, et rejettent sa remise en cause, puisqu’ils en sont les gagnants.</p><p>Conclusion&nbsp;: Chibber nous montre les excès du “tournant culturel” pris par nombre d’intellectuels et nous invite à revenir à des analyses plus matérialistes, à mieux prendre en compte les contraintes structurelles qui pèsent sur les acteurs dans nos combats anti-capitalistes. Ses réflexions à contre-courants devraient nous inspirer de manière plus générale pour gagner en pertinence et en efficacité.</p><p>Doc Diplo.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[La Rédac']]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1282/la-bataille-culturelle-ne-suffit-pas</guid>
                <pubDate>Wed, 04 Mar 2026 17:13:10 +0100</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                                    <category>Social</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[C'est dans la boîte]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1281/cest-dans-la-boite</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Quand je m'évade à vélo sur les routes de Franche-Comté, je freine dès que je trouve une boîte à livres. Et elles ne manquent pas, surtout dans les petits villages où elles fleurissent à grande échelle – parfois en lieu et place de nos vieilles cabines téléphoniques. Elles sont si mignonnes avec leurs étagères et leurs tuiles, vibrantes de couleurs et de promesses ! On jurerait qu'elles nous appellent !&nbsp;</p><p>Je saute alors de ma bécane, tout frétillant, impatient de découvrir dans quel imaginaire macère l'esprit de mes sœurs et frères comtois.</p><p>Le principe est simple : tu prends un livre, tu en déposes un autre. Ça, c'est la théorie. Mais dans la pratique, quand on est en itinérance comme moi, on se contente de piquer les bouquins. Ah le fourbe ! Ensuite, on rachète son âme en faisant une offrande à la boîte à livres la plus proche de chez soi (de préférence ce qui fait honte à votre bibliothèque, comme ce roman «&nbsp;vachement profond » d'Éric-Emmanuel Schmitt, généreusement offert par votre ex de l'époque...).</p><p>Alors, que lisent les Jurassiennes et les Jurassiens&nbsp; ? Vous avez envie de savoir, pas vrai&nbsp;?</p><p>Ces boîtes à livres sont savoureuses, car elles révèlent souvent nos petits vices.</p><p>Les vices de mamie : les amours ancillaires de la collection Harlequin. En voici l'argument : une soubrette ingénue tombe en pâmoison devant un PDG / trader / riche héritier new-yorkais (cochez l'option qui vous plaît) au sourire carnassier (forcément carnassier), lequel va l'initier aux plaisirs du Scrabble.</p><p>Les vices de papy : Historia, la Grande Guerre, Napoléon, les collections de chars – bref, des trucs de burnes.&nbsp;</p><p>Et donc les héritiers rejettent avec une honte confuse ces concentrés de rêve d'une génération disparue dans les boîtes à livres.</p><p>Et ça continuera... Dans un demi-siècle, si les boîtes à livres existent encore, on aura bazardé votre exemplaire de <em>La Femme de ménage</em> (et vos descendants vous jugeront sévèrement. Pensez-y.)</p><p>On trouve également les classiques de l'Éducation Nationale. Molière, Flaubert, Maupassant et tutti quanti. Et je suis assez ému quand je retrouve griffonnées à l'intérieur de ces livres des annotations, des pensées vagabondes... et parfois même, derrière la page de garde, quelques signatures... Sophie Herteur, Terminale A. Martin Chouard, 1ère L. Où vit Sophie Herteur, maintenant ? Qu'a-t-elle fait de toutes ces connaissances&nbsp; littéraires ? Pense-t-elle encore souvent aux tourments de Mme Bovary&nbsp;?</p><p>Il y a aussi les auteurs régionalistes : Bernard Clavel, André Besson.</p><p>Et un auteur aujourd'hui totalement oublié, qu'on trouve par pelletées entières dans les boîtes à livres de toutes les régions de France&nbsp;: Henri Troyat. J'imagine que ce sont des reliquats de CDI, de bibliothèques, qui moisissaient sur place à force de ne plus être empruntés. Troyat&nbsp;: un mystère total pour moi. Il semblerait que cet auteur ait connu un succès notable (Prix Goncourt, Académie Française à 48 ans... pas des gages de qualité, mais le signe d'une notoriété certaine) avant de sombrer dans l'oubli. J'ai fait une expérience sur le site de Radio France (une mine d'or : on y déniche une quantité considérable d'archives). Résultat : nada. Rien sur Troyat. Le néant. Depuis vingt ans, cet auteur n'a suscité aucun commentaire. Rien sur France Culture, pas même sur le créneau de minuit (à l'heure où d'ordinaire les animateurs de «&nbsp;France Cul&nbsp;» dissertent sur l'optimisme eschatologique du métaphysicien Frithjof Schuon).&nbsp; Pas même sur France Bleu... !&nbsp;</p><p>Parfois on trouve des pépites. Trouvé récemment à Ranchot&nbsp; : les <em>Récits de la Kolyma</em>. Mazette!C'est Noël avant l'heure. Hop, dans la sacoche du vélo !&nbsp;</p><p>Des trucs un peu <em>cringe </em>aussi... L'autre jour à Miserey-Salines, un exemplaire dédicacé (mais oui !) d'une anthologie de blagues d'Éric Naulleau (aïe). Mais si, Éric Naulleau, vous savez bien, chez Ruquier... le duo des z'Éric... non, pas le petit facho, l'autre... le gros facho, c'est ça.</p><p>Et parfois, des cartes postales. «&nbsp;<em>Salut la jeunesse de Poligny ! Temps magnifique à la Bourboule. J'espère que ça roule pour vous ! » s</em>igné Olga Sonachitzé. Chère madame Sonachitzé, si vous souhaitez récupérer votre carte postale, vous pouvez écrire à la rédaction de <em>Libres commères</em>, qui se fera un plaisir de me transmettre votre requête. En attendant, cette carte postale, je la garde pour moi (et vous savez quoi&nbsp;? ça me fait plaisir). </p>]]></description>
                <author><![CDATA[Mathieu Maysonnave]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1281/cest-dans-la-boite</guid>
                <pubDate>Mon, 02 Mar 2026 13:38:13 +0100</pubDate>
                                    <category>Culture</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[L’impérialisme, stade suprême du capitalisme]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1280/limperialisme-stade-supreme-du-capitalisme</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Il est des livres, et des auteurs, dont on nous dit qu’ils n’ont plus rien à nous apprendre, parce qu’ils ont été condamnés par l’Histoire. Ceux qui disent cela, en général, ne comprennent rien à l’Histoire, ils travaillent dans les médias et ne connaissent du temps que le présent auquel ils sont tellement collés qu’il est leur seul et unique maître. Louis leur conseille de lire un ouvrage qui fut célèbre naguère, d’un auteur qui fut, lui aussi, célèbre (et célébré&nbsp;!)&nbsp;: <em>L’impérialisme,</em> <em>stade suprême du capitalisme</em> du camarade Lénine. Celui-ci écrivit cet ouvrage en 1916, exilé à Zurich, au cœur de la Première Guerre mondiale. En voici un passage&nbsp;: <em>«&nbsp;</em>L'impérialisme est le capitalisme arrivé à un stade de développement où s'est affirmée la domination des monopoles et du capital financier, où l'exportation des capitaux a acquis une importance de premier plan, où le partage du monde a commencé entre les trusts internationaux et où s'est achevé le partage de tout le territoire du globe entre les plus grands pays capitalistes<em>.&nbsp;»</em>&nbsp;Qui, aujourd’hui, pourrait mieux synthétiser notre époque&nbsp;?</p><p>L’actualité médiatique est “trumpomaniaque”. Elle nous assène quotidiennement, sur fond d’angoisse, que la politique menée par les États-Unis serait sans précédent, une rupture absolue dans l’ordre du monde. Louis pense que c’est faux. L’ordre du monde, depuis deux siècles, est l’ordre du capitalisme et c’est toujours son expansion qui détermine le destin humain. La phrase de Lénine vaut en 2026 exactement comme elle valait en 1916. Qui ne voit la marche des empires chinois, russe et américain&nbsp;? Qui doute encore que les interventions américaines (annoncées ou effectives) au Vénézuéla, en Iran ou au Groenland, voire au Canada, ne sont et ne seraient conduites que pour assurer aux trusts américains les matières premières qu’ils réclament pour développer leurs profits économiques et commerciaux&nbsp;? Ce qui évolue quelque peu, c’est la localisation de la domination, mais nullement sa nature.&nbsp;</p><p>Quelle est sa nature&nbsp;? Soumettre toutes les populations à un seul et unique mode de production des richesses, assurer l’hégémonie d’une minorité sur l’immense majorité et écraser toute velléité de sortir de ce modèle suffocant. Ce que fait Trump, c’est qu’il veut également soumettre à son <em>imperium</em> ceux qui, jusque-là, partageaient – <em>a minima</em> - avec lui l’exploitation de la Terre et de ses habitants. Nous distinguions deux manières, pour le capitalisme, d’imposer sa logique&nbsp;: 1) Par la négociation, la diplomatie, par exemple en signant des traités type Mercosur ou en organisant des alliances comme l’Union Européenne. Ne jamais oublier que ces organisations sont et restent au service du Capital. 2) Par la violence et la puissance militaire, à la façon de Trump ou de Poutine, en soumettant les rivaux ou en écartant les obstacles par la force et la menace. Depuis Montesquieu, nous pouvions croire que le «&nbsp;doux commerce&nbsp;» allait supplanter la guerre pour assurer la production des biens nécessaires à la vie des êtres humains. L’auteur de <em>L’Esprit des lois </em>postulait que le commerce entre les pays permettrait à toutes les parties contractantes dans les échanges internationaux de satisfaire les besoins des peuples sans passer par la violence, le rapt et le pillage des biens utiles à tous.&nbsp;</p><p>Le capitalisme trumpien n’a que faire de la douceur et si cette dernière est moins efficace que la violence, il faut la laisser tomber. L’erreur serait de croire qu’il s’agit là d’un nouveau visage du capitalisme. Ce visage n’est nouveau que pour les classes dirigeantes et les fameuses élites, c’est-à-dire l’ensemble de ceux qui ont accédé au pouvoir et qui en jouissent dans le monde néolibéral.</p><p>Pour les autres, rien ne change, ils subissent toujours la loi des plus forts, l’exploitation de leur travail et le développement des injustices générées par la volonté d’enrichissement effrénée d’une classe bourgeoise sans limites. Dans les médias d’avant la crise provoquée par Trump, la situation des dominés n’est quasiment jamais dénoncée, jamais sérieusement dénoncée, il semble aller de soi qu’il ne peut en être autrement, que le système capitaliste génère certes des inégalités abyssales, mais qu’il reste le moins mauvais des systèmes possibles, puisqu’il permet tout de même l’amélioration des conditions de vie de tous sur la planète. En 2024, les Nations-Unies considéraient que l’on était dans l’extrême pauvreté avec un revenu inférieur à 2,15 dollars environ par jour, ce qui était le cas de 700 millions de personnes. Or, elles étaient deux milliards 10 ans auparavant, d’où un constat&nbsp;: la pauvreté recule (à trois dollars par jour, c’est le jackpot&nbsp;?). Partant de tels chiffres et de telles conclusions, il est impossible de comprendre pourquoi l’on voudrait détruire un tel Eldorado&nbsp;! Dès lors, les radars médiatiques ne sauraient alerter l’opinion sur la profonde misère sociale provoquée par le capitalisme, sauf aux marges, et les discours sur le mode du tout-n’est-pas-parfait-mais-demain-sera-mieux-qu’aujourd’hui-à-condition-de-ne-rien-changer (qui reconnaissez-vous ici&nbsp;?) continuent d’être le refrain entonné chaque jour par la plupart des journalistes, lesquels s’accommodent fort bien des dégâts causés par ce système, d’abord parce qu’ils ne les voient pas et, secondairement, parce qu’ils pensent en profiter (de moins en moins cependant).</p><p>En revanche, les agressions (verbales, mais pas seulement) de Trump envers des États et des groupes non américains, sont exacerbées par les médias qui les présentent comme une mise en danger des équilibres mondiaux. Traduisons&nbsp;: par la mise en danger des modes d’acquisition de la classe dominante et de ses représentants non états-uniens, en Europe en particulier. Quant aux agressions quotidiennes et validées par les lois du capitalisme depuis deux siècles à l’endroit de l’immense majorité des hommes et femmes des classes dominées, que valent-elles donc&nbsp;? Qui les nomme et les dénonce&nbsp;? Qui appelle à leur suppression, à leur dépassement&nbsp;? Quasiment personne depuis Lénine&nbsp;!</p><p>Louis estime que Trump a le mérite (est-ce le bon terme&nbsp;?) de rappeler l’évidence&nbsp;: le capitalisme n’est au service d’aucune morale humaniste ni d’aucune politique d’émancipation. Si un ennemi se dresse et ralentit ses processus d’enrichissement, tous les moyens sont bons pour l’éliminer, la négation du droit en première étape, puis la guerre, comme Lénine l’avait bien compris dès 1916.&nbsp;</p><p>La traduction du titre de Lénine est toutefois discutable. Une édition, en français, était sortie, autour de 1920, sous le titre&nbsp;: <em>L’impérialisme, dernière étape du capitalisme</em>. Optimisme dépassé&nbsp;? se demande Louis.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Stéphane Haslé]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1280/limperialisme-stade-supreme-du-capitalisme</guid>
                <pubDate>Tue, 24 Feb 2026 12:01:44 +0100</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                                    <category>Économie</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[On nous amuse]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1279/on-nous-amuse</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Laissons les héritiers de Nicolas Sarkozy et les nostalgiques de Pétain appeler à la croisade anti-LFi et revenons aux choses sérieuses. L’affaire Epstein ne doit pas être enterrée par toutes les fariboles que ceux qui pourraient bien être dans les petits papiers du maquereau suicidé vont inventer pour détourner les projecteurs. Et que dire des magouilles et autres saloperies que la bourgeoisie en soins palliatifs va nous déballer jusqu’au départ de Macron. J’aimerais parler de chute mais le dernier de cordée va fixer tellement de pitons de rappel que le Château d’If devra encore attendre.</p><p>L’objectif reste le déboulonnage de cette république qui permet aux gourdes et aux salauds d’encore prétendre incarner la démocratie. Les soi-disant représentants sont pour la plupart soit abjects soit affligeants. Il n’y a rien à attendre d’un tel système où les pintades et les requins se cooptent. Vous me croyez anti-républicain&nbsp;? Si Sermier, Dalloz, Gruet, Fassenet et Pernot incarnent la droite républicaine, ce sera en effet sans moi. Leur embonpoint est une invitation à changer de régime.</p><p>Récemment, un visiteur du mur FB de Libres Commères s’étonnait que nous puissions nous prétendre «&nbsp;non-encartés&nbsp;» tout en étant à gauche gauche gauche et même à gauche toute. Vu comment Laurent Nunez distribue les cartes, autant se défausser. Il ne s’agit plus de rebattre les cartons d’invitation mais d’inventer un nouveau jeu sans laquais grassement payés pour donner l’illusion que les institutions fonctionnent encore.&nbsp;</p><p>J’entends déjà le choeur des cafards offusqués&nbsp;: «&nbsp;Ah, ben, si vous êtes si malin, qu’est-ce que vous allez mettre à la place ? On aimerait vous y voir, hein&nbsp;!&nbsp;»&nbsp;</p><p>Si j’avais la solution clé en main, je serai un dictateur en culotte courte. Mais comme je n’en ai ni l’envie ni la carrure, je me contente de pointer les dérives du régime républicain actuel et de participer à la réflexion hors du carcan néolibéral. Y a déjà un boulot monstrueux pour faire tomber les oeillères euro-atlantistes et pour amener à penser au-delà du spectre capitaliste.&nbsp;</p><p>Laissons les incurables dans leur hémicirque et tâchons d’imaginer un horizon politique sans président ni Laurent Wauquiez. Respirons un bon coup en éteignant le tumulte médiatique ! Croyez-moi, ça fait un bien fou !</p><p>Christophe Martin.</p><p>NB : j’ai pris un peu d’avance sur ce qui sera sans doute l’édito du mois de mars</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Christophe Martin]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1279/on-nous-amuse</guid>
                <pubDate>Sun, 22 Feb 2026 09:38:30 +0100</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Vous avez dit Europe ?]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1278/vous-avez-dit-europe</link>
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                                <description><![CDATA[<p>L’autre jour, je réfléchissais à l’Europe car décidément, elle me pose problème, la mâtine&nbsp;! Et je me suis mis à chercher son étymologie… Un vrai dédale&nbsp;de significations possibles&nbsp;qui donne une idée de la complexité du sujet ! Et pour s’y frayer un chemin, il faut se résigner à un choix purement subjectif qui révèle davantage les préférences du lecteur qu’une vérité absolue difficile à vérifier… De fil en aiguille, ou plutôt de site en site, je me suis pris au jeu et suis allé de découverte en découverte… Sans nul doute, cela méritait le partage… à moins que vous ne sachiez déjà tout cela&nbsp;! Et alors tant pis&nbsp;! vous le réentendrez&nbsp;!... Sachez tout de même qu’Hérodote, le grand historien de l’Antiquité grecque, pensait que nul mortel ne saurait espérer en découvrir le « sens&nbsp;véritable ». Soyons donc modestes dans notre rêverie qui ne demeure qu’une rêverie, nourrie des hypothèses infinies que nous proposent les diverses époques et cultures, nous éclairant surtout sur les présupposés idéologiques de chaque interprétation…</p><p>J’ai donc appris que le mot pourrait venir du phénicien, de l’hébreu, du grec…</p><p>S’il provient du phénicien (le mot ereb désignant le couchant et assou le levant), c’est donc ce qui a donné, après un cheminement à travers les langues, les mots Europe et Asie. Ce qui est intéressant, c’est que la position du regard, en ce cas, est située dans ce que nous appelons le Proche-Orient, et par rapport à cet «&nbsp;œil&nbsp;», l’Europe désigne donc l’ouest et l’Asie l’Est. C’est toujours intéressant de décentrer le regard et de penser une carte non pas vue de l’Europe, nombril de l’univers, mais d’ailleurs… Vous noterez que l’Amérique n’existait pas, en ces temps bénis, alors que maintenant, pour nous Européens, l’Ouest, c’est elle, et l’Est commence à l’Asie mineure&nbsp;!</p><p>Si le nom provient de l’hébreu comme le souhaitait le XVIeme siècle chrétien (Goropius) en construisant une étymologie fantaisiste (E signifiant mariage légitime, Ur excellent, Hop espoir), la référence relève de l’histoire biblique de Noé et fait symboliquement allusion à la promesse de mariage par lequel le Christ a indissolublement lié son Église à l’Europe… On comprend que cette hypothèse s’ancre dans l’idéologie chrétienne de la Renaissance en lutte contre les nouvelles hérésies, une idéologie qui nourrit encore volontiers de nos jours certaine conception politique (coucou Zemmour&nbsp;!) de la civilisation européenne supposée «&nbsp;judéo-chrétienne&nbsp;»&nbsp;! …&nbsp;</p><p>Si l’origine est en revanche la langue grecque d’où émanent plusieurs possibilités étymologiques («&nbsp;large face ou pleine lune&nbsp;» ou&nbsp; «&nbsp;bon pour les saules&nbsp;», c’est-à-dire bien irriguée), le mot peut aussi se composer de Eurys (grand, large) et de Ops (les yeux, la vue) et désigner la princesse phénicienne aux grands yeux (Europe), d’une beauté sans pareille, que Zeus (vous savez&nbsp;? ce fornicateur bien connu qui ne résiste pas au plaisir de forcer les jolies demoiselles et qui prend toutes sortes de formes inattendues pour échapper à la jalousie de sa femme, la très peu commode Héra&nbsp;!), transformé en un puissant (évidemment&nbsp;!) taureau blanc, séduit par sa douceur inhabituelle jusqu’à ce qu’elle grimpe sans crainte sur son dos … Et hop&nbsp;! voilà le galant qui bondit dans les flots en emportant sa proie à qui il fera bien vite des enfants, dont Minos, le futur roi de Crète…</p><p>Mais ce qui a éveillé mon attention, c’est que l’étymologie phénicienne avait été radicalement écartée par le récit officiel de l’Union européenne (celle&nbsp;qui, en grec, «&nbsp;voit grand&nbsp;»&nbsp;!), une UE qui n’aime pas du tout qu’on la regarde d’un autre angle que le sien… qui plus est, depuis le Liban actuel, et pourquoi pas depuis la Palestine, centre du monde, pendant qu’on y est&nbsp;! Vous n’y pensez pas&nbsp;!!! Non, le récit officiel, accrédité par l’UE, était donc que la «&nbsp;véritable&nbsp;» origine de l’Europe était la mythologie grecque (le poème de Moschos), la princesse Europe enlevée par le roi des dieux (le vrai, celui qui habite l’Olympe, et non son petit clône&nbsp;de l’Elysée !) avec l’aide d’Hermès, l’aigle prédateur que décrit Ovide, une histoire qui avait irrigué la culture européenne de l’Antiquité à nos jours et nourri notamment l’art renaissant, baroque et classique. Et justement, quand on contemple les innombrables tableaux de l’Enlèvement d’Europe, on mesure la diversité, voire l’antagonisme des interprétations, les uns montrant le prédateur arrachant sans ménagement la princesse affolée à son rivage natal, les autres la révélant consentante, voire voluptueusement abandonnée à son ravisseur…</p><p>Et moi de naviguer rêveusement de conjecture en conjecture…</p><p>Qu’est-ce que l’UE pouvait bien lire dans cette histoire&nbsp;qu’elle revendiquait au détriment de toutes les autres ? Se complaisait-elle dans l’identification à cette jolie princesse flattant son narcissisme&nbsp;? Qui était ce taureau prédateur ? Qui était l’aigle complice de son méfait&nbsp;? Avec qui l’Europe faisait-elle donc ainsi alliance&nbsp;? Contre ou de son plein gré&nbsp;? Pour quelles contrées s’envolait-elle donc&nbsp;? Etait-elle proie ou complice&nbsp;?... Et j’entrevoyais dans mes rêveries l’ombre de l’Amérique, taureau fondant sur sa proie, accompagné de son fidèle serviteur israélien, tenant fermement sa prisonnière entre ses pattes et la forçant à l’accompagner de gré ou de force par-delà les mers fonder de nouveaux empires en clamant la loi du plus fort…</p><p>Je vous laisse dériver à votre gré sur les rives de la poésie européo-étatsunienne en quête de sens … Bonne navigation&nbsp;!</p><p>Mistouflet.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[La Rédac']]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1278/vous-avez-dit-europe</guid>
                <pubDate>Thu, 19 Feb 2026 15:13:39 +0100</pubDate>
                                    <category>Culture</category>
                                    <category>Politique</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[“Once upon a time, life” « Il était une fois, la vie » ; la suite … ; 7e partie ; Construction psychique ; les Blessures, la 4e : LA TRAHISON.]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1277/once-upon-a-time-life-il-etait-une-fois-la-vie-la-suite-7e-partie-construction-psychique-les-blessures-la-4e-la-trahison</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Cette blessure dans les «&nbsp;blessures principales&nbsp;» est en 4e position mais elle est sous-jacente et en lien avec la blessure de l’abandon.&nbsp;</p><p>Comme mentionné et je le rappelle, dans les définitions qui sont données et dans leurs interprétations, il est nécessaire d’avoir un certain recul et de ne pas chercher à s’identifier à une blessure en particulier car bien que nous en soyons porteurs, elles s’expriment dans chaque individu avec plus ou moins de combinaisons entre elles.</p><p>&nbsp;Donc la quatrième qui va se mettre en place sera celle de «&nbsp;LA TRAHISON ».</p><p>Cette blessure va se mettre en place en parallèle avec la blessure de l’abandon, entre la 2e année et la 4e année et comme pour les autres blessures la plage du temps n’est pas fixe mais se situe dans cet intervalle.&nbsp;</p><p>Quand nous parlons de la trahison, elle sera apportée et véhiculée par le parent du sexe opposé à celui de l’enfant. Une théorie qui est avancée dans le milieu psychanalytique qui proviendrait du complexe d’œdipe cher à Sigmund Freud.</p><p>Quoi qu’il en soit, il semblerait qu’effectivement en bas âge le petit garçon cherche à prendre la place du père et que la petite fille cherche à prendre la place de la mère. Donc quand l’enfant perçoit et ressent que cela ne peut se faire, alors trahison et abandon sont activés de concert et un émotionnel fort est à l’œuvre ancrant la TRAHISON.&nbsp;</p><p>L’enfant ne peut comprendre et raisonner d’une manière consciente puisqu’il n’a pas encore construit le raisonnement de la position de chacun au sein de la famille. Il est&nbsp;! L’enfant se perçoit dans sa représentation de lui-même comme étant le centre du monde.</p><p>Plus tard, adulte dans l’analyse de situations données nous pouvons comprendre et expliquer les clés émotionnelles qui jouent dans nos expériences de vie et d’où découlent les émotions de tristesse, de chagrin, de joie, de bonheur, … .&nbsp; &nbsp; &nbsp;</p><p>Pour comprendre il suffit de se référer à l’adolescence et plus tard à l’âge adulte quand les liens forts que nous croyions pour la vie que ce soit en amitié ou en «&nbsp;amour&nbsp;» se terminent, mettant fin à la relation. Si la décision de mettre fin à la relation n’est pas de notre fait, souvent nous pensons et ressentons que nous en sommes la victime, alors les blessures sont à l’œuvre et nous nous sentons abandonnés et trahis. Cela étant activé par notre émotionnel d’une manière inconsciente. Le fameux inconscient qui nous gouverne et nous fait réagir émotionnellement.</p><p>L’enfant avec la plasticité de son cerveau en construction et en développement ne peut pas comprendre les règles et les liens interagissant dans une famille ″stable″ pas plus que dans une famille explosée ou recomposée.&nbsp;</p><p>Il se peut aussi que le sentiment de trahison soit activé par des ″promesses″ non tenues par l’adulte. L’adulte ne réalise pas que ce qu’il dit et ne fait pas peut être pris par l’enfant comme une trahison. L’enfant dans la période de 2 à 4 ans est dans l’apprentissage du langage, donc même si l’enfant ne comprend pas encore totalement la définition des mots, le fait que l’adulte ne respecte pas ce qu’il a promis peut entraîner des répercussions et ancrer la blessure de la trahison. Dans le style&nbsp;: «&nbsp;je vais te lire une histoire et ce n’est jamais fait&nbsp;» - «&nbsp;pour avoir la paix&nbsp;: on va aller au parc quand j’ai fini mon travail et cela n’arrive jamais&nbsp;» - «&nbsp;…&nbsp;». Toutes promesses faites non respectées.</p><p>Bien sûr chaque situation et chaque enfant est unique ce qui fait que l’on ne peut définir de normes ou de généralités. Malgré tout, il est nécessaire de comprendre le processus de la mise en place des blessures pour que l’enfant puisse se développer dans son équilibre.&nbsp;</p><p>Comme pour toutes les autres blessures, si cette blessure a tendance à être la dominante, alors nous la porterons avec un ″masque″. Pour cette blessure ce sera le masque du ″CONTRÔLANT″.&nbsp;</p><p>Il est relativement facile de comprendre que la blessure de la trahison qui est aussi en lien avec la blessure de l’abandon est source de souffrances émotionnelles et notre inconscient va nous faire agir pour échapper à la souffrance qui découle de ces deux blessures. Pour lui, il est important de «&nbsp;contrôler&nbsp;» les relations et le monde qui nous entourent.&nbsp;!</p><p>Ainsi comme pour les autres blessures déjà décrites, nous allons passer en revue le fonctionnement des trois possibilités qui seront évoquées tout au long des articles à savoir&nbsp;: «&nbsp;rejouer&nbsp;» la blessure, «&nbsp;la&nbsp;refouler qui va s’exprimer par le déni » de cette blessure ou alors la «&nbsp;sublimer&nbsp;».</p><p>Lorsque dans notre vie, dans des situations que nous vivons en ne les percevant pas comme étant de la trahison, alors nous allons comme dans l’enfance ″rejouer″, en étant crédule, naïf ou en nous faisant ″avoir″ car nous avons inconsciemment le secret espoir que cela va être différent de ce qui a déjà été vécu. Et cerise sur le gâteau, nous serons considérés comme un ″Bon Petit !&nbsp;″</p><p>En revanche si nous sommes dans le ″refoulement ″ (le déni) de cette blessure, alors nous allons vivre dans un état où nous pourrons devenir paranoïaque, n’avoir aucune confiance dans ce qui est dit, dans le monde qui nous entoure ; rendant les relations parfois compliquées car le moindre manquement dans la parole donnée sera vu et interprété comme une trahison. On peut même être amené à ne pas supporter les autres.</p><p>Découvrant que la «&nbsp;blessure de la trahison&nbsp;» est l’un de nos traits de caractère, alors nous pouvons chercher à la ″sublimer ″ en analysant les situations de telle sorte que nous ne soyons ni crédules ni paranoïaques. Et pour échapper au stress et se simplifier la vie, il y aura une recherche de loyauté avec l’entourage et un travail dans des espaces où les gens sont ″vrais″ et expriment la ″vérité″.&nbsp;</p><p>À suivre…</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Bernard Mourey]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1277/once-upon-a-time-life-il-etait-une-fois-la-vie-la-suite-7e-partie-construction-psychique-les-blessures-la-4e-la-trahison</guid>
                <pubDate>Sun, 15 Feb 2026 16:22:07 +0100</pubDate>
                                    <category>Santé</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Soyons luxemburgeois]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1276/soyons-luxemburgeois</link>
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                                <description><![CDATA[<p><em>Le numéro papier du canard est disponible aux points habituels et on pourra nous trouver jeudi soir à la salle des Commards (Malet). En voici l’édito :</em></p><p>«&nbsp;Il faut travailler et faire ce que l’on peut, et pour le reste, tout prendre avec légèreté et bonne humeur. On ne se rend pas la vie meilleure en étant amer&nbsp;», écrivait Rosa Luxemburg qui ne fit pas autre chose que tout son possible pour rendre le monde meilleur avec un petit sourire.&nbsp;</p><p>Pour ceux qui ne seraient pas au parfum, malgré son nom de princesse d’opérette, Rosa Luxemburg a fondé avec&nbsp;Karl Liebknecht la Ligue Spartakiste, un parti révolutionnaire communiste en Allemagne durant la grande boucherie de 14-18. Ils seront tous les deux sauvagement assassinés en 1919 par les Freikorps, des mercenaires d’extrême droite. Voilà pour ceux qui pensent, non sans quelques raisons, que je suis un germanophobe chronique, Reichophobe, serais-je tenté de dire.&nbsp;</p><p>Car l’ennui avec l’Allemagne, c’est que pour une Rosa Luxemburg, tu as 50 Ursula von der Leyen et que ces affairistes autoritaires et sans scrupules torpillent tout ce qui est français et qui peut faire de l’ombre à la puissance allemande qui est européiste quand ça l’arrange.&nbsp;</p><p>Bon revenons-en à la nécessaire bonne humeur pour les lutteurs de classe. C’est dans cet esprit que nous avons essayé de vous concocter ce nouveau numéro, entre déconnade primesautière et sérieux travail d’analyse. La gravité ne doit pas nous clouer au sol. Laissons les oripeaux lugubres aux assassins de la démocratie et chantons l’absurdité de tout ce délire. Et comme disait Nietzsche… Nan, je déconne !</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Christophe Martin]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1276/soyons-luxemburgeois</guid>
                <pubDate>Mon, 09 Feb 2026 07:13:31 +0100</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Soutien aux camarades de Clayens Jura]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1275/soutien-aux-camarades-de-clayens-jura</link>
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                                <description><![CDATA[<p>La grève se poursuit à l'usine Clayens&nbsp;NP Jura à Dole où le personnel a décidé de débrayer chaque vendredi de 12h00 à 14h00 pour les équipes de jour et de 21h00 à 22h00 pour celles de nuit. On a pu lire dans la presse de quoi il retourne mais une délégation du PCF est allée soutenir les salariés en lutte (petite note au passage pour notre jeune collègue de la Voix du Jura : le terme «&nbsp;grogne&nbsp;» est assez dévalorisant pour une colère sociale, il vaut mieux laisser l’expression à BFM et CNews). Les camarades nous ont fait parvenir un communiqué où nous avons relevé de nombreux points dignes d’intérêt.</p><p><em>«&nbsp;Le groupe Clayens s’enorgueillit d’accorder une grande place aux enjeux RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises).&nbsp;</em></p><p><em>La société Clayens NP est un des fleurons de l’industrie de la plasturgie, spécialiste dans la transformation de polymères hautes performances, composites et pièces métalliques de précision.</em></p><p><em>L’entreprise a un potentiel d’innovation technologique qui lui a permis d’obtenir des partenariats dans le domaine de la recherche avec des laboratoires universitaires.<br>La société Clayens NP a en effet bénéficié d’aides publiques importantes abondées par l’Etat, la Région AURA (Auvergne Rhône Alpes) avec la déclinaison régionale du Plan France 2030, la Métropole de Lyon, l’Agence Innovation Défense. Il y a aussi un financement de l’ANR (Agence nationale de la Recherche) et elle bénéficie évidemment du Crédit Impôt Recherche. Elle est partie prenante des 88 milliards d’exonérations sociales comprises dans les 211 milliards d’aides aux entreprises sans contrepartie sociale et écologique.</em></p><p><em>Depuis 2022, Clayens est détenu par un fonds d’investissement américain,</em></p><p><em>actionnaire majoritaire du groupe aux côtés du groupe financier français SIPAREX. L’orientation de l’entreprise se tourne vers le rachat de sociétés et l’implantation aux Etats Unis. Un mouvement lié à la nature même de ces actionnaires, aux stratégies actuelles du capitalisme en France, qui avec les encouragements du MEDEF et la politique de Trump visent un déploiement aux USA, tout en s’accaparant la recherche, la technologie et en pompant au maximum les aides publiques françaises.&nbsp;»</em></p><p>La situation est donc limpide : comme les champions du néolibéralisme (le libéralisme faussé par l’État complice), Clayens Jura pompe les aides publiques depuis des années, se prépare en catimini à prendre la poudre d’escampette et propose des augmentations «&nbsp;injurieuses&nbsp;» pour ses salariés. Nous partageons donc pleinement la colère mais aussi les inquiétudes des travailleurs de Clayens NP. Courage à eux&nbsp;! Et merci à la section du bassin dolois du PCF.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[La Rédac']]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1275/soutien-aux-camarades-de-clayens-jura</guid>
                <pubDate>Thu, 05 Feb 2026 10:08:52 +0100</pubDate>
                                    <category>Économie</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[“Once upon a time, life”. « Il était une fois, la vie » ; la suite … ; 6e partie ; Construction psychique ; les Blessures, la 3e : l’humiliation.]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1274/once-upon-a-time-life-il-etait-une-fois-la-vie-la-suite-6e-partie-construction-psychique-les-blessures-la-3e-lhumiliation</link>
                                <enclosure url="https://librescommeres.fr/storage/thumbnails/articles/1274/1920-_2b4de43a96da53bf448adc05b3d9f21d_q-90/bernard6.jpg?1770185803" length="230577" type="image/jpeg" />
                                <description><![CDATA[<p>Cette blessure dans les «&nbsp;blessures principales&nbsp;» est importante car elle ne sera en lien avec aucune autre.</p><p>Dans les définitions qui sont données et dans leurs interprétations il est nécessaire d’avoir un certain recul et de ne pas chercher à s’identifier à une blessure en particulier car bien que nous en soyons porteurs elles s’expriment dans chaque individu avec plus ou moins de combinaisons entre elles.</p><p>La troisième qui va se mettre en place sera celle de «&nbsp;L’HUMILIATION&nbsp;».</p><p>Quand nous parlons de l’humiliation elle arrive en 3e position et sera véhiculée par le parent qui s’occupera de l’éducation et du développement physique de l’enfant.</p><p>Cette blessure va se mettre en place en parallèle avec la blessure de l’abandon, entre la 1ère année et la 3e année. Cette blessure aura pour origine les réactions et les comportements de la personne qui s’investira le plus dans les apprentissages au début de l’autonomie de l’enfant. À savoir, l’apprentissage de la propreté, marcher, manger seul, commencer à s’habiller seul, le début de l’autonomie physique sous la surveillance du parent. Tout cela va s’enkyster dans l’inconscient de l’enfant en lien direct avec les réactions du parent craintif ou confiant. Cela se fera avec les mimiques observées sur le visage et les attitudes, avec le ton de la voix et les mots prononcés. L’enfant n’a pas encore conscience des définitions des mots mais il «&nbsp;lit&nbsp;» le Kinesthésique de l’adulte. Bien que l’enfant n’ait pas encore la pleine capacité de s’exprimer à la manière des adultes, il a le pouvoir de sentir et de ressentir dans la subtilité de ses sens innés qui vont s’atrophier par la suite et qui peuvent rester très présents chez certains. Pour un adulte, sa manière d’agir et de réagir avec l’enfant peut lui sembler anodin ou approprié mais il n’en est pas de même pour l’enfant en développement et en acquisition puisqu’il n’a pas de notions de savoir être, savoir vivre et du danger auquel il peut s’exposer. Pour lui les réactions de l’adulte éducateur seront son modèle puisque dans un premier temps il apprend par le copié-collé. Son émotionnel est en train de s’implémenter et comme pour les blessures déjà développées, la blessure de <em>«&nbsp;l’humiliation</em>&nbsp;» viendra s’ajouter aux fondations des filtres émotionnels.&nbsp;</p><p>&nbsp;Je reviens toujours à la notion que pour les âges que je mentionne ce ne sont pas des bornes strictes, elles peuvent commencer un peu avant et se prolonger un peu après lors de la mise en place.</p><p>Pour être concret par rapport à cette blessure et sans être dans l’accusatoire je vais citer quelques exemples&nbsp;explicites :&nbsp; La moquerie involontaire qui vient souligner que l’enfant ne mange pas proprement seul. L’attitude et les paroles désobligeantes lors de l’apprentissage de la propreté.</p><p>La comparaison avec un autre enfant. Des peurs lors du coucher qui sont négligées et moquées. Les discussions entre parents à son sujet en pensant qu’il ne comprend pas&nbsp;; il ″capte″. … . Il arrive aussi que le parent qui éduque à peur des «&nbsp;dangers&nbsp;» de la vie et des actions que l’enfant commence à faire dans sa découverte du monde et ne l’autorise pas à prendre les ″risques″ indispensables au développement et à la confiance en soi. Pour le parent éducateur tout est dans l’appréciation du danger et de la prise de risque que l’on accepte pour l’enfant sans bien évidement lui faire prendre des risques inconsidérés.&nbsp; &nbsp;</p><p>Comme pour toutes les autres blessures nous porterons un masque quand cette blessure sera active. Pour cette blessure ce sera le masque du ″MASOCHISTE″.&nbsp;</p><p>Sous certains aspects cette « blessure&nbsp;» aura des similitudes avec la blessure de la MALTRAITANCE tout en étant différente.&nbsp;&nbsp;</p><p>Comme chacun sait dans la position et la définition du masochiste ce sera un individu qui subit et que l’on considère comme une victime.&nbsp;</p><p>Comme pour les autres blessures déjà décrites nous allons passer en revue le fonctionnement des 3 possibilités qui seront évoquées tout au long des articles à savoir&nbsp;: « rejouer&nbsp;» la blessure, «la&nbsp;refouler qui va s’exprimer par le déni » de cette blessure ou alors la «&nbsp;sublimer&nbsp;».</p><p>Lorsque nous sommes adultes, en prise avec cette blessure et que nous la ″<em>rejouons″</em>, alors nous portons en nous un perpétuel sentiment d’infériorité tout en nous sentant une victime. Les remontrances, remarques, réflexions justes ou injustes à notre encontre seront perçues et interprétées comme humiliantes sans pouvoir réagir en étant paralysé comme quand nous l’étions, enfants. Nous pourrons même nous mettre dans des situations pour être humiliés dans le but d’exister. Dans l’enfance et à l’école, voire plus tard, la position du souffre-douleur devient acceptable puisque l’enfant a intégré l’humiliation comme un modèle de vie. &nbsp;</p><p>A l’inverse si nous sommes dans le ″<em>refoulement</em> ″ (le déni) de cette blessure alors pour compenser et cacher le vide énorme qui s’est installer en nous, nous allons développer un complexe de supériorité. À ce petit jeu l’on peut découvrir que deux personnes ayant la même blessure d’humiliation, il se peut que celle qui rejoue sa blessure devienne la victime de celle qui est dans le déni de sa blessure.&nbsp;</p><p>Lorsque nous découvrons que nous sommes porteurs de cette blessure d’humiliation et qu’elle nous a interpellés dans nos réactions, la découvrir et la comprendre nous fera aller sur le chemin du «&nbsp;sauveur&nbsp;» pour venir en aide aux personnes humiliées. En prenant faits et causes pour des personnes maltraitées et humiliées nous pourrons devenir des guerriers pour des causes où l’humiliation et l’injustice nous touchent.&nbsp;</p><p>À suivre.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Bernard Mourey]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1274/once-upon-a-time-life-il-etait-une-fois-la-vie-la-suite-6e-partie-construction-psychique-les-blessures-la-3e-lhumiliation</guid>
                <pubDate>Wed, 04 Feb 2026 07:05:01 +0100</pubDate>
                                    <category>Culture</category>
                                    <category>Santé</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[De l'inattendu pour 2026]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1273/de-linattendu-pour-2026</link>
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                                <description><![CDATA[<p>C'est emmerdant, les vœux !</p><p>A mes ennemis politiques, ils se reconnaîtront, je souhaite les pires emmerdes pour les années à venir. Même pas la santé, parce qu'il y a urgence ! Que la bourgeoisie crève de ce par quoi elle vit ! La violence, la cupidité, la goinfrerie, le mensonge et la bêtise.</p><p>A l'entre-deux, ceux qui ne sont ni mes adversaires ni mes proches, je leur souhaite d'ouvrir les yeux sur la folie servile de l'Union européenne, sur les exactions de l'empire étatsunien, sur la réorganisation du monde selon les BRICS, sur le rabougrissement de la France, sur les commerçants et les politicards qui la bradent au plus offrant et sur la nécessité de remettre ce pays sur le bon pied et dans de bonnes mains. Autant dire que ça va couiner.</p><p>Quant à vous, mes amis militants, mes proches, mes contributeurs, je souhaite de continuer à faire tourner ce petit magazine où on ne se contentera pas d'écrire ce qu'on a envie d'entendre. 2026 va être une année dangereuse pour la presse indépendante. Les chiens de garde sont aux abois parce que le vernis craque. La république parlementaire n'est pas la démocratie et ça se voit de plus en plus, surtout dans le Jura où on est particulièrement bien servi au niveau parlementaire. Le Palais Bourbon, le Sénat et la classe dirigeante entière ne sont représentatifs que de leurs intérêts. Mais les conservateurs et les idiots utiles de la sacro-sainte constitution gaulliste vont continuer à nous faire croire que c'est ce qui se fait de moins de pire.</p><p>Les institutions sont pourries jusqu'à la moelle, ses rouages sont corrompus et si Libres Commères peut servir à quelque chose, c'est à le montrer. De la présidence usurpée jusqu'au conseil municipal suffocant, il faut dénoncer la mascarade et proposer d'autres idées, des perspectives, un avenir.&nbsp;</p><p>Pour 2026, je nous souhaite de l'inattendu !&nbsp;</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Christophe Martin]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1273/de-linattendu-pour-2026</guid>
                <pubDate>Sat, 31 Jan 2026 14:54:49 +0100</pubDate>
                                    <category>Humeur</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Que le grand CRIF me croque !]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1272/que-le-grand-crif-me-croque</link>
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                                <description><![CDATA[<p>L'antenne comtoise de l'association des fox-terrier renifleurs d'antisémites ont une dent contre Nacle, artiste bisontin qui aurait eu l'outrecuidance de peindre ce qu'il voulait. Ce fâcheux aura commis une fresque représentant différents symboles palestiniens et juifs. Une association douteuse, interprétée comme une "incitation subliminale de haine à l'encontre des juifs", selon LH, pdt du CRIF-BFC. Et de poursuivre par ce qui aurait été, selon lui, beaucoup mieux.</p><p>Comme souvent, ce sont sont ceux qui peignent le moins qui en parlent le plus.</p><p>La ville de Besançon prévoit de recouvrir l'œuvre incriminée sans autre forme de procès, ne cherchant ni le pourquoi, ni le comment, mais juste la paix, semblerait-il. Une paix non négociée, qui s'apparente à un coucouche-panier devant le maître. Les huiles ont les genoux bien huilés, en période électorale...</p><p>L'artiste, quant à lui, déplore de ne pas avoir été contacté, et demande une entrevue pour pouvoir expliquer son intention, avant tout barbouillage municipal mais néanmoins définitif.</p><p>Jessie Charlie.</p><p>Et pour compléter un mot de l’auteur : « Vanité contemporaine, méditation sur la mort, la guerre et la mémoire. Le crâne coiffé d'un keffieh, la menorah, la grenade et la pastèque se répondent comme les symboles d’une humanité déchirée entre deux peuples, deux mémoires, deux douleurs. J'ai voulu confronter ces signes opposés sans les juger, pour rappeler que la mort, elle, ne fait aucune distinction - Memento mori sicut illi : souviens-toi que tu mourras, comme eux. Face à la violence, il ne reste souvent que l'art pour dénoncer, témoigner, résister. Une réflexion sur notre monde, entre foi, chaos et désir de paix. Besançon 7 Octobre 2025 (La Malcombe ). @NACLE»</p>]]></description>
                <author><![CDATA[La Rédac']]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1272/que-le-grand-crif-me-croque</guid>
                <pubDate>Thu, 29 Jan 2026 17:30:02 +0100</pubDate>
                                    <category>Humeur</category>
                                    <category>Politique</category>
                                    <category>Culture</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Les Playmobil vus de l’Olympe]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1271/les-playmobil-vus-de-lolympe</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Ainsi donc Donald Trump vient d’envahir la Tchécoslovaquie. Il y a quelques mois, Adolf Hitler a obtenu de la présidente de la Commission européenne un investissement de 400 milliards d’euro dans le cadre de l’effort de guerre de l’OTAN.</p><p>Ou alors… Adolf Hitler a bombardé le Venezuela et Donald Trump a signé les accords de Munich ?</p><p>Je ne m’y retrouve plus avec les humains. On m’a peut-être oublié dans les nuages du mont Olympe, je n’en suis pas moins vivant et comme tout dieu qui se respecte, moi, Zeus, je regarde ces Playmobil avec désarroi. Je n’ai plus le pouvoir de jouer avec eux, mais je peux encore les voir.</p><p>Il me semble que cela fait 3000 ans, et même plus si j’en crois Amon, que ces fourmis imbéciles rejouent sans cesse la même tragédie. Eschyle n’est plus de leur monde pour l’écrire, mais qu’à cela ne tienne, ils se tapent dessus, entassent les cadavres, se réconcilient (ou font semblant) et recommencent. Les prétextes changent, encore que… on en revient toujours à des histoires d’accès à la mer, à des groupes qui s’estiment supérieurs aux autres, à des champs de pétrole ou des mines d’or.</p><p>Il y a bien pourtant parmi eux quelques uns ou quelques unes qui essaient de dénoncer ce qui ressemble à un jour sans fin. C’est bien pratique de comprendre toutes les langues existantes, mais c’est aussi désespérant de constater que ces voix finissent toujours par se perdre dans le bruit des explosions. J’aime beaucoup ce que Marguerite Duras avait écrit quelque part : «&nbsp;Ce monde est pourri, qu’il aille à sa perte !&nbsp;». Mais quand ils auront tous disparu, je crois que je vais terriblement m’ennuyer.<br><br>Je suis très tenté de m’en mêler. Même si l’accord que m’a imposé Yahvé (ou Jésus ? Ou Allah ? Enfin peu importe.) m’interdit d’intervenir, je crois que je ne vais pas pouvoir me retenir. Tiens, dès demain je vais aller faire un tour à Gaza… Ils ne supporteront pas.&nbsp;</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Jean-Luc Becquaert]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1271/les-playmobil-vus-de-lolympe</guid>
                <pubDate>Sun, 25 Jan 2026 11:26:15 +0100</pubDate>
                                    <category>Humeur</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Le garage, la clef, le malaise et la République en parpaings]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1270/le-garage-la-clef-le-malaise-et-la-republique-en-parpaings</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Dans une paisible commune du bassin dolois, un citoyen utilisait depuis plusieurs années un garage communal.&nbsp;</p><p>Il n’en était pas officiellement le titulaire contractuel, certes — mais il en avait payé l’intégralité des loyers, année après année. Une contribution discrète à la vie locale, version béton armé.&nbsp;</p><p>Puis la vie privée s’invite brutalement dans la sphère publique : séparation suivie d’une expulsion manu militari du domicile partagé. Cartons, meubles, urgence. Premier déménagement. Le citoyen se retrouve contraint de quitter la commune pour s’installer dans celle d’à côté, toujours dans la même intercommunalité.&nbsp;</p><p>Mais là, soudain, pour l’administration locale, c’est un autre monde.&nbsp;</p><p>La décision tombe : le garage doit être réservé pour les habitants de la commune. La titulaire du bail décide de le restituer au 31 octobre.<br>Fin de la discussion. La République locale aime les points finaux.&nbsp;</p><p>Problème : entre deux piles de cartons, le corps du citoyen, lui, décide de voter contre.&nbsp;</p><p>Malaise grave en pleine rue à Paris, perte de connaissance, intervention des pompiers et du SAMU, urgences hospitalières, fatigue durable. Le corps a ses limites. La date, elle, reste têtue.&nbsp;</p><p>Le citoyen demande alors un délai. Non pour contester, non pour gagner du temps indûment, mais pour terminer un déménagement sans risquer l’arrêt définitif du moteur biologique.&nbsp;</p><p>Officiellement, la position de la mairie ne bouge pas d’un centimètre : départ fin octobre, contre vents, marées et électrocardiogrammes.&nbsp;</p><p>Dans les faits, le délai est simplement “toléré” de manière tacite, sans écrit clair, sans garantie formelle — un délai à géométrie variable, dont la solidité juridique tient surtout à la météo.&nbsp;</p><p>Le citoyen n’insiste pas. Il agit. Il organise un (troisième) déménagement en quelques mois : équipe, camionnette, box de stockage. Tout est prévu pour être vidé le samedi, sauf une moto, programmée pour le lendemain.&nbsp;</p><p>Mais arrive alors l’épisode que les amateurs de théâtre administratif classent dans la catégorie grand moment de la saison : la clef.&nbsp;</p><p>Le trousseau a été perdu lors d’un déplacement (peut-être subtilisé par un pickpocket dans une gare parisienne). Le citoyen se rend à la mairie pour demander un double. Réponse : refus. On l’invite à faire preuve d’autonomie républicaine avec des outils, ou un serrurier.&nbsp;</p><p>Le citoyen obtempère. Il paie. Le serrurier opère comme un orfèvre. Le garage est ouvert proprement, sans aucune dégradation, sans détérioration du matériel. Le déménagement se termine dans les règles de l’art.&nbsp;</p><p>Faute de clef de rechange, la porte reste ouverte pour la nuit.&nbsp;</p><p>Le dimanche, retour pour récupérer la moto.<br>Et là, magie municipale : la porte est désormais refermée à clef.<br>Sans message. Sans information. Sans explication. Constat répété en présence de témoins.&nbsp;</p><p>Le citoyen se rend chez l’autorité municipale. Réponse : on ne peut rien faire avant lundi. Le week-end administratif est, on le sait, un principe supérieur du droit local.&nbsp;</p><p>Puis, retournement de scénario : un adjoint appelle pour annoncer que la porte serait, “en réalité”, ouverte...&nbsp;</p><p>Le citoyen revient donc. Il récupère la moto. Problème : les personnes venues l’aider ont déjà été reconduites chez elles lors du premier retour, faute de pouvoir ramener son véhicule.&nbsp;</p><p>La moto est donc stationnée contre la médiathèque, solution urbaine provisoire homologuée par la lassitude. Puis le citoyen balaye, nettoie, photographie.&nbsp;</p><p>Le 30 novembre, le garage est vide, propre, restitué.&nbsp;</p><p>Rideau.&nbsp;</p><p>Enfin presque.&nbsp;</p><p>Car ce que raconte cette chronique, ce n’est pas simplement une histoire de garage. C’est la rencontre entre une mécanique administrative parfaitement huilée et une réalité humaine parfaitement cabossée.&nbsp;</p><p>Dans certaines communes du bassin dolois, on peut être inattaquable sur la procédure, irréprochable sur les délais, et créatif jusqu’à l’absurde sur l’humanité.&nbsp;</p><p>La légalité y est totale.<br>L’empathie, sous conditions météorologiques.&nbsp;</p><p>François Perrin.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[La Rédac']]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1270/le-garage-la-clef-le-malaise-et-la-republique-en-parpaings</guid>
                <pubDate>Sat, 24 Jan 2026 16:32:13 +0100</pubDate>
                                    <category>Humeur</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Réponse à mon ennemie principale préférée]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1269/reponse-a-mon-ennemie-principale-preferee</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Chère camarade féministe,&nbsp;</p><p>Ça fait plaisir d’avoir de tes <a href="https://librescommeres.fr/read/1255/que-peut-on-attendre-des-hommes-a-gauche">nouvelles</a> ! De constater que tu n’as rien perdu de ta hargne ni de ton fiel ! Tu as l’air en pleine forme !&nbsp;</p><p>J’espère que cette entrée en matière ne t’irritera pas trop, car malgré ton hostilité déclarée, je t’aime bien.&nbsp;</p><p>Mais trêve de mondanités, revenons à ton article du mois dernier sur ce que tes copines et toi pouvez attendre des hommes à gauche.&nbsp;</p><p>Je passe sur ton intro à la sauce “De tout temps les hommes de gauche ont été des connards” et sur quelques incongruités (mais enfin qui cite Schiappa si ce n’est pour se foutre de sa gueule ?!) pour commenter quelques passages.&nbsp;</p><p>Tu cites un militant homosexuel qui assimile la totalité des hommes hétéros à des “fruits pourris” (le fameux “tous-les-hommes” donc) avant de concéder que pas tous-les-hommes en fait, mais que finalement tous-les-hommes quand même “tant qu’il en restera un seul de pourri”. Ouf ! Faut suivre la pensée complexe !&nbsp;</p><p>Décréter que tous les hommes sont responsables des méfaits d’un seul relève du délire. C’est comme les slogans du style “Un homme, une balle : justice sociale”. On peut toujours objecter qu’il ne faut pas prendre ça au pied de la lettre. Mais après il ne faut pas venir chialer sur l’effet “backlash” subséquent : soit on est dans la provoc’, soit on est dans la justesse, mais seule la justesse permet la justice.&nbsp;</p><p>Tout militant sait bien qu’il est difficile d’impliquer les gens dans une cause. Et malgré ma longue expérience militante, je n’ai jamais observé que l’insulte était mobilisatrice. J’ai du mal à imaginer une scène où une personne en train de se noyer puisse gueuler “Venez m’aider bande de connards !” en espérant que quelqu’un risque sa vie pour la sauver.&nbsp;</p><p>La mobilisation des affects est un levier politique potentiellement puissant. Encore faut-il prendre garde aux indignations suscitées. Longtemps je me suis considéré comme féministe. Mais j’observe en moi que je ne supporte plus les discours misandres et androphobes,&nbsp; et que là où le mot “féministe” éveillait en moi une franche sympathie, il provoque désormais un réflexe d’hostilité dont la contention me réclame un effort conscient.&nbsp;</p><p>Tu pestes contre ceux qui restent prudents quant à certaines affaires de couple, contre ceux qui n’appliquent pas religieusement votre mantra enjoignant de toujours croire d’emblée la femme se disant victime, et par suite de présumer coupable tout homme accusé.&nbsp;</p><p>Comment psalmodier en permanence des exhortations à la “Justice” et en bafouer si allègrement ses principes élémentaires. Qui est assez fou pour accepter la dénonciation comme preuve et s’exposer au risque de l’arbitraire ?&nbsp;</p><p>J’ai moi-même été mensongèrement accusé de violence physique par une ex-collègue. Elle a ainsi aidé mon employeur à me placardiser après des années de harcèlement moral et de discrimination syndicale. Et j’ai dû me défendre tout seul, puisque les “courageu·se·x·s” féministes de la CGT m’ont laissé dans la merde jusqu’au cou au prétexte que j’étais “indéfendable” car accusé par une pôôôvre femme dont on a cru les propos rapportés sans même s’enquérir de ma version des faits. Si cette connasse et ses commanditaires avaient été un peu plus malins et m’avaient accusé faussement d’agression sexuelle, ç’aurait été parole contre parole, et ils auraient eu ma peau.&nbsp;</p><p>Tu t’emportes : “Le privé c’est politique, ça fait 50 ans qu’on le dit. Et personne n’écoute.” Mais que veux-tu dire ? Que la société et ses travers introjectés dans la psyché de l’individu le poursuivent jusque dans son intimité ? Certes. C’est instructif. Mais ça ne justifie pas ton agacement. Non, ton coup de gueule est revendicatif. Mais quelles sont tes revendications ? Que préconises-tu ? La vidéosurveillance jusque dans les chambres à coucher ? L’étalage de l’intimité sur la place publique ? La fin de la vie privée ? Pas d’accord !&nbsp;</p><p>La politique, c’est ce qui se décide sur l’agora. Alors, que l’on examine in abstracto les violences qui peuvent exister dans la sphère privée pour proposer des moyens pour y remédier : très bien. Mais après, c’est à chacune de s’emparer de ces moyens pour régler ses problèmes dans l’intimité, éventuellement avec l’aide de proches, de professionnels ou d’associations. Si l’objet du féminisme est l’émancipation des femmes, ça passe nécessairement par un travail individuel de chacune, parce qu’on ne peut pas émanciper quelqu’un à sa place.&nbsp;</p><p>Il semblerait que nombre de féministes (et de gauchistes en général) croient qu’il est possible d’éradiquer toute forme de violence et de domination. Mais c’est une pure illusion. Il y en aura toujours. Et il y aura toujours des zones grises subjectives. Un coït accepté pour faire plaisir à l’autre relu comme viol conjugal. Un coup d’un soir dès le lendemain regretté et révisé comme non consenti. Tel jeu érotique habituel vécu comme une agression sexuelle dans un contexte particulier. Tel fonctionnement de couple analysé a posteriori comme une forme de domination patriarcale.&nbsp;</p><p>On pourrait déjà s’interroger sur les relations amoureuses. Ne sont-elles pas fondamentalement des associations de psychés forcément plus ou moins bancales qui s’aimantent, les failles de l’un s’emboîtant dans les failles de l’autre ? La séduction est-elle autre chose qu’une forme de manipulation ? Même les psys peuvent avoir du mal à distinguer une dépendance affective inhérente à une personne en souffrance d’un dispositif d’emprise mis en place par son amant·e. Alors imaginer que l’intimité du couple devrait être soumise à l’examen d’un tribunal militant relève de la folie dystopique.&nbsp;</p><p>Parfois les choses sont claires et simples : meurtre, tabassage, viol avec arme... Les cas de barbarie domestique masculine contre des femmes sont innommables et innombrables. Et on peut concevoir un concept comme le continuum des violences. Mais à sacrifier toute nuance, à tout ranger dans la même case, on finit par rendre son discours confus et inaudible.&nbsp;</p><p>Bon, il est grand temps de conclure, sur ton ultimatum... un peu ridicule à vrai dire. Le “petit mec hétéro de gauche” que tu invectives n’existe pas vraiment. C’est un stéréotype sans réalité et donc sans aucun pouvoir. Tes copines et toi fréquenterez bien qui vous voudrez. Vous continuerez à tomber sous le charme de “bad boys” qui savent y faire, et vous continuerez à snober des bons gars trop fades à votre goût. Et toi tu continueras à nourrir ton ressentiment misandre avec tout ce que tu trouveras pour l’alimenter.&nbsp;</p><p>Comme tu en as encore moins envie que moi, je ne t’embrasse pas, mais je te souhaite quand même une bonne fin du monde (causée par le capitalisme, et non le “patriarcat”, ne t’en déplaise)... Dans l’effondrement général, ce sera l’occasion d’éprouver si ton empathie sororale résiste à l’effet de saturation causé par les horreurs de la violence – la vraie, déchaînée ! – du néofascisme qui vient.&nbsp;</p><p>Le connard de service.&nbsp;</p>]]></description>
                <author><![CDATA[La Rédac']]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1269/reponse-a-mon-ennemie-principale-preferee</guid>
                <pubDate>Thu, 22 Jan 2026 15:28:40 +0100</pubDate>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[L’Hôtroscropre de Chris Prolls Janvier 2026]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1268/lhotroscropre-de-chris-prolls-janvier-2026</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Alors prêts à commencer l’année 2026 après J.C&nbsp;?</p><p>CHRIS PROLLS, le Prince des astres, s’est mis en 4 pour vous livrer votre avenir de maintenant. Les astres sont mis une mine, digne de Germinal, pour oublier.</p><p>Comme le yaourt qui périme à minuit, la nouvelle année périmera dans 364 jours&nbsp;! Bonnet de nez&nbsp;!</p><p><br></p><p>BOULIER&nbsp;: Ami Boulier, en ce mois de janvier, ton billet Conviasa dans la poche, tu t’apprêteras à t’envoler vers d’autres cieux, attention de ne pas atterrir chez l’homme en jaune.</p><p>TROTRO&nbsp;: Ami Trotro, en ce mois de janvier, les astres me disent que «&nbsp;Mance se prépare à une fronde durcie&nbsp;». Si toi non plus n’y comprends rien, je te laisse méditer «&nbsp;La lecture apporte à l'homme&nbsp;plénitude, le discours assurance et l'écriture exactitude.&nbsp;»</p><p>GEAMAL: Ami Geamal, tu te réjouissais des œuvres de la faucheuse. Cependant, en ce mois de janvier, tu t’aperçois que cette fâcheuse faucheuse n’a pas bien terminé son travail. L’hydre de Lerne ne s’abat pas si simplement, même à Waterloo. Courage ami Geamal.</p><p>CONCER&nbsp;: Ami Concer. Une petite respiration post-petits chanteurs à la croix de feu bien méritée. Tu savoureras le calme, en ce mois de janvier, ami Concer.</p><p>FION&nbsp;: Ami Fion, en ce mois de janvier, bien désespéré, mais sans courber, tu prendras ton quatre-quatre et ton quatre-quart direction Dubaï, faut quand même pas déconner&nbsp;!</p><p>VERGE&nbsp;: Ami Verge, en ce mois de janvier, tu ne rencontreras pas grand-chose de très érectile. Cependant, ta «&nbsp;boussole est désormais assumée, mettre fin aux deux poids deux mesures, [Tes]règles ont commencé à être simplifiées&nbsp;», vive la ménopause&nbsp;!</p><p>BALANCE : Ami Balance, en ce mois de janvier, your spanienglish will be perfect&nbsp;!</p><p>GROPION&nbsp;: Ami Gropion, en ce mois de janvier, quand on déséquilibre une composante de l’écosystème, on&nbsp;déséquilibre tout le reste. Fin de soirée pour les astres, déso.</p><p>SAGIDESTAIRE : Ami Sagidestaire, en ce mois de janvier, tes heures sont comptées, pas la peine de déclarer des guerres pour les retarder, tu es ridicule!</p><p>CAPRICONNE : Ami Capriconne, en ce mois de janvier, tout sera comme avant. Mais où trouves-tu toute cette énergie&nbsp;?</p><p>VERSION&nbsp;: Ami Version, en ce mois de janvier, on attend toujours la bonne de notre démocratie, mais on n’est pas près de la (re)trouver.</p><p>POISON&nbsp;: Ami Poison, en ce mois de janvier, «&nbsp;Avec le mauvais sort, je dribble et mets la boule entre les poteaux. Non j’lâche pas le mors c’est trop tôt, si tu baisses ta garde t’es mort. La vie c’est le Loto, c’est gore alors on s’autoproclame Ghetto stars&nbsp;»</p><p><br></p>]]></description>
                <author><![CDATA[La Rédac']]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1268/lhotroscropre-de-chris-prolls-janvier-2026</guid>
                <pubDate>Fri, 16 Jan 2026 18:20:44 +0100</pubDate>
                                    <category>Santé</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Quelle sagesse ?]]></title>
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                                <description><![CDATA[<p>Sur les bons vœux de Mme la Députée Justine Gruet, on a pu lire :&nbsp;</p><p>« Une société s'approche de l' équilibre quand la sagesse des aînés nourrit la confiance des jeunes. » Jacques Chirac&nbsp;</p><p>Quelle sagesse ?&nbsp;</p><p>La sagesse des aînés-es qui prennent l'avion pour 4 photos de peur de ne pas avoir tout vu sur cette Terre ?&nbsp;</p><p>La sagesse des aînés-es qui achètent des SUV de peur de prendre un gros choc face à un jeune et sa petite voiture ?&nbsp;</p><p>La sagesse des aînés-es qui spéculent en bourse de peur de manquer en fin de vie ?&nbsp;</p><p>La sagesse des aînés-es qui font monter les loyers et l' immobilier de peur que d'autres le fassent, ou de peur de ne pas être payé ?&nbsp;</p><p>La sagesse des aînés-es qui perdent la mémoire, qui ont peur de l'étranger, de la submersion d'autres religions, et préfèrent l'ordre pour les autres en cachant leur réalité ?&nbsp;</p><p>La sagesse des aînés-es qui courent derrière des idées et des paroles de peur de ne pas être élu ou réélu ? Qui s'accrochent au pouvoir ?&nbsp;</p><p>La sagesse des aînés-es qui financent des organes de presse orientés, voire mensongers ?&nbsp;</p><p>Qu'offre-t-on à cette jeunesse si ce n'est des discours faciles où tout leur est dû ? Où on ne leur donne pas la confiance ni leur chance ?&nbsp;</p><p>La contraction physique matérielle oblige à des efforts de tous intellectuellement et solidairement : le goût du collectif ne peut avoir un objectif capitaliste. Et le bénévolat ne doit pas rattraper constamment les défauts de ce système.&nbsp;</p><p>Solidarité et écologie sont devenus des gros mots ...<br>Tous aspirent à un environnement agréable, non agressif et naturel .&nbsp;</p><p>Choisit-on des vacances dans un métro, une aire d'autoroute ou dans un quartier HLM ?&nbsp;</p><p>Mais quand il s'agit de contraintes écologiques, chacun renvoie l'effort à l'autre. Quand il s'agit de payer un peu plus ce qui nous nourrit : nada ! Et on offre aux autres une alimentation frelatée.&nbsp;</p><p>Et la peur de manquer, de louper l' occasion, existe aussi chez les paysans, chefs d'entreprises.<br>Les progrès nous apportent du confort.<br>Mais quand aspirerons nous à une société plus calme ?&nbsp;</p><p>Il existe de belles personnes, de belles initiatives (associations, coopératives, ONG...). C'est à eux qu'il faut donner leur chance. Sachons y contribuer.&nbsp;</p><p>Ugo Niaplem&nbsp;</p>]]></description>
                <author><![CDATA[La Rédac']]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1267/quelle-sagesse</guid>
                <pubDate>Mon, 12 Jan 2026 07:12:52 +0100</pubDate>
                                    <category>Société</category>
                                    <category>Humeur</category>
                                    <category>Écologie</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[De la torture en Algérie au film La Question]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1266/de-la-torture-en-algerie-au-film-la-question</link>
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                                <description><![CDATA[<p><em>Ce texte est dédié à Michèle Audin décédée le 14 Novembre dernier.</em></p><p>Il y a 4 ans environ, Libres Commères avait publié une série d'articles concernant la grande révolution sociale et populaire que fut la Commune de Paris. Un élu de l'opposition à la municipalité de droite, Nicolas Gomet, avait soutenu la démarche de nommer une rue en hommage au communard dolois, Pierre Bourgeois, fusillé par les troupes versaillaises le 28 novembre 1871. Ce fut refusé. Pour le 150ème anniversaire de cet assassinat, le canard avait invité à Dole Michèle Audin, écrivaine passionnée par la&nbsp;<a href="https://macommunedeparis.com/">Commune de Paris</a>&nbsp;et mathématicienne. Fille de Maurice Audin, dont le nom résonne comme le symbole des actes de torture commises par les troupes françaises en Algérie, sa mère, Josette Audin et son frère, Pierre, ont lutté toute leur vie pour la reconnaissance de la torture et des «&nbsp;disparitions&nbsp;» en Algérie.</p><p>Dès 1957, des voix se sont élevées pour dénoncer les actes de torture. Le Comité pour la Négociation et la Paix en Algérie de Tavaux Damparis a distribué des tracts dénonçant «&nbsp;des suspects vrais ou faux mourant au cours des interrogatoires ou dans des camps dits d'hébergement.» Ces tracts furent distribués aux sorties d'usines de Dole et des environs. Trois personnes furent arrêtées pour «&nbsp;atteinte à la sûreté extérieure de l'Etat&nbsp;». Syndicalistes, partis d'extrême gauche et associations chrétiennes s'indignèrent de ces arrestations. Le Comité pour la Négociation et de la Paix de Damparis et le Comité pour la Défense de Libertés de Dole organisèrent une grande réunion publique à la salle Vignier à Damparis pour l'acquittement de ces trois personnes, «&nbsp;demandant la fin des exactions en Algérie, d'où quelle viennent&nbsp;!&nbsp;». La réunion publique eut lieu le 11 juin 1957 et le début de leur procès le lendemain, le 12.</p><p>Au même moment, de l'autre côté de la Méditerranée, à Alger, à 23h00, les paras pénètrent dans le logement du couple Audin. Ils arrêtent Maurice. Josette proteste. Leur fille, Michèle, alors âgée de 3 ans, donne des coups de pieds aux paras. Triste coïncidence&nbsp;!</p><p>Le lendemain, le 12, Henri Alleg, ancien patron d'Alger Républicain est arrêté dans ce même appartement par les mêmes paras. Ils le séquestrent à El-Biar, puis, le transfèrent au «&nbsp;centre d'hébergement&nbsp;» de Lodi. Il raconte son histoire dans le livre «&nbsp;La Question&nbsp;», disponible à la médiathèque de Dole. Il évoque les supplices onfligés par ses bourreaux mais aussi sa dernière rencontre avec Maurice Audin. Celui-ci lui dira concernant ces tortures: «&nbsp;C'est dur, Henri&nbsp;». Ce livre fut censuré dès sa publication en février 1958. Alleg dénonce les actes commis et donne les noms de ses bourreaux allant jusqu'à&nbsp;leur description physique. Il y a un dénommé Charbonnier et Erulin. Ce dernier est dépeint comme «&nbsp;un grand corps d’ours, bien trop grand pour cette petite tête aux yeux bridés de poupon mal réveillé et pour la petite voix pointue qui en sortait, une voix un peu mielleuse et zozotante d’enfant de chœur vicieux.» Selon Alleg, ses tortionnaires seraient les mêmes que ceux de Maurice Audin.&nbsp;</p><p>Le 20 mai 1978, Giscard envoie&nbsp;le 2nd Régiment Etranger de Parachutistes sur Kolwezi (actuel Congo) «&nbsp;officiellement pour sauver 2.000 Européens menacés, voire massacrés par des rebelles séparatistes.&nbsp;». A la tête de cette unité, le Colonel Philippe Erulin, militaire sur au moins deux générations. L'Huma s'empare de l'occasion pour accuser le colonel d'être le tortionnaire d'Audin et d'Alleg. Nous n'évoquerons pas la présence du tout dernier «&nbsp;bordel&nbsp;» en métropole qui se situait dans la caserne du 2 REP à Calvi alors qu'il était à la tête de cette unité. Ni de la vie mouvementée de son frère Dominique Erulin. Le colonel et son régiment sont accueillis en France en héros.</p><p>Le mercredi 24 janvier 1979, l'Association Doloise des Autogestionnaires ont organisé la projection du film «&nbsp;la Question&nbsp;» tiré du livre d'Henri Alleg à la MJC. Les noms des victimes et des oppresseurs ont été modifiés : Alleg devient Charlègue, Audin en Oudinot, Erulin en Herbelin. Après le film, un débat est organisé. L'invité est le Général Paris de La Bollardière, ancien résistant et seul officier&nbsp;supérieur, en fonction durant le conflit, à avoir dénoncé ouvertement l'usage de la torture. Il deviendra adepte de la non-violence et participera au mouvement de défense du Larzac. Lors de cette soirée, les associations d’anciens parachutistes critiquent le film et les prises de positions de l'ancien général.</p><p>Quelques mois plus tard, le 26 septembre, le colonel Erulin meurt alors qu’il faisant son jogging dans la forêt de Fontainebleau laissant une femme et trois enfants. L'un d'eux vient de publier un livre sur son père.</p><p>Selon un article du Progrès datant du <a href="https://c.leprogres.fr/jura/2016/06/05/ils-se-souviennent-de-leur-service-militaire-au-cm-144">27 Novembre 2021</a>, dans les années 90, le commandant du Centre Mobilisateur 144 de Dole avait soumis l'idée de dénommer la rue des annexes et la nommer Rue Colonel Philippe Erulin. Car oui, j'ai oublié de vous dire que le «&nbsp;Sauveur de Kolwezi&nbsp;» était né à Dole.</p><p>Si Libres Commères avait su le 28 novembre 2021 que le tortionnaire potentiel du père de Michèle Audin était né à Dole, nous aurions fortement appuyé sur ce point.</p><p>Jysser.</p><p>ADIEU MICHÈLE.- Michèle Audin est donc décédée le 14 novembre dernier. Nous l’avions reçue à Dole les 28 novembre 2021. C’était un dimanche. Michèle avait souhaité payer elle-même son billet de train Paris-Dole et retour. Elle avait participé à notre petite cérémonie inaugurale de la place Pierre Bourgeois (devant la fresque des Dolois). Elle était en effet spécialiste de la Commune de Paris et le Baron Vingtras s’était débrouillé pour lui donner envie de venir faire une conférence chez nous. On avait déjeuné en toute simplicité avec cette grande dame, mathématicienne, oulipienne, romancière, chercheuse indépendante passionnée, blogueuse infatigable.</p><p><a href="https://macommunedeparis.com/?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTAAYnJpZBExOUZwSDVDMTVvbGZoaXN6VXNydGMGYXBwX2lkEDIyMjAzOTE3ODgyMDA4OTIIY2FsbHNpdGUBMgABHkxuLY0QwRALkf6GLXSKs_fjY_FvILqzUMJbbI1n1Ov-nRNtZZhg-U63wAZP_aem_FSf8qkEGb8QYm0URdZdJQw&amp;brid=6-lgNgAmhKSwJMrjMUQ9dA">(https://macommunedeparis.com/</a>). Le meilleur hommage à lui rendre, c’est de continuer à la lire. On peut aussi prêter les ouvrages en question. La Rédac’.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[La Rédac']]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1266/de-la-torture-en-algerie-au-film-la-question</guid>
                <pubDate>Sat, 10 Jan 2026 12:34:33 +0100</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Cherche héro·ïnes zen pour analyse médiatique]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1265/cherche-heroines-zen-pour-analyse-mediatique</link>
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                                <description><![CDATA[<p>28 octobre 2025. Gabriel Zucman est “invité” sur LCI, chaîne de télévision privée du milliardaire Bouygues. Il s’agit d’une “émission spéciale” intitulée “Va-t-on taxer les riches ?” – une question aussi scandaleuse nécessite en effet au moins une émission spéciale pour allumer un contre-feu à la popularité fulgurante de la fameuse taxe Zucman.&nbsp;</p><p>43 minutes et 40 secondes de supplice intellectuel mené tambour battant par Darius Rochebin et François Lenglet, caricature vivante du propagandiste de guerre de classes dont le niveau de malhonnêteté confine au légendaire.&nbsp;</p><p>Certain·es lecteurices nous reprochent un usage excessif de grossièretés qui nuirait à l’intelligibilité de nos articles. Nous nous efforcerons donc de rester dans les limites de la politesse. Mais puissent les intéressé·es mesurer la difficulté de l’exercice tant le degré d’abjection atteint est insupportable.&nbsp;</p><p>L’objectif de l’émission est limpide, transparent : tout faire pour disqualifier la perspective d’un taux de prélèvement obligatoire des centillionaires au moins équivalent à celui que subit le reste de la population (25 % vs 50 %).&nbsp;</p><p>Mais l’objet du présent article n’est pas une énième déploration de l’ignominie du “journalisme” à gages.&nbsp;</p><p>Car cette émission devrait être disséquée au scalpel (à défaut de pouvoir pratiquer l’opération sur la cervelle de Lenglet – opération dont le but relèverait certes davantage du sadisme cathartique que de la science, ayons l’honnêteté de le reconnaître). Chaque argument, chaque intervention, chaque élément du dispositif médiatique constitue en soi un cas d’école du matraquage idéologique imposé aux téléspectateurs depuis des décennies.&nbsp;</p><p>Les stratégies mises en place par Gabriel Zucman – qui mérite désormais sans conteste possible le titre de héros, voire de martyr – ne sont pas moins intéressantes à analyser, qui ne cessent de remettre le sujet de fond au centre du débat et parviennent à retourner certaines tactiques de l’ennemi contre lui.&nbsp;</p><p>L’analyse de cette émission constituerait presque un devoir citoyen. Mais pour cela, il faut des nerfs d’acier ou une maîtrise des techniques zen – l’usage de psychotropes risquant d’altérer la qualité du travail produit.&nbsp;</p><p>Nos espoirs de trouver des volontaires sont faibles, mais sait-on jamais : écrivez-nous.&nbsp;</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Un radis noir]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1265/cherche-heroines-zen-pour-analyse-mediatique</guid>
                <pubDate>Thu, 08 Jan 2026 14:00:22 +0100</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                                    <category>Société</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Haro sur les assos !]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1264/haro-sur-les-assos</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Véritable ciment de notre vie sociale et démocratique, les associations sont actuellement mises à rude épreuve en France!</p><p>D'après le constat fait par le réseau national "Le mouvement associatif" et d'autres, "la situation du monde associatif se dégrade dangereusement, dans un silence assourdissant, malgré nos alertes répétées. En 15 ans, la part des subventions a baissé de 41% dans le budget des associations". Cet état de fait menace directement 90 000 emplois en France. 1/3 des associations déclarent revoir leurs activités à la baisse pour survivre, certaines disparaissent.&nbsp;</p><p>Le 11 octobre, un gros mouvement national pour dire "Ça ne tient plus!" avec plus de 350 actions sur toute la France s'est tenu, du jamais vu&nbsp;! Moins d’accueil, moins d'éducation populaire, moins de prise en charge des plus fragiles, moins de cohésion sociale, c'est laisser se renforcer l'individualisme et le vote d'extrême droite, non&nbsp;?</p><p>L'extrême droite justement dans son annonce de candidature à la mairie de Dole voulait supprimer les subventions aux associations dans le cadre d'un plan drastique de réduction des dépenses. Face à la coutumière théatralisation de la majorité municipale actuelle (qui a déjà, je vous le rappelle, elle aussi, supprimé des subventions), le RN a dû se dédire dans un premier temps puis se désister (la blague). Mais au local comme au national, n'est-ce pas la droite qui aujourd'hui menace les associations qui n'irait pas dans leur sens? Au niveau du département, n'est-ce pas la droite jurassienne qui a tout bonnement annulé sans sommation la subvention de 11 000 € habituellement attribuée à France Nature Environnement Jura car l'association ne va pas dans le sens des projets départementaux d'après ce qui est relaté au niveau de l'observatoire des libertés associatives? Bref, la liberté associative s'arrête au moment où tu n'adhères pas aux idéologies des petits potentats locaux!&nbsp;</p><p>S'il n'y avait qu'à Dole ou dans le Jura que ces problématiques étaient relevées, ça irait. Nous pourrions parler de FNE Rhône, qui après une bascule des subventions de la Région en 2016 (sous Wauquiez) vers nos amis agriculteurs puis chasseurs, voit, en 2025, un coupe de subvention de 30 000 € du Conseil départemental géré, là aussi, par la droite.</p><p>Et j'en passe et des meilleurs, la CIMADE, LDH...</p><p>Alors voilà, je ne sais pas si vous l'avez remarqué mais les attaques se font toujours vers des associations qui œuvrent pour l'intérêt général (aide sociale, aide humaine, environnement...) contrairement à ces dirigeants dont la fourberie et le clientélisme n'est plus à démontrer.</p><p>Il ne faudrait pas que les élus pensent que subventionner une association permet de la contraindre&nbsp; au silence… Il ne faudrait pas que les associatifs pensent que recevoir une subvention les contraignent de faire allégeance au pouvoir en place sans avoir sa liberté et son libre-arbitre. Les associations doivent garder leur rôle de lanceur d'alerte dans un monde de plus en plus réac'!</p><p>La mise en place de l'obligation de signature du contrat d'engagement républicain (CER) par Darmanin, ministre de l'intérieur, Castex, premier ministre, tiens, tiens, des Républicains encore et toujours en 2020 laisse songeur. Par exemple à l'appui de ce contrat, le Préfet de Vienne est venu contester le versement d'une subvention à Alternatiba Vienne suite à l'organisation d'un atelier de formation à la désobéissance civile. Cela contrevenait selon ce haut fonctionnaire au CER justement.</p><p>Alors voilà et malheureusement, quand un autre Républicain, Retailleau s'interrogeait l'an dernier sur l'état de droit qui n'était selon lui "ni intangible, ni sacré", ces copains s'amusaient déjà à faire des vrais coups de semonces dans celui-ci comme si on préparait l'arrivée prochaine de l'extrême droite qu'on dit combattre...</p><p>Val Decroussot.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[La Rédac']]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1264/haro-sur-les-assos</guid>
                <pubDate>Mon, 05 Jan 2026 12:02:18 +0100</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                                    <category>Société</category>
                                    <category>Actualités</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Du peuple, encore.]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1263/du-peuple-encore</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Il semble bien à Louis que Souchon peut être classé assez spontanément dans la catégorie des“&nbsp;chanteurs populaires“. Pourtant, il a été récemment vilipendé et attaqué par les populistes de droite et d’extrême droite au prétexte qu’il espérait que les Français ”ne seraient pas assez cons” pour&nbsp;élire quelqu’un du RN aux prochaines élections. Il lui fut reproché, par les représentants de ce courant d’idées, de mépriser le peuple et de montrer, par ce jugement, son éloignement des Français, des vrais Français. Le peuple aime Souchon, mais lui, Souchon, bobo des beaux quartiers, ne l’aime pas. Le populisme, ce serait donc cela&nbsp;: aimer le peuple et être aimé par lui.</p><p>Ce qui amène Louis à penser que l’idée de peuple à laquelle nous nous référons ici, à travers la mésaventure de Souchon, n’est pas une idée politique, au sens où elle ne peut être opératoire dans le champ de l’action politique.</p><p>Le peuple comme objet d’amour ou le peuple comme source d’amour existe peut-être, mais ce n’est pas ce peuple-là qui doit être considéré quand on veut agir politiquement. Osons une analogie&nbsp;: pendant longtemps, un homme pouvait dire qu’il aimait sa femme (et ce pouvait être sincère) mais il n’aurait pas voulu qu’elle ait les mêmes droits que lui, de même qu’une épouse pouvait aimer son époux sans penser une seconde à revendiquer son autonomie financière et matérielle. Une situation qui a pu aller jusqu’à ce que, au moment d’établir l’égalité entre les sexes, certains et certaines ont jugé que cette égalité nuirait à leur amour, si beau et si pur loin de telles considérations, bassement juridiques.</p><p>Pour sortir du populisme, il faut donc former une idée politique du peuple, c’est-à-dire une idée qui rende compte de sa fonction politique et réfléchisse à sa capacité d’action politique. Marx hésitait à parler du peuple, il préférait user de concepts comme “prolétariat“, ”classe ouvrière”, notions qui enracinaient le peuple dans la réalité économique, il désignait, par ces concepts, l’ensemble de ceux qui produisaient, par leur travail, les biens et marchandises nécessaires à la vie collective et qui, en même temps, étaient dessaisis de ce qu’ils produisaient, soit parce que ce qu’ils produisaient étaient défini et imposé par d’autres, soit parce que la valeur de leurs produits, traduite en salaires, ne correspondait pas du tout à la valeur réelle qu’ils avaient générée. Double aliénation.</p><p>Nombre de discours politiques s’efforcent de masquer cette réalité concrète. On préférera, par exemple, parler des “Français“ pour écarter toute relation à la sphère économique. Comme s’il existait une identité toujours déjà là et qu’un peuple français était un peuple parce que français. Mais l’idée “France“ est une idée totalement abstraite qui ne renvoie&nbsp; à aucune objectivité immédiate, qui peut être interprétée de cent façons différentes et se prêter à moult manipulations.</p><p>On emploiera parfois le mot ”Citoyen” pour ne pas employer le mot peuple. Mais le citoyen est un être abstrait lui aussi, il est d’abord une figure juridique, anonyme et, en quelque sorte, achevée, fermée sur elle-même. Être citoyen, c’est avoir des droits et des devoirs et c’est même par ces droits et ces devoirs que l’être-citoyen est constitué. Il manque ici la dimension historique, active, de l’existence, qu’elle soit individuelle et collective.</p><p>Cependant, nous ne pouvons plus, non plus, reprendre telles quelles les analyses de Marx, la classe ouvrière et le prolétariat ne sont plus seuls à occuper l’espace des dominés en régime capitaliste. C’est en partie pourquoi le concept de peuple peut revenir au premier plan de la pensée et de l’action politiques. Dans le moment présent, le capitalisme se déploie sans le moindre souci des effets de son développement, il détruit les hommes et la nature dans le seul but de maximiser ses profits. Au commencement, (fin XVIIIe – début XIXe) cette maximisation était limitée par les moyens techniques dont il disposait et ne s’exerçait que dans des domaines circonscrits (grande industrie, en particulier), ensuite (fin XIXe- jusqu’aux années 60), elle fut contrecarrée par la résistance que lui opposèrent les forces d’opposition (syndicats ouvriers, partis de gauche et/ou révolutionnaires), aujourd’hui (depuis les années 80), son empire est absolu, toutes les innovations technologiques sont mises au service de ses objectifs (ainsi internet, le numérique, l’IA, etc.), tous les espaces de la vie sociale sont sous son dominium exclusif et les oppositions se réduisent comme peau de chagrin. C’est pourquoi ce mouvement d’expansion brutale est directement ressenti par la plus grande partie des populations. Même celles et ceux qui semblent profiter de ce système en subissent les conséquences néfastes (burn-out en hausse chez les cadres supérieurs). Louis propose donc de réunir toutes ces vies précarisées, soit matériellement, soit psychiquement, dans la catégorie ”Peuple”. Sans nier la lutte des classes théorisée par Marx. Il y a bien une classe dominante, ultra dominante, celle qui a le pouvoir de jouir des bénéfices obscènes du mode de production capitaliste - et dont nous voyons combien elle en jouit et combien elle refuse tout partage de la richesse – et une classe dominée – dominée selon des modalités variables, de l’immigré sans papiers au DRH d’une grande entreprise, les différences sont notables – mais qui a comme point commun de n’avoir plus aucun moyen de maîtrise sur son destin, personnel et collectif, et qui est entièrement&nbsp; dépossédée de tout contrôle sur son avenir et sur celui de sa famille. La priorité politique est de reconstruire les conditions de l’unité de ce peuple-là. Pour cela, il faut combattre les discours qui s’attachent d’abord à ce qui sépare les éléments constitutifs du peuple, discours médiatiques au premier chef, dont nous savons à quel point ils sont aujourd’hui les passe-plats des dominants.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Christophe Martin]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1263/du-peuple-encore</guid>
                <pubDate>Sat, 20 Dec 2025 21:56:45 +0100</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                                    <category>Social</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Un point de vue un peu plus neutre]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1262/un-point-de-vue-un-peu-plus-neutre</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Nous avons profité du passage à Dole de notre jeune amie et collaboratrice occasionnelle Blanchette Cottet qui réside près de Genève pour avoir sa vision à distance, sur les bruits de bottes qui inquiètent nos compatriotes. La rédac’</p><p>Je reviens avec plaisir en Franche-Comté et en particulier à Dole où j’ai des amis fidèles, mais la situation en France m’attriste&nbsp;beaucoup&nbsp;! La préoccupation principale de vos gouvernements successifs n’est elle pas de contrôler la population&nbsp;? Vous êtes déjà sous les camisoles de la constitution de la Ve République, de l’Europe de Maastricht dans laquelle nous n’avons jamais voulu mettre les pieds, de l’OTAN&nbsp;! En maintenant, ils vont jusqu’à interdire les couteaux suisses&nbsp;! Alors que dans notre pays, qui défend jalousement son indépendance, l’armée distribue des fusils&nbsp;!&nbsp;</p><p>Actuellement la situation qui est présentée à mes amis français c’est « <em>Au secours&nbsp;! La Russie nous menace alors que notre allié fidèle l’Oncle Sam nous abandonne&nbsp;! Armons-nous pour être prêts à nous défendre, dans trois ans&nbsp;!&nbsp;</em>» Pas avant&nbsp;? Pour votre peuple qui a déjà été engagé dans une succession de guerres extérieures prétendues justes, contre, les viets, les fellagas, votre armée, soi-disant contre Kadhafi mais ce sont les Lybiens qui ont été les victimes, et, il y a moins d’un an, en Syrie avec pour effet de remplacer un dictateur par un autre, avec un minimum de recul, la morale de l’histoire n’est-elle pas «&nbsp;Fallait pas y aller&nbsp;!&nbsp;»&nbsp;?&nbsp;</p><p>Je me suis renseigné sur la Russie&nbsp;: 143,5 millions d’habitants en 2024 sur&nbsp; plus de 17 millions de km2 soit une moyenne de&nbsp; 8h/km2, avec un taux de natalité de 1,4 enfant par femme en âge de procréer. C’est une coquille vide la Russie&nbsp;!</p><p>Et les US&nbsp;! Des alliés de la France&nbsp;? Ou des concurrents qui vous ont ménagés&nbsp; du temps de l’URSS&nbsp;?&nbsp;</p><p>N’ont-ils pas emprisonné des cadres d’Alsthom et de la BNP&nbsp;? Ne siphonnent ils pas vos bijoux de famille de la finance, de la haute technologie. On ne perçoit plus, chez moi non plus d’ailleurs, tellement c’est gros comme le nez au milieu du visage, leur submersion par la langue, la monnaie, la culture. Moi, j’ai retenu un principe, de ne pas faire confiance aux plus puissants&nbsp;! Surtout quand ils sont les plus armés&nbsp;!&nbsp;</p><p><em>Et que penses-tu de la militarisation en cours de la jeunesse</em>&nbsp;? C’est le problème le plus angoissant&nbsp;! Quand j’ai vu et entendu le 19 novembre dernier, devant les maires de France rassemblés, le Chef d’état-major des armées affirmer, petit sourire aux lèvres, que la France devait se préparer à un conflit armé contre la Russie et se tenir prête à « accepter de perdre ses enfants » J’ai immédiatement pensé à un retour de Moloch, le démon de la Bible, qui tire sa joie des pleurs des mères dont les enfants ont été sacrifiés par le feu&nbsp;! &nbsp;</p><p>Je sais que les français ont mis en échec le Service National Universel, ce qui doit avoir contrarié votre maire (NDLR : le Progrès du 11 novembre 2024 rapporte&nbsp;:&nbsp; «&nbsp;je suis pour l’obligation, sans pudeur et sans réserve du SNU&nbsp;») mais je suis certain que votre gouvernement ne va pas abandonner ses funestes projets. Merci de me tenir au courant. Blanchette Cottet.</p><p>NDLR. Actuellement à Dole, se sont ouvertes trois classes de défense et de sécurité globales, qui fonctionnent en partenariat avec une unité de l’armée.</p><p>A Mont Roland, établissement privé sous contrat, une 3e avec le 511e régiment d’Auxonne et l’Escadron de gendarmerie mobile de Dole. Une Seconde générale et professionnelle en partenariat avec la Compagnie de Gendarmerie de Dole. Au collège public Maryse Bastié une classe «&nbsp;pour deux clases de 4e» en association avec le CSNJ, Centre du Service national et de la Jeunesse une unité du Ministère de l’armée. Il y a 5 classes de ce type dans le Jura.&nbsp;</p><p>Mais les dispositifs sont variés. Par exemple les partenariats avec&nbsp; le Ministère de la Marine nationale. Ça concerne 51 établissements en Bourgogne Franche Comté dont le Lycée Duhamel qui l’a signé le 28 janvier de cette année. Extraits&nbsp;: «&nbsp; <em>Nos terres loin des mers sont des terres de marins&nbsp;!… Ce partenariat tourné vers la jeunesse fera naitre des vocations et ouvrira de nouvelles perspectives pour nos élèves et étudiants&nbsp;</em>».&nbsp; Plus des jeunes de la réserve nationale, qui était à l’œuvre lors des récentes manœuvres «&nbsp;Centaurex&nbsp;» à Vouglans, Tavaux et en Forêt de Chaux. Et le Service militaire volontaire «&nbsp;<em>Ouvert aux Français de 18 à 25 ans, ce nouveau dispositif devrait durer dix mois et les jeunes, qui seront déployés "</em>uniquement sur le territoire national<em>", percevront au moins&nbsp;800 euros par mois, a détaillé le chef de l'État. Ils seront aussi hébergés, nourris et équipés, et porteront l'uniforme.&nbsp;</em>»</p>]]></description>
                <author><![CDATA[La Rédac']]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1262/un-point-de-vue-un-peu-plus-neutre</guid>
                <pubDate>Wed, 17 Dec 2025 22:05:19 +0100</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                                    <category>International</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[L’Hôtroscropre de Moëlle et Pinière de Chris Prolls  Décembre 2025]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1261/lhotroscropre-de-moelle-et-piniere-de-chris-prolls-decembre-2025</link>
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                                <description><![CDATA[<p>CHRIS PROLLS s’est octroyé 4 semaines de congés non payés (et oui, n’est pas Jean-Yves Espiègle ou Christine Ass qui veut) bien mérités&nbsp;! À quand la semaine de 15&nbsp;heures, bon sang&nbsp;?</p><p>En ce mois de décembre, préparons la naissance du magicien, sans mettre les clous dans les roues&nbsp;! Vivons joyeux, chantants et avec du soleil dans nos cœurs en attendant la livraison des va-t-en-guerre.</p><p>BOULIER&nbsp;: Ton mois de décembre, ami Boulier, commence par une introduction orchestrale majestueuse, où les thèmes principaux sont introduits par l’orchestre. Les astres te proposent de poursuivre l’effort avec le Concerto pour violon en ré majeur, Opus 61 de Beethoven.</p><p>TROTRO&nbsp;: En ce mois de décembre, Ami Trotro, un petit coup de WD40&nbsp;? Non, les astres te conseillent juste un petit BWV988, et all will be Gould&nbsp;! Joyeux Noël&nbsp;!</p><p>GEAMAL : En ce mois de décembre, ami Geamal, les astres te conseillent d’éviter les mordants, d’enlacer la grâce et fais-toi péter un petit Purcell du style Cold Song, si tu veux, interpréter par Klaus Nomi tant que ce n’est pas Klaus Barbie&nbsp;!</p><p>CONCER&nbsp;: Ami Concer, en ce mois de décembre, les astres sont unanimes, ça va être l’orgie pour toi. Requiem en veux-tu en voilà&nbsp;: Mozart, Fauré, Verdi et tutti quanti, youpi, bon sans subventions ni budget, faut quand même pas déconner&nbsp;! Bonne écoute coûte que coûte amis Concer&nbsp;!</p><p>FION&nbsp;: Ami Fion, en ce mois de décembre, pour échapper à la morosité ambiante, les astres te proposent «&nbsp;le marteau sans maître&nbsp;» de Pierre Boulez, tout à fait raccord avec l’actualité. Tu n’y comprends rien&nbsp;? Les astres non plus&nbsp;!</p><p>VERGE&nbsp;: En ce mois de décembre, ami Verge, une petite flûte de C.J. Toeschi (comme presque tout le monde excepté les ultrariches) et ta fin d’année n’en sera que plus belle. Joyeux Noël ami Verge&nbsp;!</p><p>BALANCE&nbsp;: Ami Balance, en ce mois de décembre, rien de tel pour toi que <em>Die Meistersinger von Nürnberg </em>de Wagner, un petit retour aux sources pour braver la nostalgie&nbsp;!</p><p>GROPION&nbsp;: En ce mois de décembre, ami Gropion, afin de te remonter le moral de tous ces trafiquants d’influence, les astres te conseillent une petite tisane au coin d’un feu de Chaminade au Pays Dévasté. Et ta joie de vivre reparaîtra&nbsp;!</p><p>SAGIDESTAIRE&nbsp;: Ami Sagidestaire, en ce mois de décembre, les astres te laissent, non pas en Égypte mais bien Aboulker et ses Surprises de l’Enfer. Fais-en bon usage.</p><p>CAPRICONNE&nbsp;: En ce mois de décembre, ami Capriconne&nbsp;! Les astres me disent que tu vas être très épistolier, mais dommage, tu ne sauras écrire que des lettres à Élise. Rrrralala, ami capriconne&nbsp;!</p><p>VERSION&nbsp;: En ce mois de décembre, ami Version, celle dirigée par Jordi Savall est de loin la plus nuancée et la plus intense de toute. Poursuis ainsi.</p><p>POISON&nbsp;: Ami Poison, en ce mois de décembre, Die Schöpfung,Rollend in schäumenden Wellen. Je te laisse méditer, ami Poison.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[La Rédac']]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1261/lhotroscropre-de-moelle-et-piniere-de-chris-prolls-decembre-2025</guid>
                <pubDate>Sun, 14 Dec 2025 11:11:17 +0100</pubDate>
                                    <category>Santé</category>
                                    <category>Humeur</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[“Once upon a time, life” « Il était une fois, la vie » ; la suite … ; 5ème partie ; Construction psychique ; les Blessures, la 2ème : l’abandon.]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1260/once-upon-a-time-life-il-etait-une-fois-la-vie-la-suite-5eme-partie-construction-psychique-les-blessures-la-2eme-labandon</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Cette blessure dans les «&nbsp;blessures principales&nbsp;» est considérée comme la plus forte.</p><p>Dans les définitions qui sont données et dans leurs interprétations, il est nécessaire d’avoir un certain recul et de ne pas chercher à s’identifier à une blessure en particulier car bien que nous en soyons porteurs, elles s’expriment dans chaque individu avec plus ou moins de combinaisons entre elles.</p><p>La deuxième qui va se mettre en place sera celle de «&nbsp;L’ABANDON&nbsp;».</p><p>Quand nous parlons et abordons cette deuxième blessure, nous allons nous rendre compte que souvent elle deviendra celle qui sera dominante.</p><p>Cette blessure va se mettre en place à la suite de la blessure du rejet, entre la 1ère et la 3e année. Cette blessure va être celle que l'on considère souvent comme la principale. Et de ce fait, elle aura tendance à nous influencer dans nos comportements, dans certaines de nos réactions et dans nos prises de décision qui peuvent sembler irrationnelles en rapport avec ce que nous allons vivre à l'adolescence et à l'âge adulte. Comme je l'ai précisé précédemment par rapport à la blessure du rejet, les âges qui sont mentionnés pour cette blessure ne sont pas des bornes strictes, elle peut commencer un peu avant et se prolonger un peu après dans la mise en place.</p><p>Tout comme pour la blessure du rejet, nous allons devoir vivre avec, et ainsi nous serons influencés par rapport à cette blessure sans en avoir conscience.</p><p>Pour être concret, quelques exemples&nbsp;:&nbsp; l’enfant qui se sent délaissé après la naissance d’un autre enfant même si l’on s’occupe de lui toujours de la même façon, l’enfant qui souvent est confié aux grands parents, confié à une nourrice, à la crèche, à la maternelle…</p><p>Bien sûr au sein de notre société dans son évolution actuelle et avec la manière dont est mis en place le système de fonctionnement parental ou monoparental, avec les obligations de la fonction travail et la recherche de liberté individuelle pour s’épanouir, tout cela nous fait négliger les équilibres indispensables aux développements de la petite enfance. La société avec son fonctionnement éducatif imposé depuis le plus jeune âge et l’obligation pour la plupart des parents de «&nbsp;travailler&nbsp;» pour arriver à faire face aux charges financières devenues si importantes qu’il n’y a plus la possibilité de s’occuper des petits enfants aussi longtemps qu’il faudrait, le temps que les connexions neuronales aient eu le temps de se mettre en place et de maturer. Nous avons tendance à oublier ou à occulter ce qui se passe dans la plasticité de l’organe cerveau qui est en développement et qui abrite les fondations de la personnalité et de la confiance en soi et au monde dans lequel il sera appelé à évoluer. Donc même si nous agissons pour ce qui semble le meilleur pour l’enfant et pour nous mêmes par rapport à ce que nous sommes et ce que la société nous demande, cette blessure sera là ! On ne peut y échapper car à ce stade du développement, l’enfant n’a pas encore la capacité d’analyse et de compréhension dans ce qui se joue, de la réalité que doivent vivre ses parents. Maman et Papa font du mieux qu’ils peuvent avec lui et avec la réalité «&nbsp;économique&nbsp;». Ces besoins fondamentaux lui sont totalement inconnus à ce stade.</p><p>Tout comme je l'ai développé pour la blessure du rejet, la blessure de l'abandon nous fera porter un masque. Quand nous sommes tout particulièrement sous l’influence de cette blessure ce sera le masque du ″DÉPENDANT″. Nous allons devenir dépendant dans nos relations avec les autres, que ce soit familiales, amicales ou encore amoureuses. Nous serons en recherche d’affection qui risque de nous masquer ce qu’est une relation équilibrée ou chacun a sa place. Ce sera notre blessure qui nous fait réagir et agir. Il se trouve que nous allons attendre des autres ce que nous n'avons pas reçu dans notre petite enfance et qui aurait créé un équilibre en nous, nous permettant de vivre pleinement notre vie d'adolescent et d'adulte sans dépendre des sentiments que l'on attend des autres envers nous-mêmes.</p><p>Donc avec cette blessure nous allons comme pour toutes les autres blessures fonctionner avec les trois possibilités qui seront évoquées tout au long des articles à savoir&nbsp;: « rejouer&nbsp;» la blessure, «&nbsp;refouler&nbsp;», ce qui s’exprime par le déni de cette blessure ou bien alors la «&nbsp;sublimer&nbsp;».</p><p>&nbsp;Si nous <em>rejouons</em>, nous vivrons avec cette blessure ou alors nous aurons énormément de mal à être aptes à rester dans des relations durables. Quand cette blessure est dominante, nous sommes dans la peur d'être abandonnés et de ce fait nous préférerons abandonner une relation plutôt que de vivre une belle histoire puisque la peur de l’abandon et la souffrance qui en découle seront privilégiées pour nous. Nous aurons énormément de mal aller au bout de ce que nous entreprenons, à rester dans un groupe, dans un travail, dans des relations. Donc nous préférerons abandonner une relation harmonieuse, une relation qui nous plaît à cause de cette peur d'être abandonnés et nous préférerons abandonner que de prendre le risque d’être abandonnés à cause de la racine de cette blessure. Nous abandonnerons en chemin les projets que nous avons en tête quels qu’ils soient et que nous avons envie de réaliser.</p><p>Si nous sommes dans le<em> refoulement</em> (le déni) et de cette blessure à ce moment-là nous vivrons dans le contraire du rejeu. Nous ferons tout pour ne pas être abandonnés ce qui fera que nous resterons dans un travail, un groupe, une relation qui ne nous convient pas avec un émotionnel qui pourra se développer et se révéler dans ce que l’on appelle le rôle de victime. &nbsp;</p><p>Pour ce qui est de la <em>sublimation,</em> nous allons avoir cette tendance à rechercher l’équilibre entre le rejeu et le refoulement car nous avons compris que c’est cette blessure qui gouverne certaines de nos émotions et réactions. Nous allons mettre des filtres appropriés sur la peur de l’abandon puisque nous avons compris que c’était seulement au cours de notre développement dans notre petite enfance dans les manques «&nbsp;affectifs&nbsp;» involontaires de la part de notre entourage. Nous aurons cette tendance à vouloir nous investir dans des fonctions de conciliateur ou de médiateur. Nous pensons pouvoir être le trait d'union entre différentes tendances. Apporter un éclairage dans les conflits et dans les relations les uns avec les autres. Nous souhaiterons que les gens n'abandonnent pas et nous voudrons que les relations soient belles et harmonieuses.</p><p>À suivre.</p><p>Bernus Romanus PLS.&nbsp;</p><p>L’inconscient travaille pour obtenir une récompense, je reviendrai ultérieurement sur cette notion.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Christophe Martin]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1260/once-upon-a-time-life-il-etait-une-fois-la-vie-la-suite-5eme-partie-construction-psychique-les-blessures-la-2eme-labandon</guid>
                <pubDate>Sat, 13 Dec 2025 18:36:16 +0100</pubDate>
                                    <category>Santé</category>
                                    <category>Culture</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Brèves, taxes et fraternité]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1259/breves-taxes-et-fraternite</link>
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                                <description><![CDATA[<p><em>Le numéro papier de décembre est sorti et comme d’habitude, tout n’est pas rentré dans ce huit-pages bourré à craquer. Alors voici quelques brèves tirées de la corbeille.</em></p><p>PAUVRES PROPRIOS.- On pourrait croire son clavier bien tempéré mais Patrick R. s’est récemment ému sur les réseaux sociaux de la suppression de la taxe d’habitation (TH) au profit de la seule taxe foncière (TF). Ça date un peu cette affaire mais bon. «&nbsp;Une minorité de citoyens finance presque à elle seule le fonctionnement de la collectivité, tandis que les autres en bénéficient sans y contribuer. Juridiquement admis, ce déséquilibre constitue pourtant une injustice sociale majeure et un danger démocratique.&nbsp;» Les propriétaires seraient donc les nouvelles victimes fiscales à défendre. Mais notre plaignant, probablement par atavisme foncier, ne fait pas le distinguo entre propriété d’usage et propriété lucrative. Le locataire est un profiteur, c’est bien connu. Il abuse de la générosité du rentier qui lui sert de logeur. «&nbsp;Pendant des décennies, la taxe d’habitation garantissait que chaque foyer, selon ses moyens, participait à l’entretien du bien commun. Cette participation, même symbolique, créait un sentiment d’appartenance au territoire et rappelait que la collectivité est l’affaire de tous. La disparition totale de cette contribution pour une partie des habitants a créé ce que les philosophes du contrat social redoutent : une communauté divisée entre financeurs captifs et usagers exonérés.&nbsp;Le risque n’est pas théorique : il est éthique, social et politique. Les propriétaires ressentent une injustice grandissante, tandis que les locataires sont, malgré eux, déconnectés de la réalité budgétaire locale. Cette dissociation détruit la notion même de « bien commun ». Lorsque l’on ne contribue plus à un service, on cesse progressivement de se sentir responsable de sa pérennité. La solidarité publique se transforme en consommation individuelle. Le lien social s’étiole. (…) En continuant sur la voie actuelle, nous affaiblissons nos communes, notre cohésion sociale et notre modèle républicain. Rétablir l’équité contributive n’est pas un choix technique : c’est un choix de société. Sans cela, la fracture grandissante entre ceux qui paient et ceux qui ne paient plus menace de miner, silencieusement mais sûrement, le lien qui fait de nous une communauté.&nbsp;» On ne saurait si bien dire, ceux qui cherchent à détruire la Sécurité sociale en sont une parfaite illustration : si je vais à la clinique grâce à une grosse assurance complémentaire privée, l’hôpital public peut bien se casser la gueule, ma prostate s’en bat les c… Sociologiquement contestable, la position de Patrick R. pourrait néanmoins faire l’objet d’un débat : l’impôt participe-t-il encore aujourd’hui à la cohésion sociale et au sentiment national&nbsp;? Auquel cas, l’émietter en taxes et ponctions aussi nombreuses que mal comprises comme le font aujourd’hui les gouvernements roublards pour mieux les faire passer n’est-il pas contre-productif s’il s’agit de faire adhérer le peuple à l’impôt&nbsp;? Pour la taxe Zucman, voir plus bas.</p><p>Mais Christian R. vient de lever la main pour intervenir. On l’écoute : «&nbsp;Sans oublier que les plus inégalement taxés sont les propriétaires de résidences secondaires 1) assujettis à la TF 2) seuls assujettis à la TH 3) ne bénéficiant généralement pas de tous les services publics locaux 4) discriminés dès que l'occasion se&nbsp;présente (ex. tarification particulière pour certains services comme les OM)!!!&nbsp;» OM pour ordures ménagères bien sûr, n’allez pas lui faire dire n’importe quoi&nbsp;!&nbsp; Finalement avoir une résidence secondaire, c’est peut-être bien un truc pour les gens qui en ont les moyens. Doit-on vous plaindre, cher Christian&nbsp;? Nous vous encourageons en tous cas à lire la brève qui suit : puisse-t-elle vous porter conseil ? Henri Le Moël.</p><p>LE JOUR OÙ LA DAME DE FER A FLÉCHI.- Le 28 novembre 1990, il y a donc un peu plus de 35 ans, Margaret Thatcher a pleuré. Une de ses très mauvaises idées fiscales l’a conduit à démissionner. Au lieu de faire payer les services des autorités locales en fonction de la valeur des propriétés, les Tories, les Conservateurs avaient mis en place une «&nbsp;poll tax&nbsp;», un impôt par tête de pipe. Partout en Grande-Bretagne, les ménages de la classe ouvrière ont organisé une campagne contre cette taxe en refusant de s’y inscrire, puis tout simplement de la payer. À l’apogée du mouvement, cela a tout de même représenté la bagatelle de 17 millions de contribuables. Ni les tribunaux, ni les huissiers n’ont pu débloquer la situation et les Tories se sont pris une énorme dérouillée aux élections suivantes. Une élection au sein du parti conservateur a poussé Maggie Thatcher à la démission, puis carrément à la retraite. Les Tories ont tenté de minimiser la poll tax tout en continuant à l’appliquer, mais le mouvement du refus de paiement n’a pas flanché. Finalement, en 1991, ils ont été contraints de l’abolir et de mettre en place une nouvelle taxe d’habitation, basée à nouveau sur la valeur des propriétés. Tina Bigmouth.</p><p>LA TAXE ZUCMAN EXPLIQUÉE À LA DÉPUTÉE.- Patrick R. qui se réjouit, toujours sur FB, de la parfaite maitrise des finances municipales serait bien avisé d’aller parler de fraternité fiscale et de solidarité devant l’impôt à la députée Justine Gruet, ainsi qu’à ses deux collègues jurassiennes, qui ont voté en masse mais en conscience contre la proposition de loi en faveur de la taxe Zucman. Je rappelle qu’une députée défend l’intérêt public et en particulier celui des habitants de sa circonscription. Aussi j’aimerais bien savoir l’intérêt de qui elle a défendu en votant non : qui dans le coin, peut bien dépasser la barre fatidique des 100 millions&nbsp;? Pas elle, j’espère. Daniel Germond&nbsp;? Pierre Gattaz n’habite pas dans la troisième circo, dites-moi&nbsp;? Ça fait quand même pas beaucoup de monde. Sans compter que 2 % sur un paquet qui t’en rapporte au moins le triple par an, c’est peu. Mais, semble-t-il, encore trop pour madame Gruet et ses mentors. Alfred Bush.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Christophe Martin]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1259/breves-taxes-et-fraternite</guid>
                <pubDate>Wed, 10 Dec 2025 06:51:32 +0100</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Débordements et laïcité]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1258/debordements-et-laicite</link>
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                                <description><![CDATA[<p><em>Nous avons fait paraitre en novembre, deux articles sur des sujets très similaires. Ils faisaient eux-mêmes suite à un papier qui exposait l’action des </em><a href="https://librescommeres.fr/read/1238/bulletin-paroissial"><em>néocurés de la paroisse </em></a><em>de Dole-Damparis. Il ne s’agit bien évidemment pas d’une attaque en règle contre la religion même si, à la veille de la procession dans le centre-ville (attention à la sortie du boulot!) en l’honneur de l’Immaculée Conception, on pourrait avoir de sérieuses réserves sur certains aspects de ces croyances. Notre propos vise la défense de la laïcité et l’indispensable équité de l’État face à toutes les religions. Le catholicisme très démonstratif que pratique la paroisse doloise interroge bien au-delà des cercles laïcards classiques. Certains cathos eux-mêmes s’inquiètent de cette dérive conservatrice et s’en ouvrent à nous. En revanche, les autorités droitardes locales semblent très bien s’en accommoder. C’est dans cet esprit sain (sans T) qu’il faut lire ce qui suit. La Rédac’</em></p><p><strong>Un don au "Sacré Coeur"</strong></p><p>J'ai hâte, hâte de participer à la diffusion du documentaire "Sacré Coeur" lundi 10 novembre à 20h00 ! J'ai pris ma réservation juste à la sortie du film "Un simple accident" de Jafar Panahi (très bon film que je vous conseille par ailleurs) où cette soirée spéciale était annoncée. Les réalisateurs Sabrina Gunnell et Steven J. Gunnell (ex-membre du boys band Alliage) seront là, accompagnés de notre bon Don Christophe Granville, le curé de notre paroisse.</p><p>Rien à voir avec l'église du Sacré Coeur de la Bedugue, cette œuvre, ou devrais-je dire ce chef d'oeuvre d'après les retours que j'ai des différentes émissions que je regarde à la télé (ndlr: certainement des chaînes du giron de Bolloré…) est à la gloire du Christ et de la foi.</p><p>Je pense que je ne remercierai jamais assez notre bon curé vendéen qui a rejoint Dole en septembre 2023 et depuis, j'ai l'impression que ma religion resplendit de nouveau sur notre ville et pourra peut-être attirer d'autres fidèles grâce à des concours photos, des chasses au trésor de Playmobils dans des vitrines du centre-ville de Dole pour l'opération Tous'Saints...</p><p>Je ne sais pas si le soutien affiché de notre maire Jean-Baptiste Gagnoux à un autre vendéen Bruno Retailleau, chef du parti des Républicains a permis cette venue, mais je tiens aussi à le remercier car au moins la diffusion de "Sacré Coeur" se fera sur des sièges bien plus confortables qu'à la messe du dimanche matin. Je lis d'ailleurs ce soir sur le Facebook du cinéma que déjà plus de 500 places ont été vendues pour les séances de 20h et 18h45 (salle comble pour ces deux horaires), le cinéma se voit contraint d'ouvrir une nouvelle séance à 17 h mais, et c'est bien dommage, sans les réalisateurs ce coup-ci mais bien avec notre curé.&nbsp;</p><p>Et nous pourrions installer les locaux de la paroisse au multiplexe ou dans le futur parc urbain à proximité. Je ne sais pas si la consultation pour le nommer est encore en cours mais je verrai bien "Parc Oissien" comme nom, ça marque, ça rappellerait bien les racines chrétiennes de notre territoire et, en plus, une animation pourrait être créée pour les visiteurs, ils pourraient tenter&nbsp; de marcher sur le bras mort du Doubs qui va être mis en place dans le troisième espace "naturel" du parc. Joue-la comme Jésus&nbsp;!</p><p>Et à tout hasard, et pour respecter la parité, je suis disponible pour intégrer la liste de Jean-Baptiste Gagnoux au vu de son engagement sans faille pour notre communauté catholique et cathodique.</p><p><strong>Sibeth Aram.</strong></p><p><strong>Y a comme un goût de Théos quand je marche dans ma ville&nbsp;</strong></p><p>Il y a comme une drôle d’odeur sortie des égouts depuis quelques mois à Dole. Cet été, la ville nous a honoré de bérets verts avinés dès 9h00 du matin dans les rues du centre-ville au son de «&nbsp;vive le vin et le saucisson&nbsp;»&nbsp;! Nos joyeux canons français, comme ils disent, des charmants petits bonhommes et bonnes femmes «&nbsp;fiers d’être français ». sous l’égide de ce non moins charmant facho prénommé Sterin, saint patron de l’extrême droite française, ont loué pour un week-end complet tout le manège de Brack pour honorer les bonnes traditions des « bons français&nbsp;». On savait que notre chef Castor de la Présipauté doloise soutenait Retailleau, vous savez, ce petit bonhomme devillieriste viré du Puy du Fou pour tricherie il y a quelques années. Mais si, souvenez-vous, ce petit facho sinistre de l’intérieur il y a peu qui voulait mettre tout le monde au pas, enfin surtout ceux qui ne lui ressemblent pas ! Bah le candidat LRNREM de la présipauté, il lui fait des cœurs d’amour…</p><p>Mais ce n’est pas tout, le nauséabond n’a pas trop de limite ici. Dernièrement, le cinéma Majestic, financé aussi par nos deniers publics que même qu’on s’en fout que les services publics crèvent, eh ben nos deniers publics ont permis de financer un bout d’un ciné privé… catho. Si si, je vous jure ! Pour preuve la dernière publication du ciné se targuant d’afficher complet au film « Sacré Cœur ». C’est dommage qu’en même temps, il ne se soit pas félicité de refuser du monde pour le film « Le vivant qui se défend » (très bon documentaire que je vous conseille, par ailleurs) mais en même temps, on s’en branle qu’un film woke terroristo-écolo gauchiste amène à questionner sur le vivant. Du catho, il n’y a que ça de vrai, c’est la France, bon sang ! D’ailleurs, et ça personne ne le sait, mais Jésus, pour ne pas salir la nature, marchait sur l’eau et préférait transformer l’eau en vin pour ne pas dilapider le bien commun, donc on est d’accord, c’est mieux !</p><p>On se dit, bon ce n’est qu’un passage, le hasard du calendrier, un verre de trop, toussa toussa. Eh ben, même pas fini. L’essai était trop beau, dans une République laïque et démocratique (amis lecteurs, faites semblant d’y croire s’il vous plaît, c’est pour le texte&nbsp; !) la paroisse du coin organise un super jeu de piste «&nbsp; à la Toussaint, Tous’Saints&nbsp; » pour les enfants du catéchisme, mais hors les murs. En effet, le concept est que les commerçants volontaires, donc clairement affichés, participant à cette action, mettent des playmobils si possible plus proche du mythe d’Adam et Eve que du commissariat de police et sa prison (même si c’est un peu tentant !) dans leur vitrine. Bon, heureusement, ils ne sont pas tant à s’afficher, le plus grand nombre respecte la neutralité.&nbsp;</p><p>Je ne vous cache pas que, de tout ça, je n’en aurais rien à cirer si ça restait dans le seul ventre paroissial, si le ciné était catholique, je n’irais pas, si les canons français… non ça, ça ne passe nulle part pour moi ! Ce qui me gêne, ici, ce sont les mélanges des genres. Je ne me reconnais dans aucune religion mais tente encore bon an mal an de me reconnaître dans la devise de la République. Alors, cessez de la salir ! Gode bless you.</p><p><strong>Dominique Sameirre.</strong></p>]]></description>
                <author><![CDATA[La Rédac']]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1258/debordements-et-laicite</guid>
                <pubDate>Sun, 07 Dec 2025 09:42:25 +0100</pubDate>
                                    <category>Société</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Dernières brèves de la mandature ?]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1257/dernieres-breves-de-la-mandature</link>
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                                <description><![CDATA[<p><em>Le numéro papier de décembre est sorti et comme d’habitude, tout n’est pas rentré dans ce huit-pages bourré à craquer. Alors voici par conséquent quelques brèves tirées de la corbeille.</em></p><p><strong>LA DERNIÈRE.-</strong> C’était la dernière séance du Conseil municipal de la mandature. Tout le monde semble avoir un malin plaisir à prononcer ce mot de mandature. Pourquoi pas&nbsp;? Sinon, je ne suis pas resté jusqu’au bout. Tout avait l’air de baigner à mon départ. Le maire a gentiment renvoyé ses objecteurs dans les cordes et Jean-Fiscal Pachère nous a merveilleusement condensé un budget qui n’a de primitif que le nom tellement il a fallu s’accrocher pour pour ne pas décrocher. J’ai personnellement apprécié cette bonhommie comptable et ces immenses tableaux (notre document iconographique) où tout est écrit en petit. Mais JPF maitrise, c’est évident. Il brasse les centaines de milliers d’euros comme on le ferait avec de la semoule de couscous. Nicolas Gomet, absent, a tout de même fait passer une question par le truchement de sa collègue Laetitia Jarrot-Mermet : le budget «&nbsp;murs à rénover et débit de boissons&nbsp;», est-ce que c’est pour le Café des Sports? Ah mais, non, c’est pour l’établissement qui va remplacer le Shamrock dans la Grande Rue. Ah enfin ! La belle affaire ! Il se dit, mais doit-on le croire, que le gérant du Vieux Millésime, un certain Monvoisin je crois, (à moins que ça ne soit Monami…) serait pressenti pour occuper le lieu géré par une SPL, mais je peux me tromper. Bon, c’était la dernière avant les élections. On espère simplement que la campagne va être un peu plus animée : mais sans Morandi et sa team, Dole retrouvera-t-elle le peps de l’automne ?! <strong>Mick Hadole</strong>.</p><p></p><p><strong>MERCI QUI?- </strong>Le milliardaire sans scrupules Bernard Arnault va être jugé pour avoir fait espionner François Ruffin alors qu’il n’était encore que réalisateur et rédacteur en chef de Fakir. De 2013 à 2016, Bernard Arnault avait en effet chargé Bernard Squarcini, un ancien flic, d’organiser la surveillance de François Ruffin qui lui-même enquêtait sur LVMH. Assigné pour intrusion dans la vie privée de Ruffin, Bernard Arnault avait versé 10 millions à l’État&nbsp; dans le cadre d’une convention judiciaire d’intérêt public avec le parquet. Autrement dit pour étouffer l’affaire et ne pas être condamné. Mais Ruffin n’avait pas lâché l’affaire et un juge parisien vient de valider le procès. Le député ne réclame qu’un euro symbolique en cas de gain de cause. Le Parisien se montre pour l’instant très discret sur la question. Tiens&nbsp;? <strong>Prudence Avèclélou</strong>.</p><p></p><p><strong>EFFACER BARBAROSSA.-</strong> La commissionnaire européenne étrangère aux affaires, la Lettone Kaja Kallas (notre document iconographique), peut tranquillement déclarer à la tribune du Conseil de l’UE que «&nbsp;la Russie a dans les 100 dernières années attaqué plus de 19 pays, parfois trois ou quatre fois de suite, sans que ces pays ne l’ai agressé au préalable…&nbsp;» sans que personne ne bronche dans l’assistance. Faut-il que ces gens soient aveuglés par la haine… ou poursuivis par des affaires qui pourrait bien les rattraper. Madame KK, Libres Commères vous a à l’oeil. Les Russes aussi, sans compter les services secrets de Trump. <strong>Ivan Sontako</strong>.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>SIGNES AVANT-COUREURS.-</strong> La Fédération internationale de judo a annoncé qu'elle réintégrait la Russie dans ses compétions avec « hymne et drapeau », à compter du Grand Chelem d'Abu Dhabi fin novembre. La littérature russe devrait bientôt retrouver les rayons des bibliothèques municipales et des CDI. <strong>Berthe Effraka</strong>.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Christophe Martin]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1257/dernieres-breves-de-la-mandature</guid>
                <pubDate>Fri, 05 Dec 2025 07:49:42 +0100</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                                    <category>Économie</category>
                                    <category>Social</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[La cancoillotte et le satellite Chapitre 5 : Il était une fois…]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1256/la-cancoillotte-et-le-satellite-chapitre-5-il-etait-une-fois</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Tous les contes commencent comme ça, et toutes les genèses commencent avec Adam. Le héros de la genèse du libéralisme s’appelle Adam en effet ; Adam Smith. Pour démontrer l’importance de la division du travail afin d’augmenter la productivité, il cite l’exemple, désormais fameux, de la fabrique d’épingles.</p><p>Donc, il était une fois, Adam et la fabrique d’épingles.</p><p>De fait si on décompose le travail en autant de tâches que possible et que chaque ouvrier n’a d’autre fonction que répéter inlassablement une seule de ces tâches, on peut multiplier par deux, par trois, voire plus, le nombre d’épingles fabriquées. C’est lumineux à condition toutefois de faire abstraction de la croissance du besoin d’épingles, à quoi bon augmenter la productivité si le nombre d’épingles vendues n’augmente pas ? Le mythe de la croissance par l’offre était née. Dans un sketch désormais célèbre, Dominique Rongvaux explique très simplement comment cette augmentation de la productivité qui pourrait conduire à la réduction du temps passé au travail, mène plutôt à l’augmentation du chômage et à la faillite des entreprises les plus fragiles, ou les moins protégées.</p><p>Adam Smith est aussi l’auteur de la théorie économique de «&nbsp;la main invisible&nbsp;» selon laquelle les acteurs économiques parviennent toujours, de façon plus ou moins tacite, à s’entendre pour équilibrer les marchés. Qu’à l’époque (nous sommes au XVIIIe siècle), la principale source de richesses des nations repose sur le commerce triangulaire et donc sur l’esclavage qui était à la fois matière commerciale et force de travail gratuite, il n’en a été question nulle part. Le plus étonnant c’est qu’aujourd’hui, alors que l’esclavage a été aboli et que les travailleurs, de matière commerciale qu’ils étaient sont devenus des acteurs, la main invisible continue de réguler les marchés de toutes sortes. C’est sans doute la raison pour laquelle on parle de «&nbsp;marché du travail&nbsp;» alors que ce n’est pas un marché du tout. Cette main invisible m’a toujours évoqué la famille Addams (encore&nbsp;!) et sa «&nbsp;chose&nbsp;» qui court partout et se mêle de tout…&nbsp;</p><p>Oui, nous sommes bien dans la magie. Le libéralisme relève de la pensée magique.</p><p>De nos jours, la pensée économique passe surtout par les médias, Blast en a fait un sujet : «&nbsp;Pourquoi ne voit-on jamais de vrais économistes à la TV ?&nbsp;». Ok pour les journalistes qui ne se privent pourtant pas de marteler des axiomes le plus souvent sans fondement, mais qu’en est-il de leurs invités ? J’en ai choisi deux parmi mes préférés, Alain Minc et Agnès Verdier-Molinié.</p><p>Alain Minc est actuellement administrateur du groupe Bolloré, il est président de la SANEF (autoroutes du Nord), et d’AM CONSEIL spécialisé dans le conseil aux entreprises en matière d’économie et de communication. Il a été formé à l’Ecole des Mines et à l’ENA, il a fait ses armes à l’inspection des finances évidemment, puis s’en va pantoufler chez Saint-Gobain. On lui doit le retard français en matière d’internet grâce à sa promotion du Minitel, quelques OPA ratées dont celle de la Société Générale de Belgique qui écornera sensiblement la fortune de Carlo de Benedetti, fondateur d’Olivetti. Entre autres trophées. Ce parcours sans faute lui permet de déverser des inepties à longueur d’antennes. Rappelons ainsi que neuf mois avant la crise des subprimes de 2008, il avait déclaré que l’économie mondiale se portait bien. Je l’adore.</p><p>Ma préférence, du moins pour les Français, va à Agnès Verdier-Molinié. Elle est journaliste formée à Assas après une maîtrise en histoire contemporaine à Bordeaux. Un stage à l’Express lui&nbsp; permet de travailler avec Christophe Barbier (quelle chance !) Elle est directrice depuis 2007 de l’IFRAP, Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques, think-tank ultra-libéral et libertarien financé en grande partie par l’industriel Bernard Zimmern sur ses fonds propres (une sorte de Stérin miniature). L’IFRAP sert avant tout à fournir des éléments de langage aux politiciens et aux patrons pas trop regardants sur la qualité de leurs arguments. Son incompétence totale en matière d’économie n’empêche pas Verdier-Molinié d’inonder les plateaux de télé de poncifs sur la nuisance de l’État et l’ineptie que représente l’idée que des services puissent être publics.</p><p>Du lourd.</p><p>Mais vus de l’autre coté de l’Atlantique, nos contempteurs du libéralisme déchainé font vraiment petits joueurs.</p><p>Aux États-Unis, ils ont la grande prêtresse du libéralisme moderne, la déesse incarnée de la finance débridée qui cherche à envahir tout le champ de la pensée économique. J’ai nommé Ayn Rand. Née russe au début du XXème siècle, elle a 20 ans quand elle émigre aux États-Unis. Bien décidée à s’intégrer dans ce paradis de la libre entreprise, elle change de nom et s’invente celui sous lequel elle signera ses livres et livrera ses diktats. Ayn Rand, ça ne veut sûrement rien dire mais ça fait très américaine. Elle écrit des scénarios pour Hollywood mais n’y trouve pas son compte et méprise ceux pour qui elle doit travailler. C’est le début d’une longue carrière basée sur le mépris d’autrui.</p><p>Elle se veut philosophe et invente un concept : l’objectivisme. Pour Stéphane Legrand qui lui a consacré un livre en français, cette théorie fumeuse est surtout basée sur des tautologies telles que la réalité est réelle ou l’existence existe. Je force un peu le trait mais à peine. Son succès viendra de deux romans «&nbsp;The Fountainhead&nbsp;» (traduit en français «&nbsp;la source vitale&nbsp;») et «&nbsp;Atlas Shrugged&nbsp;» (en français «&nbsp;la grève&nbsp;»). Elle y décrit un monde idéal (son idéal) où les élites sont méprisées par le commun des mortels mais s’en sortent grâce à une ligne morale qu’elle appelle la vertu d’égoïsme. Dans le monde de Rand, l’altruisme est une ignominie qui cause la perte de l’humanité, les esprits supérieurs (comme le sien) doivent résister pour exprimer (imposer ?) leur rationalité dans un monde dominé par un peuple incapable de penser mais dominant par l’intervention de la démocratie. Rien de bien extraordinaire au pays de Donald Trump.&nbsp;</p><p>Mais ces deux livres sont ceux qui sont encore aujourd’hui, aux États-Unis, les plus vendus après la Bible ; mais le Ayn Rand Institute, encore maintenant plus de 40 ans après sa mort, perpétue sa pensée à la suite du Nathaniel Branden Institute qu’elle avait fondé avec ce psychologue et dont les deux premiers principes étaient :</p><p> - Ayn Rand est le plus extraordinaire être humain ayant jamais vécu.</p><p>- Atlas Shrugged est le plus grand accomplissement humain dans l’histoire du monde&nbsp;»</p><p>Etc.</p><p>Et en effet, c’est bien une métaphysique qu’elle crée avec ses plus proches disciples. L’objectivisme impose le rejet de tout dieu, mais son dogmatisme fait d’elle-même une grande prêtresse à la pensée transcendantale. L’objectivisme veut que vous pensiez par vous-mêmes mais si vous pensez autrement que Rand, vous êtes exclus et interdits de vous recommander de l’objectivisme.</p><p>On pourrait hausser les épaules et la traiter de folle, mais parmi ses admirateurs les plus fervents on compte Alan Greenspan qui fut président de la Réserve fédérale américaine (l’équivalent de notre Banque de France), Ronald Reagan qui fut entre autres acteur dans des films de cowboys et l’inénarrable Donald Trump qu’on ne présente plus.&nbsp;</p><p>D’après Wikipedia, dont le cofondateur Jimmy Wales est aussi un disciple de Rand, quand sa santé s’est mise à décliner, elle s’est inscrite à l’aide sociale d’État sous un faux nom. Le monde magique n‘a qu’un temps.</p><p>Je recommande vivement le livre de Stéphane Legrand, «&nbsp;Ayn Rand, femme capital&nbsp;».</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Jean-Luc Becquaert]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1256/la-cancoillotte-et-le-satellite-chapitre-5-il-etait-une-fois</guid>
                <pubDate>Wed, 03 Dec 2025 10:35:15 +0100</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Que peut-on attendre des hommes à gauche  ?]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1255/que-peut-on-attendre-des-hommes-a-gauche</link>
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                                <description><![CDATA[<p><em>"C'est un article qui a provoqué des remous, et il y aura des réponses dans le numéro de décembre. Libres Commères ne publie pas que des choses qui font plaisir à son rédac'chef. " Signé les copains et moi.</em></p><p>Par où commencer pour articuler les combats pour l’émancipation des femmes et les combats de classe historiques à gauche ? Faut-il commencer en 45 quand les femmes finissent par avoir le droit de vote alors que le parti radical (de gauche) était contre ? Faut-il remonter à la misogynie crasse d’un Proudhon ou d’un Karl Marx ? Ou seulement dans les années 70 ou (encore une fois) le combat pour l’émancipation est laissé au second plan par les organisations syndicales.</p><p>«&nbsp;C’est pas la peine ma petite, dit le chef de section grisonnant, puisque ça sera résolu mécaniquement par la Révolution » (dommage que l’écrit ne rendent pas le ton méprisant, la sensation visqueuse de la petite tape sur l’épaule (si c’est pas sur la fesse), et l’odeur d’alcool, j’ai pas trouvé de majuscule plus grande pour Révolution, mais celle-là elle s’entend à l’oral...).</p><p>Certes, le blason est légèrement redoré par l’adoption grâce à une majorité de gauche en 1974 de la loi Veil (ouverture du droit à l’avortement et à la contraception). Mais ce blason a un revers, un revers bien moche, bien pourri, qui sent le sperme pas frais, celui de la liberté sexuelle (des hommes) qui débouche sur les théories du type « inceste heureux » développées par… des militants de gauche.&nbsp;</p><p>Un pas en avant… trois pas en arrière….</p><p>En bref, que faire des hommes de gauche, que faire de toi, petit mec hétéro, avec ta conscience bien propre ? Doit-on, en tant que femmes, comme le suggère Houria Boutelja pour le combat antiraciste, continuer à soutenir «&nbsp;nos » hommes car la Lutte est prioritaire ? Non, faut pas déconner, on est plus en temps de guerre.&nbsp;</p><p>Doit-on donc, en tant que femme de gauche, ne rien pouvoir exiger de « nos » hommes&nbsp;? Sont-ils si nuls, si fragiles ? qu’on ne puisse rien leur demander de plus que d’être ce qu’ils sont&nbsp;?</p><p>C’est-à-dire toi, petit mec hétéro, aveugle aux questions de genre, capable de réciter du Chiappa dans le texte, mais incapable de te rendre compte qu’ils sont sur un escalator de verre entre couillidés&nbsp;?</p><p>Heureusement que les homos sont là pour relever le niveau, comme Baptiste Beaulieu ; la première fois que j’ai entendu une de ses chroniques, j’ai pleuré. J’ai pleuré parce qu’il a mis des mots sur une certaine nausée, un mélange de dépit et de colère larvée.&nbsp;</p><p>Il disait&nbsp;: «&nbsp; Être une femme hétérosexuelle, c’est quand même devoir choisir parmi un cageot rempli de fruits pourris celui qui vous pèsera le moins sur l’estomac. Alors oui, je sais on va me dire "pas tous les hommes", eh bien je m’en fous&nbsp; : tant qu’il en restera un seul de pourri, il en sera de la responsabilité des autres de l’écarter le temps qu’on lui inculque ce qu’il faut de respect et de dignité. » C’était en 2020.&nbsp;</p><p>Qu’est ce qui a changé? Rien, je ne compte plus les copines qui pleurent. Et les copains qui relativisent : «&nbsp; Nan, mais on peut pas savoir ce qui s’est passé, puis elle aussi, elle est pas facile non plus. De toute façon, c’est des histoires privées. »</p><p>Le privé, c’est politique, ça fait 50&nbsp; ans qu’on le dit. Et personne n’écoute. Va falloir que ça change. Va falloir que TU changes, petit mec hétéro, va falloir te laver les oreilles, parce qu’on le voit ton casque anti bruit.&nbsp;</p><p>En ce moment, je pense beaucoup au livre et au film qui en a été tiré&nbsp;: « Ce qu’elles disent ».&nbsp; C’est l’histoire d’un village mennonite, les femmes sont illettrées, les hommes sont à la ville pour payer la caution de ceux qui ont été enfermés pour avoir violé collectivement la moitié d’entre elles en leur faisant croire que c’était l’œuvre du malin.&nbsp;</p><p>Alors elles cherchent un consensus, elles ont trois choix&nbsp; :&nbsp;</p><p>- rester et pardonner</p><p>- rester et se battre</p><p>- partir</p><p>Je crois que comme elles, nous sommes trop restées et nous avons trop pardonné.&nbsp;</p><p>Alors, on va se lever et on va se casser. On va se faire des communautés de filles, où il y aura du thé, des sucreries, des enfants, des coussins, des mains tendues, autant de place pour les larmes que pour les rires. Il y aura du pain, et des roses.&nbsp;</p><p>On est déjà plusieurs, si tu en veux une preuve, je t’invite à lire «&nbsp;La chaire est triste hélas ».</p><p>Alors réfléchis bien, petit mec hétéro, t’as envie d’être de quel côté ? T’as envie d’être tout seul avec les autres couillidés, à boire de la bière tiède et à faire des concours de quéquettes ? Est-ce que ta vie sera plus belle dans la culture des mâles ?</p><p>Et oui. C’est un ULTIMATUM (en majuscules, ça s’entend mieux, si t’endends pas, recommence sans le casque, vas y).&nbsp;</p><p>Les copines, et moi.&nbsp;</p>]]></description>
                <author><![CDATA[La Rédac']]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1255/que-peut-on-attendre-des-hommes-a-gauche</guid>
                <pubDate>Fri, 28 Nov 2025 20:53:46 +0100</pubDate>
                                    <category>Société</category>
                                    <category>Politique</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Abjection, votre honneur !]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1254/abjection-votre-honneur</link>
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                                <description><![CDATA[<p>La définition du mot ABJECTION est la suivante, selon le dictionnaire&nbsp;: «&nbsp;Dernier degré de l’abaissement, de la dégradation&nbsp;». Louis ne trouve pas de terme mieux approprié à la situation politique actuelle en France. Toutefois, il importe de préciser la chose. Des faits sont abjects, disons, objectivement abjects, et il n’en manque pas, inutile de les énumérer. Mais, dans la société actuelle, il y a un second degré des faits, une dimension supplémentaire, qui tend à devenir plus centrale que les faits eux-mêmes, c’est leur transcription dans le discours, leur narration, leur mise en image et en récit, bref, leur médiatisation. Et alors l’abjection est redoublée, relancée, renforcée.&nbsp;</p><p>Le journalisme contemporain, (Louis sait qu’il y a des exceptions), est le cœur de cette abjection. Il suffisait de regarder les chaînes d’information en continu, CNEWS, BFM, LCI, mais également les chaînes classiques, TF1, FR2, lors de l’incarcération de Sarkozy pour prendre la mesure de cette abjection au carré. Le mot «&nbsp;honte&nbsp;», utilisé par ses soutiens,<em> </em>pour commenter l’entrée de Sarkozy à la Santé, a été prononcé des centaines de fois ce jour-là, à la radio et à la télévision. Et ceux qui contestaient que cela fût une honte ne pouvaient pas ne pas reprendre le signifiant pour le dénoncer. Les images devenaient alors des «&nbsp;images honteuses&nbsp;». On voit clairement à l’œuvre la puissance de feu des médias qui imposent leur langage et leur vocabulaire pour interpréter le monde.&nbsp;</p><p>Il faut lire et relire le premier chapitre de <em>La Société du Spectacle</em>, publié par Debord en 1967, en ayant à l’esprit la façon dont l’événement Incarcération-de-Sarkozy a été restitué dans les médias, (et le reproche que l’on fait à Debord&nbsp;: texte complexe, illisible, s’évanouit aussitôt). Exemple&nbsp;: § 18&nbsp;: «&nbsp;Là où le monde réel se change en simples images, les simples images deviennent des êtres réels&nbsp;». Que voyions-nous, sur nos écrans&nbsp;? Un homme qui sortait de chez lui, main dans la main avec sa compagne, attendu par sa famille et ses proches, avant de partir pour la prison. Images émouvantes, où le courage et la dignité du condamné étaient mis au premier plan, d’ailleurs il n’y avait pas de condamné, mais un personnage qui supportait, tel le sage stoïcien, son destin. Puis, sa voiture pénétrait dans l’enfer de la geôle, avalée par le monstre et son supplice commençait. Et nous entendions les commentateurs&nbsp;: «&nbsp;Honte&nbsp;», «&nbsp;Jour funeste pour la France&nbsp;», «&nbsp;Tragédie&nbsp;», etc. Alors, les images de Sarkozy serrant ses proches dans ses bras devenaient LA réalité de l’affaire libyenne, le reste, sans images, sans récit spectaculaire - les 400 pages d’attendus du jugement, la condamnation pour association de malfaiteurs - était occulté, invisibilisé ou carrément nié. La réalité était désormais ce que l’on nous avait montré, elle était ce que l’on nous en avait dit. Pourquoi&nbsp;? Parce qu’on nous l’avait montré, parce qu’on nous l’avait dit. Encore un zeste de Debord, § 30&nbsp;: «&nbsp;L’aliénation du spectateur au profit de l’objet contemplé s’exprime ainsi&nbsp;: plus il contemple, moins il vit&nbsp;; plus il accepte de se reconnaître dans les images dominantes du besoin, moins il comprend sa propre existence et son propre désir&nbsp;».</p><p>Ici, Guy Debord paraphrase Marx, les «&nbsp;images dominantes du besoin&nbsp;», ce sont les images de la classe dominante dont le besoin premier et impératif est de maintenir sa domination. Dans un moment où l’image écrase tout autre registre de connaissance et de commentaire, il est essentiel de ne montrer que les images qui favorisent le maintien au pouvoir de la classe des possédants. Il y a deux moyens concomitants pour cela. Le premier est celui dont nous venons de parler&nbsp;: répéter les images qui mettent en scène la légitimité des dominants et les accompagner de commentaires qui justifient et accentuent cet état de choses. Le second moyen consiste à saturer l’espace médiatique d’un certain type d’images, toutes complices de la domination, et à ne pas diffuser d’autres images, celles d’un autre état de choses, celui de la situation de celles et ceux qui sont les dominés, les exploités, les écrasés par cette domination. Ce qui importe alors, ce n’est pas seulement ce que nous voyons, ce qui nous est montré, mais tout ce qui reste sous le tapis, masqué, sans images et, donc, retour à Debord, ce qui, de ce fait, n’a pas de réalité, ne doit pas accéder à la réalité.&nbsp;</p><p>Pourquoi ne pas nous montrer la femme de ménage qui se lève à 5 heures du matin pour arriver à temps à son job, l’ouvrier qui fait 50 kilomètres pour aller prendre son poste, le magasinier qui attend trois mois un rendez-vous à l’hôpital pour soigner ses problèmes de dos&nbsp;? Nous les verrions descendre leur escalier, la nuit, marcher vers le métro ou l’arrêt de bus, rentrer à la fin du jour, épuisés. Cela n’est pas montré pace que cela ne doit pas exister dans la représentation que les hommes se font de leur situation sociale et économique ou bien, s’ils se représentent malgré tout cette réalité-là, il faut qu’ils pensent que c’est négligeable, qu’ils sont bien peu courageux pour se plaindre, que d’autres ont des soucis bien plus légitimes que les leurs, etc. Plutôt les malheurs de Sarkozy, ou les déboires de Lecornu, ou les faits divers dont nous sommes abreuvés sur nos écrans que nos petites misères. Petites puisque jamais montrées, jamais vues. Non pas que ces faits-là (la Santé pour Sarko ou le procès Jubillar) ne valent rien, mais ils occupent la scène de telle sorte que le reste ne peut apparaître et que ce reste, qui n’est rien moins que la vie de 99 % de la population, passe au second, voire au troisième plan, s’il ne disparaît pas totalement des sunlights. Si les faits exposés tous les jours <em>ad nauseam</em>, et eux seuls, occupent toute la scène – et l’arrière-scène -, ce n‘est pas par nécessité, ce n’est pas parce que ces faits méritent d’occuper ainsi notre «&nbsp;réel&nbsp;», mais c’est bien parce qu’ils sont les fruits de décisions, l’expression de choix et la manifestation d’une certaine idéologie qui n’a d’autre finalité que de préserver et d’intensifier la domination de classe telle qu’elle va aujourd’hui, impitoyable et sans issue.</p><p>Oui, ce monde-là est abject, mais le monde n’est pas contenu totalement en cette abjection, à la condition que nous trouvions la force et les moyens de ne plus y consentir.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Stéphane Haslé]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1254/abjection-votre-honneur</guid>
                <pubDate>Tue, 25 Nov 2025 06:18:56 +0100</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                                    <category>Humeur</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Appel au meurtre]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1253/appel-au-meurtre</link>
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                                <description><![CDATA[<p>21 octobre 2025. L’émission TV Quotidien nous rapporte des images de la manifestation de soutien à Nicolas Sarkozy juste avant son incarcération. Où l’on voit un vieux bourge énervé brailler tranquillement juste devant la caméra&nbsp; : “À mort les socialistes&nbsp;!”. Passons sur l’ineptie alléguant que les “socialistes” seraient les ennemis de la bourgeoisie. Mais retenons que techniquement, il s’agit stricto sensu d’un appel au meurtre dirigé contre toute une partie de la population en raison de ses opinions politiques. Libres commères, pour se racheter d’une plaisanterie maladroite qui avait naguère terriblement affecté (!) les “socialistes” locaux, tient à leur signaler l’incident afin qu’ils puissent ester devant un tribunal judiciaire ou médiatique pour faire expier sa haine socialocide à cet odieux sarkonard – parfaitement identifiable à l’image, soulignons-le. Car – hélas – nous craignons fort qu’il ne se trouvera nul journaliste de garde pour aboyer inlassablement “Est-ce que vous condamnez ?!!” à quiconque suite à ce regrettable incident, pourtant signe d’un ensauvagement évident de la bourgeoisie, voire d’un communautarisme antirépublicain des héritiers nés avec une cuiller en argent dans la bouche. Pas plus que de zélés policiers pour placer le contrevenant en garde à vue pour ses propos et opinions politiques extrémistes. Pour ce futur combat, soyez assurés que Libres Commères se tiendra courageusement derrière vous. Non, ne nous remerciez pas : nous ne faisons là qu’écouter notre sens du devoir républicain.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Un radis noir]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1253/appel-au-meurtre</guid>
                <pubDate>Sat, 22 Nov 2025 16:41:37 +0100</pubDate>
                                    <category>Humeur</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Gustave Brun, peintre, Dolois et socialiste]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1252/gustave-brun-peintre-dolois-et-socialiste</link>
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                                <description><![CDATA[<p>On n’a pas l’habitude de mélanger les pinceaux et la politique dans Libres Commères mais quand l’occasion se présente, pas question de bouder notre plaisir : je viens par hasard de tomber sur Gustave Brun, né le 23 novembre 1817 à Dole. Cet artiste peintre, initié très tôt à la peinture par Désiré Besson, fondateur et premier conservateur du musée de Dole, séjourne un temps à Paris mais revient rapidement dans sa ville natale. Socialiste déclaré à une époque où François Hollande n’avait pas encore de rond de serviette à la cantine de à l’Assemblée nationale, Brun prend ses habitudes au «&nbsp;Club des Carmélites&nbsp;» qui milite pour l’instruction du peuple, le maintien de la République et l’avènement des doctrines socialistes.<br>Cet engagement politique et sa résistance au coup d’Etat de décembre 1851 orchestré par le futur Napoléon III lui ont valu deux ans de prison.</p><p>Sa peinture témoigne des mœurs et de la société de son époque. «&nbsp;Ses peintures sont précises et les visages expressifs illustrent ainsi très exactement la misère de la campagne doloise et l’arrogance de la bourgeoisie de l’époque.&nbsp;» Et bing ! Bien envoyé mais je ne sais plus par qui.</p><p>Par testament, Brun lègue à Dole où il a passé l’essentiel de sa vie ses deux maisons et les tableaux présents dans son atelier afin que l’argent récolté soit distribué aux pauvres. Beau geste de la part d’un homme qui, malgré un métier pas toujours très rémunérateur et des idées socialistes, avait tout de même du bien immobilier. On ne sait pas s’il en tirait des loyers…</p><p>La toile qui illustre cet article s’intitule «&nbsp;Dieu prodigue ses biens à ceux qui font vœu d'être siens&nbsp;» date de 1874, est conservée au Musée des beaux-arts de Dole et prouve que le dit Brun avait l’humour caustique. Ça permet aussi de rappeler que le port de la soutane ne date pas d’hier et prouve un attachement inquiétant des actuels curés de la paroisse à des régimes qu’on aurait aimé savoir révolus.</p><p>Ceux qui désireraient pousser un peu plus loin avec Brun pourront toujours se pointer le dimanche 22 novembre à 15h00 au Musée des Beaux-Arts : une visite leur apportera d’autres renseignements. Elle porte également sur d’autres peintres locaux mais on n’est pas obligé de rester vu que l’entrée est libre et la sortie gratuite.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Christophe Martin]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1252/gustave-brun-peintre-dolois-et-socialiste</guid>
                <pubDate>Thu, 20 Nov 2025 08:34:30 +0100</pubDate>
                                    <category>Culture</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[L'extrême-droite teste ses méthodes de communication et de provocation]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1251/lextreme-droite-teste-ses-methodes-de-communication-et-de-provocation</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Depuis plusieurs mois, la ville de Dole est le théâtre d’actions ciblées par le groupuscule d’extrême-droite&nbsp;<em>Nemesis</em>, se présentant comme « féministe » tout en diffusant des discours transphobes, racistes et nationalistes radicaux. Sous couvert de patriotisme, ses membres mettent en place des opérations de communication calculées, destinées à provoquer des réactions, générer du contenu viral, et cibler des opposants. Retour sur une stratégie bien rodée, révélée lors d’un incident survenu le 4 septembre dernier.</p><p>Une implantation locale masquée par des symboles nationaux</p><p>Déjà repéré lors du festival&nbsp;<em>Cirques et Fanfares</em>, le groupuscule&nbsp;<em>Nemesis</em>&nbsp;tente de s’implanter discrètement à Dole. Ses membres y ont notamment affiché des banderoles depuis un appartement en centre-ville, et multiplié les apparitions ciblées dans l’espace public.</p><p>Le 4 septembre, la porte-parole bisontine du mouvement a été vue déambulant dans les rues avec plusieurs drapeaux français, filmée par son compagnon dolois et accompagnée d’un tiers adoptant un comportement de garde rapprochée. Des passants ont tenté d’interpeller verbalement les militants, entraînant une confrontation filmée, montée et diffusée sur les réseaux sociaux du groupe.</p><p>Vidéos, désinformation et mise en scène de la « victime »</p><p>La vidéo diffusée met en scène la militante se présentant comme victime d’un « gauchiste qui arrache un drapeau français ». Un récit simplifié, hors contexte, qui nie totalement les motivations politiques des militants et le fait que le drapeau avait été illégalement accroché à la collégiale, un bâtiment classé.</p><p>Le montage joue sur l’émotion, la colère visible d’un opposant est exploitée pour légitimer la diffusion, sous prétexte de « consentement » donné sous l'effet de la colère, loin du réel consentement libre et éclairé dont toute féministe devrait connaître la définition. La publication, largement relayée sur TikTok et Instagram, a déclenché une avalanche de commentaires haineux : insultes, menaces de mort, appels à la milice et à la guerre civile. Beaucoup viennent de masculinistes déversant des propos misogynes, bien loin du féminisme assumé par la porte-parole.</p><p>Plus troublant encore, ces réactions viennent de toute la sphère internationalisée de l’extrême-droite : France, Espagne, Pologne, Italie, mais aussi Brésil, Argentine ou États-Unis. Cela n'est pas si étonnant puisque l'action prévue initialement par la porte-parole semblait reprendre les codes du mouvement international «&nbsp;Raise the Flag&nbsp;», campagne inspirée d’actions de droite radicale américaine incitant les sympathisants à afficher le drapeau national dans l’espace public pour revendiquer un attachement à une vision nationaliste, souvent xénophobe, de l’identité. L’objectif est autant de s’affirmer que de provoquer. Un réseau de solidarité de l'extrême-droite qui contraste fortement avec l’isolement souvent vécu par les militants antifascistes ciblés.</p><p>Une stratégie de haine bien huilée</p><p>Le fonctionnement est désormais bien connu : une action filmée dans l’espace public, une provocation assumée, des réactions filmées, montées, sorties de leur contexte, puis diffusées pour alimenter l’indignation dans les cercles d’extrême-droite.</p><p>Cette stratégie utilise peu de moyens — un simple téléphone suffit — mais un levier puissant : la réactivité émotionnelle. Chaque séquence devient un outil de recrutement, de propagande, et de ciblage personnel. Dans ce cas précis, l’un des opposants identifiés a vu son nom et sa ville diffusés, et a subi menaces et intimidations dans la rue.</p><p>Comprendre pour résister</p><p>Les mouvements d’extrême-droite, comme&nbsp;<em>Nemesis</em>, maîtrisent parfaitement les codes de la communication virale, et savent tirer parti de chaque interaction pour renforcer leur narratif victimaire. Derrière une façade féministe ou patriotique, ils véhiculent un message profondément excluant et haineux.</p><p>Face à cette stratégie, la vigilance collective est essentielle : savoir repérer les manipulations, éviter de se laisser entraîner dans des mises en scène, et surtout, créer des formes de résistance qui ne tombent pas dans les pièges tendus.</p><p>Les fascistes s'organisent, à nous de réagir à la haine qui se met en place et dont, vraisemblablement, nous avons du mal à prendre la pleine mesure.</p><p>UnchainedDuck.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[La Rédac']]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1251/lextreme-droite-teste-ses-methodes-de-communication-et-de-provocation</guid>
                <pubDate>Sun, 16 Nov 2025 10:26:26 +0100</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[“Once upon a time, life”. « Il était une fois, la vie » ; la suite … ; 4ème partie ; Construction psychique ; les Blessures, la 1ère : le rejet.]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1250/once-upon-a-time-life-il-etait-une-fois-la-vie-la-suite-4eme-partie-construction-psychique-les-blessures-la-1ere-le-rejet</link>
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                                <description><![CDATA[<p>À présent penchons-nous sur les «&nbsp;blessures principales&nbsp;».</p><p>Dans les définitions qui sont données et dans leurs interprétations il est nécessaire d’avoir un certain recul et de ne pas chercher à s’identifier à une blessure en particulier car bien que nous en soyons porteurs, elles s’expriment dans chaque individu avec plus ou moins de combinaisons entre elles.</p><p>Il ne faut pas perdre de vue que bien souvent puisque nous n’avons pas appris comme nous nous sommes développés et fonctionnons, nous ne savons pas exprimer nos émotions par des mots et des phrases. Ainsi ce qui nous a manqué au cours de notre développement dans notre enfance est rarement exprimé.&nbsp; Souvent on peut constater que certaines personnes sont en attente toute leur vie de ce qu’ils n’ont pas reçu affectivement de leurs parents alors que ceux-ci ont toujours penser qu’ils agissaient au mieux pour leurs enfants.&nbsp;</p><p>La première ″blessure″ qui va se mettre en place sera celle du «&nbsp;REJET&nbsp;».</p><p>Imaginez la transformation de la chenille lors de sa mutation qui passe par un cocon pour devenir un papillon, changement d’état qui, si l’on y pense, est un bouleversement total. Il en est de même pour l’enfant qui nait en prenant pied dans ce que l’on appelle notre monde. Si personne ne vous l’explique, vous n’en aurez pas conscience.</p><p>L’enfant à naitre se sera formé et aura vécu pendant 9 mois dans un monde, un milieu liquide (<em>je ne vais pas développer sur ce milieu,</em> <em>effectuez vos recherches</em>), connecté avec maman qui échangeait avec lui en permanence. Il va se retrouver expulsé dans le monde gazeux où nous évoluons. Il va y passer sa vie dite terrestre confronté à une multitude de situations et d’expériences. Tout cela sera classé et répertorié dans son inconscient et dans sa « bibliothèque&nbsp;mémoire&nbsp;». Cette expérience en lien direct avec son arrivée dans le monde terrestre gazeux sera mémorisée sans souvenir conscient de ce moment. C’est exactement comme lorsque vous découvrez une terre vierge et que la trace de vos pas va demeurer en étant le début de votre exploration. Le cordon ombilical étant coupé, le début d’une autonomie se fait jour mais le bébé n’en demeure pas moins dépendant de maman. Dans un tout premier temps, après ce moment de grand bouleversement, un bref retour de quelques heures sur la poitrine de maman se voudra rassurant. Il en sera de même entre le couffin et les bras de maman pour l’allaitement. Rejet puis retour à la sécurité des bras de maman. Nous nous rendons bien compte que dans ces moments où tout parait logique, inné, nous n’avons pas forcément conscience de ce qui se joue.</p><p>Dans l’interprétation de cette blessure du ″Rejet″ nous admettons qu’elle se met en place de la naissance jusque vers un an. Comme je l’ai déjà énoncé les «&nbsp;bornes&nbsp;définies » sont flottantes, un peu avant ou un peu après dans le temps qui passe.&nbsp;</p><p>Dans l’interprétation de cette blessure, tout comme dans l’interprétation des autres blessures, il ne faut rien prendre comme une vérité absolue mais comme des possibilités de réflexion. La construction de chacun se fera dans une combinaison complexe de l’environnement dans lequel il baigne. Si j’insiste sur cela c’est pour ne pas tomber dans le piège du jugement et de la mauvaise interprétation.</p><p>Il est communément admis que nous portons des «&nbsp;masques&nbsp;» ne nous montrant pas tel que l’on est mais avec le masque ou les masques de nos blessures. Pour le rejet, ce sera le masque du ″FUYANT″.</p><p>Cette blessure s’ancre par une non-communication avec l’enfant&nbsp;; un enfant seul dont on ne s’occupe pas, laissé à lui-même&nbsp;; un enfant rejeté car non désiré (je ne te voulais pas).</p><p>Si une fois adulte il est dans cette blessure et qu’il la rejoue, il se sentira transparent aux yeux du monde, il sera là sans être là. Il peut même se poser des questions sur son droit d’exister, d’être là.</p><p>Il pourra être dans la dévalorisation de lui-même en se comparent aux autres et en se trouvant inférieur ou pire encore nul.&nbsp;Il peut même faire en sorte que dans les relations qu’il développe il agisse de tel sorte qu’il se fasse rejeter par le groupe. Et en amour il peut évoluer entre l’amour passion et la haine si la relation ne fonctionne pas comme il l’imagine. Dans son travail il acceptera les critiques comme des fautes qu’il commet même s’il accomplit parfaitement son travail.</p><p>A l’inverse s’il refoule sa blessure il deviendra hyper actif, tout le contraire de ce qu’il avait subi enfant et qui lui avait été imposé. Il développe une vie intérieure très riche. Souvent ce sera un enfant très intelligent. Il pourra aussi faire beaucoup de bruit pour attirer l’attention, être «&nbsp;enquiquinant&nbsp;» et, adulte, monopoliser l’attention. Cette attitude est là pour en réalité masquer une grande souffrance.</p><p>De son hyper activité il peut développer un sens artistique pour exister à travers ses créations.&nbsp;</p><p>Dans sa vie d’adulte s’il sublime sa blessure du rejet : il se voudra trait d’union entre les gens avec la volonté d’être un rassembleur.</p><p>À suivre…</p><p>Bernus Romanus PLS.&nbsp;</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Bernard Mourey]]></author>
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                <pubDate>Thu, 13 Nov 2025 20:40:21 +0100</pubDate>
                                    <category>Santé</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Contre tous les va-t-en-guerre]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1249/contre-tous-les-va-t-en-guerre</link>
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                                <description><![CDATA[<p><em>Discours de la section de Dole de la Libre pensée, prononcé ce 11 novembre lors d’un rassemblement pacifiste.</em></p><p>Amis, compagnons citoyens, camarades, je vous adresse le salut fraternel de la section de Dole de la Libre pensée.&nbsp;</p><p>Ce matin, dans les discours des cérémonies officielles du 11 novembre, nous pouvons être certains qu'il a été répété maintes fois «&nbsp;que les poilus n’étaient pas morts pour rien, que leur sacrifice avait sauvé la France, que c'était un bel exemple pour la jeunesse&nbsp;!&nbsp;» En&nbsp; taisant la vérité historique, que nous avons déjà dite et que tous peuvent vérifier. La vérité, c’est que le peuple allemand, après quatre années de guerre, s’était révolté, obligeant Guillaume II à prendre la fuite le 9 novembre 1918, pour ne pas subir le même sort que son cousin Nicolas II. Que son état major, pour surmonter la crise, avait été contraint de demander, deux jours plus tard, un armistice qui a été accepté avec soulagement par nos généraux qui craignaient pour eux-mêmes, parce les rebellions se multipliaient, que la stratégie des exécutions pour l’exemple et la mise au pilori des familles des condamnés, appliquée en 1914 et 1915, était ressentie comme une provocation par la troupe, que la révolution menaçait de gagner la France. Si l’histoire est travestie, depuis plus d’un siècle, c’est parce qu’il faut cacher aux peuples, que leur forces unies peuvent imposer la paix. C’était vrai en 1918, encore plus en 2025&nbsp;! Il faut aussi discréditer les pacifistes. C’est pourquoi dans notre pays, qui est dans le camp des US et de sa base avancée Israël, ceux qui manifestent contre le génocide des palestiniens sont qualifiés de racistes. De même, ceux qui veulent la paix entre la Russie et l’Ukraine, sont accusés d’être des agents de l’étranger, tout comme l’avait été Jean Jaurès avant son assassinat&nbsp;! Mes camarades, le cauchemar de la guerre est redevenu une réalité.&nbsp;</p><p>Maintenant, en style télégraphique pour ne pas abuser de votre temps&nbsp;:</p><p>1)&nbsp; Sur les menaces de guerres&nbsp;extérieures&nbsp;: En 2026, 14 milliards d'euros seront consacrés aux programmes d'armement, soit une hausse de plus de 30 % par rapport à 2025. Les hôpitaux ont reçu des consignes pour l’accueil des blessés de guerre. Le contenu d’un kit d’urgence pour être autonome pendant 3 jours est diffusé. Les mesures en cas d’urgence ont été actualisées le 5 novembre.</p><p>Le N° d’octobre de notre mensuel la Raison dévoile que, pour la liaison Lyon-Turin, le gouvernement a choisi le grand gabarit, conformément à la «&nbsp;résolution sur la mobilité militaire&nbsp;» de la Commission européenne. Nous publions la carte du «&nbsp;corridor méditerranéen&nbsp;» qui va de l’Ukraine au sud de l’Espagne, via Budapest, Milan, Lyon, Barcelone&nbsp;! La conclusion, c’est que l’UE prépare la guerre, et que notre gouvernement applique ce plan.&nbsp;</p><p>2) Sur la préparation à une guerre civile&nbsp;: 24 exemplaires du Centaure de 14,5 tonnes, à 650&nbsp;000 € pièce, ont été déployés pendant la journée de grève du 18 septembre dernier. Le général Bonneau commandant de la Gendarmerie nationale a déclaré devant le Sénat: «&nbsp;Si nous avions un engagement majeur, à l’Est par exemple, je pense que nous pourrions avoir des sabotages et aussi des manifestations&nbsp;car je ne suis pas sûr que tous nos concitoyens soient favorables à ce type d’engagement.&nbsp;» Une manœuvre de réservistes de l’armée, dans le Jura, baptisé Centaurex 25 a duré une semaine. Je cite le Progrès&nbsp;: «&nbsp;Un scénario fictif,&nbsp;mais un risque bien réel… les grandes villes sont livrées au désordre,&nbsp;les forces actives engagées à l'étranger, et les réservistes appelés en renfort pour protéger la population.&nbsp;». C’est la confirmation des propos du général Bonneau et la preuve que le gouvernement prépare une guerre civile contre des opposants à une guerre extérieure.&nbsp;</p><p>3) Sur la militarisation de la jeunesse: les réservistes de Centaurex,&nbsp;c’étaient des jeunes&nbsp; «&nbsp;au fort bagage intellectuel&nbsp;» appâtés par une rémunération de 40 à 200 euros par jour.&nbsp;</p><p>L’objectif est de passer de 45000 à plus de 100 000 réservistes.&nbsp; Pour les plus petits, dès le collège, le gouvernement ouvre des classes de défenses qui sont associées à une unité de l’armée&nbsp;: une à Saint Claude, une autre à Maryse Bastié. En Saône et Loire, elles passent de 3 en 2020 à 23&nbsp;avec 5 ouvertures cette année !</p><p>Camarades «&nbsp;Le capitalisme c’est la haine, la convoitise sans frein, le capitalisme c’est la guerre&nbsp;» ”</p><p>4) Sur la guerre économique. Tout se passe comme si l’effondrement de l’URSS, dite &nbsp;”la fin de l’histoire”, avait libéré les antagonismes entre les capitalismes nationaux. Et c’est tout bénéfice pour les US que de mettre l'Allemagne à genou et surtout la France avec son immense domaine maritime, sa situation stratégique et son abominable Sécurité sociale qui empêche les fonds de pension de prospérer! Sans compter ces français qui risquent encore de se révolter&nbsp;!&nbsp;</p><p>Alors, comment résister&nbsp;?&nbsp;</p><p>Chers camarades, un ex-président est sorti de prison. À chacun de juger s’il méritait d’y rester et d’autres de le rejoindre&nbsp;! Il a pu bafouer notre vote du 29 mai 2005 et approuver le rattachement de notre pays à l’OTAN, entamé par Chirac, sans consulter le peuple, parce que la constitution le permet&nbsp;! Est-ce que la situation serait la même si la démocratie avait été respectée&nbsp;? Quant à Emmanuel 1er&nbsp; qui multiplie les décisions contre l’intérêt général, il accumule les provocations tel un picador : «&nbsp;révoltez vous que je vous mate&nbsp;!&nbsp;». Il est le champion pour abuser du pouvoir que lui confère la Ve République. C’est pourquoi la Libre pensée, pour rétablir la démocratie, revendique&nbsp; la convocation d’une assemblée constituante et que la volonté du peuple soit respectée concernant l’appartenance à l’UE et à l’OTAN. Citation&nbsp;: «&nbsp;Sous la tutelle de l’OTAN, les pays de l’Union européenne sont engagés dans des sanctions sévères contre la Russie…Les Etats membres doivent accepter qu’elles auront inévitablement des effets négatifs sur leur économie&nbsp;»&nbsp; Est-ce acceptable&nbsp;? Que pensent nos concitoyens à Dole et ses environs, de ces choix qui poussent les capitalistes du secteur de la chimie à délocaliser, pour protéger leurs bénéfices, à cause du gaz qui coûte 4 à 5 fois plus cher qu’aux US&nbsp;? Camarades, le Jura, et particulièrement notre ville de Dole, est maintenant dans l’œil du cyclone capitaliste, menacé des mêmes désastres économiques qu’a subi la Lorraine.</p><p>Nous sommes pour la défense des acquis de la Révolution&nbsp;: La France égalitaire des départements contre &nbsp;l’Europe des régions&nbsp;qui les met en concurrence. Ex : «&nbsp;Ah, la région PACA, elle est plus dynamique que Champagne-Ardennes&nbsp;!&nbsp;». Nous défendons la loi de 1901 qui garantit la liberté d’association et qui nous permet de nous réunir aujourd’hui. Son rapporteur était le Jurassien George Trouillot. Elle a été abrogée, avec la loi Combe, par Pétain, et elle est aujourd’hui menacée par la loi dite «&nbsp;contre le séparatisme&nbsp;». Ce sont ces deux lois qui ont fait le lit de la loi de 1905 de séparation des églises et de l’Etat. Nous organisons, le 6 décembre prochain au gymnase Japy à Paris, un meeting laïque pour commémorer son 120e anniversaire. Enfin, contre l’appât du gain des capitalistes, nous appelons à l’unité pour défendre la Sécu.&nbsp;</p><p>Amies, amis, camarades, contre la remilitarisation de la jeunesse, 25 d’entre nous ont déjà donné leur nom et adresse mail pour suivre la situation dans un collectif «&nbsp;pour l’abrogation du SNU&nbsp;» qui pourrait s'appeler maintenant «&nbsp;contre la militarisation de la jeunesse&nbsp;». Pour le rejoindre et le renforcer une feuille circule. Merci si vous vous inscrivez. À bas la guerre, ni Dieu ni maître, et vive la sociale&nbsp;! Je vous remercie&nbsp;! Pour la section de Dole de la Libre pensée.&nbsp;</p><p>Daniel Brémond.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[La Rédac']]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1249/contre-tous-les-va-t-en-guerre</guid>
                <pubDate>Tue, 11 Nov 2025 19:28:03 +0100</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                                    <category>International</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Des opérations « péages gratuit » qui rendent service à Vinci]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1248/des-operations-peages-gratuit-qui-rendent-service-a-vinci</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Mon tonton bosse chez Vinci. Il est plutôt de gauche, et quand il entend parler des opérations de péage gratuit, il a un petit sourire navré : les braves rebelles&nbsp;pensent frapper le géant autoroutier au portefeuille… alors qu’en réalité, ils lui rendent service.&nbsp;Car non, Vinci, ou chez nous&nbsp;APRR,&nbsp;ne tremble pas à chaque barrière levée. Sur le moment, oui, l’automobiliste profite d’un passage gratos avec un manque à gagner immédiat pour la société d’autoroute… mais rassurez-vous,&nbsp;elles ne perdent jamais vraiment. Car ce manque à gagner est mis en avant lors&nbsp;les négociations avec l’État et permet à Vinci et consort d’obtenir des&nbsp;rallonges de concession ou des hausses de tarif. Autrement dit, quand les automobilistes savourent un peu de gratuité, c’est surtout une avance qu’ils paieront, avec intérêts, lors des prochains passages au péage.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Léandre]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1248/des-operations-peages-gratuit-qui-rendent-service-a-vinci</guid>
                <pubDate>Sun, 09 Nov 2025 16:45:31 +0100</pubDate>
                                    <category>Économie</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Un vrai syndicat d’initiatives]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1247/un-vrai-syndicat-dinitiatives</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Qui se souvient encore des syndicats d’initiative ? L’expression était belle. Les syndicats avaient alors bonne presse. Avant que les offices de tourisme municipaux mis en place par l’administration ne les remplacent aujourd’hui presque totalement, les syndicats d'initiative étaient des associations à but non lucratif. Des bénévoles se démerdaient avec trois francs six sous pour promouvoir leur patrimoine collectif, attirer et accueillir les touristes.&nbsp;</p><p>De nos jours, les offices de tourisme assurent le même service public mais on y a sans doute perdu le goût du militantisme derrière le guichet. Rien contre les hôtes et les hôtesses d’accueil qui assurent souvent très bien leur taf derrière le desk mais en tant que salariés, c’est beaucoup plus difficile et moins naturel de prendre des initiatives. D’une manière générale, c’est toujours plus compliqué d’envisager autre chose quand on est dans la matrice et qu’on est payé pour. On peine à s’extirper de dedans son fauteuil et à sortir de sa zone de confort. La plupart du temps, on n’y pense même pas.&nbsp;</p><p>A Libres Commères, on est plus d’un à ne plus vouloir faire un petit tour de piste avant de rentrer chez soi deux heures plus tard. Les offices de tourisme syndicaux organisent très bien ce genre de ronron protestataire. Mais ce sera sans nous. Avec la BASE, on cherche d’autres voies, on cherche à être un vrai syndicat d’initiatives, associatif, indépendant, loin de la Charte d’Amiens et des centrales de Paris. On ne renie nullement les conquis sociaux. Au contraire, on cherche à rendre hommage à nos ainés de la CGT à qui on doit la sécu, les congés payés et les bonnes pages du Code du travail.&nbsp;</p><p>Et pour être à la hauteur, il faut trouver de nouvelles manières de militer pour changer DE régime. Rien n’est possible avec ce gouvernement ni avec aucun autre qui émanera de cette caste bourgeoise, corrompue et corruptrice. Croire qu’on peut négocier avec des menteurs, c’est du pipeau. Le faire croire à ses adhérents, c’est pire encore. A Libres Commères, il n’y a pas d’adhérents, il n’y a que des contributeurs. Ou tôt ou tard, ils le deviendront. Que vous le vouliez ou non, vous voilà embarqués dans un syndicat d’initiatives qui, de la BASE, s’adresse à la base. Alors vous en êtes&nbsp;?</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Christophe Martin]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1247/un-vrai-syndicat-dinitiatives</guid>
                <pubDate>Fri, 07 Nov 2025 21:08:09 +0100</pubDate>
                                    <category>Humeur</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Encore un honnête homme jeté en prison]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1246/encore-un-honnete-homme-jete-en-prison</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Il y a une vingtaine d’années circulait une blague dont la morale était qu’il était impossible d’être à la fois intelligent, honnête et sarkozyste, n’importe lequel des trois termes étant incompatible avec les deux autres ensemble. L’actualité récente montre que ce postulat n’a pas pris une ride.</p><p>La récente condamnation de Nicolas Sarkozy (NS) à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs donne lieu depuis quelques jours à un tsunami de commentaires qui sont autant d’insultes à la décence, à la probité, à la raison et à la démocratie. [1]</p><p>L’une des caractéristiques les plus stupéfiantes de la droite, c’est sa capacité à hurler au laxisme judiciaire en permanence… Sauf&nbsp; ! Quand c’est la droite qui est sanctionnée par la justice. Là, tout au contraire, on crie au scandale, à l’injustice, au complot politique, etc. [2]</p><p>La droite est la championne du deux poids deux mesures. Simple mauvaise foi partisane presque universellement partagée pourrait-on objecter. Non, non, pour la droite, ça va bien au-delà. Et c’est parfaitement logique. Puisqu’au cœur de sa mentalité, de sa vision du monde, se trouve l’inébranlable croyance en l’inégalité, pratiquement érigée en principe politique fondamental. Une justice impitoyable&nbsp;? Oui, avec les pauvres, les arabes et les gauchistes. Non pas avec les bourgeois, les racistes et les “honnêtes gens” de droite.</p><p>Ah ! “La France des honnêtes gens”… La trouvaille du parti Les Républicains et de son président le presqu’ouvertement fasciste Retailleau, a fait beaucoup rire à gauche et au-delà tant le nombre de politicards de droite (dont une bonne part de sarkozystes) épinglés par la justice est effarant.</p><p>Mais il faut prendre le slogan au sérieux en le regardant avec un œil de droite pour le comprendre véritablement. Les “honnêtes gens” de la droite, ce ne sont pas des gens qui se distinguent par une moralité en titane et un respect des lois exemplaire. Ce sont les gens de droite qui soutiennent inconditionnellement les politiciens de droite. Appartenir aux ”honnêtes gens”, c’est déclarer sa loyauté aveugle au pouvoir de droite, comme dans la mafia [3]. Appartenir aux “honnêtes gens”, c’est une pétition de principe [4] : les gens de droite sont des honnêtes gens puisqu’ils sont de droite et que la droite c’est le camp des honnêtes gens. CQFD PQEDD [5].</p><p>Attention ! Ce que l’on pourrait prendre pour une aimable plaisanterie est éclairé d’un jour inquiétant par le cas NS. Partant du principe irréfragable [6] que NS est “honnête” (car de droite, et même grand (!) chef de droite), ses soutiens ne peuvent tirer qu’une seule conclusion de sa condamnation : les juges sont pourris, malfaisants, partisans, haineux… En un mot : gauchistes. Et nous revoilà embarqué dans le train fantôme de la prétendue “dictature des juges” – comme à chaque fois qu’une vedette de la droite est condamnée [7].</p><p>Où le deux poids deux mesures de la droite révèle toute sa perversité et son potentiel fasciste : NS et la droite hurlent au viol de l’État de droit et de la Démocratie en accusant les juges de haine et de partialité, en appellent donc implicitement ou explicitement à la neutralisation des juges, et mettent de facto à l’agenda la suppression de l’indépendance du pouvoir judiciaire, donc de l’État de droit, donc de la Démocratie.</p><p>“Oulala&nbsp;! Faut pas parler de fascisme comme ça à la légère !” bêlent en chœur les petits bourgeois qui pensent pouvoir s’en tirer avec leurs postures morales avantageuses et leur barrage républicain en papier. On leur signalera que c’est précisément en s’en prenant aux juges que l’Italie de la crapule Berlusconi a tranquillement glissé vers le post-fascisme bon teint de Meloni. Et que c’est au nom de la défense de la Démocratie contre les juges que les hordes trumpistes ont envahi le Capitole le 6 janvier 2021, puis à nouveau porté à la Maison blanche leur héros, dont même les plus timorés reconnaissent qu’il applique une politique fasciste.</p><p>Pour revenir en France, on rappellera quelques-uns des autres méfaits de NS : banalisation des idées racistes et autoritaires de l’extrême-droite dès son arrivée place Beauvau ; suppression de la police de proximité et renforcement des brigades anti-criminalités (BAC) qui ont attisé la conflictualité dans les quartiers pauvres et les violences policières ; rupture de la politique étrangère française et alignement sur Washington notamment par le retour de la France au sein du commandement militaire intégré de l’OTAN ; annulation du résultat du référendum de 2005 qui avait permis au peuple français de rejeter le Traité constitutionnel européen dont on ressent chaque jour la toxicité pour la souveraineté populaire, les droits sociaux et le niveau de vie des français ; suppression de la possibilité constitutionnelle de condamnation pénale du Président de la République pour haute trahison commuée en simple destitution pour manquement à ses devoirs ; sans parler de la poursuite de la destruction de l’État social et des services publics “as usual” depuis le milieu des années 1980.</p><p>On rappelle tout cela à l’attention des castoridés qui en appellent au “barrage républicain” par réflexe pavlovien et continuent à sauver les meubles de la droite quand ils ne peuvent gagner une élection. La droite reste la droite. La droite est sans foi ni loi. La droite a un besoin vital de mentir et de manipuler pour diviser les classes populaires. La droite se contrefout de la démocratie. La droite ne se soucie que de ses intérêts, de ses privilèges, de son pouvoir – aussi minable et insignifiant soit-il. La droite n’a aucun problème avec l’avénement du fascisme. La droite ne présente pas (ou plus) de différence significative avec ce que l’on appelle encore communément l’extrême-droite.</p><p>Quand on fait gagner une position de pouvoir à une personne de droite – ait-elle la figure innocente et juvénile d’une brave grenouille de bénitier ou le visage joufflu et un peu niais d’un gros kiki velu – on affaiblit le camp de l’Égalité et donc la perspective d’une vraie Démocratie. A fortiori quand on s’en retourne somnoler dans son canapé avec le sentiment repu et satisfait du devoir accompli jusqu’à la prochaine foire électorale.</p><p>Alors ? Ne sous-estimons pas nos adversaires ni leur dangerosité. Extirpons-nous du vulgaire commentariat indigné. Examinons soigneusement les armes du camp d’en face. Forgeons les nôtres. Tâchons d’éclairer la pente fasciste des “honnêtes gens” aveuglés par la démagogie pour tenter de les ravoyer. Et mettons-nous au travail sans délai pour bâtir une vraie Démocratie – enfin.</p><p>**************</p><p>[1] On laisse la responsabilité au lecteur d’aller s’exposer à l’abjection sarkolâtre dans à peu près n’importe quel média, et aux explications des raisons de la condamnation de NS auprès de gens sérieux comme Fabrice Arfi ou Clément Viktorovitch par exemple.</p><p>[2] Nous n’illustrerons pas ici le phénomène, comptant sur le fait qu’il se trouvera en France quelques courageux ou facétieux pour compiler toutes les déclarations de NS sur la nécessité d’une justice impitoyable avec les délinquants et ses chouineries actuelles sur les méchants juges qui veulent engeôler et humilier le brave petit innocent qu’il serait.</p><p>[3] Rappelons que NS se fait surnommer le “parrain”, qu’il a été formé notamment par l’interlope Charles Pasqua, et qu’il continue à être consulté par nombre de politiciens de droite, comme le dernier ministre Lecornu.</p><p>[4] La pétition de principe est un raisonnement fallacieux dans lequel on suppose vrai ce qu’il s’agit de démontrer.</p><p>[5] CQFD PQEDD : ce qu’il fallait démontrer pour qui est de droite.</p><p>[6] En droit, une présomption irréfragable interdit au défendeur d’apporter la preuve contraire. Autrement dit, par principe, ce qui est irréfragable ne peut pas être contredit. Exemple&nbsp; : “nul n’est censé ignorer la loi”&nbsp; ; impossibilité matérielle mais vérité incontestable pour le système judiciaire.</p><p>[7] Voir le cas de Marine Le Pen condamnée pour détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants européens il y a quelques mois ; Marine Le Pen qui a d’ailleurs immédiatement et spontanément affiché son soutien à NS.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Un radis noir]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1246/encore-un-honnete-homme-jete-en-prison</guid>
                <pubDate>Wed, 05 Nov 2025 19:12:39 +0100</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Ça ne rentrera pas]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1245/ca-ne-rentrera-pas</link>
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                                <description><![CDATA[<p><em>Voici les brèves qui ne rentreront pas dans la prochaine édition de Libres Commères qui part sous peu aux presses.</em></p><p>SOUDAIN LE SOUDAN .- La population soudanaise est victime depuis deux ans d'une guerre civile meurtrière et il y a de bonnes âmes qui n'ont de cesse de s'émouvoir, non pas tant de cette situation humanitaire critique, mais du fait qu'en Occident, on s'émeuve plus du sort des Palestiniens génocidés que des Soudanais massacrés, des bonnes âmes que par ailleurs on ne voit nulle part pour quoi que ce soit et qui passent leur temps, pour certains, à vomir sur LFi devant leurs écrans. On a déjà expliqué qu'il existait dans le Nord-Jura un réseau particulièrement actif qui a noué des liens avec la Palestine. Le soutien aux Palestiniens se double d'un sentiment anti colonial envers Israël sans oublier l'impunité dont jouit le régime de Netanyahou jusque sans l'Hémicycle et les médias. La situation soudanaise est particulièrement confuse au vu des puissances étrangères qui soutiennent et arment d'un côté les forces armées soudanaises (Turquie, Arabie Saoudite, Pakistan, Iran, Chine, Corée du Nord, Égypte) de l'autre, les RSF, Forces de Soutien Rapide (Émirats arabes unis, Éthiopie, Libye Haftar). Sans oublier que le groupe Wagner patrouille dans le coin et qu'Israël alimenterait en armes les deux camps. La situation des civils déjà critique s'aggrave et il est bien sûr urgent de la dénoncer. Que les je-vous-l'avais-bien-dit arrêtent de nous faire la leçon devant leur ordi et viennent filer un coup de main pour faire savoir ce qui se passe réellement dans ce coin d'Afrique. Les Soudanais ont des minerais stratégiques sous les pieds et cela attise un conflit qui comme d'habitude prend la population dans un étau. C'est le capitalisme impérialiste et sa gloutonnerie qui sont derrière tout ça. Un bon article de <a href="https://contre-attaque.net/2025/10/30/soudan-la-plus-grande-crise-humanitaire-du-monde-au-coeur-dune-guerre-entre-imperialismes/">Contre Attaque</a> fait le point sur le conflit. Quant aux inénarrables donneurs de leçons d’extrême droite, qu’ils restent là où ils sont : chez eux&nbsp;! Fanfan Faron.<br>SACRE COEUR ET LAÏCITÉ .- Le Majestic est en train de remonter la pente grâce à sa programmation paroissiale et exaltante : on programme un docu-fiction catho intégriste et hop, c'est 400 places de vendu, à prix réduit il faut tout de même le signaler. Alors on rajoute deux séances ! Et le padre Christophe Granville viendra présenter une séance du Roi des Rois, un dessin animé qui nous ressert la vie de Jésus pour les Fêtes de fin d’année. Des séances à tarif unique (qui c’est qui paie?) Bon, tant que c'est pas la Collégiale qui ne désemplit pas, on ne va pas sonner le tocsin chez les laïcards. Mieux ! Libres Commères propose d'organiser un festival Don Camillo au Majestic avec des tables rondes autour du message de pauvreté, d'humilité et d'humour véhiculé par les Évangiles. Padre Bio.</p><p>BON ANNIVERSAIRE LA SECU.- Dole fêtera dignement les 80 ans de la Sécurité Sociale. Pas de flonflons mais des tables rondes et, on l'espère, de la réflexion et des perspectives. La présence de Vivien Bourgeon, le promoteur le plus actif du coin de la Sécurité sociale de l'alimentation, le laisse augurer. Le Comité de Défense des Hôpitaux publics de Dole a mis les petits plats dans les grands avec une belle assiette d'invités : historiens, toubibs, économiste. Ne manquera qu'Ambroise Croizat mais on parlera de lui. C'est de 10h00 à 18h30 le samedi 8 novembre au Manège de Brack. Le programme complet est disponible en PDF sur Délivre Commère. Carla Brunette.</p><p>UN PRIX NOBEL POUR LA CIA.- Mariana Corina Machado a reçu le prix Nobel de la Paix dans l'indifférence quasi générale. Seul Raphaël Glucksmann s’est fendu d’un tweet laudateur, ce qui en dit long sur cette farouche opposante à Maduro qui ne rêve que d’ouvrir les vannes des réserves de pétrole du Venezuela aux pétroliers américains. La CIA tente de renverser le régime depuis que Chavez a pris le pouvoir. Certes Maduro n’est ni un modèle de gestion collectiviste du pays ni un parangon de la démocratie : il a laissé s’installer dans le pays une bolibourgeoisie (bourgeoisie bolivarienne) et les conditions de vie pour les classes populaires se dégrade malgré la manne pétrolière, elle aussi mal gérée. Mais Trump ne décolère pas car comme Cuba, le Venezuela lui résiste. En plus, le Donald se voyait déjà avec le Nobel en poche. Bon, c’est une bonne amie à lui qui rafle le pactole : nul doute qu’elle en fera un bon usage pour continuer à ébranler le régime de Maduro. Elle a déjà appelé Netanyahou à la rescousse : on voit le pedigree de la bonne femme. Si les États-Unis n’avaient pas imposé un tel blocus peut-être que le Venezuela n’en serait pas là. Mais ils ne veulent pas comprendre que le continent américain, et spécialement latino, ne leur appartient pas. Pas plus que le Proche-Orient ou Taïwan d’ailleurs. Xi Jinpong.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[La Rédac']]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1245/ca-ne-rentrera-pas</guid>
                <pubDate>Tue, 04 Nov 2025 20:46:08 +0100</pubDate>
                                    <category>International</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Trois petits poèmes]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1244/trois-petits-poemes</link>
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                                <description><![CDATA[<p>L'origine du beau monde</p><p><br>En Occident , tout part d'un cintre dans la penderie&nbsp;: costume, tailleur, chemise ou cravate .<br>Image de celui qui a appris, qui a réussi, est élu ... Être respectable, dominant, présentable&nbsp;? L’élite&nbsp;?&nbsp;</p><p>G. Courbet l’Echine.&nbsp;</p><p></p><p>L'enterrement au tournant</p><p><br>Ils sont figés là sur les bords de chantiers et de routes .&nbsp;</p><p>Tels curés et croque-morts , ils organisent les transports, et les pollutions en toutes sécurité .&nbsp;</p><p>Les déplacements deviennent religion&nbsp;</p><p>Le Vatican est à Matignon<br>Circulation du pognon<br>L’asphyxie au bout du goudron.&nbsp;</p><p>Gustave Cornet.&nbsp;</p><p></p><p>Petit Lézard</p><p>Petit lézard, bien peinard sur le trottoir, tu veux ta place au soleil. Tu ne dis rien.</p><p>As-tu vu le chat Balbuzar qui sieste près du regard ?</p><p>Ronronneur, il est joueur mais s'attaque à plus petit que lui .</p><p>Il défend son territoire, pas partageur.</p><p>Miauleur, son coup de griffe est écorcheur !</p><p>Méfie-toi petit lézard, sous des airs bien propres, il attaque quand ça lui&nbsp; botte&nbsp;!&nbsp;</p><p>Jean Tenlébotte.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[La Rédac']]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1244/trois-petits-poemes</guid>
                <pubDate>Mon, 03 Nov 2025 17:14:04 +0100</pubDate>
                                    <category>Humeur</category>
                                    <category>Culture</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[10/18  : même combat ?]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1243/1018-meme-combat</link>
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                                <description><![CDATA[<p>10 septembre 2025 vs 18 septembre 2025. Comparons.</p><p>10 : appel parti des limbes d’Internet, mais repris par tout un tas de gens qui en ont marre du merdier dans lequel on patauge tous depuis des années. 18 : appel national classique de l’intersyndicale qui semble craindre de se faire déborder comme avec les gilets jaunes.</p><p>10 : mot d’ordre initial appelant à tout bloquer, entendable comme un appel à la grève générale reconductible. 18 : aucun appel à une grève générale reconductible.</p><p>10 : mouvement citoyen atypique et spontané. 18 : mouvement syndical classique, conforme aux habitudes.</p><p>10 : mouvement offensif, prise d’initiative. 18 : mouvement défensif, attentisme face au pouvoir.</p><p>10 : patchwork d’initiatives locales plus ou moins créatives. 18 : mouvement national structuré, cadré.</p><p>10 : désorganisation malgré des velléités d’autogestion. 18 : organisation solide à la main des directions syndicales nationales et de leurs relais locaux.</p><p>10&nbsp;: citoyens lambda, une minorité de syndiqués. 18 : large majorité de syndiqués et de sympathisants de syndicats.</p><p>10 : mouvement politique réclamant le départ de Macron et de sa clique, aspirant à une vraie démocratie et à la refonte des institutions. 18 : mouvement revendicatif demandant au pouvoir en place de bien vouloir accéder aux revendications habituelles (pouvoir d’achat, salaires, retraite, services publics…) sans remettre en cause le cadre institutionnel.</p><p>10 : obtention de la chute du gouvernement avant même de commencer. 18 : demande à être écouté et considéré par le nouveau gouvernement.</p><p>10 : on ne cherche pas à parler à des murs. 18 : on veut encore croire au “dialogue social”.</p><p>10 : on ne veut plus jouer à un jeu de dupes. 18 : on attend que le gouvernement joue le jeu et renvoie la balle.</p><p>10 : on veut créer un vrai rapport de force pour chasser les dirigeants. 18 : on veut juste montrer ses muscles pour attirer l’attention des dirigeants.</p><p>10 : on tente des trucs même si on ne sait pas trop comment faire. 18 : on fait ce qu’on a toujours fait même si on sait que ça ne sert à rien.</p><p>Le lien entre les deux mouvements ? Pas clair.</p><p>Est-ce bien le même mouvement ? Pas sûr.</p><p>Les objectifs sont-ils seulement les mêmes&nbsp; ? Pas évident.</p><p>L’avenir de ce double mouvement ? Difficile à voir. Toujours en mouvement est le futur. Mais le passé est un phare.</p><p>Il est plus que probable que la stratégie éculée du saute-mouton (des journées de mobilisation par-ci par-là entrecoupées de plusieurs semaines d’inaction) donnera le même résultat que d’habitude depuis près de 20 ans, à savoir rien du tout.</p><p>On commence déjà à voir un schéma trop bien connu : au lendemain du 18, les syndicats fixent un ultimatum au gouvernement, qui les reçoit pour leur jouer de la flûte, s’ensuit un appel à une nouvelle journée de mobilisation le 2 octobre… Soupir.</p><p>Folie que de faire toujours la même chose en s’attendant à des résultats différents. Les syndicats sont-ils fous ? Ou bien luttent-ils avant tout pour la conservation de leur monopole sur les mouvements sociaux et finalement pour leur propre survie ?</p><p>Marylise Léon, taulière de la CFDT, nous en donne un bon indice sur BFMTV&nbsp; : “J’ai envie de leur dire [à la gauche et à tous les responsables politiques] : les spécialistes des mouvements sociaux, c’est les organisations syndicales. Chacun son métier&nbsp; ! […] Ça n’est pas aux organisations politiques de décider comment le mouvement social doit s’organiser.” Sous-entendu&nbsp; : c’est le rôle des syndicats&nbsp;? Encore une différence entre le 10 et le 18&nbsp; ?</p><p>Les connaisseurs sentent bien que je brûle de lancer ici un débat sur la famosa Charte d’Amiens et ses apories, mais je n’en ferai rien… Par contre, si vous voulez vous lancer sur le sujet, n’hésitez surtout pas à nous écrire&nbsp; ! À bon entendeur…&nbsp;</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Uhm]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1243/1018-meme-combat</guid>
                <pubDate>Mon, 20 Oct 2025 06:39:23 +0200</pubDate>
                                    <category>Social</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[L’Hôtroscropre de Chris Prolls Octobre 2025]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1242/lhotroscropre-de-chris-prolls-octobre-2025</link>
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                                <description><![CDATA[<p>CHRIS PROLLS, qu’on ne présente plus, est un célèbre amoureux du désastre et de leurs fallacieux messages.&nbsp;</p><p>Ayé, nous avons terminé notre 48ᵉ jour de septembre… bienvenue à octobre et ses feuilles d’automne… 16 premiers sinistres plus tard, que nous réservent ces coquinoux d’astres ?</p><p>BOULIER : En ce début d’automne, ami Boulier, quand tous ces mille soins de misère ou de fête qui remplissent nos jours, cercle aride et borné, ont tenu trop longtemps comme un joug sur ta tête, le regard de ton âme à la terre, tourné… Bref bel Automne !</p><p>TROTRO : En ce mois d’octobre, ami Trotro, toi aussi, comme feu&nbsp; ! Fanfan le Palois, «&nbsp; tu connais les difficultés, tu les as vécues&nbsp; » Cependant, les astres n’ont profondément aucune idée de ce que cela signifie ! Bonne chance, ami Trotro.</p><p>GEAMAL : En ce début d’automne, ami Geamal, l’annonce du nouveau premier ministre te fait vriller. Après une déambulation citadine à poil, tu finiras en GAV, tu n’avais pas tout saisi. Courage, ami Geamal</p><p>CONCER : En ce mois d’octobre, ami Concer, si tout va bien, tu devrais te poser un peu. Tu vas enfin savourer le silence des forêts, le calme et la douceur de la brise caressant tes cheveux, en cet automne.</p><p>FION : En ce mois d’octobre, ami Fion, « on ne lâche pas des chiens sur les étudiants&nbsp; » Non, ça ne se fait pas, ami Fion !</p><p>VERGE : En ce mois d’octobre, ami Verge, on te parlera de l’habitat indigne, mais tu n’auras aucune idée de qui on te parle. Indigne ? Qui est cet Indigne ?</p><p>BALANCE : En ce mois d’octobre, ami Balance, les astres sont en manque d’inspiration pour toi. Trop, c’est trop ! Bon anniversaire quand même !</p><p>GROPION : En ce mois d’octobre, ami Gropion, n’oublie pas ton parapluie, c’est le mois de la flottille. Mais « tu n’as pas de leçon à recevoir » ami Gropion !</p><p>SAGIDESTAIRE&nbsp; : En ce mois d’octobre, tu feins l’humanisme, mais tu n’es même pas crédible lorsqu’on écoute réellement tes propos. Une petite destitution donnerait un peu coup d’air frais, ami Sagidestaire. Songes-y vraiment !</p><p>CAPRICONNE&nbsp;: En ce mois d’octobre, ami Capriconne, n’enfonce aucun clou, doté d’une queue il n’est pas animal, sans avancer on appuie sur ses pédales. Bel automne, ami Capriconne.</p><p>VERSION : En ce mois d’octobre, ami Version, tu iras en prison, sans passer par la case départ et tu verseras 100 000 dollars à la caisse de communauté sans rechigner ! Bravo ami Version.</p><p>POISON : En ce mois d’octobre, ami Poison, toutes les choses sont toi, et rien n’est sans toi ; seule la dose fait qu’une chose n’est pas toi. »</p>]]></description>
                <author><![CDATA[La Rédac']]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1242/lhotroscropre-de-chris-prolls-octobre-2025</guid>
                <pubDate>Wed, 15 Oct 2025 15:16:15 +0200</pubDate>
                                    <category>Humeur</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Fin de Windows 10 : un gâchis écologique, social et économique]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1241/fin-de-windows-10-un-gachis-ecologique-social-et-economique</link>
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                                <description><![CDATA[<p>A partir du 15 octobre, Microsoft a décidé d’arrêter la mise à jour de Windows&nbsp;10. 400 millions d’ordinateurs deviendront progressivement obsolètes, ce qui produirait près d’un million de tonnes de déchets non recyclables. D’autre part, la nécessité de renouveler ces ordinateurs produira une nouvelle fracture numérique. Et pour les administrations et les entreprise, un surcoût considérable.</p><p>Le sursis d’un an pour les particuliers ne fait que repousser le problème et est soumis à l’ouverture d’un compte Microsoft qui ne peut qu’accroître la dépendance des usagers à cette entreprise et qui peut, à moyen terme, renouveler un racket du même style.</p><p>L’association HOP contre l’obsolescence programmée parle d’un « hold up qui menace la sécurité, le climat et le pouvoir d’achat », tandis que l’UFC-Que&nbsp;Choisir parle d’une « taxe injustifiée » et d’un « désastre écologique, social et économique ».</p><p>Microsoft a atteint 87 milliards de profits en 2025, et cette manœuvre lui apporterait 10 milliards supplémentaires. Est-ce que ce monopole et cette course au profit au détriment des utilisateurs auront une fin ?</p><p>Une solution alternative existe avec les logiciels libres. Au Danemark et dans le Schleswig-Holstein, l’administration n’utilise que ce système. Des pays comme l’Autriche sont aussi en train de réaliser cette transition.</p><p>Pour échanger sur le racket de Microsoft, répondre aux questions que chacun et chacune se pose, et présenter des solutions alternatives, le PCF de Dole vous propose une rencontre-débat dans son local, 9 place nationale à Dole, le vendredi 17 octobre à 18h00.</p><p>Michel Bernier.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[La Rédac']]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1241/fin-de-windows-10-un-gachis-ecologique-social-et-economique</guid>
                <pubDate>Mon, 13 Oct 2025 16:37:10 +0200</pubDate>
                                    <category>Économie</category>
                                    <category>Écologie</category>
                                    <category>Technologie</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[“Once upon a time, life”. « Il était une fois, la vie » ; la suite … ; 3ème partie : Construction psychique]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1240/once-upon-a-time-life-il-etait-une-fois-la-vie-la-suite-3eme-partie-construction-psychique</link>
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                                <description><![CDATA[<p>À présent que l’inconscient et la conscience sont «&nbsp;définis&nbsp;», j’ajoute une petite particularité de l’inconscient qui au-delà de la survie, travaille pour obtenir une récompense, je reviendrai ultérieurement sur cette notion.</p><p>Comment se construit ce que l’on trouve rationnel ou irrationnel dans nos schémas de pensée et dans nos comportements&nbsp;?</p><p>Quand un enfant nait, il est supposé avoir un cerveau vide de tout puisqu’il n’a pas encore été confronté aux apprentissages et perceptions de lui-même hormis ce qui est la base de sa survie à savoir les fonctions innées pour sa survie&nbsp;: la respiration, la succion, la digestion et l’évacuation…&nbsp; Son développement se fera dans le milieu gazeux qui est celui de notre monde composé principalement d’azote (78 %) et d’oxygène (21 %)&nbsp;; le 1% restant regroupe le méthane, le CO2, l’argon, et d’autres gaz rares, où il évoluera sa vie durant. Un petit bémol puisque lors de la gestation dans le ventre de maman, dans le milieu placentaire liquide, un échange se fait dès que les premières cellules du cerveau apparaissent. Ce que subit, consomme, pense, vit maman aura un impact sur l’enfant à naitre qui souvent est négligé&nbsp;; car la toute-puissance de la croyance selon laquelle l’humain pense, régule et crée selon sa volonté prévaut dans notre éducation et dans la société. Cela étant posé, intéressons-nous à ce qui est défini par beaucoup de milieux s’intéressant à la construction psychique. À ce que l’on appelle les «&nbsp;blessures de l’enfance&nbsp;» auxquelles nous sommes confrontées. Nous les avons subies, que notre milieu d’évolution soit bienveillant ou non.</p><p>Il faut aussi comprendre qu’il n’est pas nécessaire que le trauma qui ancre la blessure soit une répétition d’actions. Il suffit d’une seule fois lors de l’apprentissage dans la période de l’enfance pour que la «&nbsp;blessure&nbsp;» prenne racine et se renforce dans la continuité de l’apprentissage et du développement.&nbsp;</p><p>Pour parler de ces «&nbsp;blessures&nbsp;», je m’appuie sur les travaux de Lise Bourbeau ainsi que sur les recherches et études venant du milieu de la psychologie et de la pédopsychiatrie. Nous leur donnons des noms avec des mots ayant des définitions précises en respectant l’ordre où elles apparaissent et se mettent en place dans l’inconscient. Je ne développerai en particulier que les 5 premières, celles que nous appelons les «&nbsp;blessures principales&nbsp;» bien qu’il en existe d’autres.&nbsp;</p><p>Voici les 5 principales et quelques autres pour information&nbsp;:</p><ol><li><p>Le REJET</p></li><li><p>L’ABANDON</p></li><li><p>L’HUMILIATION</p></li><li><p>La TRAHISON</p></li><li><p>L’INJUSTICE</p></li><li><p>La Maltraitance</p></li><li><p>La Non-Reconnaissance</p></li><li><p>L’Enfant Roi</p></li><li><p>L’Enfant Sorcier</p></li><li><p>La Blessure du Masculin</p></li><li><p>La Blessure du Féminin</p></li><li><p>La blessure de l’Enfant «&nbsp;mort&nbsp;», (zone de guerre, orphelinat sans contact affectif)</p></li><li><p>La Blessure de L’Imposteur</p></li><li><p>….</p></li></ol><p>&nbsp;À présent découvrons ce que ces blessures représentent et pourquoi elles vont avoir un impact sur nos comportements, nos peurs, nos décisions, nos agissements, nos métiers, nos rencontres, et nos engagements.</p><p>Nous serons souvent dépendants de la blessure que l’on définit comme notre blessure principale et par nos blessures secondaires qui seront un peu moins actives, certaines resterons neutres n’ayant pas été créées et activées par un choc ou trauma car d’un individu à l’autre, tout n’est pas choc ou trauma.&nbsp;</p><p>Globalement pour toutes nos&nbsp;″blessures″, nous réagirons de trois manières en fonction de la façon dont nous vivons notre et nos blessures principales.&nbsp;</p><p>La PREMIÈRE réaction sera le REJEU de la blessure, donc répéter ce que l’on a subi sur nous, notre entourage, nos proches… Réaction plutôt contreproductive.</p><p>La DEUXIÈME réaction sera le DÉNI de la blessure que l’on appelle aussi le REFOULEMENT qui nous fera agir à l’inverse de ce que l’on a subi sur nous, notre entourage, nos proches… Réaction plutôt contreproductive.</p><p>La TROISIÈME réaction sera ce que l’on appelle la SUBLIMATION de la blessure qui nous fera agir dans la recherche d’un équilibre pour nous-même et pour le bien-être dans notre relation aux autres. Cette position est un point d’équilibre neutre où notre émotionnel devant une situation ne nous coupe pas de nous-même, ou ce n’est plus la «&nbsp;blessure&nbsp;» qui nous fait réagir. Cette troisième position sera plutôt productive puisque ce ne sera plus la blessure qui nous manipule.</p><p>Les «&nbsp;blessures&nbsp;» s’installent d’une manière inconsciente lors de la période d’apprentissage entre notre naissance et 6/7 ans. Au-delà une certaine conscience d’être et de se percevoir va se faire jour. Pour exemple, la notion de la mort ne sera présente qu’après 7 ans. Bien sûr l’âge de 7 ans n’est pas une borne fixe et varie d’un enfant à un autre souvent en lien avec son milieu d’évolution.</p><p>Les premières acquisitions se font donc par les sens que l’on réduit souvent au VACOG (Visuel, Auditif, Kinesthésique, Olfactif, Gustatif, et d’autres perceptions que l’on étudié parfois et qui sont moins connues). Ce seront les fondations de la construction de l’individu.</p><p>Pourquoi cette période est si importante&nbsp;?&nbsp; &nbsp;</p><p>Rien n’est encore appris et ce sera par le ressenti, l’observation, l’imitation, l’essai/échec&nbsp; que se mettra en place ce que l’on considère comme l’acquis en opposition à l’inné. Celui-ci ne dépendrait pas de l’apprentissage et serait porté par les «&nbsp;gènes&nbsp;» de ses ancêtres, de son milieu de développement et de l’inconscient collectif, mémoires archétypales.&nbsp;</p><p>Comme le petit enfant ne maitrise pas l’émotion et les mots avec leurs définitions qui ne seront comprises que bien plus tard, s’enkyste alors en lui d’une manière inconsciente et émotionnelle les «&nbsp;blessures&nbsp;» les unes après les autres qui souvent vont se chevaucher.</p><p>Cela étant, trop souvent l’on parle de contrôle face à certaines de nos réactions émotionnelles qui sont activées par nos «&nbsp;blessures&nbsp;». La notion de contrôle&nbsp;fait partie d’une règle cardinale de la société. Tout contrôler est un fantasme que les plus contrôlants mettent en avant et veulent imposer à tous n’ayant pas conscience que le désir de contrôle les renvoie à leur blessure de TRAHISON&nbsp;!&nbsp;</p><p>Bien évidement pour vivre dans la famille, le groupe, la société et la nation, il est nécessaire que des règles et des limites soient en place, acceptées par tous, même si l’on sait que ce sont nos «&nbsp;blessures&nbsp;» qui nous gouvernent. Sans cela, la société serait comme un corps ou les cellules cancéreuses proliféreraient et finiraient par faire mourir le corps et pour finir par disparaitre elles aussi. &nbsp;</p><p>À suivre…</p><p>Bernus Romanus PLS.&nbsp;</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Bernard Mourey]]></author>
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                <pubDate>Sun, 12 Oct 2025 14:10:24 +0200</pubDate>
                                    <category>Santé</category>
                                    <category>Politique</category>
                                    <category>Société</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Monique, les colosses et nous]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1239/monique-les-colosses-et-nous</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Le 5 juillet dernier, le Festi’Pol’ de l’Union écologique et sociale (UES) recevait la sociologue Monique Pinçon-Charlot pour une conférence autour de son dernier livre intitulé “<a href="https://drive.google.com/drive/folders/1JzG8KsvDAko1TuJ2lLXXFzavS_d0vqq3">Les riches contre la planète</a>” et sous-titré “Violence oligarchique et chaos climatique” − conférence ou plutôt entretien, conduit avec brio par notre rédacteur en chef bien aimé.</p><p>Après quelques rappels de concepts sociologiques et autres éléments chiffrés permettant de mieux nous représenter la réalité sociale cachée derrière ce qu’elle appelle “les riches”, Monique nous a parlé de l’impact écologique négatif colossal de cette classe “pour soi” [1].</p><p>Au cours de cet entretien dont le contenu semblait quelque peu désespérer notre pourtant inoxydable Lider Martino, Monique a fait montre d’un étonnant optimisme en s’exclamant&nbsp;: “C’est nous les plus forts ! Ce sont des colosses aux pieds d’argile !”</p><p>Optimisme de prime abord peu communicatif au vu des réactions et questions du public après l’entretien : quel serait donc leur point faible ? comment frapper significativement leurs “pieds d’argile” allégués ? comment les vaincre alors que tout le système capitaliste semble construit contre nous ? comment garder l’espoir après une défaite comme celle qu’a connue l’immense mobilisation sociale contre la retraite à 64 ans ?</p><p>Et Monique de rétorquer qu’il ne faut pas sous-estimer nos propres forces, que même Bernard Arnault connaît des revers comme avec l’affaire Squarcini [2], que nous devons mieux nous coordonner… Nous sommes néanmoins − semble-t-il − majoritairement demeurés sceptiques.</p><p>Mais l’image des colosses est-elle vraiment pertinente&nbsp; ?</p><p>Isaac Newton écrivait jadis avec une certaine humilité – sincère ou feinte, peu importe&nbsp;: “Si j’ai pu voir plus loin, c’est en me tenant debout sur les épaules de géants.” [3]</p><p>Les géants de Newton, ce ne sont pas des individus prodigieusement géniaux ; ce sont des accumulations de travail et d’intelligence collective qui permettent à chaque nouvelle génération de “voir plus loin” en s’appuyant sur un déjà-là [4] qui nous épargne de toujours devoir recommencer de zéro tels des Sisyphes remontant sans cesse leur rocher depuis le bas de la montagne du Savoir. [5]</p><p>De même, les colosses de Monique ne sont pas des êtres supérieurs – quoi qu’ils en pensent eux-mêmes et quoi que la propagande capitaliste cherche à nous le faire accroire et quel que soit le nombre de crédules qui se laissent duper. Ce ne sont que des imposteurs, des usurpateurs et des spoliateurs qui trônent au sommet d’une pyramide sociale historique dont les fondations sont les ressources naturelles, les pierres l’accumulation du travail humain et le ciment nos croyances et adhésions aveugles à la mythologie capitaliste.</p><p>Et l’on pourrait ventriloquer ainsi les super-dominants du capitalisme : “Si nous semblons être des géants, c’est en trônant assis au sommet de la pyramide de nains dont vous consentez à être les pierres et que vous vous abaissez à construire jour après jour.”</p><p>L’image de la pyramide offre quelques avantages par rapport à celle des colosses aux pieds d’argile.</p><p>Primo : inutile de chercher un point faible pour faire déchoir les dominants car la structure même de la pyramide lui confère une robustesse et une stabilité exceptionnelle.</p><p>Secundo : puisque nous sommes pratiquement toutes et tous les pierres de ladite pyramide, inutile de chercher très loin à quel niveau agir pour saper l’édifice capitaliste ; la solidité – et donc la fragilité potentielle – du système réside en chacune et chacun de nous.</p><p>Mais comme nous l’a très justement dit Monique : quelque chose en nous de capitaliste résiste.</p><p>Allons plus loin. Répondant à une question sur les soutiens de l’oligarchie, Monique a introduit l’intéressant concept de sous-traitance oligarchique. Illustrons-le caricaturalement. Bernard Arnault sous-traite à Macron, qui sous-traite à ses ministres, qui sous-traitent à leurs sbires, etc. Mais la sous-traitance oligarchique descend jusqu’en bas de la pyramide&nbsp; : le patron qui sous-traite à ses “collabo(rateur)s”, qui sous-traitent en cascade jusqu’au dernier rang hiérarchique de l’entreprise.</p><p>Et quel est le lien – ou le liant – entre chaque niveau de la sous-traitance ? Nous postulons ici qu’il s’agit d’un lien de corruption.</p><p>Certes, quelle que soit la hauteur de notre position dans la pyramide, nous souffrons du capitalisme et de ses conséquences funestes – plus on se trouve bas et plus on souffre, évidemment. Mais quelle que soit notre position dans le système, nous en tirons également profit – plus on est haut et plus on profite, évidence ici aussi.</p><p>On profite des petites douceurs – généralement addictives, nouvel opium du peuple – du consumérisme adossé au capitalisme. On profite des “bienfaits” soi-disant consubstantiels au capitalisme (équipement, médecine, technologie, etc.). On profite des jolis rêves fabriqués qui colonisent nos imaginaires par toutes les propagandes du capitalisme.</p><p>Et pour continuer à en bénéficier, on se livre quotidiennement à toute une série d’actes d’allégeance qui renforcent le système. On bosse dans une boîte dont l’utilité sociale est discutable ou totalement inexistante, voire dont la nocivité est avérée. On obéit à un petit chef au détriment de ses collègues ou de sa propre dignité. On consomme des biens et services aussi futiles que néfastes grâce à des monstres capitalistes dont les dirigeants sont clairement des cinglés prétendant de plus en plus ouvertement appartenir à une “race supérieure” [6].</p><p>Alors non, les colosses du capitalisme n’en sont pas et leurs pieds ne sont pas d’argile. Les détrôner est à la fois simple et extrêmement difficile. Simple : il suffit que nous prenions individuellement et collectivement conscience de tout ce qu’on fait pour maintenir et renforcer le pouvoir du capital, et de cesser de le faire. Difficile : ça réclame d’immenses efforts personnels d’introspection, de remise en cause, de renonciation, d’imagination, d’intelligence, d’humilité, d’autodiscipline, de persévérance – en un mot&nbsp; : de sagesse – le tout multiplié par les centaines de millions d’individus devant effectuer ce travail de transformation de soi.</p><p>La mauvaise nouvelle, c’est que ce n’est pas pour demain. La bonne nouvelle, c’est que chacun peut commencer le travail sur soi dès aujourd’hui.</p><p>***********************</p><p><strong>[1]</strong> C’est-à-dire mobilisée en permanence pour la défense et l’extension de ses intérêts et privilèges.</p><p><strong>[2]</strong> Bernard Squarcini, ancien patron du renseignement, a été condamné en correctionnelle en mars pour des activités barbouzardes illicites, notamment au profit de LVMH et de son PDG Bernard Arnault, et notamment au détriment de François Ruffin et de son journal Fakir.</p><p><strong>[3]</strong> Pour les latinistes, on attribue la métaphore “Nanos gigantum umeris insidentes” (“Des nains sur des épaules de géants”) à Bernard de Chartres, philosophe français du XIIème siècle.</p><p><strong>[4]</strong> On en profite pour saluer un troisième Bernard, Friot, notre préféré, à qui l’on emprunte le concept de “déjà-là”.</p><p><strong>[5]</strong> Pour avoir une représentation visuelle des “géants de Newton”, nous recommandons ce vidéogramme (dont nous avons tiré notre illustration) de l’excellent Mehdi Moussaïd de la chaîne Fouloscopie&nbsp; : https://youtu.be/1xe3zy2mU2M</p><p><strong>[6]</strong> Ça ne vise pas que le nazillon Musk, mais aussi les transhumanistes qui nous prennent déjà pour les “chimpanzés du futur” et tous ceux qui nous prennent pour le “cheptel du capital”.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Un radis noir]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1239/monique-les-colosses-et-nous</guid>
                <pubDate>Fri, 10 Oct 2025 07:15:44 +0200</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                                    <category>Écologie</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Bulletin paroissial]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1238/bulletin-paroissial</link>
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                                <description><![CDATA[<p></p><p>Souhaitons la bienvenue au quatrième curé de la communauté Saint-Martin qui a pris ses fonctions en septembre et qui évoluera en soutane vers Damparis selon nos sources. La cure vidée, nos «&nbsp;don&nbsp;» sont allés crécher du côté de la rue Mont-Roland troquant un logement de fonction pourtant très bien situé au coeur des ouailles, près de la Collégiale, pour un appartement qu’on dit luxueux avec parquet en chêne, plafond mouluré, lustre et cuisine moderne très bien équipée. Décidément nos nouveaux curés ne sont pas «&nbsp;tradi&nbsp;» sur toute la ligne. En revanche, on nous signale que la messe du matin de type grégorien aurait lieu en latin, l’officiant tournant le dos aux fidèles. Après une première dans la nef centrale devant un public clairsemé, cet office à la Monseigneur Marty se tiendrait dorénavant dans la Sainte-Chapelle, à droite du choeur pour ceux que ça intéresse (on n’a pas les horaires). La même source nous indique que l’évêque du Jura va envoyer des séminaristes à Évron, en Mayenne, à la <a href="https://www.communautesaintmartin.org/">Maison de formation des Saint-Martin</a> où on apprend notamment la célébration de l’office grégorien. </p><p>Avec cette arrivée très remarquée de nouveaux profils sacerdotaux, celui des paroissiens changerait lui aussi : on nous signale des fidèles prostrés pendant l’office, une bonne partie à genoux, certains traversant l’église pour ne recevoir l’eucharistie que des mains du prêtre et pas de celles de laïques. A la procession de Pâques de la maison paroissiale rue Mont Roland à la collégiale en traversant le centre-ville, certains zélotes auraient été vus à genoux sur le macadam. Quant à la deuxième édition de Sacrée Photo qui s’est achevée le 13 septembre, elle a réuni 254 participants : il faut dire que le prix de 500 euros est alléchant. « Se rendre présent dans le monde de la photo par un concours ouvert à tous avec une identité chrétienne assumée », telle est la devise de ce concours qui comporte dans son jury une certaine Véronique Jacquier,&nbsp; «&nbsp;figure incontournable de la chaîne CNews, où elle intervient régulièrement dans l’émission&nbsp;<em>Heure des Pros 2</em>&nbsp;et&nbsp;<em>En Quête d’Esprit&nbsp;», </em>ce qui en fait bien évidemment un juré-clef pour un tel concours. Il y a d’ailleurs eu un renvoi d’ascenseur puisque la chaine de Bolloré a fait un <a href="https://www.instagram.com/reel/DHdId-QtgB6/">petit coup de promo</a> au concours le 21 mars dernier. On notera parmi les sponsors Les Chevaliers de Colomb (The <a href="https://www.kofc.org/en//index.html">Knights of Columbus</a>), une «&nbsp;organisation catholique de service fraternel&nbsp;» basée aux États-Unis qui regroupe la bagatelle de deux millions de membres et de gros moyens financiers. Le Maréchal Foch en a fait partie et les chevaliers se sont massivement investi côté Alliés durant le première Guerre mondiale. Vivement le 11 novembre pour la remise des prix.&nbsp;11 novembre ? Foch ? Ça fait sonner une cloche dans ma tête… </p><p>De plus si ma mémoire est bonne, la veille au Majestic, sera diffusé le documentaire hyper dramatisé «<a href="https://www.youtube.com/watch?v=4WVBkg00s64">&nbsp;Sacré Coeur</a>&nbsp;» des époux Cunnell (notre illustration). Une soirée de foi hors les murs des sanctuaires orchestrée par le fringant Don Christophe Granville, l’un des nouveaux super-curés de Saint-Martin. Là encore CNews est de la partie, partenaires officiels avec le Journal du Dimanche et Europe 1. On s’est vu infliger la bande annonce avant un film iranien au Majestic : c’est du costaud dans le genre illuminé. A côté, les mollahs ont l'air de bosser pour l'Unesco. On assiste donc à une sorte d’offensive prosélytique, de la retape religieuse qui sent la croisade, le goupillon et l’encens. On est très loin de la fraternité des laïcs catholiques qu’on côtoient fréquemment avec plaisir. Il n’y a qu’à lire les commentaires sous la bande annonce du docu sur YouTube : tout cela respire le retour «&nbsp;aux sources chrétiennes de la France éternelle&nbsp;». Les grenouilles de bénitier sont de sortie, c’est la saison qui veut ça. Mais derrière tout ce cirque saint-sulpicien et doloriste, il y a la réalité d’une droite réactionnaire qui enfonce le clou. Excusez l’image ! Et qui ne rêve que de revenir à l’ancien régime de droit divin.&nbsp;</p><p>Pour finir, je signale à Jean-Baptiste Gagnoux qu’il figure sur une des photos qui défilent sur le portail du <a href="https://www.paroissesdedole.com/">site de la paroisse</a>, un cliché pris en pleine office. Je dis ça au cas où il ne serait pas au courant.</p><p>Fra Martini.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Christophe Martin]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1238/bulletin-paroissial</guid>
                <pubDate>Wed, 08 Oct 2025 21:53:11 +0200</pubDate>
                                    <category>Actualités</category>
                                    <category>Humeur</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[La cancoillotte et le satellite  Chapitre 4 : quand les moyens justifient la fin]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1237/la-cancoillotte-et-le-satellite-chapitre-4-quand-les-moyens-justifient-la-fin</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Il y a déjà quelques dizaines d’années, dans un sketch où il jouait un milliardaire poursuivi par les taxes, Guy Bedos disait :</p><p>«&nbsp;- Ils veulent même taxer mon jet.&nbsp;</p><ul><li><p>Mais aussi pourquoi volez-vous en jet privé ?</p></li><li><p>Parce que j’en ai un !&nbsp;».</p></li></ul><p>Quelques décennies plutôt, Gustave Flaubert écrivait dans son Dictionnaire des idées reçues ou Dictionnaire des idées chics, «&nbsp;Machiavel : Ne pas l’avoir lu, mais le regarder comme un scélérat.&nbsp;»</p><p>J’avais d’abord prévu que ce quatrième volet des cancoillotte papers soit consacré au monde magique et merveilleux des charlatans de l’économie libérale, mais ce sera partie remise. L’actualité (chaude bouillante, nous annonce-t-on) nous offre l’opportunité de nous poser la question suivante : si plutôt que la fin justifie les moyens, c'était les moyens qui justifient la fin ?<br>D’une manière assez hâtive on prête la première partie de cette formule à Nicolas Machiavel que bien peu de gens ont lu, en particulier parmi ceux qui le dénigrent en le rendant responsable de tous les coups bas en politique et même dans tous les domaines. Faire de Machiavel le justificateur de l’immoralité est en réalité un contresens car il a été le premier (et reste un des rares) à déconnecter la politique de la morale. Pour lui la politique est une discipline, une méthode pour agir sur l’organisation socio-économique, et cela quelles que soient les valeurs portées ou combattues. La morale est affaire de dogme ou d’idéologie, la politique est affaire d’efficacité.<br>On pourrait donc dire que si le but poursuivi est la réduction des inégalités, le partage des pouvoirs ou l’encouragement à la solidarité, alors les moyens doivent être pédagogiques, émancipateurs et partagés. De même si on vise l’oppression, l’accaparement des richesses et l’individualisme, alors les moyens sont la répression, la censure et la manipulation des esprits. La fin justifierait pleinement les moyens.</p><p>Seulement voilà, dans nos démocraties libérales les buts affichés sont la vie en société, le consensus, le respect de l’autre, la participation à l’effort économique et même la justice, et les moyens sont la confiscation de la parole, la manipulation de la réalité, l’augmentation de la pauvreté, la difficulté d’accès à la culture… Alors qu’est-ce qui justifie quoi ?</p><p>Machiavel nous explique que justement tout repose sur le pouvoir. Quand on a du pouvoir, on en use et très vite on en abuse. On commence par accepter un emploi pour le fils de la voisine quand on est maire, puis comme on est réélu, on met en place un système de recrutement pour remercier ses électeurs, et quand on devient député, c’est facile de faire nommer le fils d’une autre voisine au conseil d’administration d’un établissement public alors qu’il vient de rater l’entrée à l’ENA. Et si en plus la voisine sait être reconnaissante… Très vite cela devient une façon de faire, une façon d’être, on n’y réfléchit même plus. Mais pourquoi ce député en qui on avait toute confiance, abuse-t-il ainsi de son pouvoir ? Tout simplement parce qu’il en a. La politique est pour Machiavel un corpus méthodologique qui au mieux limite les dérives du pouvoir, au pire permet de les cacher.</p><p>Cet exemple purement fictif mais tout à fait réaliste s’applique bien sûr à la valetaille de la République. Quand il s’agit du haut du panier, des bandits de grands chemins comme Sarkozy ou Le Pen, la démonstration est plus rapide. Le but c’est le pouvoir, le plus de pouvoir possible et même davantage ; et les moyens c’est… le pouvoir. But et moyens finissent par se confondre justifiant ainsi la tyrannie la plus inique, en toute immunité, sans aucun souci de bornage ou de dissimulation.</p><p>Patrick Boucheron, avec sa vision d’historien, estime qu’en politique la fin n’est jamais connue quand commence l’action, et c’est d’autant plus vrai dans des périodes de troubles et d’incertitudes. Donc la fin ne pourrait justifier les moyens qu’a posteriori, quand la fin est connue il est facile de justifier les moyens qu’on a envie ou besoin de justifier.</p><p>À la question «&nbsp;pourquoi favorisez-vous les grandes fortunes aux dépends des plus pauvres ?&nbsp;», Emmanuel Macron répondra «&nbsp;parce que la France le mérite&nbsp;», alors qu’il devrait dire «&nbsp;parce que j’en ai le pouvoir&nbsp;».</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Jean-Luc Becquaert]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1237/la-cancoillotte-et-le-satellite-chapitre-4-quand-les-moyens-justifient-la-fin</guid>
                <pubDate>Mon, 06 Oct 2025 17:02:39 +0200</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Par delà les Schtroumpfs… Gaza !]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1236/par-dela-les-schtroumpfs-gaza</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Au début de l’été, je suis allé au Majestic voir Once upon a time on Gaza (Il était une fois à Gaza) des frères Arab et Tarzan Nasser. C’était le jour de la fête des Schtroumpfs au cinéma et tandis que les petits bonshommes bleus se contorsionnaient dans le hall d’accueil, nous étions trois dans la salle du film palestinien… C’est à croire que les Schtroumpfs ont pour fonction d’exorciser les angoisses qui affleurent avec un peu trop d’insistance en ce moment. Doit-on se réjouir de cette tendance à mettre la tête dans le sable pour ne plus voir ni entendre ce qui détraque le monde ? Toujours est-il que la Palestine semble ne pas faire recette - en tous cas moins que Gargamel - même si le film vient d’être primé à Cannes où les dénonciations officielles du génocide ont d’ailleurs été bien timides…</p><p>Bien que, au regard de l’histoire, la cause palestinienne me paraisse juste et que le sort infligé à la population par Israël soit inique, je suis sorti de la salle perplexe ou tout au moins animé de sentiments contradictoires qui me mettaient mal à l’aise. J’étais venu pour apprendre sur Gaza en soutenant sa cause et j’étais déçu d’éprouver de nombreuses réserves devant l’image que le film donnait de la société gazaouie.</p><p>C’est pour démêler ce trouble que j’ai eu envie de partager quelques réflexions. Etant parfaitement inculte dans le domaine cinématographique, j’ai quelque peu lu sur le film et ses deux réalisateurs pendant l’été, ce qui m’a beaucoup éclairé et aidé à nuancer mes propres critiques. Néanmoins il m’a semblé que mes premières impressions ne devaient pas être gommées d’un trait de plume car elles peuvent peut-être nourrir le débat.</p><p>Brièvement, et pour que ceux qui ne connaissent pas le film puissent se faire une idée du scénario - précisément l’élément primé à Cannes -, je résume&nbsp;: trois personnages évoluent dans la Gaza de 2007, celle qui, par le biais des élections législatives vient de passer aux mains du Hamas, déclenchant ainsi le retrait de l’armée israélienne et le début d’un blocus féroce transformant ce petit territoire en prison à ciel ouvert. Yahia, un jeune étudiant isolé à Gaza depuis que le blocus l’a coupé de sa famille restée en Cisjordanie, se lie d’une amitié improbable avec un rude dealer qui l’entraîne malgré lui dans ses activités occultes alors même qu’il s’affronte à un policier corrompu. Celui-ci l’assassinera sous les yeux de Yayia terrorisé qui finira par venger son ami en torturant horriblement et tuant l’assassin avant de recevoir à son tour une balle mortelle. Un remake palestinien de Le bon, la brute et le truand. Ou encore, comme me le disait un ami en sortant, l’univers psychologique de Tchao Pantin…</p><p>L’atmosphère du film est étouffante et les réalisateurs ont magistralement su créer, par leur art du cadrage, la sensation du sinistre huis clos qui caractérise la ville assiégée où tout devient bon pour assurer la survie dans un univers privé de perspective. Si le but d’Israël est bien de détruire la société palestinienne, pourquoi lui donner du grain à moudre en montrant une société moribonde, laminée par la corruption, qui tourne son désespoir contre elle-même dans un processus d’auto-destruction semblant ainsi achever le travail accompli par la guerre ? Pourquoi acter la défaite alors qu’en ce moment même la population résiste héroïquement et que, à l’intérieur, tant de gens s’évertuent à la faire tenir debout contre vents et marées?</p><p>N’est-il pas contreproductif de montrer un visage palestinien délétère au public occidental, abreuvé quotidiennement par l’unique son de cloche israélien qui fait passer les Palestiniens pour des brutes sans foi ni loi, quand ce n’est pas “pour des animaux” ? Car le film est bien destiné au public occidental, n’est-ce pas, et les codes du western spaghetti omniprésents sont bien là pour le faire entrer au palmarès officiel (en témoigne sa présentation au Festival de Cannes). Pourquoi alors ne mobiliser que des personnages destructeurs et détruits alors que, en ce moment même, des voix palestiniennes suscitent dans la réalité, par leur courage et leur grandeur, estime, admiration et empathie ?</p><p>On comprendra que mon propos n’est en rien une critique cinématographique, car l’art confirmé des deux réalisateurs ne fait aucun doute. Il ne porte que sur le message qui me parait pouvoir malheureusement se transformer en opposé des convictions des frères Nasser dont les films précédents témoignaient de leur engagement et de leur fidélité. Je questionne seulement l’effet d’un tel film sur le public…</p><p>Mistouflet.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[La Rédac']]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1236/par-dela-les-schtroumpfs-gaza</guid>
                <pubDate>Fri, 03 Oct 2025 17:58:15 +0200</pubDate>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Soutien total aux ayatollah iraniens]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1235/soutien-total-aux-ayatollah-iraniens</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Le titre est putaclic, mais je pense que si les islamistes ont voulu interdire la musique en Iran en 79, c’était qu’ils avaient des renseignements solides, trois ans à l’avance, sur les projets de Jack Lang pour transformer chaque 21 juin en grand concours de la nuisance sonore. Je savais déjà que la Fête de la Musique avait mauvaise réputation, et des rares fois où j’y ai assisté enfant à Bourgoin, il me restait un vague souvenir de beuveries et surtout d’un vacarme infâme. Depuis, j’ai toujours esquivé plus ou moins volontairement cet événement, car la foule et le bruit, c’est vraiment pas pour moi. Mais cette année, impossible d’y échapper, car depuis un an, j’ai quitté la Bedugue et j’ai emménagé dans la Grande Rue. Pour me rassurer, je me suis dit qu’en 20 ans, ça avait dû changer, et les organisateurs avaient sûrement compris que c’était une mauvaise idée de mettre quatre groupes au style totalement différent à quelques mètres de distance avec d’énormes amplis. J’ai vite déchanté quand j’ai vu DJ Oldskool (on devrait toujours se méfier quand il y a un K dans le pseudo) installer sa table de mixage et ses enceintes au Cercle des Arômes, alors qu’à exactement 40 mètres, une scène s’apprêtait à accueillir deux groupes de chanson française et pop rock, avec des baffles encore plus imposantes. Résultat évident : une bouillie insupportable. Il faut tout de même reconnaître le professionnalisme du DJ, capable de s’ambiancer comme si de rien n’était au milieu d’un chaos sonore total, faisant mine de produire quelque chose de cohérent. On me traite parfois de rabat-joie, mais j’ai remarqué que ceux qui font ce reproche n’habitent que rarement en centre-ville, et quand ils en ont marre, eux, peuvent tranquillement rentrer dormir dans leur paisible zone pavillonnaire. Nous, ça a duré jusqu’à 3h00 du matin. Pourtant, je ne suis pas fermé d’esprit et je suis même favorable au maintien de la Fête de la Musique, mais à une condition : on interdit les amplis et on autorise uniquement des instruments acoustiques. Ce serait déjà plus fidèle à l’idée de musique qu’un DJ un peu beauf qui balance des boucles électroniques à fond en essayant tant bien que mal de couvrir de tapage de chanteurs approximatifs qui beuglent à côté, sans qu’on sache bien si c’est encore de la musique ou juste le bruit des balayeuses de voirie.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Léandre]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1235/soutien-total-aux-ayatollah-iraniens</guid>
                <pubDate>Wed, 01 Oct 2025 18:45:59 +0200</pubDate>
                                    <category>International</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Centre d'Assignation un jour, Centre de Rétention toujours !]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1234/centre-dassignation-un-jour-centre-de-retention-toujours</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Nous pourrions, peut être, nous passer d'un aéroport mais qu'aurions nous eu à la place. Car oui, la nature à horreur du vide et l'être humain aussi. Lors de la fusion de la Bourgogne avec la Franche-Comté (ou l'inverse), l'une des grandes question était : Que faisons nous de deux aéroports (Dole versus Dijon) à moins de 50 km de distance l'un de l’autre ? Après moult péripéties, Dole «&nbsp;remporta&nbsp;» le match.</p><p>L'aéroport de Dijon a une partie civile, gérée par EDEIS, devenue un aéroport de vols d'affaires et une partie militaire, ex-base aérienne BA102. Celle-ci sera dissoute en juin 2016 puis accueillera la nouvelle école de gendarmerie en septembre de la même année. Mais les gendarmes n'occupent pas toute la base. Il y a donc encore un peu de place.</p><p>Gérald Moussa Jean Darmanin, ministre de la Justice et ex-sinistre de l'Intérieur, avait décidé en octobre 2023 de passer de «&nbsp;1800 places en centre de rétention administrative à 3000 places avec l'ouverture de 10 nouveaux centres&nbsp;». Et vous savez quoi&nbsp;? La base de Dijon fait partie d'un de ces 10 nouveaux centres. Un&nbsp;Centre de Rétention Administrative&nbsp;(CRA) est un&nbsp; «&nbsp;lieu d’enfermement dans lequel l’administration place des personnes étrangères pour mettre en œuvre leur éloignement&nbsp;». Un bâtiment sera spécialement construit pour y embastiller 140 personnes.</p><p>L'aéroport de Dijon, c'est l'endroit idéal pour interner, enfermer ou assigner, utilisez l'adjectif que vous souhaitez pour qualifier l'installation d'un tel camp. Cela ne sera malheureusement pas la première fois que ce lieu en accueillera un. En juin 1940, les Allemands y installèrent un camp de prisonniers. Pendant près d'un an, entre 35 000 et 40 000 soldats (majoritairement des troupes coloniales) transitèrent par ce camp. Ils furent parqués dans des conditions inhumaines avant d'être déportés en Allemagne. Aujourd'hui encore, c'est loin des regards indiscrets ou bien loin de ce que nous souhaiterions jamais regarder. Cachez cette chose que je ne saurais voir.&nbsp;</p><p>De plus, un interné qui devra être expulsé de France sera évincé sans sortir de l'aéroport. Ce n'est pas la peine de prendre la voiture pour emmener l'exilé ailleurs. Il y a aura tout sur place. La France réquisitionnera un avion, privatisera une piste et refoulera le retenu en toute discrétion. Mais comme vous pouvez imaginer, un collectif s'est monté : le collectif Anti CRA Dijon.&nbsp;Ils étaient 150 personnes à manifester le samedi 26 avril dernier, pour protester contre ce projet. Mais pour encore plus de discrétion, le Sénat a voté le 12 mai pour que soient écartées les associations des CRA dont fait partie la CIMADE pour confier «&nbsp;le rôle d'information sur l'accès au droit de l’étranger&nbsp;» à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii). Avec bien sûr l'aide complice de Retailleau qui s'est exprimé par ces mots à propos de ces associations qui «&nbsp;outrepassent leurs missions et les retournent en réalité contre l'État en entravant son action par pur militantisme&nbsp;».</p><p>Ce n'est pas la première fois que la France utilise des lieux de privation de liberté. Qu’on se souvienne de termes comme camps d'internement, camps de transit ou même de camps de concentration. Lorsque la Retirada eut lieu bon nombre des 450 000 républicains espagnols qui fuyaient la dictature franquiste, furent internés dans divers camps comme celui du Vernet. Mais le camp de Rivesaltes aura une longue vie dans ce genre de pratique. Ouvert en 1941, on y internera juifs, tziganes et espagnols pendant une partie du régime de Vichy. Il deviendra ensuite un camp de transit où 8 000 harkis seront enfermés de 1962 à 1977. Les conditions étaient exécrables. D'autres camps existaient comme les camps d'internement du Larzac, Bourg-Lastic,&nbsp;Saint-Maurice-l'Ardoise&nbsp;et de tant d'autres. Rivesaltes terminera sa longue carrière en devenant un CRA de 1986 à 2007. Une durée de vie de 66 ans. Tous ces camps étaient à l'écart et au sud de la France.&nbsp;</p><p>Pour finir, je souhaiterais évoquer deux autres camps. Le premier se trouvait à Tavaux sur l'actuelle zone commerciale du Super-U où il y avait des baraquements pour l'armée. Suite à l'indépendance de l'Algérie, la France y a accueilli ses ressortissants (Pieds Noirs). Le camp fut ouvert du 10 juillet 1962 au 3 Janvier 1963, pas moins de 187 personnes ont transité par ce centre et devaient en plus payer un loyer pour pouvoir «&nbsp;vivre&nbsp;» dans ce lieu. Les conditions n'étaient pas favorables surtout en hiver.&nbsp;</p><p>Le second, celui de Thol est situé à environ 150km au sud de Dole et à 14 km au nord d'Ambérieu-en-Bugey. Ancien camp militaire, il est devenu Centre d'Assignation à Résidences pour les indépendantistes algériens (FLN/MNA). Puis il deviendra celui des militants de l'Algérie Française (OAS). Le camp était entouré de clôture et de miradors. Aucune photo n’a été prise du lieu pendant cette période. L’administration du camp demanda même que à la préfecture d’interdire à la population civile de se baigner dans un étang situé non loin du camp. La surveillance était assurée par des compagnies de CRS. Dans un rapport datant de juillet 1959 rédigé par un commandant de CRS à son supérieur, on peut lire : «&nbsp;Le service jusqu'ici s'est passé sans incident, les plus grosses difficultés à vaincre étaient les mouches et la chaleur. Nous sommes tous contents de rentrer, côté familial, d'abord, mais aussi parce que nous avons une&nbsp;indigestion de barbelés. D'autre part, le&nbsp;spectacle d'un camp de concentration,&nbsp;quel&nbsp;que soient les motifs&nbsp;qui y ont amenés les intéressés, est&nbsp;toujours déprimant, et à la longue crée une sorte de&nbsp;malaise.&nbsp;»</p><p>Je n'aurais jamais imaginé qu'un policier de l'époque aurait eu un cœur. Est-ce que les surveillants des CRA actuels en ont autant&nbsp;?</p><p>Jysser.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[La Rédac']]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1234/centre-dassignation-un-jour-centre-de-retention-toujours</guid>
                <pubDate>Sun, 28 Sep 2025 09:37:06 +0200</pubDate>
                                    <category>Société</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Débloquons-nous]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1233/debloquons-nous</link>
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                                <description><![CDATA[<p><em>Discours de manif prononcé à Lons-le-Saunier le jeudi 18 septembre</em></p><p>Jusqu’à présent, à quoi ont servi les manifestations ? A rien !</p><p>A quoi veut-on qu’elles servent ? A tout !</p><p>Aujourd’hui nous ne manifestons pas. Nous tournons en rond, dans le centre-ville, encadrés et surveillés par la police, par la préfecture, par l’Etat, par le pouvoir.</p><p>CE qui se manifeste, c’est la routine éculée et fade de notre impuissance et de notre résignation, de vaines promenades sous l’œil attentif et jaloux des autorités, du pouvoir, de la police. Nous pouvons « dire » notre mécontentement, mais c’est tout, et encore, nous n’avons même plus les mots.</p><p>Ceux qui protègent les milliardaires et les grandes multinationales, sont les mêmes qui nous promènent comme un berger ses moutons, les caméras et les flingues en plus.</p><p>Aux manifestations des retraites nous étions jusqu’à quatre millions dans les rues, l’opinion publique nous était acquise.</p><p>Quelle a été la réaction du pouvoir ? Du président Macron ? Du gouvernement ? Rien. Ils et elles ont continué leur politique, car ils et elles ne veulent que continuer leur politique. Quitte à mutiler, à emprisonner, à tabasser.</p><p>Jusqu’à présent, à quoi ont servi nos manifestations ? A pas grand-chose !</p><p>A quoi veut-on qu’elles servent ? A changer quelque chose.</p><p>Quelle est la réaction du pouvoir ? De quoi avons-nous peur ? De qui avons-nous peur ?</p><p>Quand l’ancien monde tarde à mourir, que le nouveau tarde à naître, c’est dans cet intervalle que les monstres naissent. Le nôtre n’a pas encore de nom, mais son visage est connu. Macron, Lecornu, Bolloré, Faure, Hollande, Borne, Le Pen et compagnie, la liste est en fait assez courte pour désigner cette clique de parasites, ces vampires qui sucent la sève de l’avenir, nous précipitent dans le chaos, la destruction du vivant, la guerre. Bien sûr qu’ils et elles ne sont pas seuls. Le fascisme américain, russe ou chinois sponsorise nos propres vermines. Mais toutes ces mafias, ces bandits en costume qui pillent et qui violent impunément depuis des siècles, se retrouvent finalement tous et toutes sous le même uniforme : celui de la police et de l’armée.</p><p>Souvenons-nous de ce Lecornu, qui n’a pas cessé une seconde d’être ministre depuis 7 ans, ami intime d’Alexandre Benalla, qui se déguisait en flic pour tabasser des manifestants.</p><p>De quoi avons-nous peur ? De qui avons-nous peur ?</p><p>De la police. De l’armée. De ceux qui commandent cette force d’occupation et de domination sans précédent.</p><p>Et quand on voit déployer, tel un cancer généralisé, un tel dispositif, plus de 80 000 policiers et policières, sans compter les espions, les bureaucraties, les nervis, nous devons à notre tour nous poser la question.</p><p>De quoi ont-ils peur ? De qui ont-ils peur ?</p><p>Ils et elles ont peur de la vérité. Ils et elles ont peur de la paix et de la justice. Ils et elles ont peur de la liberté, de l’égalité sociale, de la fraternité et plus encore de la sororité. Ils et elles ont peur de nous. Car, mieux que nous, ils et elles savent qu’à l’instant, à la seconde où les habitant.e.s de France se solidariseront, ils et elles perdront leurs privilèges. Leur pouvoir. Ils et elles seraient comme nous. Et c’est insupportable pour ce corps étrangers qu’est la bourgeoisie.</p><p>Ils et elles ont peur de nous, ils et elles ont peur de nos rêves, de nos désirs, de notre dignité.</p><p>C’est pour ça qu’ils et elles n’auront de cesse de nous diviser, de nous contrôler, de nous manipuler et, si nous nous unissons, si nous nous indignons, si nous essayons de bloquer, ils et elles nous réprimeront, impitoyablement.</p><p>Nous avons peur mais nous sommes également en colère. Et en espérance. Car derrière ce mur de police. Derrière les lacrymogènes et les armes de l’Etat, il n’y a pas d’autres murs.</p><p>Il n’y a qu’un bourgeois qui remplace un autre bourgeois. L’un qui couvre ses amis pédocriminels, l’autre l’arriviste mafieux qui dine chez Le Pen et chez les trafiquants de drogue.</p><p>Mais ce dernier, le Lecornu, c’est l’ultime provocation. C’est l’aveu du choix irresponsable de se mettre dans la main du fascisme, de l’Etat policier et raciste, du masculinisme et du militarisme le plus crasse. Regardez cette classe politique corrompue et décadente qui ne tient que par sa police.</p><p>Regardez cet ultime mur que forme la police pour protéger un pouvoir inique et décadent. Ce mur, aujourd’hui nous le contemplons. Ces hommes et ces femmes derrière l’uniforme, seraient-ils et elles vraiment prêts à frapper, à tirer, si nous allions demander des comptes à monsieur le préfet ? A l’ami intime de l’ignoble Retailleau ? Nous sommes plusieurs milliers aujourd’hui dans la rue. Si nous le voulions, nous prendrions la préfecture comme nos ancêtres ont pris la Bastille. Dans la ville de Rouget de l’Isle, si nous voulions, nous écririons un nouveau couplet de la Marseillaise.</p><p>Ce n’est pas les flics qui nous empêchent d’aller chercher le préfet par la peau des fesses. C’est nous. C’est notre peur. C’est notre doute.</p><p>Nous devons bien sûr faire grève. Nous devons bien sûr continuer de nous organiser. Dans les syndicats, dans les partis, dans les groupes autonomes. Nous devons continuer les assemblées citoyennes pour monter collectivement en conscience comme ce soir à la maison du peuple vers l’ancienne caserne de pompiers. Mais nous devons avoir conscience que ce genre de manifestation ne fera pas reculer d’un pouce un pouvoir déterminé aux pires extrémités. Il y aura une prochaine intersyndicale car les bureaucraties syndicales sont en difficulté pour proposer d’autres formes de lutte. Le problème sera le même, mais peut-être nous, aurons-nous changés.</p><p>A défaut de pouvoir tout bloquer, débloquons-nous. Débloquons-nous, commençons à envisager le pouvoir pour ce qu’il est, l’ennemi du peuple. Débloquons-nous et commençons à envisager nos manifestations pour ce qu’elle doivent être : un moment révolutionnaire.</p><p>A la prochaine manifestation, monsieur le préfet, peut-être que ce mur de flics qui est en nous sera surmonté. Peut-être que nous prendrons la préfecture. Et vous devrez rendre des comptes.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[La Rédac']]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1233/debloquons-nous</guid>
                <pubDate>Tue, 23 Sep 2025 18:46:11 +0200</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Retrouver notre jeunesse.]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1232/retrouver-notre-jeunesse</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Étant immergé dès la naissance à l'intérieur de cette société, on ne s’en rend pas toujours compte. Pourtant, ça devrait nous sauter aux yeux. Nous sommes prisonnierEs d'une société productiviste jusqu'à l'absurde.<br>Pourquoi&nbsp;? Pour ajouter des zéros sur des comptes, de l'argent fictif, car les propriétaires ne pourront pas le dépenser dans leur vie. Jeu d'egos malades, course folle au «&nbsp;toujours plus&nbsp;» condamnant les autres au «&nbsp;toujours moins&nbsp;». Pour chaque super riche, combien de vies détruites&nbsp;? Il y a de nombreux livres où un œil extérieur hallucine en découvrant le monde, de la lettre d'un singe aux êtres de son espèce, aux récits de Belzébuth à son petit-fils en passant par les dépossédés. Depuis la pandémie, quand l’état nous a interdit d’aller dans la nature sans autre raison que d’appliquer la stratégie du choc, nous vivons dans la sidération, le pire est devenu l’ordinaire. Un visiteur serait surpris de la passivité de la population, ne sachant pas que l'état nous terrorise par la répression, la mutilation, l’emprisonnement pour celles et ceux qui défendent juste leur droit de vivre. Il y a aussi les résignés qui acceptent une lente agonie sans comprendre que dans la logique de l’abattoir il n'y a pas d'échappatoire. Ils ne peuvent pas s'arrêter, ils n'ont pas le temps, rouages pris dans l'engrenage du système, ils le font fonctionner parce qu'ils ne veulent pas relever la tête, pas voir ce qui les attend au bout du compte. C'est un peu comme le déni climatique. Tout autour d'eux est truqué. Rien est vrai, tout est mensonge&nbsp;: le gouverneMENT. Les médias des milliardaires aussi et même le camarade à la manif qui croient qu’un syndicat fait réellement autre chose que réclamer sa part du pouvoir (un article pour l'<a href="https://contre-attaque.net/2025/09/18/%e2%81%a81-million-dans-la-rue-et-apres/">éclairer</a>). Le 10 septembre j’ai rencontré des être vivants qui veulent lutter ensemble pour une société solidaire, pas pour poursuivre le spectacle affligeant des faux semblants. <br>Il y a encore des gens qui croient vivre dans une démocratie, parce qu’il leur reste le droit de vote, même si c’est pour des politiciens qui ne les représentent jamais. Ils se contentent de voter contre. Il y en a d'autres qui s'en foutent, l'éducation nationale leur a appris à obéir, dans une société de consommation, il faut bien consommer, alors ils s'appliquent en espérant que leur maître ne les punisse pas. Le reste, c'est trop compliqué. Pour eux, être heureux, c’est le chemin le plus court à la récompense et ce n'est pas grave s’ils piétinent leur prochain en jouant à candy crush.<br>Le 18 septembre à Dole, je pense que si les syndicats avaient osé poser la question&nbsp;: Est-ce qu’on veut jouer à saute-moutons avant des négociations pour poser quelques rustines sur nos bouées de sauvetage, ou, la gREVE générale pour aller vers une nouvelle société, ils auraient compris que les gens ne viendront plus si c’est pour faire semblant. À Lons, avec celles et ceux du mouvement, c'était différent, peut-être parce que quand on s’auto-organise, même si on est en colère, c’est l’espoir qui est aux commandes. Pourquoi la fête est subversive ? Parce que l'on prend le temps d'être vivant, c'est un des rares espaces où l'on a le droit de ne rien faire, de ne pas produire. Pourquoi le gouvernement à travers la sécu, la retraite ou le chômage s'attaque à l'oisiveté ? Parce que dans ces moments, nous sommes ensemble, nous échangeons, nous partageons, nous prenons conscience, que le travail est l'esclavage&nbsp;: la servitude volontaire.<br>Et que ce que nous désirons, ce n'est pas faire de l'argent, mais donner du bonheur aux autres et en recevoir. Un autre monde est possible si nous retrouvons notre jeunesse, si nous sommes là avec eux pour leur montrer autre chose que les fantasmes des influenceurs. Dans le monde de mes rêves, il n'y a pas de leader ou de porte-voix, nous parlons plus ou moins bien, comme nous pouvons, mais avec le cœur. <br><br>Robot Meyrat, 18 Septembre, Dole.<br>Illustration de Trefilis <a href="https://pixelfed.social/Trefilis">https://pixelfed.social/Trefilis</a></p>]]></description>
                <author><![CDATA[Robot Meyrat]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1232/retrouver-notre-jeunesse</guid>
                <pubDate>Sun, 21 Sep 2025 12:38:11 +0200</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                                    <category>Social</category>
                                    <category>Humeur</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Brèves de droite droite]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1231/breves-de-droite-droite</link>
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                                <description><![CDATA[<p>LE ZBEUL POUR PAS CHER !- Mercredi après-midi, JB Gagnoux relaie une intervention de Bruno Retailleau sur son mur FB : «&nbsp;Le seul drapeau que je veux voir sur les mairies,&nbsp;c'est le drapeau français, bleu, blanc, rouge. On a besoin de symboles de rassemblement. Le drapeau doit être un symbole de rassemblement.&nbsp;» Immédiatement, je plussoie : «&nbsp;Très bonne idée ! Commencez par enlever les drapeaux européens sur la mairie de Dole.&nbsp;» 9 minutes plus tard, Manu B. monte à la charge : «&nbsp;Les drapeaux européens et européens au même niveau !!!&nbsp;» 24 minutes se passent et Céline DL arrive à la rescousse : «&nbsp;De quel niveau parle-t-on??? Le drapeau palestinien est inférieur, c’est cela&nbsp;?&nbsp;» Manu B. l’incompris contre-attaque immédiatement : «&nbsp;Mais non !!!… essayez un peu de comprendre ma réponse à Martin Gore.&nbsp;» Et comme chanterai Polnareff, je suis un troll, je suis un troll, quoi de plus naturel en somme…</p><p>ON VA VOIR CE QU’ON VA VOIR.- Patrick Martin est menaçant. Patrick Martin annonce «&nbsp;une grande mobilisation patronale&nbsp;en cas de hausse des impôts des entreprises parce que Patrick Martin est le président du MEDEF. Patrick Martin aura-t-il de la suite dans les idées ? Parce que franchement les chefs d’entreprise, on voit pas trop ce qu’ils peuvent faire. S’en aller vers d’autres paradis fiscaux? Empêcher les employés d’assurer le profit dont ils se gavent ? S’autoséquestrer dans leur bureau à la Ciotti ? Voter François Hollande ? Faire une grosse bouffe ensemble, ah, ben ouais, bouffer entre profiteurs, bonne idée ça ! Qu’on leur augmente les impôts pour que les boites rendent les cadeaux fiscaux (270 milliards tout de même) que l’État leur a faits, ça nous permettra de rire un bon coup aux dépends de Patrick Martin. On a la droite la plus cruche qu’on a jamais eu. Voilà que le patronat va lui faire concurrence. CM</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Christophe Martin]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1231/breves-de-droite-droite</guid>
                <pubDate>Wed, 17 Sep 2025 16:28:23 +0200</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Résumé de l’AG du 10 septembre à Dole]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1230/resume-de-lag-du-10-septembre-a-dole</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Dans le cadre du Mouvement du 10 septembre 2025, environ 400&nbsp;manifestants se sont réunis au matin du jour J sur le grand parking de l’avenue de Lahr. En l’absence d’organisateurs officiels, le pari d’une auto-organisation spontanée a été fait. Quelques groupes épars ont certes pris des initiatives pour tenter de bloquer quelques endroits, mais il semble que la majorité des personnes présentes ait choisi de rester sur place pour discuter de manière informelle.</p><p>Néanmoins le programme local annoncé d’occuper le site en continu de 10h00 à 20h00 a bien été respecté, et après une sorte pique-nique méridien convivial improvisé auquel au moins une centaine de personnes a participé, la tenue d’une assemblée générale (AG, ou réunion plénière selon les habitudes de langage) a été organisée pour la fin d’après-midi vers 17h30, avec une approche expérimentale pour tenter de clarifier les objectifs.</p><p>En effet, la quasi-totalité des mouvements sociaux sont défensifs, c’est-à-dire qu’ils se créent pour répondre à telle ou telle vilainie gouvernementale (comme le report de l’âge de départ à la retraite par exemple). En pareil cas, l’objectif est donc défini par avance.</p><p>Mais pour le 10 septembre, on pourrait parler d’un mouvement offensif basé sur un simple appel à la mobilisation populaire dès la fin du mois de mai, sans réel objectif concret. Contrer les annonces de Bayrou aurait pu être considéré comme un objectif, mais elles ont été faites bien après l’appel à mobilisation, et le “suicide institutionnel” de Bayrou (car le refus d’une majorité de parlementaires de lui voter la confiance était quasiment certaine d’avance) effectif dès le 8 septembre constituait en soi une victoire avant même le début du mouvement.</p><p>Pour définir les objectifs dans cette AG, une méthode assez originale a été imaginée. Une personne quelconque de l’assemblée propose un objectif prioritaire, et tous les gens d’accord avec cette proposition se regroupent autour d’elle. Puis une deuxième personne de celles qui ne se sont pas déplacées pour exprimer leur accord fait une autre proposition, et toutes les personnes en accord avec elle la rejoigne, y compris celles qui avaient trouvé la première proposition intéressante. Et on recommence jusqu’à ce que tout le monde se retrouve dans un groupe thématique.</p><p>Six objectifs ont été ainsi successivement proposés&nbsp;:</p><p>1. Taxer les ultra-riches</p><p>2. Créer un réseau social local et solidaire</p><p>3. Protéger l’environnement</p><p>4. Dégager Macron</p><p>5. Instaurer une démocratie réelle</p><p>6. Lutter contre la guerre et la remilitarisation de la jeunesse</p><p>Un temps a ensuite été laissé à chaque groupe pour discuter ensemble, faire connaissance, commencer à s’organiser et proposer des pistes de réflexion. Puis chaque groupe a fait un rapide compte-rendu de ses échanges internes avec le reste de participants de l’assemblée générale reconstituée. Cette approche a permis de clarifier les choses et de rendre un peu plus concrètes les raisons d’être du mouvement, même si certains considéraient qu’il s’agissait d’une perte de temps et qu’il aurait été préférable de se lancer directement dans des actions.</p><p>Ensuite, l’AG a procédé au dépouillement de la boîte à idées qui avait été installée dès le matin sur l’un des stands du rassemblement. Une petite dizaine d’idées ont ainsi été énoncées dont certaines correspondaient aux six objectifs définis juste auparavant.</p><p>Cette AG s’est terminée par des échanges libres entre les participants sous les oreilles attentives des quelques policiers mobilisés sur place toute la journée, carnet de notes à la main. On peut signaler au passage qu’il n’y a eu aucun incident avec les forces de police dont les manifestants avaient acté la présence avec humour.</p><p>Précisons que entre le repas du midi et l'AG de fin de journée, une sorte de “pré-AG” avait permis à une cinquantaine (voire une soixantaine) de personnes installées en cercle d’échanger collectivement avec des prises de paroles individuelles successives facilitées par un microphone et un amplificateur. Dans ces échanges, certaines questions de communication et d’organisation ont été abordées, et il a été décidé d’un repas partagé le lendemain en partenariat avec l’association “L’ouvre-portes”, ainsi que la tenue d’une permanence physique sur le site (appelé “la BASE”) chaque soir de 17h00 à 20h00 jusqu’au 17/09 (sauf le dimanche).</p><p>Cette journée doloise n’était peut-être pas très spectaculaire, mais elle a été assez riche et satisfaisante pour nombre de participants. Le temps dira si elle s’avérera féconde en termes de transformations sociales, écologiques et démocratiques, tant au niveau local que global.</p><p>Tintin 21.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[La Rédac']]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1230/resume-de-lag-du-10-septembre-a-dole</guid>
                <pubDate>Mon, 15 Sep 2025 21:03:23 +0200</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Brèves d’ici et d’ailleurs]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1229/breves-dici-et-dailleurs</link>
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                                <description><![CDATA[<p>QUI BLOQUE ET QUI DÉBLOQUE&nbsp;? - Il paraît que la population française a eu pour projet de bloquer le pays ce 10 septembre 2025, les médias s’en gargarisent en boucle. Le président Macron réélu sans campagne en raison du COVID et de la guerre en Ukraine laisse filer jusqu’en 2027. Les électeurs ont élu trois groupes de forces égales au parlement, mais les députés passent leur temps à se neutraliser mutuellement alors que l’intelligence aurait voulu qu’ils travaillent ensemble. On ne choisit pas sa famille ni ses collègues de travail et pourtant il faut faire en sorte que ça marche, il n’y a qu’en politique qu’ils sabotent la démocratie à nos frais. Les médias n’évoquent que la surface des phénomènes, avec des clichés débiles, nous prenant pour des gens incapables de comprendre. Démission, dissolution, ne sont pas viables tant que les politiques sont bornés, tous maîtres du monde dans leur placard. Bruno Lonchampt.</p><p>IMPRESSIONS D’ASIE.- C’est vrai que le défilé militaire de Pékin pour les célébrations de l’anniversaire de la victoire de la résistance chinoise sur l’envahisseur japonais avait un petit côté majorettes bien rodées. La synchronicité de l’ensemble était impressionnante et même si l’on sait que c’est à pied sur le champ de bataille qu’on reconnait le fantassin, on ne peut qu’être admiratif ou inquiet devant un ballet martial d’une telle ampleur. Mais ça ne peut laisser indifférent. Le message de Xi est clair, tout comme la présence de Vlad et de Kim à ses côtés. Et je vous passe la liste des autres pays des BRICS et affiliés qui étaient présents. Ne pas y être était une erreur diplomatique. Xi, Vlad et Kim ne sont pas des parangons de la démocratie mais il faut se garder d’aller leur faire la leçon des droits de l’homme : on a déjà assez à faire avec Macron, Retailleau et Moussa. Et je vous passe la liste des autres corrompus fascistoïdes qui répondent encore à leurs invitations. La France a raté le train du nouveau monde parce que ses dirigeants sont trop cons pour comprendre le sens de l’Histoire et anticiper un peu au lieu de servir de carpette à ces ringards d’impérialistes américains persuadés que les reste du monde n’est composé que d’esclaves et de clients. Anna Graham.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[La Rédac']]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1229/breves-dici-et-dailleurs</guid>
                <pubDate>Sat, 13 Sep 2025 08:20:54 +0200</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Cohérence européenne]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1228/coherence-europeenne</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Dès l’élection de Trump et plus encore après l’humiliation de Zelensky à la Maison-Blanche, on a entendu – peut-être une première historique – un chœur européen clamant la nécessité de s’émanciper de Washington.</p><p>Fin juin 2025, lors du sommet de l’OTAN, ses 32 membres – dont 29 pays européens&nbsp;(!), les trois autres étant la Turquie, le Canada, et les USA évidemment – se sont engagés à porter à 5% (contre 2% seulement aujourd’hui pour la France par exemple) la part de leur PIB consacrée à la guerre (pardon : à la “défense”).</p><p>Donc pour résumer, l’Europe a accepté de céder aux pressions états-uniennes en se ruinant en dépenses militaires, essentiellement pour acheter de l’armement états-unien, pour servir l’agenda impérialiste états-unien, mais au nom de son indépendance vis-à-vis des États-Unis.</p><p>Je suis très critique vis-à-vis de l’Europe, mais je m’efforce d’être positif. Il y a une cohérence européenne derrière cette décision, énième prosternation euro-atlantiste. Après avoir soumis à la loi du plus fort et mis à sac la planète entière pendant des siècles, l’Europe, actant de fait sa faiblesse actuelle, sa débilité stratégique, sa totale insignifiance géopolitique, valide encore et toujours la loi du plus fort en continuant à lécher goulûment les bottes de l’Oncle Sam.</p><p>Rendez-vous dans quelques années pour confirmer ou non cette ligne lorsque ledit Oncle Sam aura achevé son déclin. En attendant, que les européistes arrête de nous saouler avec les “valeurs” de l’Europe : qu’ils économisent leur salive pour les bottes yankees pleines de merde.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Uhm]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1228/coherence-europeenne</guid>
                <pubDate>Thu, 11 Sep 2025 10:55:01 +0200</pubDate>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[10 septembre]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1227/10-septembre</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Allez&nbsp; ! On attaque direct…</p><p>Initialement, j’avais prévu de raconter un peu mes aventures estivales en mode éditorial de rentrée, mais finalement, on s’en fout de ma life, d’autant qu’on a un rendez-vous social important ce 10 septembre 2025.</p><p>Rendez-vous avec qui ? Rendez-vous pour quoi faire&nbsp;? On ne sait pas encore trop, mais peu importe… On y sera !</p><p>Pour ce qui nous concerne à Dole, on sait quand même à peu près où et quand on a rendez-vous&nbsp;: ce sera du côté de l’avenue de Lahr (Pasquier ? Arquebusiers ? Passerelle ?) et dans la matinée. Pas très précis comme rencard, mais comme il n’y a pas vraiment d’organisateurs bien identifiés, on s’en contentera.</p><p>Évidemment, comme pour tout mouvement social qui se respecte, les médias bourgeois sont d’ores et déjà à pied d’œuvre pour nous savonner la planche. Ils ont déjà trouvé leurs éléments de langage pour dissuader les gens d’y aller : attention ! ce serait une initiative de l’extrême-droite complotiste anti-vax ! Ils trépignent de nous annoncer que le mouvement s’essouffle. Ils n’annoncent pas encore que ce n’est pas la rue qui gouverne et que le chaos est à nos portes : pour ça ils laissent micros et plateaux télé grand ouverts au vert-moisi Bayrou qui nous annonce quasiment la fin de la France si on ne lui accorde pas la confiance.</p><p>Pour qui n’aurait pas suivi tous les épisodes, François Joe Bayrouden a annoncé solennellement qu’il demanderait aux parlementaires le 8 septembre de lui voter la confiance conformément à l’article 49 alinéa premier de la décrépite constitution de la cinquième république française – une pratique normale dans un régime parlementaire même modéré mais tombé en désuétude sous le règne du perfide Macron.</p><p>Pourquoi&nbsp;? Officiellement pour savoir si les députés partageaient bien le même diagnostic que lui sur l’état du pays, diagnostic qu’il s’échine laborieusement à expliquer aux mal-comprenants qu’il croit que nous sommes en déclinant une métaphore nullissime de bateau qui prend l’eau et qui va couler et que seul le capitaine peut sauver du naufrage, etc. Quand on pense que ce type est agrégé de lettres classiques…</p><p>Bref, en résumé, soit on est d’accord avec son idée de France qui coule et on lui laisse la barre pour continuer à commettre sa politique antisociale, soit il quitte le navire drapé dans le peu de dignité qu’il fait semblant d’avoir. Spoiler alerte : a priori les oppositions sont unanimes pour lui dire bye-bye Bayrou.</p><p>Mais pourquoi le 8 septembre, après plus de 8 mois d’exercice lamentable ? Sans nul doute parce qu’avec le squatteur de l’Élysée il pense qu’il pourra faire office de fusible et tuer dans l’œuf le mouvement du 10 annoncé depuis des mois. Mais n’est pas Machiavel qui veut, et cette manœuvre grossière ne suffira pas à arrêter le mouvement. Au contraire, de fait, ça lui offre une première victoire symbolique : avant même d’avoir commencé, on se débarrasse du premier sinistre et de sa clique gouvernementale. C’est loin d’être suffisant, mais c’est toujours ça de pris, et puis ça fait plaisir de se dire qu’on verra moins sa tronche de flan périmé.</p><p>Bon, c’est bien beau tout ça, mais revenons à notre 10 septembre.</p><p>Certains s’inquiètent de ne pas savoir qui sera présent. On ne sait pas exactement, mais on s’en fout…</p><p>Venez comme vous êtes&nbsp; !</p><p>Plus il y aura de diversité, mieux ce sera&nbsp; ! On se débrouillera pour faire connaissance, échanger nos points de vue et analyses, et nous auto-organiser localement.</p><p>Pour le moment, au niveau national, la situation semble nettement plus favorable qu’il y a sept ans au début du mouvement des gilets jaunes. Les syndicats de base ont réussi à mettre suffisamment de pression à leurs représentants nationaux pour qu’ils sortent de leur réserve habituelle quand ils ne sont pas eux-mêmes à l’initiative d’un mouvement social. Des syndicats ont déposé des préavis de grève nationaux qui permettront de couvrir légalement les salariés qui voudraient faire grève. Certaines figures médiatiques ont même déjà commencé à faire circuler un appel à la grève générale. Les partis de gauche ont dit qu’ils soutenaient le mouvement sans pour autant chercher à en prendre le contrôle. La gauche institutionnelle semble cette fois-ci décidée à ne pas regarder passer le train avec dédain comme elle l’a fait avec les gilets jaunes. Et les citoyens semblent plutôt mobilisés si l’on en juge par les plus de deux millions de pétitionnaires contre la loi Duplomb. A priori, on est pas mal…</p><p>Je vais éviter de trop étaler ici ma vision des choses ne serait-ce que pour me laisser surprendre par ce qui émergera du mouvement. Néanmoins, je me permets d’exprimer quelques points importants qui me semblent importants. Résumé en quatre mots&nbsp; : ouverture, intelligence, humilité, honnêteté.</p><p>Ouverture. On l’a dit, les origines et les cultures politiques seront probablement assez diverses. Il faudra en faire une force, et ne surtout pas partir sur des bases sectaires en mode western : “Cette mobilisation n’est pas assez grande pour nous deux : soit tu pars, soit c’est moi qui pars.” On a forcément des points communs. Au moins celui de tous parler français. Alors utilisons notre langue commune pour construire ensemble une tour de Babel sociale désirable plutôt que pour nous insulter.</p><p>Intelligence. On sait que la bourgeoisie ne nous fera pas de cadeau et qu’elle et ses larbins ne manqueront pas une occasion de nous tendre des pièges, de nous pousser à la faute et à la division. À nous de les anticiper et de les déjouer. De plus, la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement est compliquée, et il faudra que l’on soit capable de produire de l’intelligence collective pour trouver des solutions pour nous extraire de ce bourbier.</p><p>Humilité. Les habitués des mobilisations sociales doivent bien reconnaître qu’ils n’ont toujours pas trouvé la martingale pour gagner. Et les autres peuvent bien les critiquer, ils n’en ont pas pour autant la recette miracle pour changer les choses. Alors évitons de ne nous montrer prétentieux, de trop vite dénigrer les idées des autres et acceptons les critiques constructives nous permettant de réviser les nôtres.</p><p>Honnêteté. Nous aurons sans doute des intérêts individuels ou corporatifs divergents les uns des autres, et cela nous compliquera la tâche pour trouver des points d’accord. Mais assumons-les ouvertement, posons-les sur la table, plutôt que de faire croire que l’on se bat en toute abnégation pour le bien commun tout en ayant des arrières-pensées égoïstes.</p><p>Une dernière chose avant de vous laisser vous échauffer pour le mouvement du 10/09. Libres Commères est né dans la foulée du mouvement des Gilets jaunes. Le but était de permettre à tout un chacun de s’exprimer pour “lire et écrire ce qui ne se lit pas dans l’autre presse”. Alors n’hésitez pas à nous envoyer vos articles, vos infos, vos témoignages, vos analyses, voire vos coups de gueule.</p><p>Au plaisir de vous lire.</p><p>Uhm.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Uhm]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1227/10-septembre</guid>
                <pubDate>Sun, 07 Sep 2025 07:45:46 +0200</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Brèves pas très cool]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1226/breves-pas-tres-cool</link>
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                                <description><![CDATA[<p>DÉBRAYE, GÉGÉ.- «&nbsp;Attention à ne pas toucher aux institutions !&nbsp;» Il suffit que Gérard Larcher nous enjoigne de ne pas toucher à son poste (et à sa rente) pour qu’on sache que c’est là qu’il faut viser ! On réclame la sixième et vite ! Fleur Palarose</p><p>HUMILIATION À RÉPÉTITION.- La mort du streamer Jean Pormanove semble émouvoir jusqu’à Marion Maréchal qu’on n’a pourtant pas entendu dire grand chose sur le shooting live géant qui se déroule à Gaza. Le plus révélateur dans cette histoire sordide, outre les 600 000 tordus du web qui suivaient la descente aux enfers de ce malheureux et les méfaits de ses acolytes, pas plus futés que lui, tous à l’affût de pognon bien crade, c’est l’intervention post mortem de la ministre du numérique et l’IA Clara Chappaz qui arrive bien tard sur les plateaux TV avec sa tête d’idiote bien née pour se couvrir et&nbsp; s’offusquer alors que&nbsp;l'Arcom, régulateur du numérique en France, avait averti l’administration à plusieurs reprises. Mais s’offusquer de quoi au juste&nbsp;? Le gouvernement auquel collabore Chappaz est une atteinte permanente à la dignité populaire. Les hautes sphères bourgeoises donnent en permanence l’exemple d’une classe qui dégrade le pays et humilie ceux qui n’ont que leur yeux pour compter les coups et pleurer. On se retrouve le 10 pour en parler. Paule Emploix</p><p>SILENCE, ON EST EN PAUSE.- Le Cercle de Silence de Dole n’a toujours pas reçu de réponse à la lettre qu’il a adressée à la députée Gruet à la suite du cercle de juillet, ça fait donc près de deux mois. Ben ouais, quand ça vient pas, ça vient pas. Iris Ponsable</p><p>«&nbsp;BRISER UN TABOU MÉMORIEL&nbsp;».- Le maire LR de Saint-Raphaël Frédéric Masquelier a dévoilé le 23 août dernier la première stèle en France dédiée aux victimes du communisme dans le monde, et cela à l’occasion de la Journée européenne de commémoration des victimes des régimes totalitaires. «&nbsp;Les victimes de Trotski, Staline, Pol Pot, Mao ou encore Ceausescu se comptent en millions,&nbsp;lit-on dans un communiqué à Var-matin, pourtant, il n’y a jamais eu de procès de Nuremberg du communisme. Ce monument rend hommage aux victimes de cette idéologie qui, malgré une promesse de lendemain qui chante, s’est avérée mortifère. Souvenons-nous pour ne plus laisser le totalitarisme revenir au pouvoir sous de nouveaux oripeaux&nbsp;». Je rappelle que Frédéric Masquelier est LR et qu’il a sans doute étudié l’histoire dans la même classe que Bruno Retailleau. Et on met Trotski où dans cette affaire? Victime et bourreau? Et les nazis dessoudés sur le front Est en 43, on les inclut dans le monument&nbsp;? Stepan Bandera ? Et les envahisseurs japonais qui tombent à Pingxingguan, en Chine&nbsp;? J’imagine que les unités coloniales de Diên Biên Phu et les GI de l’Apocalypse Now (pour mémoire 58209 Américains et 250 000 sud-vietnamiens contre 1 100 000 nord-vietnamiens et pas que des soldats, loin de là) auront une petite place&nbsp;? Et que faire pour les 500 000 à 3 millions de communistes indonésiens massacrés dans les années 1960 par un régime d’extrême-droite soutenu par l’Occident&nbsp;? Ah bon, m’sieur Masquelier, vous zêtiez pas au courant&nbsp;? Si on se met à poser une stèle pour toutes les victimes de telle ou telle idéologies du passé, Saint-Raphaël n’y suffira pas. Et puis, on n’honore jamais aussi bien la mémoire des victimes de massacres qu’en aidant à sauver la vie de ceux qui sont opprimés en temps réel. Et y a ce qu’il faut à l’heure actuelle. Les mémoriaux, ça donne bonne conscience et il en faut ! Mais franchement, les purges staliniennes et les débordements de la Révolution culturelle, c’est peut-être pas ce qu’il y a de plus urgent à dénoncer ! Pourvu en tous cas que ça ne donne pas des idées à notre JeanBaGa local ! Helmut Rajdedan</p><p>CHANTAGE?- Le Conseil Général du Jura prive France nature environnement Jura d’une subvention d’environ 10000 euros. Les écolos parlent de «&nbsp;punition politique&nbsp;» sans doute pour l’opposition aux travaux sur l’aéroport de Tavaux mais le président Fassenet s’en défend et annonce que la décision n’est pas irréversible. Alors pourquoi la prendre? Il ajoute dans le Progrès : «&nbsp;Les travaux sur la piste étaient nécessaires. Si l’aéroport n’existait pas, nous ne le construirions pas. Mais puisqu’il est là, il doit disposer d’une piste convenable, notamment pour accueillir les avions et hélicoptères utiles à la défense incendie et à la sécurité civile.&nbsp;» Hélicoptères? Avions ? C’est vrai que la base plus proche est à Besançon et que la région n’est pas riche à ce niveau. On va enquêter là-dessus… Barrack Ouda</p><p>REFAIRE DU LIEN.- Serge Couësmes, le président de l’Union des Commerçants de Besançon (UCB) a déjà exprimé sa plus vive inquiétude face au soutien apporté par la maire Anne Vignot au blocage annoncé du 10&nbsp;septembre. Les petits commerçants nous avaient déjà fait le coup avec les Gilets jaunes : on entravait soi-disant le commerce des centres-villes. Comme si la grande distribution n’y était pour rien ! Le 10, ce serait pourtant l’occasion de renouer avec une clientèle locale et populaire. Les droitards flipperont devant CNews et on viendra payer en liquide dans ton bistrot, mon vieux Serge. Ingmar Del Plata</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Christophe Martin]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1226/breves-pas-tres-cool</guid>
                <pubDate>Sat, 06 Sep 2025 07:44:45 +0200</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Le 10 septembre, tous à la BASE !]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1225/le-10-septembre-tous-a-la-base</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Voilà ce qui a été acté ce mercredi à l’AG. Pour le mercredi 10 septembre, le mouvement du 10 (on n’a pas encore trouvé de nom générique mais ça viendra, vous pouvez en être sûrs) installera sa BASE, avenue de Lahr, sur le parking des Pasquier, en face de la Passerelle qui traverse le canal. Faites circuler le mot qu’il vaudra mieux aller se garer un peu plus loin sur le parking pour qu’on arrive à organiser un espace convivial pendant la journée. Certains arriveront plus tôt mais le rendez-vous a été donné à 10h00. Libres Commères y installera son stand (le numéro 59 sera à disposition mais il y a plus !). L’AG est tombée d’accord pour que le mouvement du 10 accueille les syndicalistes qui désirent venir avec leurs chasubles (nom féminin d’origine sacerdotale) et leurs drapeaux (nom masculin d’origine plus guerrière). Bref, VENEZ COMME VOUS ÊTES ! disent nos tracts. Chacun vient avec son histoire et ses convictions mais, et on ne le répètera jamais assez, l’objectif est que le mouvement prenne de l’ampleur et aboutisse à faire cesser la mascarade politique actuelle (voir le petit texte ci-dessous). Le mercredi 10 marque un point de départ (pour le pot de départ, ce sera le lundi 8 devant la mairie) et tout ne va pas se faire en une journée.&nbsp;</p><p>ILS NE VONT PAS NOUS DONNER GENTIMENT LES CLEFS DU CAMION !&nbsp;</p><p>Les syndicats ont déposé le préavis de grève pour le 10 qui permet aux salariés qui vont débrayer d’être en conformité. Ils ont fait le taf et on les remercie. Certains syndicats seront présents avec leur logistique : ça permettra de tenir le lieu pendant toute la journée, ils ont l’habitude.&nbsp;</p><p>Il a également été admis que la BASE devra permettre aux citoyens de se retrouver pour mieux repartir à plusieurs. Le principe est toujours le même : à partir de 10h00, on vient, on propose une idée, elle réunit autour d’elle des gens qui ont envie de s’y investir et c’est parti. Pas la peine de les ébruiter avant le jour J.&nbsp;</p><p>Autre chose importante à signaler autour de vous et sur les réseaux sociaux : le rassemblement est prévu à partir de 10h00. Ceux qui veulent venir un peu plus tôt pour «&nbsp;réserver&nbsp;» l’endroit peuvent le faire. Mais ce qu’il est essentiel de faire circuler, c’est qu’on peut venir à n’importe quelle heure. On s’est fixé jusqu’à 20h00. Prévoyez à manger et à boire ! Ceux qui n’ont pas pu faire grève ou qui ne le souhaitent pas sont également les bienvenus après le taf à la BASE. Comme on l’a dit, le rapport de force avec le «&nbsp;gouvernement&nbsp;» (il n’y en aura sans doute plus à Matignon mais Retailleau va nous mener la vie dure) doit jouer sur la durée. Il vaut mieux venir tous les jours après le taf que de faire grève le 10 en restant devant Netflix. En revanche, on encourrage ceux qui peuvent bloquer les outils de production à le faire. On ira les soutenir et c’est là que les syndicats ont leur rôle de courroie de transmission.</p><p>Libres Commères sera bien évidemment présent à la BASE. Des numéros du canard seront à disposition. On propose aussi un espace d’expression (audio et écrit). Vous écrivez ou vous dites au magnéto ce que vous avez à dire, on se débrouille pour mettre ça en page dans la nuit sur «&nbsp;En direct de la base&nbsp;», on imprime et on distribue l’édition spéciale le lendemain, ou on l’affiche. Libres Commères garde ainsi sa fréquence et son format mensuels pendant le mouvement.&nbsp;</p><p>Question tracts, la patte Libres Commères a l’air de prendre. Vous allez la voir un peu partout ces jours-ci. Si vous avez besoin des matrices pour l’affiche ou les flyers, elles ont à disposition en PDF et en téléchargement dans Délivre Commères. Vous pouvez aussi vous débrouiller pour nous les demander. On en fera d’autres ! Surtout si vous avez des idées à nous soumettre.</p><p>Durant l’AG, on a bien senti que les militants aguerris cherchent à faire valoir leur expérience et il faut qu’on sache en profiter. Mais il faut bien admettre que ces dernières années au sein des mouvements sociaux, les stratégies qui ont fonctionné, même si elles n’ont pas été victorieuses, étaient issues d’idées nouvelles. Les gilets jaunes, les anti-pass, les soulèvements de la terre ont trouvé de nouvelles manières de porter les «&nbsp;mots d’ordre&nbsp;». Le mouvement «&nbsp;bloquons tout&nbsp;» part sur ce constat. En mai, il a su créer la surprise et la zizanie. A Dole, on est plutôt parti sur un mouvement «&nbsp;Venez comme vous êtes&nbsp;». Si on a le nombre avec nous, on pensera à bloquer. Y a d’ailleurs des opérations à vélo qui se profilent. La journée du 10 et les jours qui vont suivre promettent d’être riches en imagination. Si nos revendications sont tout ce qu’il y a de plus sérieux et même vitales, les militants n’ont pas intérêt à se prendre au sérieux. L’humour, la dérision et le rire font parties de nos armes : le pouvoir déteste ça ! Ça n’empêche pas d’être rigoureux dans l’organisation. A l’issue de l’AG, à Libres Commères, on se disait qu’en deux réunions, le noyau avait déjà été diablement efficace. C’est prometteur pour la suite.&nbsp;</p><p>Pour finir, le numéro 59 est parti à la copieuse et devrait être disponible en fin de journée, demain et ce week-end. Toutes les brèves n’ont pas pu rentrer : on a privilégié les articles de fond. Mais elles vont être diffusées sur le web. Faites-nous connaitre. Libres Commères est une logistique de communication au service du mouvement du 10.</p><p>LE 10 SEPTEMBRE, TOUS À LA BASE !</p><p><em>En annexe, un texte que je sais pas où le foutre mais qui me parait urgent !</em></p><p>DANS LE DUR.- Comme d’habitude dans un mouvement populaire annoncé, on ne connaitra son ampleur que plus tard. C’est la surprise, non pas du chef, mais du peuple. Mais une chose est sûre : la situation actuelle ne peut pas durer. Et cette impasse est due en grande partie à la perversion des institutions par une caste politique corrompue jusqu’aux gènes et arc-boutée sur la constitution de la Ve république pour hurler à la légitimité. Elle permet à des Bayrou, Hollande, Attal, Barnier, Dati, Ferrand, Glucksman, Ciotti, Dray, Wauquier et toute une cohorte de has been incompétents de rester dans le circuit et de continuer à se goinfrer à la gamelle de la République. C’est pourquoi au dégagisme spontané qui va fournir le carburant aux boosters de la fusée, il faut rapidement greffer un objectif qui permettra d’élaborer une stratégie politique. Le plus petit dénominateur politique commun semble actuellement être la nécessité ressentie par toute la base de, non seulement changer les têtes, mais de les empêcher à tout prix de revenir. Il faut donc réclamer une constituante et le rôle de ceux qui en sont convaincus est de trouver des moyens pour sensibiliser une bon nombre de citoyens à cette nécessité.&nbsp;</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Christophe Martin]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1225/le-10-septembre-tous-a-la-base</guid>
                <pubDate>Thu, 04 Sep 2025 08:47:38 +0200</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                                    <category>Société</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Lordon, affects, nation, etc.]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1224/lordon-affects-nation-etc</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Lors de l’une de ses récentes interventions [1], Frédéric Lordon pose d’une manière originale la question de la réaction à la montée du fascisme en France : pourquoi toute une partie des classes populaires vote-t-elle pour l’extrême-droite&nbsp;? Et quoi lui opposer, et comment&nbsp;?</p><p>Pour aller à l’os, Lordon pointe la puissance des affects d’appartenance et d’identité collective, et propose de mobiliser des affects équivalents mais fondamentalement opposés à ceux de l’extrême-droite.</p><p>Problème. Toute une partie de la gauche radicale vomit toute idée d’identité collective. Les identités individuelles qui permettent de se distinguer de la masse et de cultiver sa petite singularité personnelle : aucun problème. Tel est l’apanage des bourgeois et petits-bourgeois éduqués qui ont les moyens de se permettre une métaphysique individualiste. Mais une identité collective, une identité nationale : Pouah ! Horreur !</p><p>Lordon fait remarquer que la gauche radicale contemporaine confond certaines réalisations historiques contingentes de la nation avec un concept beaucoup plus général de la nation : celle de Robespierre n’est pas celle de Le Pen, celle des zapatistes du Chiapas n’est pas celle des trumpistes.</p><p>Il va plus loin en indiquant que de toute façon, il y aura toujours des nations, entendu comme groupes politiques distincts, par opposition à une hypothétique communauté humaine mondiale unifiée.</p><p>Si la nation est inévitable et que son contenu n’est pas fatalement mauvais en soi, les forces de gauche devraient utiliser à leur avantage la puissance des affects d’appartenance et d’identité collective, accessibles à tous, pour faire advenir une nation communiste.</p><p>Et pourquoi pas continuer à l’appeler France. Car derrière ce nom – la France – se cache un conflit, un antagonisme historique toujours ouvert, entre une vision nationaliste de droite et une autre internationaliste de gauche. Abandonner le signifiant “France” à l’extrême-droite, c’est capituler, se rendre sans même combattre, abandonner une prise de guerre inestimable à l’ennemi.</p><p>Mais alors quel contenu précis mettre dans notre “France” de gauche&nbsp;? Lordon propose d’y mettre une fierté. Celle de la Sécurité sociale universelle (telle qu’envisagée par Bernard Friot avec son “salaire à vie” ou Lordon lui-même avec sa “garantie économique générale”), c’est-à-dire celle du communisme.</p><p>Conclusion&nbsp; : contre le poison de la nation nationaliste, l’identité française devrait être une nation internationaliste, c’est-à-dire la fierté communiste.</p><p>[1] “<a href="https://www.youtube.com/watch?v=RD81_PZ8KhE">La nation internationaliste, c'est la fierté communiste</a>”&nbsp;</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Un radis noir]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1224/lordon-affects-nation-etc</guid>
                <pubDate>Mon, 01 Sep 2025 20:46:59 +0200</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Le point sur le mouvement du 10 septembre]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1223/le-point-sur-le-mouvement-du-10-septembre</link>
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                                <description><![CDATA[<p>On était une cinquantaine ce samedi matin, 30 août, sous le porche des Arquebusiers. Pas de quoi bloquer Dole mais suffisamment pour sentir qu’il va se passer quelque chose le 10 septembre. Le ras-le-bol est palpable. Mais ce qui est aussi palpable, c’est l’attention que chacun met à ne pas trop se mettre en avant dans l’organisation et à ne pas brimer les initiatives des nouveaux venus. On a quand même senti que les quelques vieux brisquards de la politique qui étaient présents craignent le «&nbsp;dégagisme&nbsp;» populiste (qui ou quoi mettre à la place des têtes de gondole qu’on va dégommer?). On sait par expérience aussi que le manque de structuration a fait la force et la faiblesse des Gilets jaunes : de la spontanéité de chacun est née l’énergie collective mais, RIC et révocation des élus mis à part, le mouvement a peiné par la suite à s’orienter vers un projet politique plus élaboré, faute de cadres et de travail de fond. Faire table rase d’accord mais en rase campagne, on manque de perspectives.</p><p>L’objectif est pour l’instant de mobiliser le maximum de monde, d’accueillir toutes les propositions et on est tombé d’accord pour que le parking du Pasquier, avenue de Lahr, en face de la passerelle sur le canal, soit le lieu où on va installer une sorte de base, d’où partiront les éventuelles actions, où auront lieu des ateliers et où pourront venir ceux qui auront posé un jour de grève (les syndicats favorables au mouvement se chargent de déposer des préavis pour couvrir les camarades qui vont débrayer) et aussi pour ceux qui viendront faire un tour après le taf. Y avait des retraités présents et on compte sur eux.</p><p>Pour ceux qui ont envie de prévoir en amont et de participer à la mobilisation, la prochaine AG aux Arquebusiers est prévue le mercredi 3 septembre à 17h30. Il y a des boucles qui se sont mises en place sur les réseaux sociaux (Facebook, Telegram, Indignez-vous). Libres Commères prépare et fera imprimer des tracts pêchus (venez comme vous êtes!) pour la mobilisation et en confiera des paquets à ceux qui auront envie de distribuer pendant la petite semaine qui sépare l’ultime AG (le 3) du jour J (du jeudi 4 au mercredi 10 en fait). Au MOU, on a en plus à proposer un moyen d’approcher les gens qu’on va mettre en pratique.&nbsp;</p><p>Le mercredi 10, nous, à Libres Commères, serons à la base à partir de 10h30 (peut-être plus tôt si y a des volontaires pour tenir le stand), jusqu’à la fin de journée avec le numéro 59 et aussi avec des éditions plus anciennes pour ceux qui voudraient rattraper le temps perdu. Je prépare un nouveau stand de campagne. Voilà pour l’essentiel. Rien n’est donc très défini. Les mots d’ordre, les revendications, la stratégie, tout ça est à construire. Et ça ne peut se faire qu’en se parlant.&nbsp;</p><p>Je balance un peu l’idée à la va-vite mais il est possible qu’on se lance dans des éditions spéciales (une page recto-verso avec du contenu apporté par les participants) si le mouvement prend une forme intéressante et une ampleur suffisante.&nbsp;</p><p>Bon, c’est à peu près tout mais c’est déjà pas mal. Une chose est sûre, c’est qu’il ne faut pas attendre un miracle du 10 septembre. Ce n’est qu’un début et il faudra assurer la suite. Les aboyeurs de la droite réac’ ou poujadiste vont se moquer de nous (voir notre document d’illustration). Et vous savez quoi !? ON LES EMMERDE ! Et on les emmerde déjà, c’est pour ça qu’ils vont nous tomber dessus de toutes parts.</p><p>Avant de vous laisser, voilà une petite histoire que j’ai croisé sur le net. Elle tient de la parabole et nous sera sans doute utile. Rien ne se fera si on ne parle pas honnêtement et on a commencé à la faire ce samedi matin.</p><p>Le récit se déroule aux États-Unis. Un prof de collège a décidé de parler à sa classe du procès des sorcières de Salem, une petit ville au XVIIe siècle où la vindicte populaire et religieuse s’est emballée contre une vingtaine de malheureux qui ont été pendus. L’enseignant a proposé à ses élèves de jouer à un jeu. «&nbsp;Je vais passer parmi vous et chuchoter à chacun d'entre vous si vous êtes une sorcière ou une personne ordinaire. Votre objectif est de former le plus grand groupe possible qui ne contient PAS de sorcière. À la fin, tout groupe contenant une sorcière recevra une sale note.&nbsp;» Les adolescents ont joué le jeu et se sont lancés dans des interrogatoires. Un groupe assez important s'est formé, mais la plupart des élèves se sont répartis en petits groupes exclusifs, rejetant quiconque montrerait ne serait-ce qu'un soupçon de culpabilité.</p><p>«&nbsp;Bon, a conclu le prof, on ne bouge plus. Il est temps de découvrir lesquels auront une sale note. Toutes les sorcières, levez la main !&nbsp;» Personne n'a levé la main. Les jeunes étaient confus mais aussi un peu énervés et ils ont reproché au professeur d’avoir gâché le jeu.&nbsp;</p><p>«&nbsp;Vraiment ? J’ai gâché le jeu ? Vous croyez vraiment qu’il y avait de véritables sorcières à Salem ? Ou est-ce que tout le monde croyait simplement ce qu'on lui avait raconté.&nbsp;»</p><p>On voit ainsi qu’il est facile de diviser une communauté. Les médias mainstream qui servent les intérêts de Bolloré ou Saadé, d’Arnault ou de Bouygues, tous les chiens de garde du système, de Macron à Salamé, sont là pour ça et ils ne vont pas manquer de chercher à saper le mouvement du 10. Les cyniques de droite et de la pseudo-gôche vont nous pourrir avant même que ça ne commence et si ça prend, on va prendre cher. Selon l’expression de Lordon que j’aime utiliser, faut pas compter sur la classe dirigeante pour nous refiler sans broncher les clefs du camion. Les urnes n’ont pas suffi. On tente autre chose.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Christophe Martin]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1223/le-point-sur-le-mouvement-du-10-septembre</guid>
                <pubDate>Sun, 31 Aug 2025 07:55:49 +0200</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[“Once upon a time, life”. « Il était une fois, la vie » ; la suite … ; Perception de l’inconscience et de la conscience]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1222/once-upon-a-time-life-il-etait-une-fois-la-vie-la-suite-perception-de-linconscience-et-de-la-conscience</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Poursuivons notre exploration en passant par un organe que nous appelons le cerveau, localisé dans notre boite crânienne, récepteur et émetteur d’informations venant de toutes nos «&nbsp;antennes&nbsp;» que j’ai définies pour certaines dans la première publication <em>(nos 5 sens que nous définissons comme principaux, lire n°57)</em>. Il apparait aussi dans de nouvelles découvertes que nous aurions un deuxième cerveau au niveau des organes qui se situent dans notre abdomen n’étant pas protégé par une enveloppe osseuse. Ces deux cerveaux conversent entre eux.</p><p>Dans un premier temps intéressons-nous à notre cerveau que l’on dit principal avec ses deux hémisphères et ses autres parties (organes). Le but n’est pas de faire une description médicale mais d’éclairer un fonctionnement reconnu d’après les connaissances actuelles qui évolueront sans doute dans nos perceptions à la suite de nouvelles découvertes.</p><p>D’après les connaissances actuelles, dans l’aspect purement physique du corps humain, il est composé de cellules organisées, le cerveau dans son organisation cellulaire est composé de neutrons, axones, dendrites, synapses, boutons synaptiques, fentes synaptiques, neurotransmetteurs, cellules de Schwann forment la gaine de myélines…</p><p>Donc pour poursuivre la compréhension et pour faire simple, nous nous intéresserons uniquement à la localisation de ce que l’on considère comme l’inconscient, la conscience et le conscient que nous localisons dans 3 zones principales et comment fonctionnent ces 3 zones dans leurs interactions détachées de l’aspect cellulaire&nbsp;:&nbsp;</p><p>- Le cerveau «&nbsp;reptilien&nbsp;» défini par l’amygdale, la glande pinéale, L’hypophyse.</p><p>- Le cerveau «&nbsp;limbique&nbsp;» défini par l’hypothalamus, le thalamus.&nbsp;</p><p>- Le cerveau «&nbsp;mémoire&nbsp;» défini par le cortex et le néocortex.</p><p>Le plus simple à définir demeure le «&nbsp;conscient&nbsp;» puisque nous sommes conscients ou inconscients. Donc être conscient, c’est être « réveillé&nbsp;» dans la perception du monde et de soi sans autres distinctions. Dans la définition des mots, nous formulons que nous sommes inconscients quand nous faisons un malaise vagal nous plaçant en mode survie.</p><p>L’inconscient se trouverait localisé dans le cerveau «&nbsp;reptilien&nbsp;» et dans le cerveau&nbsp;«&nbsp;limbique&nbsp;». Les fonctions du reptilien sont définies par les fonctions de base qui remontent à l’origine de l’humain avant son évolution d’où l’appellation reptilien. Pour être explicite, l’une des premières fonctions du reptilien est la survie.&nbsp; Survie qui nous fera réagir face à un danger réel ou imaginaire avec 3 possibilités. La première étant la FUITE, si la fuite n’est pas possible alors la deuxième possibilité c’est le COMBAT et si la fuite et le combat ne sont pas possibles alors la troisième possibilité ce sera la SIDÉRATION, sidération qui nous paralysera et nous plongera dans un état où il sera possible de nous manipuler. Il peut même apparaitre que le souvenir de l’évènement soit masqué dans le souvenir si l’inconscient l’interprète comme mortel pour notre survie. (Trauma trop violent&nbsp;! Trauma qui pourra générer le déni d’une situation&nbsp;!)</p><p>Il nous fait réagir grâce à notre système nerveux aux agressions extérieures contre notre corps&nbsp;; il régule aussi les fonctions liées à notre métabolisme, à notre immunité, à nos automatismes qui sont appris dans notre enfance et tout au long de notre vie, <em>(Exemple&nbsp;: marcher, courir, saisir, toucher,&nbsp; ….) .</em></p><p>Il est aussi le «&nbsp;régulateur&nbsp;» central puisque toutes informations entrant par nos 5 sens sont enregistrées en permanence et passent par lui. Toutes les informations et expériences déjà vécues sont enregistrées dans la mémoire et seront rappelées par l’inconscient qui fera appel à la mémoire d’expériences. Que ces expériences soient bonnes ou mauvaises, elles seront reprises devant une situation similaire ou proche&nbsp;; ce qui nous fait dire parfois&nbsp;: «&nbsp;<em>Pourquoi je fais toujours la même chose&nbsp;?&nbsp;» </em>ou<em> «&nbsp;Pourquoi je réagis toujours de la même manière&nbsp;?&nbsp;»</em></p><p>L’on considère aussi que notre inconscient se développe principalement depuis notre naissance jusque vers nos 6/7 ans d’où la réflexion qu’il a des réactions et un âge mental d’un enfant de cet âge.</p><p>L’autre particularité de l’inconscient, c’est la fonction portée par le cerveau limbique qui sera le siège des émotions, que l’on appelle aussi le filtre des émotions, fonction très importante puisque nous sommes des êtres d’émotions et que souvent ce sont nos émotions qui vont nous faire réagir et régir nos vies, nos répulsions et nos attirances. C’est donc notre inconscient qui fera que nous nous engagerons dans des actions conduites par notre émotionnel.&nbsp;</p><p>Notre inconscient aura aussi une grande importance dans nos contacts, relations et attirances. Au fond de nous se joue aussi ce que l’on appelle l’inconscient collectif (inné) qui nous a permis grâce au groupe et à l’appartenance au groupe de survivre et de nous développer. Nous sommes des êtres sociables et c’est grâce à cette sociabilité que nous avons pu survivre au monde qui nous entoure et aux autres groupes qui nous apparaissent hostiles. Seuls, nous ne pourrions survivre même si le monde nous était accueillant en toutes circonstances et situations.&nbsp;</p><p>À présent penchons-nous sur ce que nous appelons la conscience, notre conscience.&nbsp;!</p><p>Un petit point de préambule sur le cortex et le néocortex qui se veut comme la localisation de la mémoire puisque l’on peut «&nbsp;voir&nbsp;» avec des scanners les zones qui sont activées lorsque la mémoire est sollicitée.</p><p>La conscience nous permet de nous percevoir à travers notre corps physique dans le monde physique où nous évoluons. Et au-delà de cela par la représentation métaphysique et psychique qui a fait dire à Shakespeare «&nbsp;to be or not to be&nbsp;», en d’autres termes «&nbsp;je pense donc je suis&nbsp;». L’association de notre corps et de notre pensée nous fait nous percevoir avec la triple fonction&nbsp;; physique, notre pensée structurante et créatrice sans oublier ce que nous définissons comme notre ego.&nbsp;</p><p>Avoir une conscience revient à dire que nous sommes dans un état où nous structurons notre pensée par des mécanismes appris et où la notion de bien et de mal se fait jour dans nos décisions et nos actions. Nous oublions ainsi ce qui nous gouverne, c’est-à-dire notre inconscient et nous croyons que ce sont nos pensées et notre créativité dont nous avons conscience qui nous fait croire à notre autonomie, à nos prises de décisions et à notre liberté.&nbsp; &nbsp;</p><p>Comme je l’ai souligné précédemment si nous hiérarchisons la conscience et l’inconscient dans notre représentation métaphysique et psychique ce sera toujours l’inconscient qui sera le «&nbsp;PATRON&nbsp;» de ce que nous sommes même si nous avons l’impression que notre pensée construite est notre moteur de décision car pour s’exprimer notre pensée repassera par le filtre de nos émotions avant d’être exprimées par des paroles, des gestes et des actions. &nbsp;</p><p>À suivre.</p><p>Bernus Romanus PLS.&nbsp;</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Bernard Mourey]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1222/once-upon-a-time-life-il-etait-une-fois-la-vie-la-suite-perception-de-linconscience-et-de-la-conscience</guid>
                <pubDate>Wed, 27 Aug 2025 10:53:46 +0200</pubDate>
                                    <category>Culture</category>
                                    <category>Santé</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[En voilà une drôle de façon de rebondir.]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1221/en-voila-une-drole-de-facon-de-rebondir</link>
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                                <description><![CDATA[<p>(Édit du 25/08/2025  : l'<a href="https://soloist.ai/atelierkol">Atelier Kol'</a> est ouvert depuis le 18 Juin et le pico musée hors-norme depuis le 18 Août.)<br><br>En ce mois de mai 2025, alors que transpire le macadam et que j’approche dangereusement de la cinquantaine _ un demi-siècle pour quelqu’un qui avait fixé son obsolescence à 20 ans, ça peut sembler le début de l’éternité _ s’est produit un évènement dont peu de personnes sont au courant. J’ai reçu une lettre de licenciement de mon travail d’homme au foyer&nbsp;! (C’est quasi la même chose que femme au foyer, mais en plus, tu fais les réparations ou autres trucs clichés qu’est censé faire un homme) C’est peu dire que j’aimais beaucoup ma famille recomposée, pourtant il me faut bien avouer qu’avec le recul cette période de ma vie ressemble plus à dix années de woofing... De plus, comme je n’aime pas le confort et trouve que la stratification des habitudes a le goût de la mort, je devrais voir ce changement brutal comme une bénédiction. Hélas, je n’ai absolument aucune raison valable de rester dans un monde, où quasi tout me révulse, principalement _ merci à Myriam de me l’avoir rappelé le 23 mai dans sa passionnante conférence gesticulée à la Bobine _ parce qu’étant enfant, j'ai découvert que tout ici-bas était construit sur le mensonge&nbsp;: le monde des adultes était pourri jusqu’à la moelle. Je ne prétends pas que celui des enfants était mieux, mais les adultes me paraissaient être plus responsables du monde dans lequel j’étais forcé de vivre. De même que mes amis et connaissances qui sont déjà partis, j’aspire à la paix et à l’oubli et tu ne me lirais sans doute pas si j’étais moins douillet. Si j’appuie sur ce point, c’est que c’est l’origine de l’Atelier Kol’&nbsp;: Mon refus de me conformer, de vivre de façon ordinaire, prisonnier d’une famille nucléaire, je me suis dit que comme je n’avais plus aucune intention de me retrouver dans une relation artificielle, je pouvais bien me poser là, avec la lapine qui vit avec moi et pouvoir aider à l’occasion plus facilement ma mère qui habite à côté (même si dans la relation mère-fils, on peut se poser la question si ce n'est pas plutôt l’inverse). Rester quelques années ici ne me coûterait guère plus de souffrance que ce que j’ai déjà connu dans ma vie, même si par rapport au travailleur lambda, je suis bien loin d’être à plaindre. Et au moins cela permettrait que les personnes qui n’ont plus envie de rester enfermées dans leurs clapiers, collées à leurs écrans, aient un peu d’espace pour se retrouver. Je le présente comme ça, sauf que je pourrais très bien avouer que je n’arrive tout simplement pas à vivre pour moi et qu’il faut d’une façon ou d’une autre que je sois là pour toi. Ou encore, en mode mélodramatique, expliquer qu’au début de ma vie j’ai ouvert le champ du possible à Saint-Nazaire après la séparation avec la mère de ma fille, ensuite pendant 17 ans, c'est devenu peu à peu un tombeau, où j’écrivais mes poèmes sur les portes, affichait mes traumas sur les murs. Aujourd’hui, j’ai ré-ouvert le champ du possible à Dole, après la séparation avec la mère de mes belles filles, pour terminer ma vie ici. Il y a dans ce lieu une certaine symétrie, le jeu du miroir et la mise en abîme qui va de pair. Mais non&nbsp;! Rien n’est vraiment tracé et je n’ai pas terminé d’être surpris, tout comme toi, c’est l’essence de la vie, seuls les fous s’imaginent qu’elle puisse être écrite dans un roman. C’est juste le point de départ de cette nouvelle aventure, à laquelle je t’invite à participer. Pour te donner une idée de comment cela s’est produit, lors de mon dernier repas à Foucherans, j’ai mangé un fortune cookie dont je reproduis ici le message&nbsp;: «&nbsp;C’est magnifique la manière dont vous vous amusez et impliquez d’autres&nbsp;».</p><p>Il n’y a pas de hasard. Alors, merci à mon ex-compagne de m’avoir délivré pour que je puisse participer à ce projet auquel je réfléchissais depuis plusieurs années : ouvrir un musée hors-norme&nbsp;!<br>Pour l’instant on n’en est pas là, comme je l’explique sur le site internet <a class="moz-txt-link-freetext" href="https://soloist.ai/atelierkol">https://soloist.ai/atelierkol</a> (où tu peux retrouver une présentation moins foutraque) il y a de nombreuses étapes à réaliser avant de parvenir à ce sommet insolite. <br>Pour terminer sans utiliser de décodeur&nbsp;:<br>L’Atelier Kol’ c’est la rencontre improbable entre le fantôme du célèbre atelier d’artisanat Serge Kolesnikoff et l’esprit subversif du non-artiste Alexis Kolesnikoff. Une réplique étrange de la maison Handel-Hendrix qui devrait engendrer un tiers lieu hors-norme associatif avec différentes facettes&nbsp;:<br>- Le studio du Champ du Possible dédié aux expérimentations musicales et à l’improvisation.</p><p>- Le salon écoute et lecture Aramcheck qui fait la part belle à la SF, à la Poésie, à la BD et aux écrits subversifs et mystiques.<br>- L’accueil et sa micro terrasse, où tu peux relire tous les numéros de Libres Commères archivés dans un classeur, en sirotant une limonade et te dire que tu ne rêves pas, quelles que soient leurs tailles, le monde est fait d’utopies réalisées. Alors surtout ne te fie pas à la publicité, c’est tout au plus un étrange emballage pour te faire saliver de curiosité et t’inciter à venir vérifier dans la vraie vie ce qu’est cet atelier. Ose goûter un peu de rêve possible. <br><br>Robot Meyrat, Samedi 21 juin 2025, Dole. </p>]]></description>
                <author><![CDATA[Robot Meyrat]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1221/en-voila-une-drole-de-facon-de-rebondir</guid>
                <pubDate>Mon, 25 Aug 2025 17:25:06 +0200</pubDate>
                                    <category>Culture</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[La bellocratie]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1220/la-bellocratie</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Tous les médias annoncent un nouveau monde, tellement nouveau qu’il exigerait un inédit paradigme pour être pensé, tant le bouleversement serait radical dans l’ordre (ou le désordre) géopolitique mondial. Louis n’y croit pas du tout. Pourquoi, si tel était le cas, ne cesse-t-on, contradictoirement, de nous parler de l’imbrication de tous les États sur le plan économique, de la profondeur de l’histoire dans les relations internationales, de l’identité immémoriale des peuples, etc.&nbsp;? Non, si quelque chose change, c’est le discours qui est tenu sur la réalité du temps. Ce qui était caché, masqué, dissimulé, se dit désormais en pleine lumière.</p><p>Une des conséquences de cette opération est l’explosion, devant nos yeux ébahis, du concept de droit international. Il explose comme explosent les bombes israéliennes et américaines sur l’Iran, les bombes russes sur l’Ukraine et bien sûr, les missiles de Tsahal sur les enfants de Gaza. Le droit international était censé organiser, selon des règles justes, les relations entre les États du monde humain. Le but premier était d’éviter les conflits armés et, secondairement, de permettre la mise en place de rapports raisonnables entre les nations. Ce droit se présentait officiellement au service de la paix et de la démocratie. Son but réel, non écrit, était de permettre au capitalisme de prospérer sans les incertitudes de la guerre et sans les conséquences négatives qu’elle entraîne pour le commerce mondial des marchandises.</p><p>Ce qui change, devant nous, c’est que le capitalisme comprend qu’il peut très bien fonctionner, non seulement pendant la guerre, mais même par la guerre, avec la guerre, grâce à la guerre. Inutile de s’embarrasser de négociations, de rencontres entre pays, de discussions diplomatiques&nbsp;: si les rapports sont grippés, envoyons les bombardiers et écrasons les empêcheurs de commercer en rond. Louis propose de nommer ce mode d’action la<em> bellocratie</em>, du latin<em> bellum</em>, la guerre, et du grec <em>kratos</em>, le pouvoir. Vous penserez que ce n’est pas nouveau, que, jamais, nulle part, les États n’ont renoncé à leur puissance militaire d’intervention quand leurs intérêts l’exigeaient (notons, au passage, que les intérêts n’exigent rien, ce sont ceux qui ont des intérêts qui exigent le recours à la force des armées). Évidemment. Ce qui est nouveau, c’est l’affichage public assumé de cette position. Trump, Netanyahu, Poutine, revendiquent ce recours à la guerre comme l’expression naturelle de leur puissance et de leur droit.</p><p>La bellocratie s’étend rapidement. L’Europe attend des États-membres qu’ils portent à 5% de leur PIB le budget de la défense, comme le leur a ordonné Trump. Cette option n’est pas remise en question, tous s’y engagent comme un seul homme&nbsp;! La bellocratie a sa logique, ses hérauts, ses champions. Son objectif est de supplanter la démocratie, le pouvoir du démos, le peuple. Rappelons que le droit, selon les principes de la République, est l’outil employé pour donner forme politique à la souveraineté du peuple. Même si le peuple est rarement sollicité directement, il est le fondement et la fin de l’ordre politique d’un État démocratique. Qu’en est-il pour le droit dit international&nbsp;? Quel en est le fondement&nbsp;? Ce ne peut être le peuple, il n’y a pas de peuple international, il n’y a pas de citoyenneté mondiale. Le droit international est un nom passe-partout exprimant les rapports de force dans le domaine des relations inter-étatiques, elles-mêmes vouées à l’expansion illimitée du capitalisme. Quand Macron défend une position moins belliciste que celle de Trump, par exemple, quand il dit ne pas comprendre que les États de l’Otan puissent se faire entre eux une guerre économique, il ne défend pas autre chose que le président américain, la continuation du capitalisme comme socle inébranlable des échanges internationaux. Ils divergent simplement sur les moyens, pas sur la fin. Avant l’implosion du droit international, Macron pouvait penser que sa voix comptait autant que celle de Trump - ce qui était bien sûr faux, mais il pouvait faire comme si -, dans la bellocratie d’aujourd’hui, les masques sont tombés et il est réduit à faire de la figuration. Dans tous les cas, les relations internationales demeurent le lieu où la souveraineté populaire est inexistante, elle est ignorée, voire inconnue, des dirigeants politiques, sur les plans théorique et pratique L’hypothèse de Louis est la suivante&nbsp;: en polarisant l’attention sur les relations guerrières entre les États, on accentue l’idée d’une impuissance totale des populations sur les enjeux politiques, c’est-à-dire sur leur avenir, les condamnant à la résignation et à la dépendance à l’égard de dirigeants qui paraissent, seuls, disposer de moyens pour que leurs décisions produisent des effets dans le monde.</p><p>Kant, en 1795, publia un ouvrage intitulé&nbsp;: <em>Vers la paix perpétuelle</em>, dans lequel il essayait de définir les conditions d’une paix réelle entre les États. L’actualité de 2025 nous interdit de donner le moindre crédit à la théorie de Kant. Néanmoins, il proposait, parmi d’autres, une mesure qui permet de mesurer la distance qui nous sépare de son utopie et qui, en même temps, donne une des clefs de la situation actuelle. Il proposait que les États, au moment d’entrer en guerre, interrogent les peuples et leur demandent, par un vote ou par quelque autre biais, de dire s’ils seraient d’accord avec l’entrée en guerre. Le philosophe pensait que les peuples, conscients des dangers de la guerre, tant au plan économique qu’au niveau des pertes humaines potentielles, la plupart du temps, refuseraient de déclencher les conflits. Ainsi pourrait-on commencer par&nbsp; demander aux peuples s’ils sont d’accord pour voir le budget de la défense porté à 5% du PIB.</p><p>La bellocratie est aux antipodes de ce projet kantien. Les peuples sont expulsés du champ politique, sauf au moment des élections, du moins dans les démocraties, élections elles-mêmes devenues l’objet de manipulations multiples, les leaders du monde n’ayant d’autre objectif que de maintenir la statu quo économique, au service du capitalisme triomphant, le plus brutal qui soit depuis bien longtemps pour la majorité des populations.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Stéphane Haslé]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1220/la-bellocratie</guid>
                <pubDate>Sun, 24 Aug 2025 14:53:23 +0200</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                                    <category>International</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Dans la série « la cancoillotte et le satellite », épisode 3, Le piège]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1219/dans-la-serie-la-cancoillotte-et-le-satellite-episode-3-le-piege</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Dans nos épisodes précédents (voir <a href="https://librescommeres.fr/read/1177/la-cancoillotte-et-le-satellite">ici</a> et <a href="https://librescommeres.fr/read/1192/vous-avez-dit-intelligence">là</a>), nous avons vu que, malgré l’acharnement d’une coterie de milliardaires et de leurs serviteurs aussi obtus que déterminés, nous disposons de deux armes puissantes : l’internationalisme et l’intelligence naturelle. Évidemment, ceux qui rêvent de nous faire payer jusqu’à l’air que nous respirons, se sont bien aperçus que ça résiste du côté des troupeaux que nous sommes. Leurs machines à penser tournent à plein régime pour réduire cette résistance à peau de balle mais peinent à comprendre ce que sont internationalisme et intelligence naturelle. Tant mieux.</p><p>Si cela nous donne une longueur d’avance, nous en avons plusieurs de retard notamment en ce qui concerne la consommation. Parce qu’il est difficile de se passer de leur business pour un grand nombre de choses comme une automobile, un meuble de cuisine, une petite culotte, un ordinateur ou une pizza surgelée, surtout si on vit en ville comme près de 60 % de la population mondiale et 75 % d’Européens. Et parce qu’ils ont fait main basse sur les services publics censés réguler la solidarité et le partage, comme les transports, la planification industrielle et agricole, l’habitat social, la santé et l’enseignement.</p><p>L’actualité nous offre une illustration lumineuse de cet état de fait. L’association britannique Farming UK qui défend l’agriculture paysanne a établi que la part de l’alimentation ultra transformée par rapport à l’ensemble des produits alimentaires se situe autour de 45 % en Belgique, Allemagne et Irlande et plus de 50 % en Grande-Bretagne mais seulement un peu plus de 14 % en France qui se trouve au niveau de la Grèce, du Portugal, de la Croatie et de l’Italie. On comprend mieux l’acharnement de l’industrie agroalimentaire à tuer les abeilles et nous faire bouffer des céréales ionisées ou de la viande anabolisée. Outre les très importantes parts de marché à gagner, il s’agit bien de contrôler notre alimentation et d’éliminer tout ce qui en fait la diversité, la créativité, la vitalité et le lien social. Il est de plus tout à fait étonnant de constater que cet acharnement coûte très cher en propagande, corruption et production de bidules inutiles, peut-être bien plus que ce que les nouveaux marchés rapporteraient. Preuve, s’il en est, que le dessein du capitalisme est avant tout de dominer le monde, l’accumulation de richesses matérielles n’étant qu’un moyen.</p><p>Ne nous trompons donc pas de combat. En nous amenant sur le terrain de l’écologie et de l’humanitaire qu’il est facile de reléguer à un plan secondaire en multipliant les guerres (réelles ou supposées) et les crises économiques, les autoproclamés maitres du monde jouent sur du velours, n’hésitant pas à envisager (à nous menacer de) mobilisations générales, confinements sanitaires ou pillages des fonds sociaux. C’est bien sur le terrain politique et économique qu’il nous faut déplacer la lutte. Puisque nous résistons sur notre alimentation, nous pouvons aussi faire la grève des votes tant que chaque scrutin n’aura pas été précédé par de réels débats contradictoires à tous les niveaux de la population, ou en exigeant qu’un élu puisse être révoqué s’il trahit son programme électoral. Coté légitimité, ce serait difficile de faire les marioles et on rigolerait bien d’une présidente de région qui trépigne pour sauver une autoroute inutile mais qui plait à un industriel avec qui elle partage des intérêts ou d’un président de la République qui aurait déclaré réindustrialiser la France et aurait piscine le jour où le numéro deux de l’acier ferme une usine qui a pourtant bénéficié de plusieurs centaines de millions d’aide. On pourrait aussi bouder Ikea, Conforama et Leroy Merlin et ne plus acheter qu’en commun entre voisins, ou des meubles et machines reconditionnés… Nous pourrions alors par exemple exiger des normes environnementales ou humanitaires, nous assurer des conditions de travail de celles et ceux qui ont produit ce qu’on nous vend, et prouver que c’est le travail qui est productif…</p><p>J’entends déjà les commentaires, que c’est complètement utopiste, qu’il ne se laisseront pas faire… Évidemment ils ne se laissent pas faire mais le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils ne sont plus sereins du tout : finies les fables sur le progrès des années 60 et 70. Aujourd’hui, ils passent directement aux menaces, au refus d’appliquer les lois qui les dérangent et à la répression policière. Ils ont oublié que les Vietnamiens ont vaincu la plus puissante armée du monde avec des bazookas et des pièges en bambou. Ou peut-être bien qu’ils se souviennent mais comme ils sont ignares, ils savent juste acheter des automitrailleuses blindées, des déguisements de robocop et des journalistes incultes.</p><p>La faiblesse, pour ne pas dire l’indigence, de leurs arguments leur interdit tout débat, toute confrontation. La démocratie ne leur convient que lorsqu’ils la contrôlent. Le capitaliste est une idéologie, et son fondement économique est une mystification. Et rien d’autre. Ils ne règnent que par la force et la duperie.</p><p>A bientôt pour le grand festival de la pensée magique, d’Adam Smith à Alain Minc.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Jean-Luc Becquaert]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1219/dans-la-serie-la-cancoillotte-et-le-satellite-episode-3-le-piege</guid>
                <pubDate>Fri, 22 Aug 2025 05:51:49 +0200</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                                    <category>Société</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[La tête dans le sable ?]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1218/la-tete-dans-le-sable</link>
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                                <description><![CDATA[<p><em>Durant l'été, Libres Commères est quelque peu en stand by. Déjà qu'on ne rémunère pas nos contributeurs, manquerait plus qu'on les fasse bosser pendant les vacances. C'est pas Bayrouth ici! Comme d'habitude, on distille les articles de l'édition papier de l'été toujours disponible dans les points de deal habituels. Après l'hôtroscropre, voici l'édito de l'été. </em></p><p>Un festival de musique classique posait récemment une question rhétorique : «&nbsp;En ces temps de plus en plus incertains,&nbsp;la Musique&nbsp;ne porte-t-elle pas un onirisme salvateur ouvert à toutes et à tous ?&nbsp;» Je traduis : devant tout ce merdier, ne vaut-il pas mieux s’échapper en musique ? Autrement dit, quand on ne sait plus par où penser, pourquoi ne pas se passer de mots, rêver en sons et se payer de notes ?</p><p>Ceux qui font l’actualité ont récemment donner tout ce qu’ils ont pu pour brouiller les cartes, jouer avec nos nerfs et finalement se foutre de notre gueule. Le 13 juin, c’était la guerre nucléaire assurée et l’apocalypse annoncée. 12 jours plus tard, les deux camps crient victoire, on se réjouit du grand retour de la diplomatie, les quelques morts civils, c’est pas cher payé et les snipers sionistes continuent à faire des cartons sur les Gazaouis qui vont au ravitaillement alors qu’on invite encore l’ambassadeur d’Israël sur France-Inter pour dire que oui, vous comprenez, mais le Hamas…</p><p>Tout cela est déroutant et j’avoue que sans mes boussoles géopolitiques habituelles, je serais assez tenté de transformer Libres Commères en fanzine de musique afin de m’esbaudir comme le fait Les oreilles Curieuses sur le premier album d’Annahstasia : «&nbsp;Cet incroyable ascenseur émotionnel ponctué par l’interprétation absolument dantesque de notre protagoniste aura de quoi laisser son auditoire bouche bée et permet de capturer son incroyable talent de songwriting. On peut ainsi considérer ce Tether comme une sorte de caresse mêlant élégance et intimité et agissant sur nous comme une brise chaude d’été.&nbsp;» Sauf que malgré tout son talent, cette Annahstasia n’anesthésie rien du tout et ne soulève aucun enthousiasme en moi.</p><p>J’ai toujours envie de comprendre ce qui nous arrive, je n’ai pas envie d’en rester à l’hébétude, à compter les coups en écumant des mousses et à flipper jusqu’à ce que le tranxène fasse son effet.</p><p>Mais comme on risque aussi de s’épuiser à être toujours sur la brèche du front, arrive le temps béni des vacances d’été et des interminables couchers de soleil sur la mer, le temps d’Alerte à Malibu et de No Logo, le temps des siestes crapuleuses et des regards furtifs sur des surfaces de peau entr’aperçues au détour d’un froissement de tissu léger ondulant sous la brise chaude de l’été par ailleurs meurtrier pour les centenaires.&nbsp;</p><p>Bref, le militant ne s’interdira pas de lever un peu le pied, de picorer quelques pépites chez Vialatte et de s’égarer en boutades inconséquente à la terrasse d’un café.</p><p>Néanmoins, chers lecteurs, encore un petit effort car le 58e numéro de votre journal d’expression favori n’est pas de tout repos. Dantesque, élégant, intime, son incroyable talent de storytelling agira sur vous comme un ascenseur intellectuel. Vous partirez moins bêtes sur les sentiers du farniente et de l’anisette au frais. Mais comme on n’est pas non plus des bourreaux, on vous a préparé de quoi vous fendre la poire entre le fromage.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Christophe Martin]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1218/la-tete-dans-le-sable</guid>
                <pubDate>Mon, 11 Aug 2025 11:53:46 +0200</pubDate>
                                    <category>Humeur</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Hôtroscropre de l'été]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1217/hotroscropre-de-lete</link>
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                                <description><![CDATA[<p>CHRIS PROLLS, qu’on ne présente plus. Un été sous le signe de la radicalisation du grand dépassement de soi-même… heureux les petits d’esprit&nbsp;!</p><p>BOULIER&nbsp;: Cet été, Ami Boulier, tu auras encore une fâcheuse tendance à mêler Evelyne Dhéliat au climat. Fais un effort, ami Boulier, la météo, ce n’est pas le climat&nbsp;! Hydrate-toi&nbsp;!</p><p>TROTRO : Ami Trotro, en cet été, tu seras à la recherche du sens de Georges Bras&nbsp;! Sans réponse, tu fredonneras «&nbsp;FTG PP&nbsp;» entre autres, puisque tu auras une liste incommensurable à qui dire «&nbsp;FTG&nbsp;». Bel été, ami Trotro&nbsp;!</p><p>GEAMAL&nbsp;: Ami Geamal, en cet été, tu choisiras de construire un système «&nbsp;universel, libre et productif&nbsp;» il sera temps de te mettre en retrait&nbsp;!</p><p>CONCER&nbsp;: En cet été, ami Concer, il fait trop chaud, le soleil m’abasourdit, rillettes sous les bras, tu avances dans la rue, tu penses à ces cons qui s’font chier...toujours l’été, ami Concer.</p><p>FION&nbsp;: Ami fion, en cet été, pour raser le ciné pour faire un parking, tu te rends compte qu’on n’est pas obligés d’être potes, et tu en as rien à foutre&nbsp;! Tapas Nocturnes yallah&nbsp;! Bel été, ami Fion.</p><p>VERGE&nbsp;: En cet été, ami Verge, le bac ulum, tu l’as passé il y a trop longtemps. Les temps se durcissent, les corps des cavernes se gorgent du gardon, et l’éponge ruisselle. Quel programme&nbsp;! Bel été, ami Verge&nbsp;!</p><p>BALANCE&nbsp;: Ami Balance, en cet été, pose ta plume et va prendre l’air, sans eau ni éléctricité. Ça va te faire du bien, ami Balance.</p><p>GROPION&nbsp;: Ami Gropion, tu te rendras compte, cet été, qu’ils pensaient avoir Duplomb dans la cervelle, résultat&nbsp;: ils te mettront Duplomb dans l’aile avec leur connerie&nbsp;; Courage, ami Gropion&nbsp;!</p><p>SAGIDESTAIRE&nbsp;: Cet été, ami Sagidestaire, tu te penseras investi d’une mission d’aérateur. Les astres te conseillent&nbsp;: cesse de brasser de l’air, c’est hyper désagréable, en fait&nbsp;!</p><p>CAPRICONNE&nbsp;: Les astres me disent qu’il y aura de nombreuses soldes sur les ventilateurs en ton été, ami Capriconne. N’hésite pas à en profiter&nbsp;!</p><p>VERSION&nbsp;: Ami Version, en cet été, tu devras être pragmatique&nbsp;». Mais que vas-tu faire de tes ENENENENENFANANANANANANTTTTTTSSSSSS&nbsp;? Les astres te demandent de te calmer, ami Version, il fait un peu trop chaud&nbsp;!</p><p>POISON&nbsp;: En cet été, ami Poison, les astres te demandent de couper ton moteur avec la clim de ton gros SUV en attendant que le magasin ouvre&nbsp;ou sinon, il te conseille d’aller te noyer si tu as si besoin de fraîcheur. Merci, ami Poison&nbsp;!</p>]]></description>
                <author><![CDATA[La Rédac']]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1217/hotroscropre-de-lete</guid>
                <pubDate>Fri, 08 Aug 2025 10:47:03 +0200</pubDate>
                                    <category>Humeur</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Comme un phare dans la nuit européenne]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1216/comme-un-phare-dans-la-nuit-europeenne</link>
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                                <description><![CDATA[<p>L'une des seules conséquences positives des mesures de rétorsion économique des États-Unis contre l'UE, c'est sans conteste l'embarras savoureux dans lequel se retrouve plongé Dominique Seux. Le bougre est éditorialiste aux «&nbsp;Échos&nbsp;» de Bernard Arnault, son seigneur et maître, mais il officie aussi sur France Inter (où il sert de têt-à-claques à Thomas Porcher) et à la une de Ouest France, un quotidien très engagé dans l'impasse de l'humaniste catholique et conservateur. Alors que le journal titre&nbsp;: «&nbsp;Droits de douane&nbsp;: tant d'entreprises dans le flou&nbsp;», Dominique Seux lâche tranquillement qu'il s'agit d'un accord «&nbsp;dont la première vertu est de mettre fin à l’incertitude qui paralysait les acteurs économiques&nbsp;». Les libéraux ne sont plus à une contradiction près et les lecteurs d'OF sont habitués à ces éditos vaseux qu'on lit comme on prend un bain de boue&nbsp;: ça n'apporte rien mais ça habitue à la terre du cimetière.</p><p>Ce qui me fait pouffer, c'est la manière dont Seux louvoie pour masquer la totale déconfiture européenne, un aplatissement qui par bien des aspects est également le sien. Le marché libre et non faussé, ça ne marche pas dans une économie dominé par la soif de profit, la corruption et la tricherie. Alors comment annoncer aux eurogagas que l'UE s'est encore pris un sacrée veste&nbsp;? «&nbsp;Des droits de douane à 15&nbsp;% pour entrer aux États-Unis sont-ils une catastrophe&nbsp;? Politiquement, l’Europe avait au départ l’ambition de convaincre Washington d’en rester au<em>&nbsp;statu quo&nbsp;</em>antérieur (autour de 5&nbsp;%). Échec. Puis, elle a proposé un deal autour de 10&nbsp;%. Refus. Ce sera donc finalement 15&nbsp;%, ce qui est moins que les 30&nbsp;% dont elle était menacée, mais plus qu’espéré.&nbsp;» L'édito est en consultation libre sur le site d'OF. Seux y reconnaît à demi-mots que l'UE de Von Der Leyen se fait plumer mais il omet soigneusement d'évoquer les clauses les plus scandaleuses&nbsp;: la fourniture d'hydrocarbures et d'armements américains à des prix prohibitifs, la délocalisation forcée aux USA d'une partie de la production européenne. Que des mesures qui vont parfaitement à l'encontre de la philosophie économique libérale dont Seux a fait son gagne-pain de soi-disant expert depuis des décennies&nbsp;!</p><p>Et bien sûr, aucun mot sur la rouerie sans scrupules des Allemands&nbsp;: avec des amis comme ceux-là, pas besoin d'ennemi russe. Seux défend la pseudo unité européenne par un silence complice. Les européistes vont eux aussi avoir des comptes à rendre notamment à ceux qu'ils font taire depuis si longtemps. «&nbsp;Fallait-il que l’Europe refuse ce compromis et montre ses muscles – ce qu’elle a refusé de faire et ce que recommandait la France, qui de ce fait a perdu&nbsp;? Peut-être. Parce que le résultat est que l’accord à vingt-sept&nbsp;est moins favorable que celui obtenu par le seul Royaume-Uni, comme le voulait l’eurosceptique Donald Trump. La force ne s’use que si on ne s’en sert pas, dit l’adage. L’Europe ne s’est pas mise en position de l’imposer.&nbsp;» Et voilà, on n'est pas en mesure de contrebalancer le jeu du despote pervers Trumpepstein et de son régime extractiviste, productiviste, consumériste et impérialiste, alors on s'écrase en criant victoire et on perd encore un peu plus de dignité jusqu'à la prochaine fois car les États-Unis sombrent et nous le feront payer. C'est le problème avec les salauds&nbsp;: ils font payer au cercle domestique les frustrations du monde extérieur. Et personne ne moufte parce que ça se passe en famille.</p><p>En conclusion, même s'il mérite de terminer sa carrière à jouer du pipeau en Argentine, Dominique Seux reste un sémaphore dans la nuit médiatique. Là où il prêche, ça cloche, y a des récifs et ça manque de fond. Comme il sert les intérêts des gros, il suffit de faire demi-tour pour que ça aille mieux. Seux est un repoussoir et comme il est constant dans l'erreur, il finit par être un point de repère.</p><p>Post-scriptum : au passage observez bien comment la grosse paluche de Trump enserre la mimine crochue de Von Der Leyen. Tout est dans le geste.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Christophe Martin]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1216/comme-un-phare-dans-la-nuit-europeenne</guid>
                <pubDate>Tue, 29 Jul 2025 17:57:27 +0200</pubDate>
                                    <category>Économie</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Les bouffon.ne.s de la gauche soc-dem s’intéressent au génocide]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1215/les-bouffonnes-de-la-gauche-soc-dem-sinteressent-au-genocide</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Hier, le 28 juil. 2025, Olivier FAURE, Fabien ROUSSEL et Marine TONDELIER ont publié <a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/07/28/olivier-faure-fabien-roussel-et-marine-tondelier-la-france-doit-porter-l-exigence-de-sanctions-contre-le-gouvernement-israelien-tant-que-le-droit-international-n-est-pas-respecte_6624867_3232.html">une tribune conjointe</a> afin de demander à Emmanuel MACRON de reconnaître rapidement la Palestine, suspendre les accords entre l’UE et Israël (jusqu’au respect à nouveau du droit international), et réunir une coalition internationale pour agir dans le sens des droits humains à Gaza.</p><x-sharp-image file="{&quot;file_name&quot;:&quot;articles\/embeds\/\/GxAqhDuX0AAChcP-1.jpeg&quot;,&quot;size&quot;:171905,&quot;mime_type&quot;:&quot;image\/jpeg&quot;,&quot;disk&quot;:&quot;local&quot;}" legend="Visuel publié par Olivier FAURE sur twitter, où son nom est légèrement mis en avant par rapport aux autres..."></x-sharp-image><p>Je me suis dit « quand-même, c’est drôle que personne de la France Insoumise n’ai signé ça », puis, je me suis dit qu'on avait certainement pas du leur proposer, et que de toute façon, nous exigions ces prérogatives et même plus encore depuis 2 ans maintenant.</p><p>2 ans et plus de 60,000 morts officiels (beaucoup plus selon certains comptages), c’est ce qu’il aura fallu à ces clowns de la gauche molle pour s'énerver un petit peu, et demander des sanctions.</p><p>Mais si il y a bien quelque chose qui m’énerve encore plus que leur passivité depuis 2 ans, c’est cette tentative marketeuse pourrie d’utiliser un drame aussi horrible que ce qu’il se passe à Gaza pour redorer leur image de trio de la gauche raisonnable, où la France Insoumise serait dangereuse et antisémite (comprendre ici qu'elle avait raison depuis bien longtemps mais que nous n'avions pas jugé à l'époque bon de rentrer dans la dance), et où <em>nous</em>, la gauche <em>raisonnable</em>, nous finissons quand même bien par réagir, ce qui prouve notre humanisme et notre bonne volonté.</p><p>On se fait un p'tit coup de com’, une p'tite tribune chez les copains du Monde, 2 ans après, quand au minimum 60.000 femmes, enfants, et hommes sont mort dans un génocide filmé en 4K.</p><p>Du côté de la France Insoumise, Mélenchon avait <a href="https://x.com/JLMelenchon/status/1712538649349263712">tweeté</a> le <strong>12 octobre 2023</strong> (5 jours après l'attaque du 7 octobre) :</p><x-sharp-image file="{&quot;file_name&quot;:&quot;articles\/embeds\/\/Capturedcrandu2025-07-2917-39-53.png&quot;,&quot;size&quot;:39525,&quot;mime_type&quot;:&quot;image\/png&quot;,&quot;disk&quot;:&quot;local&quot;}"></x-sharp-image><p>Alors pitié,</p><p>Que ces clowns qui sont incapables de réclamer la libération des députées (LFI) françaises enlevé par Israël dans les eaux internationales (sauf Marine Tondelier, ~24h après leur enlèvement), alors que dans le même temps Roussel tweetait en direct sur le tour de France, et Faure devait probablement renvoyer son visuel au pôle <em>graphisme</em> du PS pour faire agrandir son nom.., alors pitié, qu'ils cessent de nous donner des leçons.</p><p>Qu'ils retournent dans l'ombre de ce qu'ils sont devenus, à savoir des laquais d'un libéralisme mourrant, et qu'ils nous foutent la paix.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Lucien Puget]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1215/les-bouffonnes-de-la-gauche-soc-dem-sinteressent-au-genocide</guid>
                <pubDate>Tue, 29 Jul 2025 17:50:51 +0200</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                                    <category>Humeur</category>
                                    <category>International</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Du rififi chez les antis  !]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1211/du-rififi-chez-les-antis</link>
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                                <description><![CDATA[<p>« On t’a pas vu à la manif pour Aboubakar Cissé, toi aussi t’as viré islamophobe ?&nbsp; »&nbsp;</p><p>- Oulah, tout doux, joli ; Bonjour, déjà !&nbsp;»</p><p>Comme ça me dépite qu’on confonde encore et encore culture et culte, nation et religion.&nbsp;</p><p>Lutter contre le fascisme en tenant des propos fascistes, je ne suis pas sûre que ça puisse fonctionner, même si c’est à la mode, ce n’est pas ma tasse de thé. Peut-être que celui qui m’a interpellé n’a peut-être pas la lumière à tous les étages, et qu’il est humain d’être maladroit... Cependant, il parle et transmet des contres-vérités par sa binarité de pensée. Je ne suis pas plus rassurée de le savoir du côté des anti&nbsp;!</p><p>Soutenir la Palestine ne fait pas de moi une antisémite. Ne pas aller manifester auprès du culte musulman ne fait pas de moi une islamophobe Je me fous de l’élection du Pape comme de ma première dent, cependant, je ne vais pas aller vomir dans le calice du curé, tant que ce curé ne vient pas m’asticoter ou dire ce que je dois penser. Les trois religions monothéistes m’emmerdent, je ne me reconnais pas dans la temporalité christique, et je n’adhère pas aux divers laïus religieux. J’ai essayé d’y adhérer, à une époque, mais vraiment, aujourd’hui, je ne comprends pas pourquoi cet illustre fantôme parlerait en mon nom.</p><p>On nous impose un état religieux. Le fascisme se trouve déjà là, quelle que soit la religion !&nbsp;</p><p>La binarité de pensée m’emmerde, le manque d’esprit critique me fatigue . Si tu n’es pas pour, c’est que tu es contre me donne typiquement envie de bagarre. La fameuse crise Covid a excellé dans ce processus et ça continue avec les religions. Choisis un camp, camarade !</p><p>Je dégueule les racistes de tout genre. Mais je garde à l’esprit un vieux cours de philo, qui ne m’avait pas convaincu « &nbsp; faut-il interdire la liberté aux ennemis de la liberté ». Je n’ai toujours pas de réponses, en tout cas, je pense être une ennemie de la liberté lorsque l’envie de bâillonner les étroits d’esprit me prend. Idem, la fameuse phrase qu’on attribue à Voltaire et que Voltaire n’a jamais dite « &nbsp; je ne suis pas d’accord avec vos idées, mais je me battrai toujours pour que vous puissiez les exprimer » ou un truc dans le style, pareil, je n’y adhère pas du tout. Quand on entend les discours de la famille facho de Retaillaud à LePen, en passant par Bardella, Philippot, Ciotti, Wauquiez, et consorts, sérieux, c’est plus steak de doigts dans ta face que oui, bien sûr, je respecte vos idées ! Mais si ceux que je considère comme pouvant avoir une autre pensée plus solidaire et humaniste me sortent les mêmes bouses que ces fachos, alors là, je ne réponds plus de rien, je prends les clefs de ma grotte et je me casse ! Me suivent ceux qui en ont clairement plein le cul aussi de toute cette bêtise ! Fatigue !</p><p>Être antifasciste ne signifie pas seulement être antiraciste ! Et être antifasciste n’est pas une posture bienséante. Non, on ne peut pas séparer l’homme de l’artiste ! À bon entendeur !</p><p>« Le fascisme et l’homme ne peuvent coexister. Quand le fascisme est vainqueur, l’homme cesse d’exister, seuls subsistent des humanoïdes, extérieurement semblables à l’homme mais complètement modifiés à l’intérieur. Mais quand l’homme doué de raison et de bonté est vainqueur, le fascisme périt et les êtres qui s’y sont soumis redeviennent des hommes.&nbsp;»</p><p>Loïc Scitey.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[La Rédac']]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1211/du-rififi-chez-les-antis</guid>
                <pubDate>Wed, 23 Jul 2025 12:08:15 +0200</pubDate>
                                    <category>Société</category>
                                    <category>International</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Brèves assassines]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1214/breves-assassines</link>
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                                <description><![CDATA[<p>AURORE BERGÉ OU LE CRÉPUSCULE DES NAZES.- C'est toujours un plaisir teinté de suspense de lire Aurore Bergé. Tout d'abord parce que j'ai promis à mon ami Miguel Staplinkrust qui nous a quittés il y a maintenant un an que je la taclerais en son nom dès que l'occasion s'en présenterait. Aussi dès que son nom apparaît quelque part, renaît en moi le secret espoir de l'entendre dire une grosse bourde. Mon vœu a été exaucé mais sous la forme d'une vaste bouse inconsistante en date du 17 juillet. Rappelons qu'Aurore Bergé est ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, un titre ronflant qui lui permet de la ramener sur l'antisémitisme dont serait victime Amir comme de qualifier Médine de «&nbsp;rappeur islamiste&nbsp;». Elle cosigne dans Ouest-France (et sans doute dans d'autres journaux subventionnés) une tribune sur le «&nbsp;patriotisme territorial&nbsp;», une série de fadaises dont le but ultime pourrait bien être de déplacer l'attention des lecteurs vers le territoire quand les «&nbsp;propositions&nbsp;» de Bayrou explosent ni plus ni moins le tissu social. «&nbsp;Faire le choix du territoire, c’est faire le choix de l’égalité et faire le choix de l’égalité, c’est faire le choix de la République. Au cœur du projet républicain, il y a l’affirmation que chaque lieu de notre pays a la même valeur.&nbsp;» Cette tribune publiée au cœur de l'été n'est qu'un ramassis de lieux communs et de platitudes républicaines qu'on réserve d'habitude aux portails des agences gouvernementales de cohésion sociale. Désolé, Miguel, je n'ai même pas trouvé quoi que ce soit à relever dans cet article. Il est si insipide et langue de bois qu'à côté la rubrique nécrologique du journal est plus vivante et moins consensuelle. Il n'y a décidément rien à attendre d'Aurore Bergé sinon sa démission. CM</p><p>LE FIGARO EST ENTRE DE BONNES MAINS.- Jacques-Olivier Martin dirige la rédaction du Figaro avec une tête de séminariste en stage à l'économat (voir notre document iconographique) et de graves carences intellectuelles. Mais on le laisse faire. «&nbsp;Le ras-le-bol fiscal n'est plus l'apanage des plus aisés, a-t-il encore déclaré le 18 juillet sans que personne n'intervienne, il s'étend à tous les actifs, qui jugent leur travail surtaxé et leur mérite effacé. Trop d'impôt tue l'élan, l'envie, la confiance, l'investissement, l'avenir. Ils poussent les talents à partir et affaiblit les classes moyennes.&nbsp;» Mais où pioche-t-il ses informations&nbsp;? Dans les pages saumon de son canard, bien sûr. Et pourtant, il aurait dû y lire le mot dividendes qui ne semble pas appartenir à son vocabulaire. Jacques-Olivier Martin ignore sans doute qu'actionnaires ne signifie pas actifs, que Bercy n'a jamais fait autant de cadeaux fiscaux à ses lecteurs et que ce n'est pas le travail qui est surtaxé mais le capital qui échappe en grande partie à l'impôt. C'est ça qui est décourageant pour les jeunes talents, le fait de ne pas être un héritier. Quant au mérite qui serait effacé par le fisc, est-ce que quelqu'un peut expliquer à JOM, aveuglé par sa foi, qu'un employé du CAC 40 appartenant à la classe moyenne souffre plus des actionnaires qu'il engraisse à millions et qui se gaussent de son obstination à lire le Figaro que des ponctions sur sa fiche de paie&nbsp;? Si, chaque mois, à côté du total versé par l'employeur, on inscrivait le montant (bien supérieur) de la richesse produite par l'employé, l'actif du CAC 40 comprendrait où va l'argent. Et ça, JOM ne le dit pas parce qu'il est payé (sans doute très bien) pour semer encore un peu plus le chaos et la discorde dont la famille Dassault profite depuis que Marcel fabrique des avions de combat largement subventionnés par nos impôts. Jacques-Olivier Martin est un crétin fidèle et servile et il mérite amplement sa place. Et sa tête. CM</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Christophe Martin]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1214/breves-assassines</guid>
                <pubDate>Mon, 21 Jul 2025 10:02:52 +0200</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[En feuilletant les cahiers citoyens]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1212/en-feuilletant-les-cahiers-citoyens</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Le Grand Débat de 2019 n’a été qu’un vaste enfumage. Macron y a pris toute la lumière au détriment de la parole citoyenne pourtant censée avoir droit au chapitre. Les cahiers mis à la disposition de la population ont pourtant été centralisés à la BNF pour y être scannés et disponibles pour le public et les chercheurs. Le pouvoir les a superbement ignorés après avoir fait dépenser aux finances publiques des dizaines de milliers d’euros pour collecter les voix du peuple. Heureusement, l’universitaire bisontine Marion Bendinelli mène des recherches sur ce matériau foisonnant mais pour l’instant négligé. Elle distingue d’ailleurs les cahiers citoyens disponibles dans les mairies des cahiers de doléances tenus par les Gilets jaunes eux-mêmes. La chercheuse sait qu’ils existent mais n’en a jamais eu en main ni vu la trace (appel en fin d’édito).&nbsp;</p><p>En revanche, les cahiers citoyens lui ont révélé des choses. Je vous livre ça tel quel, un poil en vrac. Tout ce qui va suivre concerne uniquement le Doubs et Dole mais constitue, on l’espère, un échantillon révélateur.&nbsp;</p><p>Les contributions ont souvent été collées et donc préparées. On est loin d’une expression spontanée : en-tête, objet, les tapuscrits se rapprochent d’un écrit administratif. En revanche, les contributions manuscrites tendent à être des récits de vie, des témoignages du quotidien. A l’origine, c’était l’objectif de Libres Commères.</p><p>Peu de ratures, peu de coquilles, les contributions sont globalement soignées : le premier jet était le bon. On a quelque chose à dire et c’est plus important que l’image de soi qu’on va donner. C’est toujours d’actualité dans Libres Commères.</p><p>Les usagers des cahiers n’ont globalement pas souhaité rester totalement anonymes : seul un tiers des contributions ne révèlent rien de leurs auteurs. Toutes les autres portent la marque d’une implication personnelle. On veut vraiment incarner son propos, sans peur, sans honte. On souhaite être reconnaissable et d’une certaine manière reconnu. Dans Libres Commères, c’est un peu pareil mais avec des pseudos.</p><p>Les contributeurs appartiennent à la population active, voire retraitée. A la louche, les 40 ans et plus. Les métiers sociaux, l’enseignement, les métiers du soin sont assez représentés, tout comme les artisans, les petits commerçants, les TPE et les ouvriers. Les grands absents, ce sont les moins de 30 ans et les professions intellectuelles supérieures et libérales. Les contributeurs sont très souvent des chefs de famille, ceux qui tiennent les budgets ou les grands-parents qui s’inquiètent pour leurs enfants et leurs petits-enfants. A Libres Commères, les huissiers et les notaires sont aux abonnés absents.</p><p>A l’image des Gilets jaunes, la société qui s’est exprimée dans les cahiers est hétérogène. On distingue deux courants. D’un côté, on réclame plus de justice fiscale et sociale, on déplore une justice à deux vitesses, le «&nbsp;deux poids deux mesures&nbsp;», on veut une vie démocratique plus horizontale, qui demandent à prendre en compte des préoccupations écologiques. De l’autre côté, on demande plus de défense des entreprises et du travail, moins d’impôts, des propositions plus conservatrices sur le plan sociétal avec un rejet net du mariage et de la PMA pour tous, et des propositions qui remettent en cause la politique migratoire, plus de contrôles aux frontières.&nbsp;</p><p>Mais la majorité des contributions sont plutôt mixtes : plus d’équité d’une part et d’autre part, une demande de hiérarchiser le Français, entre bons et mauvais. Hétérogène qu’on nous avait dit ! A Libres Commères, y a ceux qui sont plutôt engagés dans les Municipales et ceux qui sont dégagés des affaires locales.</p><p>Toujours dans les cahiers, un sentiment de fracture évident, une polarisation très forte des positions sociales et économiques. Opposition systématique du soi à l’autre : l’autre, ce sont les privilégiés, les banquiers, les hommes politiques, les actionnaires, les hauts-fonctionnaires, les grands patrons, «&nbsp;Eux, sont privilégiés, alors que moi, j’appartiens à la France d’en bas.&nbsp;» «&nbsp;Eux, les grands, et moi, le petit&nbsp;». Les grands tiennent des grands discours, sont allés dans les grandes écoles. Moi, je vis dans une petite ville, j’ai des petits moyens, une petite retraite, je prends des petites lignes ferroviaires, je défends ma petite gare. Libres Commères est un vilain petit canard.</p><p>On retrouve aussi l’opposition entre une France plus ouverte et qui défend le cosmopolitisme versus une France plus repliée sur elle-même qui veut fermer ses frontières et qui demande une forme de retour au territoire national. A Libres Commères, on dialectise la question.</p><p>Les cahiers réclament une vie démocratique bien plus horizontale, plus participative : la représentation nationale ne fonctionne plus, on veut diviser par deux le nombre de sénateurs et de députés parce que ça ne sert à rien, exercer un contrôle bien plus drastique sur l’usage de l’argent public et évaluer l’action publique. La reconnaissance du vote blanc revient fréquemment, et aussi la mise en place du RIC et des consultations citoyennes. Libres Commères soutient tout ça.</p><p>Si on peut considérer que le mouvement des GJ est une somme d’individualités qui a fait collectif au fil des semaines, les cahiers citoyens donnent la même impression. C’est une agrégation de contributions individuelles et singulières : on vient raconter sa vie parce qu’on estime que sa vie est importante à faire savoir. Mais on ne vient pas en se disant que son expérience est représentative de l’expérience d’autrui. On vient pour se raconter soi-même, pour attirer l’attention sur soi, pour exister. La contribution dans le cahier citoyen est donc un exercice assez individuel mais ce qui ressort d’une lecture plus globale, c’est un ensemble de vécus similaires, mais pas forcément convergents, certains disent des choses qui sont dénoncées par les autres. On veut moins d’impôts mais plus de services publics. On y décèle parfois un manque de cohérence et une méconnaissance de certaines institutions. Libres Commères ?</p><p>Les cahiers ont malgré tout permis de donner la parole à des personnes qui n’étaient pas des habitués des manifs ou des mouvements sociaux, qui ont fait l’effort de franchir le pas et souhaité faire connaitre leur quotidien, qui se sont exprimés directement dans l’espace public parce qu’ils pensent que leurs élus ne portent pas leur voix.</p><p>Et Macron a balayé tout ça !</p><p>Il y a 20 ans, le 29 mai 2005, les Français disaient NON au TCE à 54,6%. Chirac a fait la sourde oreille. Sarkozy nous l’a mis à l’envers deux ans plus tard.&nbsp;</p><p>Depuis, plus de référendum. Les parlementaires prennent nos voix mais ne les portent plus.</p><p>MESSAGE PERSONNEL : Si vous détenez un de ces cahiers de doléances issus des Gilets jaunes, Marion Bendinelli que l’UES a eu la bonne idée d’inviter à Dole le 15 mai dernier, est preneuse. Contact : <a href="mailto:mbendirelli@hotmail.fr">mbendirelli@hotmail.fr</a></p>]]></description>
                <author><![CDATA[Christophe Martin]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1212/en-feuilletant-les-cahiers-citoyens</guid>
                <pubDate>Sat, 19 Jul 2025 09:09:01 +0200</pubDate>
                                    <category>Société</category>
                                    <category>Politique</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Brèves à la roulette]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1213/breves-a-la-roulette</link>
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                                <description><![CDATA[<p>RUSSOPHOBIE ORCHESTRÉE.- Le 11 juillet dernier, le chef d’état-major des armées, Thierry Burkhard, a perdu une bonne occasion de se taire&nbsp;: c'est d'ailleurs ce que les militaires français encore en service font généralement de mieux. Une fois à la retraite, ça dépend. Mais ce bon général Burkhard a obéi à son supérieur, l'ineffable Macron, qui, pour ne pas passer pour une brèle alarmiste deux jours plus tard, a envoyé l'officier aux ordres nous raconter que Vladimir Poutine avait identifié la France comme étant «&nbsp;son principal adversaire en Europe&nbsp;». Autrement dit, les Russes arrivent et on a intérêt à se préparer à les accueillir l'arme au poing et le doigt sur la gachette.</p><p>C'est qui la super «&nbsp;Puissance de nuisance&nbsp;»&nbsp;? Les États-Unis&nbsp;? Bien sûr que non c'est la Russie. C'est qui qui «&nbsp;est partie prenante de toutes les menaces&nbsp;»&nbsp;? C'est la Maison Blanche&nbsp;? Mais non... c'est le Kremlin, voyons&nbsp;! C'est qui qui sabote les infrastructures sous-marines&nbsp;? C'est la CIA. Bien sûr que non c'est les hommes-grenouilles de Poutine. C'est qui qui enchaîne les campagnes de désinformation en France ou en Afrique&nbsp;? C'est Bolloré&nbsp;? Bien sûr que non, c'est Spoutnik. C'est qui qui accumule les actes d’espionnage jusque dans la Creuse&nbsp;? C'est la NSA&nbsp;? Mais non, c'est le très discret Служба внешней разведки Российской Федерации. C'est qui qui dévie les trajectoires de nos satellites, qui les brouille et qui les espionne jusque dans l'espace&nbsp;? C'est la NASA&nbsp;? Mais non, c'est encore Spoutnik.</p><p>Regardez donc vers l'Est, les blaireaux. Pendant que les US nous font des enfants dans le dos. Et les Allemands sont nos amis de toujours. On pourrait même partager discrètement l'arme nucléaire avec eux pendant que les parlementaires et les internautes s'étripent sur le 8 mai. Thierry Burkhard a mon âge, sa retraite à lui n'est plus très loin. Mais je plains sa conscience. Ou son cerveau. Mais y en a un des deux qui a cessé de fonctionner.</p><p>AFFRONT DIPLOMATIQUE.- Toujours le 11 juillet dernier, alors que le chef d’état-major des armées françaises, Thierry Burkhard, nous annonçait que l'ennemi est encore et sera toujours russe, les États-Unis choisissaient leur nouvel ambassadeur en France&nbsp;: Charles Kushner. Il n’y connaît rien en diplomatie ni en service public. Bien sûr il ne parle pas français et n'est probablement pas un spécialiste de la culture de notre pays. C'est un héritier et un rentier&nbsp;: sa principale activité consiste à toucher les loyers de milliers d'appartements, une affaire héritée de son père. C'est aussi un repris de justice&nbsp;: En 2006, il a été condamné pour 18 chefs d’inculpation pour des délits graves. Il a notamment engagé une prostituée afin de séduire son beau-frère, d'enregistrer leur rencontre et de le diffamer. Condamné à deux ans de prison, il a passé 14 mois à l'ombre dans l'Alabama avant de se relancer dans le business. Mais Kushner est miraculeusement gracié par Donald Trump en 2020 à propos des malversations fiscales pour lesquelles il avait été reconnu coupable. En fait, le fils de Charles Kushner est le mari d’Ivanka Trump, la propre fille de Donald. Le président Trump a donc lavé l'argent sale en famille et Charles Kushner est aujourd'hui l'ambassadeur des États-Unis en France et à Monaco, preuve s'il en était besoin que le taulier de la Maison Blanche se fout ouvertement de la gueule du neuneu de l’Élysée, de la France, du peuple français et de la mémoire du général De Gaulle. Mais rappelez-vous&nbsp;: l'ennemi est russe.</p><p><br></p>]]></description>
                <author><![CDATA[Christophe Martin]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1213/breves-a-la-roulette</guid>
                <pubDate>Wed, 16 Jul 2025 22:25:52 +0200</pubDate>
                                    <category>International</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Je suis perplexe]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1210/je-suis-perplexe</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Face à l’adoption de la toute nouvelle loi sur l’euthanasie et à tout ce qui l’entoure.</p><p>Face au flou et à la médiocrité de certaines parties du texte.</p><p>Face à l’absence de débat dans la société des gens ordinaires sur une question anthropologique aussi complexe et tragique.</p><p>Face à l’évidence pourtant apparente pour les personnes soumises au sondage. Face au relatif unanimisme de la classe politique sur cette mesure.</p><p>Face au décalage entre les aspirations d’une partie de l’électorat populaire et ses représentants dits de gauche.</p><p>Face à l’inconséquence apparente de la gauche sociale sur la question au vu du contexte actuel.</p><p>Face aux réactions de fous furieux fanatiques de certains gauchistes à l’encontre de tout discours un tant soit peu critique sur le sujet.</p><p>Face à la pauvreté des argumentaires desdits gauchistes. Face aux amendements visant à limiter les garde-fous.</p><p>Face aux “centaines de milliers de militants” revendiqués par l’ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité) dans son communiqué du 28 mai dernier.</p><p>Face aux quelques 40 000 signatures obtenues en quelques jours par la pétition contre ce projet de loi sur le site officiel de l’Assemblée nationale, la plus soutenue ex-æquo avec celle pour la destitution de Macron, et loin devant celle pour la convocation d’une Assemblée constitutante pour la 6ème République (18 000 signatures en deux mois).</p><p>Face à la criminalisation de qui chercherait à dissuader de recourir à l’euthanasie et à l’absence de mesure symétrique pour qui y encouragerait.</p><p>Face au dilemme dans lequel on plonge certains soignants.</p><p>Face à la réapparition de fait de la corporation disparue des bourreaux. Face au progrès manifeste du nombrihilisme.</p><p>Je suis perplexe.</p><p>Mais à présent que la messe est dite, je suis curieux de voir les conséquences imprévisibles de l’ouverture de cette énième boîte de Pandore. Qui vivra verra. (Non, ceci n’est pas une tentative de dissuader les suicidaires : foutez-vous en l’air si ça vous chante mais surtout foutez-moi la paix !)</p><p></p><p>Post scriptum<strong> :&nbsp;</strong>Cet article critique est lapidaire, certes, mais j’ai décidé de ne plus perdre mon temps à produire de longs articles argumentés alors que je ne sais même pas s’ils seront lus autrement qu’en diagonale avant d’être indigemment bafoués par tous les champions de la mise à l’index qui savent tout mieux que tout le monde mais semblent incapables de produire une pensée un tant soit peu construite. Libres commères – on ne le rappellera jamais assez – permet à tout le monde de proposer des articles. Que les personnes motivées nous écrivent un article sur le sujet. Je m’engage à y répondre consciencieusement sur mes points de désaccord.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Uhm]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1210/je-suis-perplexe</guid>
                <pubDate>Tue, 15 Jul 2025 15:45:04 +0200</pubDate>
                                    <category>Société</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Ce que Léon XIV dit du nouveau pape]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1209/ce-que-leon-xiv-dit-du-nouveau-pape</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Quelques éléments sur l’élection ultra rapide de Robert Francis Prévost, natif de Chicago, plébiscité, si on ose cet oxymore, par l’assemblée de cardinaux, et devenu le Pape Léon XIV.</p><p>1) Ce n’est pas un inconnu pour la Curie romaine&nbsp;: Robert Francis Prévost, qui a une formation de mathématicien, avait été nommé par son prédécesseur préfet, c'est-à-dire président, du puissant ”dicastère des évêques”. Un organisme qui regroupe l'ensemble des institutions administratives du Saint-Siège, est compétent en particulier sur tout ce qui concerne les évêques, nominations comprises. Le futur Léon XIV était, en quelque sorte, un super DRH de l’Église.</p><p>2) C’est le premier pape né aux US où l’Église est riche, une donnée importante sachant que, chaque année, le Saint Siège perd entre 50 et 70 millions d’euros. «&nbsp;L’Archidiocèse de Los Angeles a déjà versé 740millions de dollars à des victimes d’abus sexuels et en doit encore 880 pour un total qui dépassera 1,5 milliards de dollars…&nbsp;Une chose est certaine&nbsp;: les États-Unis étaient déjà le principal donateur de l’Église. L’élection du pape Léon XIV ne devrait pas changer cette tendance&nbsp;» (d'après le Figaro). D’autant, voir la suite, que se référer à Léon XIII, c’est flatter les donateurs dans le sens du poil !&nbsp;</p><p>3) Son nom est son programme, auraient déclaré plusieurs de ses collègues cardinaux. Mais qui était donc Léon XIII qui a régné de 1878 à 1903&nbsp;?</p><p>On retient de lui qu’en pleine révolution industrielle, dans une période sociale explosive qui a vu naitre le socialisme, il a publié en 1891, l’encyclique&nbsp;RERUM NOVARUM, &nbsp;”des choses nouvelles”&nbsp;en français, texte fondateur de la « Doctrine Sociale de l’Eglise&nbsp;» (DSE). Extrait de l’introduction&nbsp;: «&nbsp;… Les ouvriers ont conçu une opinion plus haute d'eux-mêmes et ont contracté entre eux une union plus intime. Tous ces faits, sans parler de la corruption des mœurs, ont eu pour résultat un redoutable conflit.&nbsp;» Puis…&nbsp;</p><p>Alinéa 3.&nbsp;La thèse socialiste. Ses torts. Les socialistes,…, poussent à la&nbsp;haine jalouse des pauvres contre ceux qui possèdent…</p><p>Alinéa 7. &nbsp;La propriété privée n’est pas contradictoire avec le fait que Dieu a donné la terre en commun aux hommes.</p><p>Alinéa 14.&nbsp;Les hommes doivent accepter les différences et l’inégalité de leurs conditions&nbsp;respectives, en particulier concernant le travail.</p><p>Alinéa 15.&nbsp;Les deux classes ne sont pas ennemies, mais complémentaires. Riches et pauvres. Capital et travail.</p><p>Alinéa 16.3.&nbsp;Parmi ces devoirs, voici ceux qui regardent le pauvre et l’ouvrier. Il doit fournir intégralement et fidèlement tout le travail auquel il s’est engagé par contrat libre et conforme à l’équité. Il ne doit point léser son patron, ni dans ses biens ni dans sa personne. Ses revendications mêmes doivent être exemptes de violences et ne jamais revêtir la forme de sédition.</p><p>Tout le reste est à l’avenant et mérite une lecture complète.&nbsp;</p><p>La DSE frappe par son matérialisme. L’Église rentre de plain-pied dans la lutte des classes, se reconnait en tant que groupe de pression politique défenseur de l’ordre établi. La DES, alors que Marx a qualifié les religions d'opium du peuple, c’est une profession de foi contre la dangereuse tentation du socialisme ! Elle aura un succès certain&nbsp;: C’est sur cette doctrine qu’a été fondée en 1919 la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens (CFTC) devenue en 1964 Confédération Française Démocratique du Travail&nbsp;(CFDT), catalogué syndicat réformiste&nbsp;:&nbsp; Pour exemple, la revue&nbsp; ”Capital”, vient de publier «&nbsp; La retraite par capitalisation n'est pas un «tabou» pour la patronne de la CFDT Marylise Léon&nbsp;!&nbsp;». &nbsp; Et la DSE continue d’être publiée et revendiquée. Par exemple, sur le site du&nbsp;Collège des Bernardins&nbsp;: «&nbsp;&nbsp;Pour mieux connaitre la DSE, la conférence des évêques de France a publié en 2014, deux petits livres très faciles d’accès pour davantage connaître la pensée sociale de l’Église,&nbsp;«&nbsp;Notre Bien commun&nbsp;», en deux tomes.&nbsp;»&nbsp;</p><p>On comprend que se réclamer de Léon XIII en 2025 n’est pas anodin. Le Pape, arborant de nouveau ”la mozette satinée et le pallium brodé” a déclaré le 10 mai&nbsp;que Léon XIII avait ««&nbsp;abordé la question sociale dans le contexte de la première grande révolution industrielle&nbsp;» et qu’aujourd’hui, l’Église devait offrir «&nbsp;son héritage de doctrine sociale pour répondre à une autre révolution industrielle et aux développements de l’intelligence artificielle qui posent de nouveaux défis pour la défense de la dignité humaine, de la justice et du travail&nbsp;». On peut compter sur la Curie romaine et leur chef pour publier une nouvelle encyclique qui nous expliquera comment Dieu juge l’IA, qu’il faut limiter ses excès&nbsp;sans renverser la classe qui l’utilise pour nous opprimer ! D.B.</p><p>Texte approuvé par la section de Dole de la Libre pensée le 27 mai 2025</p>]]></description>
                <author><![CDATA[La Rédac']]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1209/ce-que-leon-xiv-dit-du-nouveau-pape</guid>
                <pubDate>Sun, 13 Jul 2025 18:52:24 +0200</pubDate>
                                    <category>International</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Brèves de Jarnac]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1208/breves-de-jarnac</link>
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                                <description><![CDATA[<p>GRAND ÉCART.- Saluons la témérité de la députée Gruet qui ne fuit pas devant l’exercice dialectique. Mardi 8 juillet, elle vote la loi Duplomb et réintroduit dans les champs un produit banni pour des raisons sanitaires et scientifiques. Le lendemain, elle défend en commission les personnes à mobilité réduite avec ce talent persuasif qu’on lui connait. Et le 10, elle est à Ounans dans une jolie petite robe d’été pour féliciter des jeunes qui castrent du maïs au sécateur. Ce qui est profondément injuste, c’est que l’histoire ne retiendra que son vote du 8 juillet alors que Justine Gruet ne s’en est même pas vantée dans sa communication. Heureusement que d’autres se sont chargés de publier le trombinoscope des députés de la droite réactionnaire qui défendent une agriculture cancérogène, mondialisée et productiviste. Courage, Madame la Députée, c’est les vacances, vous partez tranquille avec votre conscience sans tâche ! Comme votre robe de Martine à la ferme.</p><p>GRAND ÂGE.- Saluons la clairvoyance intellectuelle d’Alain Duhamel, le Michel Drucker des plateaux de chiens de garde. Pour annoncer son départ, le Figaro, un journal qui ne brille pas par son ironie envers la droite, a néanmoins cité une observation de Duhamel qui me laisse un peu dubitatif sur les intentions du journal : «&nbsp;Emmanuel Macron est un être intellectuellement vraiment très brillant, qui travaille plus qu’aucun autre président et connait ses dossiers de manière pathologique. C’est un énorme potentiel qui n’a pas été employé au mieux. Un gisement en partie inexploité…&nbsp;» Comment peut-on se tromper à ce point ? Et être si grassement payé pour le faire. Macron a un dossier pathologique, ça, c’est sûr. On s’en est chargé. Et parler de gisement inexploité quand le paltoquet nous ridiculise politiquement à l’étranger, trahit économiquement son pays et fait souffrir socialement son propre peuple comme aucun autre président avant lui… Et je vous en passe… Quant à Duhamel, il doit être fasciné par les ventilateurs.</p><p>GRAND ANGLE.- Saluons le soutien du PS local aux démonstrations de force et à la télésurveillance. Le 22 mai, les socialistes du coin ont invité un sénateur pour parler de la lutte contre le narcotrafic quelques mois après le «&nbsp;démantèlement&nbsp;» en grandes pompes du point de deal de la ZUP. Dans sa tribune de Dole, notre ville… Timothée Druet nous signale que la vidéo-surveillance a été «&nbsp;un appui technique&nbsp;«&nbsp; pour les forces de l’ordre en place. Il en profite pour les remercier et rappelle s’il en est besoin que les socialistes ont toujours «&nbsp;soutenu le déploiement de la vidéo-protection depuis son lancement&nbsp;». La majorité municipale appréciera. On aimerait être aussi optimiste que tous ces élus technophiles. Deux exemples : la vidéo-surveillance n’a pas permis de choper les auteurs des dégradations (projection de peinture et collage sauvage) sur le local du PCF. Et le GIGN n’a toujours pas arrêté les clébards terroristes qui chient sans vergogne devant la porte de mon garage à vélo. Nul doute : le vidéo-surveillance est aussi indispensable que le PS. Ça, c’est ce que pense la droite. A LFi, on aimerait bien désarmer tout ce petit monde. C’est parce qu’ils sont gentils à LFi. Nous, on l’est moins.</p><p>GRAND LARGE.- Libres Commères va se mettre un peu en veilleuse jusqu’à la fin juillet. Quelques publications sur le site d’articles parus dans la version papier du mois de juin. Le numéro papier de l’été est toujours disponible à Au Détour, à Opus et au Meltingpotes. En août, on commencera à publier les articles papiers de l’été. Gardez un oeil sur l’agenda qu’on approvisionne avec les infos que vous nous ferez parvenir. D’ici septembre, on réfléchit aux moyens d’agir à la rentrée.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Christophe Martin]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1208/breves-de-jarnac</guid>
                <pubDate>Fri, 11 Jul 2025 17:31:02 +0200</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Latrèche et les Mesnils Pasteur : le divorce ?]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1207/latreche-et-les-mesnils-pasteur-le-divorce</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Il y a un mois, une vingtaine de banderoles ont fleuri aux Mesnils Pasteur : «&nbsp;<a href="https://dijon-actualites.fr/2025/06/07/de-dijon-a-dole-les-ennuis-senchainent-pour-bilel-latreche/">XXX</a>&nbsp;», «&nbsp;<a href="https://dijon-actualites.fr/2025/06/07/de-dijon-a-dole-les-ennuis-senchainent-pour-bilel-latreche/">XXX</a> », «&nbsp;<a href="https://dijon-actualites.fr/2025/06/07/de-dijon-a-dole-les-ennuis-senchainent-pour-bilel-latreche/">XXX</a>&nbsp;», le tout concernant notre champion local de boxe anglaise Bilel Latrèche mais aussi son employeur qui attaque d’ailleurs en diffamation les auteurs de ces «&nbsp;scandaleuses&nbsp;» inscriptions. Le Collectif des Habitants en Colère des Mesnils Pasteur n’y est en effet pas allé de main morte, une opération coup de poing qui, dans le cas d’un boxeur, est lourde de sens. Ces banderoles font partie d’une campagne de communication sur le cas de Bilel Latrèche, chargé de mission par la Ville de Dole et animateur en prévention sociale. Or le collectif lui reproche de privilégier ses affaires privées (une <a href="http://www.bilel-latreche.com/m-233-bilel-latreche-a-votre-service.html">société</a> à son nom et une asso BL Boxe Développement) sur Dijon. Pour plus de détails, on peut se référer à <a href="https://dijon-actualites.fr/2025/06/07/de-dijon-a-dole-les-ennuis-senchainent-pour-bilel-latreche/">Dijon Actualités</a> qui a suivi l’affaire de près. D’ailleurs c’est à ce média que Karine Métivier a adressé un mail daté du 11 juin : «&nbsp;Au regard des procédures en cours, il n’y aura pas de commentaire de la Ville. La collectivité peut simplement vous préciser qu’elle a pris les mesures nécessaires vis-à-vis de l’agent concerné, qui a été suspendu à titre conservatoire.&nbsp;» Le collectif semblait se satisfaire de cette décision mais la mention «&nbsp;à titre conservatoire&nbsp;»&nbsp;implique qu’il s’agit seulement d’une mesure d'attente en vue de la prise de décision prochaine de l’employeur. Comme le boxeur sera fixé sur son sort en matière conjugale le 8 août prochain, on peut comprendre cette sorte de moratoire amical. Mais Guillaume Bouteloup, élu de l’opposition doloise, ne l’entendait pas tout à fait de cette oreille et a adressé dès le 19 juin dernier un mail au maire de Dole&nbsp;: «&nbsp;Lors du prochain conseil municipal du 23 juin, conformément à l’article L.2121-19 du Code général des collectivités territoriales, je souhaite poser la question orale suivante&nbsp;: Comment la continuité de la mission de prévention sociale et spécialisée est-elle assurée sur un secteur sensible de la ville en l'absence de l’agent chargé de cette mission, suspendu à titre conservatoire par la collectivité pour cumul d’activités ? Pouvez-vous accuser réception de cette demande ?&nbsp;» La question, elle a été vite répondue et la mairie a rapidement signifié à Guillaume Bouteloup qu’il aurait sa réponse par écrit, missive qu’il attend toujours, sinon vous pensez bien que je ne m’embêterais à agiter le cocotier. Autrement dit, où en est la mission de prévention sociale que Bilel Latrèche, suspendu, ne peut plus remplir et que le collectif dénonce comme n’ayant jamais été remplie par le boxeur, ni par les autres médiateurs d’ailleurs ? Y aurait-il du mou dans la corde à noeuds? A Libres Commères, on n’en croit rien. C’est juste qu’à la mairie, on est un peu occupé. D’ailleurs, les Estivales 2025 battent leur plein aux Mesnils Pasteur. Et il n’est pas dit que Bilel Latrèche ne vienne pas y faire un tour ces jours-ci, à titre bénévole bien sûr. Néanmoins, à suivre…</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Christophe Martin]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1207/latreche-et-les-mesnils-pasteur-le-divorce</guid>
                <pubDate>Thu, 10 Jul 2025 18:03:22 +0200</pubDate>
                                    <category>Social</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Mais qui êtes-vous Laurent Duplomb ?]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1206/mais-qui-etes-vous-laurent-duplomb</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Comme 19 723 autres bébés en 1971, les époux Duplomb décident d’appeler leur fils Laurent. Le jeune Duplomb a bien dû avoir une enfance et une formation mais dans Wikipédia, cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète et votre aide serait la bienvenue pour donner un peu d’épaisseur humaine à ce représentant de la FNSEA (1). On retrouve néanmoins Laurent Duplomb en 2008 à la mairie de Saint-Paulien, charmante bourgade du Velay en Haute-Loire dont la principale curiosité est le nom de sa gentilé. En effet, les habitant de Saint-Paulien sont les Ruessiens, un titre hérité de l’occupation romaine. Mais Laurent Duplomb va quitter cette position enviable pour un poste encore plus désirable puisqu’il est élu sénateur de la Haute-Loire en 2017 à seulement 46 ans et il sera reconduit dans son fauteuil en 2023. Au Palais du Luxembourg, il se pose en Monsieur Duchamp au sein des LR, où il se présente lui-même comme «&nbsp;<a href="https://www.publicsenat.fr/actualites/parlementaire/agriculture-qui-est-le-senateur-laurent-duplomb-a-lorigine-du-texte-sur-la-reintroduction-des-neonicotinoides">conservateur et un peu réac</a>&nbsp;». C’est même pas la peine d’en rajouter pour cerner le bonhomme. Un obscurantiste parmi les LR du Sénat. Plus rétrograde, à part Pétain à la ferme, y a pas !</p><p>En fait d’agriculture, Laurent Duplomb est dans le lait, et il a même été président régional du groupe laitier Sodiaal, troisième français derrière Danone et Lactalis, dont les principales marques sont Yoplait, Candia et Entremont. C’est donc un&nbsp;représentant de l’agrobusiness, pas un paysan, notre Duplomb. Un homme d’affaire tonitruant, porte-flingue pour la FNSEA, pas un demi-sel de la traite des vaches en semi-liberté. 350&nbsp;bovins, 200 hectares de cultures et de pâtures, des unités de méthanisation et d’engraissement, une salle de traite robotisée, un grosse retenue d’eau pour l’irrigation. Un garçon pas trop bien servi par la nature qui se venge sur elle en somme.</p><p>Il aurait pu être CRS ou batteur de metal, Laurent Duplomb, parce qu’il tape sur tout ce qui bouge. Il tape sur le RSA, les ZFE, les ZAN. Il tape sur l’Office français de la biodiversité et là, il tape sur les abeilles, sur les écolos, sur les vrais paysans, sur les pimpins qui n’y connaissent rien, sur notre santé et celle des mômes à venir. L'acétamipride&nbsp;et le&nbsp;flupyradifurone, les deux néonicotinoïdes que sa loi va remettre dans le circuit, sont des tueurs. Après les abeilles, ce sera notre tour. Mais il s’en tape, Laurent Duplomb, il est ambitieux et il n’a pas peur du cancer du pancréas. Aujourd’hui, il a sa loi. Demain, sa pierre tombale aussi portera son nom.</p><p>*****</p><p>(1) En cherchant bien, on a retrouvé la trace de Duplomb enfant dans <a href="https://www.larep.fr/saint-paulien-43350/economie/pas-de-lecons-a-recevoir-de-pimpins-qui-n-y-connaissent-rien-qui-est-laurent-duplomb-senateur-en-croisade_14712663/">La République du Centre</a>. Ça vaut son pesant de betteraves à sucre, cet article. Duplomb s’y présente en néo-paysan bûcheur et ambitieux. «&nbsp;Lui, le fils d’ouvrier, ‘’père sidérurgiste et mère au foyer’’, a passé les quinze premières années de sa vie ‘’en HLM, à Rive-de-Gier’’, dans la Loire. Le week-end et les vacances, la famille Duplomb file dans sa maison secondaire, dans la campagne de la Haute-Loire toute proche.&nbsp;» C’est bien ça de profiter des HLM pour s’acheter un pied à terre à la campagne. «&nbsp;C’est là (Brioude), en 1993, que le futur sénateur rencontre sa femme. Deux&nbsp;ans plus tard, direction Saint-Paulien, coquette bourgade de 2.400&nbsp;habitants près du Puy-en-Velay, et le Gaec de ses beaux-parents. ‘’J’ai épousé la fille de l’exploitation, de la commune et du département’’. Et voilà, le fils de prolo à résidence secondaire devient héritier. «&nbsp;Trente&nbsp;ans après son arrivée, le Gaec familial ‘’est passé de 312.000&nbsp;litres de lait produit à 1,2&nbsp;million. Aujourd’hui, on bosse à quatre, avec ma femme, mon fils et mon neveu. On n’est pas milliardaires, mais on s’en sort.’’&nbsp;» Ben, oui, quand on touche 5 246,81 euros net par mois d’indemnités parlementaires sans compter tout le reste, ça aide. Et moi qui croyais que sénateur, c’était un boulot à temps complet… Qu’est-ce que je suis quiche !</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Christophe Martin]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1206/mais-qui-etes-vous-laurent-duplomb</guid>
                <pubDate>Wed, 09 Jul 2025 18:03:17 +0200</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                                    <category>Écologie</category>
                                    <category>Santé</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Brèves du front musical]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1205/breves-du-front-musical</link>
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                                <description><![CDATA[<p>F…CK TSAHAL.- Honte à la mairie de Gisors et au département de l’Eure (Normandie) qui ont refusé la venue de Bob Vylan ce 6 juillet au Kave Fest sous prétexte que les rappeurs ont fait scander la foule à Glastonbury la semaine dernière : «&nbsp;Free Palestine&nbsp;» et surtout «&nbsp;Death, death to the IDF&nbsp;». A l’image de tant de notables bien pensants, nos élus flippent pour la plupart de se faire taxer d’antisémites par la première «&nbsp;grande gueule&nbsp;» venue. Si en 1942, on avait crié «&nbsp;Mort à la Wehrmacht&nbsp;» ou «&nbsp;A mort la SS&nbsp;», on en aurait pas fait tout un plat, sauf les nazis bien sûr, des gens très tatillons sur la liberté d’expression. Mais là, on fait un drôle d’amalgame entre Tsahal, une armée génocidaire, les Israéliens et même les Juifs en général. «&nbsp;Nous ne sommes pas pour la mort des juifs, des arabes ou de toute autre race ou groupe de personnes. Nous sommes pour le démantèlement d’une machine militaire violente&nbsp;», a d’ailleurs déclaré Bob Vylan. Ça semble assez clair, non ? Alors invoquer la soi-disant incitation à la violence contre un rouleau compresseur assassin, ça me semble soit lâche soit complice. Cela dit, après Kneecap, Bob Vylan atteint une notoriété fulgurante avec ces prises de position en faveur de la Palestine. Quant à Fontaines DC, le groupe a offert le micro durant quelques minutes à un militant pro-palestinien à Roskilde au Danemark qui, lui aussi, a fait scander la foule : FREE PALESTINE. CM</p><p>ÇA SE JOUE AUSSI SUR SCÈNE.- Monique Pinçon-Charlot était à Dole ce week-end et elle a tenu à faire passer un message issu de son travail de sociologue de la classe dominante dont elle a étudié le mode de fonctionnement par relations, réseaux et transmission. On ne reste pas isolé quand on est riche : l’appartenance à la bourgeoisie s’entretient par tout un système d’échanges de bons procédés, d’invitations et de retours d’ascenseur. C’est l’essence même du lien social et la manière qu’a cette classe de se souder par inclusion, l’autre versant du ciment consistant à exclure tout ceux qui n’ont pas le capital (selon Bourdieu) économique, social, culturel et symbolique pour faire partie de cette classe de privilégiés. Mais pour elle, ces milliardaires sont des géants aux pieds d'argile (même si on réédite "Le Talon de fer" de Jack London) et nous (les classes populaires et moyennes) sommes plus forts parce que nous sommes plus nombreux et que sans nous ils ne sont rien. En théorie en tous cas. Ils faut donc renforcer nos liens sociaux pour rompre l'individualisme où on voudrait nous enfermer. Autour de la culture populaire, les grands festivals unissent pour un temps de vastes pans de la population, parfois pour une cause qui dépasse le cadre musical. Cette année, avec Kneecap et Bob Vylan, Glastonbury, rendez-vous anglais immanquable pour les amateurs de musiques actuelles, a pris une tournure nettement politique avec des manifestations pro-palestiniennes et anti-génocide retentissantes? Le pouvoir britannique ne s’y est pas trompé et cherche à juguler le phénomène qui a pris de l’ampleur sur les réseaux sociaux. A travers le rejet de la guerre impérialiste, une partie des classes populaires a trouvé une identité de masse (sans doute éphémère mais bien réelle). Le fait que le gouvernement britannique cherche à criminaliser les groupes qui dénoncent non seulement Israël mais le soutien des classes dirigeantes occidentales à l’insoutenable est signe que le pouvoir a compris qu’il se trame (au sens premier du terme) quelque chose une prise de conscience. Reste à entretenir ce lien entre ces concerts, le boycott des firmes qui font du profit avec le conflit israélo-palestinien et les autres protestations massives et spectaculaires. L’ennui pour les francophones, c’est que ça se fait pas mal en anglais mais les couleurs du drapeau palestinien sont quant à elles trans-linguistiques. Versant exclusion, l’impérialisme des États-Unis peut servir de repoussoir. Mais il restera à lutter contre leur soft power, leur idéologie culturelle de consummériste cool, pour arriver à quelque chose de durable. CM</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Christophe Martin]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1205/breves-du-front-musical</guid>
                <pubDate>Sun, 06 Jul 2025 09:11:14 +0200</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                            </item>
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                <title><![CDATA[29 mai : quelques leçons]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1204/29-mai-quelques-lecons</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Brefs rappels historiques. France, 29 mai 2005. Après des mois de campagne référendaire au sujet du Traité constitutionnel européen (TCE), à la fois marqués par un matraquage inouï des ouiouistes dans quasiment tous les médias bourgeois et une campagne citoyenne de terrain non moins inouïe pour s’informer et débattre de ce sujet complexe et crucial, les nonistes l’emportent avec près de 55 % de non et une participation de près de 70 %.&nbsp;</p><p>Château de Versailles, 4 février 2008. Les parlementaires réunis en Congrès rectifient la mauvaise réponse donnée par les Français et approuve un avatar de ce TCE sous l’appellation de Traité de Lisbonne à 75 % (avec 17 % d’abstention).&nbsp;</p><p>Ce fut le dernier référendum auquel le peuple français fut convié. Ce fut sans doute aussi l’occasion pour la gauche de se découvrir un clivage structurant autour de la question de la souveraineté nationale, et donc de la démocratie. L’espace politique ouvert par cette clarification donnera notamment lieu à la naissance du NPA (par auto-dissolution de la LCR) et à celle du PG (sous la houlette de Jean-Luc Mélenchon après sa rupture avec le PS). L’obscénité de ce déni démocratique fut peut-être aussi un marche-pied pour le Front national (qui se disait alors eurosceptique).&nbsp;</p><p>Un événement historique, donc. Un tournant dans l’histoire politique de la France. À n’en point douter. Dont on peut tirer quelques leçons.&nbsp;</p><p>Primo, le peuple français, qui est un peuple fondamentalement politique (n’en déplaise aux droites qui le fantasme ethnico-religieux), est capable de produire de l’intelligence individuelle et collective sur des sujets éminemment complexes.&nbsp;</p><p>Secundo, toute la force de frappe médiatique de la bourgeoisie ne suffit pas à dompter le peuple français ni à faire taire ses aspirations démocratiques, sociales et émancipatrices.&nbsp;</p><p>Tertio, le peuple français a des capacités de mobilisations et d’auto-organisation tout à fait spectaculaires lorsque les enjeux lui semblent importants, et il sait se montrer à la hauteur dans des moments historiques.&nbsp;</p><p>Grâce au 29 mai, nous savons. Alors n’oublions pas. De quoi nous sommes collectivement capables. Ce que nous avons su faire dans le passé, nous pouvons le refaire dans l’avenir.&nbsp;</p><p>Maintenant, il ne s’agit pas d’attendre la prochaine bouillie constitutionnelle issue des arrières-cuisines d’une bourgeoisie en déroute, mais de prendre l’initiative pour un processus constituant démocratique avant que la Cinquième République n’ait le temps de nous montrer par l’exemple toute l’étendue de son potentiel mortifère.&nbsp;</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Un radis noir]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1204/29-mai-quelques-lecons</guid>
                <pubDate>Sat, 05 Jul 2025 07:33:02 +0200</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[A vos rang, fixe ! Mes respects, Mr le Maire]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1203/a-vos-rang-fixe-mes-respects-mr-le-maire</link>
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                                <description><![CDATA[<p>En mars dernier lors d'une balade matinale, j’aperçus au loin un groupe d'individus avec pour couvre-chef un pompon rouge, ressemblant fortement à des marins. «&nbsp;Nous sommes quand même loin de la mer&nbsp;», m'interrogeai-je.&nbsp;</p><p>Je n'ai pas parlé de cette affaire avant pour éviter de passer pour un «&nbsp;vieux fou, sénile&nbsp;». Je n'ai pas envie de terminer tout de suite en EHPAD. Je suis encore autonome à 88 ans.&nbsp;</p><p>L’étonnement fut de courte durée, puisque j'avais aussi vu qu'ils étaient accompagnés par des jeunes hommes et femmes avec la cocarde SNU. Mes souvenirs revinrent : j'avais reçu un Dole, notre Ville avec à la une, en arrière-plan, la Collégiale et au premier plan, un jeune homme de dos avec un t-shirt mal repassé et une inscription «&nbsp;Jeunesse engagée SNU&nbsp;».&nbsp;</p><p>Le 11 avril dernier, la 1ère journée de la Citoyenneté a eu lieu au sanctuaire du Mont-Roland et réuni 200 collégiens en partenariat avec le 511e Régiment du Train d’Auxonne, de la gendarmerie mobile et des sapeurs-pompiers. Cette journée était placée sous le thème des «&nbsp;valeurs sportives, goût de l’effort et solidarité&nbsp;» avec 5 ateliers ludiques (pompes, enfants courant avec casque et tenue militaire...) et j'en passe.&nbsp;</p><p>Plus récemment, a eu lieu un «&nbsp;color run&nbsp;» version militaire avec un parcours d’obstacles et autres joyeusetés. Enfants et adultes hilares, criant, s’amusant en recevant des poudres multicolores faites par l'explosion de canons. Mais ne vous en faites pas, chers lecteurs, personne n'est mort. C'est la fausse Guerre, c'est pour rire. Pour passer un bon moment.&nbsp;</p><p>Et si d'aventure, tu te plains de ce genre d'activité, tu n'es rien d'autre qu'un trouble-fête, un rabat joie. Le monde est en paix. Il n'y a pas, au même moment, des personnes qui se font trouer la peau ou déchiqueter version puzzle par l'explosion d'un missile. Non&nbsp;! Rien de tel ne se passe&nbsp;!&nbsp;</p><p>Je me demande si nous ne devrions pas aller encore plus loin. Je lance un appel à cette majorité de droite agissante et plus particulièrement à vous, Monsieur le Maire. Par exemple, changer le nom de certaines rues. J'avais proposé il y a environ quatre ans le nom de Pierre Bourgeois, caporal et communard. Je pense que ce qui vous avait refroidi, c'est qu'il n'était qu'un simple caporal et non le fait qu'il ait été un communard révolté prônant, certainement, une République sociale. J'ai quelques noms de militaires nés à Dole n'ayant pour le moment aucune rue à leurs noms. Pour vous faciliter la tâche et étant force de proposition, je vous liste les noms des rues à rebaptiser : certaines portent celui de gens qui n'ont aucun lien avec Dole et pour beaucoup ce sont de misérables gauchistes :</p><p>- Capitaine Frédéric Rimbaud, père d'Arthur, ayant participé à la conquête de l'Algérie pour remplacer la rue Frédéric Mistral. Vous changez juste le nom. De plus, celle-ci mène à la rue Arthur Rimbaud.</p><p>- Général Bernard Saint-Hillier, compagnon de la Libération et lors du putsch des généraux le 10 avril 1961, il commandait la&nbsp;10e&nbsp;division parachutiste. Certaines de ces unités avaient ralliés les Putschistes. Il fut arrêté par eux.&nbsp;Je propose donc de supprimer soit la rue Herbert Marcuse, soit Louise Michel ou Jules Vallès ou bien Youri Gagarine. A votre guise. En évitant, soigneusement, de dénommer la rue Jean Mermoz, ancien croix de feu et vice-président du Parti social français.</p><p>- Colonel Philippe Erulin, qui commandait l'unité qui a sauté sur Kolwezi en mai 1978 pour sauver 2000 européens. On me soupçonne aussi d’avoir «&nbsp;malmené&nbsp;» Maurice Audin et Henri Alleg en juin 1957 à Alger. Alors, une grande Avenue pour un grand Homme. Supprimons donc l'avenue Léon Jouhaux, syndicaliste et récipiendaire du Prix Nobel de la Paix en 1951.</p><p>J'espère que vous avez bien saisi que mes propositions n'étaient qu'une vaste supercherie. Si j'avais voulu servir votre soupe, j’aurais proposé de vous rejoindre dans votre association ou dans certains autres médias. Certainement pas dans ce canard. Je m'imagine qu'un exemplaire de Libres Commères se trouve sur l'un de ces bureaux de la Mairie lu, relu et scruté à la moindre virgule, et puis pour terminer, passé dans un broyeur à papier réduit en fines lamelles comme des troufions pulvérisés par un obus et laissant comme seule trace de leur existence leurs noms sur un monument aux morts. Ces jeunes gars qui n’en avaient rien à foutre de ces guerres. Certains sont éduqués avec l'esprit de revanche ou animés par la haine d'un pays ou d'une communauté par «&nbsp;amour&nbsp;» du sien.&nbsp;</p><p>J'entends certains vieux cons de mon âge, qui, d’un côté, approuvent ces initiatives, le SNU, la remise en place d'un service militaire «&nbsp;pour dresser cette jeunesse en péril&nbsp;», qui déballent leur passé et de leurs activités militaires tels des héros de guerre. Et de l'autre, ce sont les mêmes qui répètent leurs messes en racontant que cette jeunesse est violente à cause des jeux vidéos. J’entrevois où cela nous mène&nbsp;: une remilitarisation par petites doses. L'organisation d'un «&nbsp;color run&nbsp;» version militaire est l’une de ces doses. Le SNU en est une autre. La journée de la Citoyenneté en est une troisième. Tout cela me désole&nbsp;!</p><p>Car le militaire ne mène jamais à la paix mais entraîne systématiquement à la guerre.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Baron Vingtras]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1203/a-vos-rang-fixe-mes-respects-mr-le-maire</guid>
                <pubDate>Tue, 01 Jul 2025 19:02:52 +0200</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Once upon a time, life…]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1202/once-upon-a-time-life</link>
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                                <description><![CDATA[<p>NDLR: <em>s'il se fait appeler Bernus Romanus PLS dans la version papier, Bernard est bien un être de chair et dans cette série qui débute, il va nous présenter sa manière d'appréhender l'humain et comme c'est aussi un militant, le résultat ne peut que nous intéresser.</em></p><p>«&nbsp;Il était une fois, la vie&nbsp;»&nbsp;; dans ces temps en mutations qui créent une confusion dans tous les esprits pensants où chacun cherche à «&nbsp;croire&nbsp;» et à se rassurer par rapport à ce qu’il voit ou croit voir, ce qu’il perçoit, ce qui lui a été enseigné et qu’il a appris en le retraduisant par des mots qui sont porteurs de définitions souvent interprétés pas l’auditoire qui a du mal ou n’a pas appris à penser, étudier, analyser, peser, comprendre, …, par lui-même car cela demande de faire un effort et de s’investir pour s’approprier une&nbsp; compréhension.&nbsp;</p><p>«&nbsp;La vie&nbsp;» dans sa globalité englobe le «&nbsp;tous&nbsp;», que souvent nous réduisons à nous-même, puis aux animaux et plantes, parfois au minéral, plus rarement à ce que nous ne voyons pas ou à ce qui nous semble inanimé. Nous oublions que tout est «&nbsp;vie&nbsp;», de l’infiniment grand non perçu à l’infiniment petit non perçu. Ce qui fait que nous sommes là, fruit du hasard ou pour une raison qui jusqu’à présent nous dépasse. Nous prenons conscience que nous avons besoin d’un milieu «&nbsp;sain&nbsp;» pour évoluer et être dans un milieu en équilibre tout en sachant que c’est le déséquilibre qui crée le mouvement&nbsp;; dilemme&nbsp;!</p><p>«&nbsp;La vie&nbsp;» c’est aussi accepter de donner la vie dans la pulsion de la continuité de nous-même, tout en aillant aussi la conscience de notre finitude et avec les incertitudes qui serons présentes tout au long de la vie. La vie, c’est aussi prendre des risques.</p><p>Cela étant posé, les questions qui demeurent apparaissent, Qui sommes-nous ? Pourquoi pensons-nous comme nous pensons&nbsp;? Pourquoi nous engageons-nous dans telles ou telles actions&nbsp;? Pourquoi souffrons-nous des situations que nous voyons ou vivons&nbsp;? Pourquoi suivons-nous tel ou telle leadeur (euse)&nbsp;? Pourquoi sommes-nous attirés par tel métier&nbsp;? et bien d’autres questions.</p><p>Pour essayer d’apporter une compréhension aux humains que nous sommes avec nos personnalités respectives qui nous ferons individu, groupe et société. Mon propos va se limiter aux êtres vivants que nous sommes en repartant de notre naissance, enfance, adolescent, adulte, … .&nbsp;</p><p>Pour comprendre qui nous sommes, nous en passons par les neurosciences, la psychanalyse, voire la psychiatrie, la psychologie, la sociologie, l’ethnologie… sans oublier les autres savoirs. Ces différents domaines de recherche et de compréhension tentent de nous éclairer sur qui nous sommes et pourquoi nous nous comportons comme nous le faisons et ressentons ce qui nous impacte émotionnellement. Nous sommes des êtres d’émotions ayant besoin de contact avec nos semblables.</p><p>Dans les différentes études qui font consensus actuellement en partant de la base de notre vie, à savoir notre naissance, il se trouve que nous naissons dans&nbsp;:</p><p>&nbsp;un «1-&nbsp;Environnement&nbsp;», ce qui sera notre famille, notre rue, notre quartier, notre village ou ville, notre département, notre région, notre pays, notre planète… De cela, pour survivre et vivre nous allons développer&nbsp;:</p><p>&nbsp;des «2-&nbsp;Comportements&nbsp;» pour nous adapter à notre environnement et pour pouvoir nous y intégrer afin qu’il nous fournisse ce dont nous avons besoin, dans un premier temps cela se fera d’une manière inconsciente. De ces comportements, très rapidement, nous allons développer&nbsp;:</p><p>&nbsp;des «&nbsp;3- Capacités&nbsp;» capacités de base dans un début d’autonomie à savoir, boire seul, manger, bouger, marcher… qui au début sont plutôt inconscientes et qui très rapidement vont devenir plus conscientes puisque nous allons découvrir que si nous nous comportons de telles ou telles manières l’attention de l’entourage se portera sur nous et il nous sera donné ce que nous voulons ou pas. Ces étapes franchies, nous atteignons un autre niveau dans notre construction qui, dans notre futur, influencera très souvent nos choix et nos décisions à savoir&nbsp;:</p><p>des «&nbsp;4- Croyances&nbsp;», croyances qui nous viennent de notre environnement familial (mère, père, grands-parents…), du milieu éducatif, du milieu religieux, des lois du pays, des croyances que l’on va construire par rapport à nos expériences vécues, de ce qui nous plait ou déplait…&nbsp;</p><p>Ces quatre strates étant définies, c’est sur ces niveaux qu’est construite&nbsp;:</p><p>notre «&nbsp;5- identité&nbsp;» de ce que nous pensons être par la représentation de notre psychisme et de la «&nbsp;réalité&nbsp;» que nous créons tout en nous définissant dans notre corps. René Descartes a résumé cela par la formule « Cogito ergo sum&nbsp;» je pense donc je suis !&nbsp;</p><p>Il reste un 6e niveau que l’on définit comme nos «&nbsp;valeurs holistiques&nbsp;ou spirituelles&nbsp;», niveau d’appartenance qui n’est pas en rapport avec les religions, que nous recherchons quand nous avons acquis une autonomie et que nous sommes en quête d’un but ou d’une compréhension au-delà de nous-mêmes et du monde matériel dans lequel nous avons évolué.</p><p>Il ne faut pas oublier pour compléter le tableau que nous avons aussi en nous des filtres neurologiques, culturels et personnels qui nous feront avoir des omissions, des présuppositions, des distorsions et des généralisations.&nbsp;</p><p>Cela se résume par la formule&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;la carte du monde n’est pas le territoire&nbsp;».</p><p>Avant de poursuivre plus avant comment nous fonctionnons avec ce que nous appelons la conscience, le conscient et l’inconscient qui nous permettent d’enregistrer en permanence par nos sens ce que nous percevons de ce qui nous entoure, je me contenterai de parler des 5 sens qui sont le visuel, l’auditif, le kinesthésique, le gustatif et l’olfactif. A suivre…</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Bernard Mourey]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1202/once-upon-a-time-life</guid>
                <pubDate>Sun, 29 Jun 2025 10:37:32 +0200</pubDate>
                                    <category>Santé</category>
                                    <category>Société</category>
                                    <category>Politique</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Ça ressemble à ça, un centre de rétention administratif]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1201/ca-ressemble-a-ca-un-centre-de-retention-administratif</link>
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                                <description><![CDATA[<p><em>Au Cercle de Silence de Dole, le 14 juin dernier, Claude Charbonnier a livré quelques témoignages que nous retranscrivons ici.</em></p><p>Des personnes résidant en France depuis plus de 10 ans sont de plus en plus souvent arrêtées&nbsp; et, envoyées en CRA, centre de rétention administrative.&nbsp; Ainsi, un homme&nbsp; de 67 ans, en fauteuil roulant électrique, arrivé en France en 1959 à l'âge de 1 an, a été arrêté, puis transféré au CRA&nbsp; de Cornebarrieu&nbsp; près de Toulouse début mai, alors qu’il résidait à Avignon.&nbsp; Après trois jours, le médecin a déclaré que le CRA n’était pas adapté à recevoir des personnes ayant un tel handicap... et cet homme a été libéré. Mais à lui&nbsp; d'organiser son retour à Avignon&nbsp;!</p><p>Autre situation&nbsp;: une sénatrice écologiste de Paris, est venue visiter le CRA 2 de Lyon, situé aux abords de l’aéroport Saint-Exupéry, le lundi 26 mai après-midi.</p><p>Ce CRA comporte 140 places. De ce CRA, les gens à l’extérieur ne savent pratiquement rien&nbsp;: en effet, « les CRA fonctionnent dans l’opacité la plus totale ».&nbsp;</p><p>Ce CRA est « quasiment toujours plein ». « La prison c’est mieux&nbsp; que ce CRA&nbsp;», disent des détenus. Avec ses 185 caméras de vidéosurveillance, son architecture carcérale et son organisation très rigide, le centre présente tous les aspects d’une prison, même s’il n’est pas censé en être une. Les retenus sont enfermés 22 heures par jour et ne disposent que d’une heure pour se rendre dans les bureaux des associations. Très peu d’activités sont proposées, aucun exercice physique ou sportif.&nbsp; Dans ce centre, les conditions sont particulièrement dégradantes : des lieux sales&nbsp;; des «&nbsp;espaces détentes » dégradés et se résumant à une table&nbsp;; des chambres qui ne se ferment pas, des toilettes sans portes (et donc sans intimité), un accès aux soins limités... « On sent que tout est fait pour humilier les personnes&nbsp;», dénonce&nbsp; la sénatrice après sa visite.&nbsp;</p><p>&nbsp;Des visites qu’elle pourrait bientôt ne plus pouvoir effectuer. Car une décision du 29 avril 2025 du Conseil constitutionnel remet en cause le principe du droit de visite parlementaire dans les lieux de rétention. «&nbsp;Sans ces visites et sans les associations, il n’y a plus de regard neutre, qui ne soit pas celui de l’administration », assure cette sénatrice. &nbsp;</p><p>Et la situation risque de s’aggraver encore. En effet, le 12 mai 2025, le Sénat a voté une proposition de loi des Républicains visant à évincer les associations qui accompagnent les étrangers dans les CRA&nbsp;; proposition encouragée par le ministre de l’Intérieur.</p><p>Pour terminer je vous invite fortement à lire les Lettres aux Cercles de Silence&nbsp; de Michel Girard&nbsp; et en particulier la dernière Lettre (n°108), où le Cercle de Silence de Lyon affirme sa&nbsp; raison d’être&nbsp;: Je vous en donne un petit passage.</p><p>«&nbsp;À quoi sert ce cercle de vieux ?</p><p>C’est vrai que nous sommes majoritairement des vieux. Plus jeunes, nous avons milité, agi pour ce qui nous semblait un meilleur, un plus juste fonctionnement de notre société. Nous n’en n’avons plus la force. Mais il nous reste des convictions et tant que nous tenons debout, nous tenons à les affirmer.</p><p>Notre âge et notre expérience nous ont appris des choses essentielles….</p><p>Les vieux que nous sommes sont conscients que leurs convictions ne sont pas dans l’air du temps, mais ils n’y renoncent pas et s’obstinent à les affirmer en lien avec toutes les forces disséminées à travers tout le pays qui les partagent et défendent… «&nbsp;On défend la dignité des plus pauvres, mais en même temps, on défend notre dignité.&nbsp;» (Antoine, 93 ans, assidu des Cercles de silence de Lyon, le 06 juin 2025)</p><p>Note de Christophe Martin : <em>je participe très régulièrement au Cercle de Silence de Dole. J’en profite pour penser dans le calme à pas mal de choses. Et je préfère être là statique à m’opposer à des conditions de détention indignes de la France que d’être dans le flot de tous ces Dolois qui font mine de s’occuper pour ne pas regarder ce qui les dérange. Il ne s’agit pas d’ouvrir les vannes de l’immigration massive et de faire profiter de notre système social tous ces gens qui seraient attirés par celui-ci comme semble le craindre la députée Gruet qui veille ainsi à ce que le RN ne prolifère pas dans le coin. Il s’agit seulement de traiter humainement des personnes qui cherchent à vivre avec nous et, pourquoi pas, à intégrer la nation. Sinon, je ne suis pas un fan des vieux mais je préfère être aux côtés de Claude, de Chantal ou du Père Lulu : ils me paraissent plus jeunes de coeur que pas mal d’adeptes de la salle de sport.</em></p>]]></description>
                <author><![CDATA[La Rédac']]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1201/ca-ressemble-a-ca-un-centre-de-retention-administratif</guid>
                <pubDate>Sat, 28 Jun 2025 08:59:26 +0200</pubDate>
                                    <category>Société</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Mission impossible]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1200/mission-impossible</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Le dernier (?) chapitre de la série des Mission Impossible (re)met en scène Ethan Hunt et ses associés pour un ultime coup de rein dans la guerre entre les bons et les méchants. Louis aima beaucoup le cinéma. Depuis quelque temps, il l’aime moins, en partie du fait de films comme celui-ci : pas de scénario, psychologie sommaire, beaucoup d’argent et trop de bruit. Pourtant, il fut d’abord troublé, puis amusé et enfin séduit par cet opus joué et produit par Tom Cruise. Il y trouva même les linéaments d’une réflexion philosophique sur notre temps.</p><p>Hegel comparait la philosophie à la chouette de Minerve qui s’envole à la nuit tombée, parce que la philosophie, elle aussi, ne prend son envol, c’est-à-dire ne comprend son temps selon le philosophe allemand, que lorsque que ce temps touche à sa fin et que l’on peut, à ce moment, en saisir enfin les mécanismes et les contradictions. C’est en ce sens que The Final Reckoning apparait à Louis comme la métaphore spectaculaire de notre époque.</p><p>Le film présente l’histoire d’une lutte entre les champions du Bien, les États-Unis, et une puissance hostile, l’Entité, sorte de méga IA devenue folle, qui cherche à détruire l’humanité, avec l’aide de champions du Mal. Rien de très nouveau dans le monde des super-héros d’Hollywood. Cependant, une formule revient plusieurs fois (le film dure 2 h 45) dans la bouche des Bons, ceux qui passent leur temps et risquent leur vie à défendre la population de la planète. Ils affirment qu’ils se battent pour leurs proches, comme tout le monde, mais aussi, et surtout, « pour tous ceux qu’ils ne connaissent pas », en gros, huit milliards de terriens. La dernière scène du film illustre ce mantra. On y voit les cinq protagonistes se croiser à Londres, à Trafalgar Square. Ils se lancent les uns aux autres des regards complices au milieu d’une multitude de gens qui ne savent pas ce qu’ils leur doivent, ni ce qu’ils ont fait pour eux, avant de replonger dans l’anonymat.</p><p>Pour sauver le monde, les membres de Mission Impossible se sont appuyés sur l’armée états-unienne qui leur a confié, il faut ce qu’il faut, un porte-avions et un sous-marin nucléaires. C’est à ce prix que le Bien triomphe. Une des thématiques du film est de révéler à quel point le destin des gens ordinaires – ceux qui n’ont à leur disposition, ni porte-avions, ni sous-marin – est fragile et hors de leur maîtrise. La foule de Trafalgar Square vaque à ses occupations, comme si de rien n’était, sans se douter qu’à tout moment, le monde peut s’écrouler et anéantir son existence.&nbsp;</p><p>Évidemment, le monde que Ethan Hunt/Tom Cruise sauve de la destruction est le monde capitaliste, organisé autour des États-Unis. Dans les <em>Mission Impossible</em> précédents, la menace était, plus ou moins explicitement, le communisme et ses avatars, puis, ce fut le terrorisme (islamiste), cette fois c’est l’IA, une menace auto-immune, puisqu’elle est générée par le capitalisme lui-même. La question finale est de savoir, non pas comment se débarrasser de l’IA, mais comment l’utiliser au service du Capital, en évitant les dangers que son déploiement illimité pourrait entraîner.</p><p>Marx disait que les idées dominantes d’une époque sont celles de la classe dominante. Louis est frappé par la manière dont le film illustre cette thèse : le capital pense qu’il n’a plus d’ennemis, sinon ceux qu’il fabrique lui-même, aveuglé par l’<em>hybris</em> de son développement. L’autre versant de la thèse est que le peuple n’a plus de rôle politique, il est un objet neutre, sans identité propre, une masse gouvernée par les élites, celles et ceux qui ont accès au pouvoir, à l’argent et à la force. Ceci n’est pas nouveau. Dans tous les épisodes de la série, le peuple, les gens comme vous et moi, ni bons, ni méchants, ne sont jamais représentés sur l’écran, sinon comme des figurants au milieu desquels Tom Cruise cavale, à pied, en voiture, à moto, etc. Dans The Final Reckoning, il est encore plus absent - si c’est possible - puisque l’action se passe sous mer ou dans une base isolée de l’Arctique. Cette absence est assumée par le scénario et cela montre quelle place le peuple occupe désormais dans la pratique politique et dans la représentation des dirigeants contemporains. La leçon du film est que, sur la scène de l’Histoire, il n’existe plus, que les finalités politiques relèvent exclusivement de rapports de puissance et que ce sont ceux qui ont les plus importantes capacités militaires qui dominent le monde.&nbsp;</p><p>L'idéologie dominante martèle que c’est mission impossible de penser autrement, de croire à une réelle souveraineté populaire ou à une émancipation politique par le soulèvement des opprimés.&nbsp;</p><p>Louis a entendu à la radio que, selon le décompte récent d’un institut de recherche suédois, il y aurait aujourd’hui davantage d’autocraties que de démocraties sur la planète et que les gouvernements autocratiques régneraient sur 70 % de la population mondiale. L’institut ne pouvait pas déterminer si les États-Unis, sous la coupe de Trump, étaient en voie d’autocratisation ou s’ils restaient une démocratie. La réponse serait-elle dans Mission Impossible ?</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Stéphane Haslé]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1200/mission-impossible</guid>
                <pubDate>Thu, 26 Jun 2025 19:22:59 +0200</pubDate>
                                    <category>International</category>
                                    <category>Culture</category>
                                    <category>Politique</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[L’Hôtroscropre de Chris Prolls Juin 2025]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1199/lhotroscropre-de-chris-prolls-juin-2025</link>
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                                <description><![CDATA[<p>CHRIS PROLLS, qu’on ne présente plus. L’oraclitude, c’est un bout de Vienne qu’on envoie, c’est défendre un dispositif à la hauteur, sans jamais redescendre. Mais juin, dans tout ça ? (NDLR : <em>le ciel étoilé de Chris Prolls n'a absolument pas prévu l'agression israélienne sur l'Iran ni la riposte. D'un autre côté, le Mossad, les sionistes et les mollahs ne lisent pas Libres Commères, c'est pas trop grave</em>.)</p><p>BOULIER : En ce mois de juin, ami Boulier, toi aussi, tu te demanderas si ce triomphe du PSG valait-il les quatorze années de longue attente ? Je te laisse méditer, ami Boulier.</p><p>TROTRO : En ce mois de juin, ami Trotro, tous les rapaces du pouvoir menés par un gros clown sinistre fonce sur toi, sur la musique d’un piètre joueur de pipeau. Zobi ! Alors, ami Trotro, sors les guitares, avec brio !</p><p>GEAMAL : En ce mois de juin, ami Geamal, les nouvelles du mois passé t’ont laissé perplexe, et sous aucun prétexte tu ne veux avoir de réflexe malheureux… Mets-toi aux pierres (dans sa face !), ça favorise la libération des énergies, ami Geamal. Bon anniversaire.</p><p>CONCER : Ami Concer, en ce mois de juin, les astres m’informent qu’il se peut qu’ils rasent l’Élysée pour en faire une piste de danse disco paillettes ! Tu as hâte, ami Concer&nbsp;!</p><p>FION : En ce mois de juin, ami Fion, les astres me disent que la censure est en panne, il faudra prendre l’escalier. Le Sport, c’est la santé, «&nbsp; Respect&nbsp; », ami Fion, et pas que dans ta tête.</p><p>VERGE : En ce mois de juin, ami Verge, vous reprendrez bien un peu de glyphosate dans votre eau gazeuse orange ? Y en aura pour tout le monde ! Santé, ami Verge !&nbsp;</p><p>BALANCE : En ce mois de juin, ami Balance, tu seras aussi bon en diplomatie que notre chef de la présipauté francisque, la brelle !</p><p>GROPION : En ce mois de juin, ami Gropion, tu hésiteras entre Danse avec les Stars et Ambition Intime, parce «&nbsp;qu’elle est quand même vachement sympa cette Karine Lemarchand »&nbsp; !&nbsp;</p><p>SAGIDESTAIRE : En ce mois de juin, ami Sagidestaire, tu découvres une super routine make-up phalanges dans ta face. N’en abuse pas pour autant !</p><p>CAPRICONNE&nbsp;: En ce mois de juin, ami Capriconne, tu seras 1,5 fois plus survolté, car tu garderas, toi aussi, ton double A. Longlife Power, ami Capriconne !</p><p>VERSION : En ce mois de juin, ami Version, un petit voyage aux Pays-Bas histoire de te répandre devant quelques aurochs bolloréales !</p><p>POISON : En ce mois de juin, ami Poison, toi aussi, « ton seul enjeu, c’est de survivre », mais ce n’est pas une raison de le faire en te distillant partout !</p>]]></description>
                <author><![CDATA[La Rédac']]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1199/lhotroscropre-de-chris-prolls-juin-2025</guid>
                <pubDate>Wed, 25 Jun 2025 20:38:30 +0200</pubDate>
                                    <category>Humeur</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Un 1er mai manqué]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1198/un-1er-mai-manque</link>
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                                <description><![CDATA[<p>En 1930, à l’issue d'une conférence du déjà célèbre physicien Albert Einstein devant la Société allemande de physique à Leipzig, la parole est donnée à l’assistance un peu médusée par le brio du savant orateur. Étrange mot que celui d’assistance. Publique, l’assistance s’occupe de maltraiter les orphelins pour faire des films à pleurer. Électrique, elle propulse le moindre septuagénaire à la vitesse du son sur son deux roues transformé en obus. Mais là, bien que nombreuse, l’assistance est inoffensive, statique et silencieuse.&nbsp;</p><p>Soudain, un jeune homme d’une vingtaine d’année à la chevelure luxuriante lève la main et lorsqu’on lui donne la parole, il fait remarquer à Albert Einstein dans un allemand hésitant, avec un accent probablement russe, ou du moins slave, une erreur dans son raisonnement : selon lui, la deuxième équation qu'Einstein avait écrite au tableau ne découlait pas logiquement de la première, enfreignant du fait même la loi de l’invariance. Surpris, le père de la théorie de la Relativité réfléchit. L’audience retient son souffle.</p><p>J’en profite pour vous présenter Lev Davidovich Landau, âgé de seulement 22 ans, russe comme son accent le laissait entendre et ardent communiste comme rien ne le laissait présager. L’audacieux contradicteur est brillant mais encore inconnu du public et bien sûr d’Einstein lui-même qui connait pourtant beaucoup de choses.</p><p>Après avoir longuement examiné le tableau, le physicien allemand se retourne vers la salle, reconnait humblement son erreur et par conséquent le rectificatif de Landau, et demande à l'auditoire de ne pas tenir compte de sa présentation.&nbsp;</p><p>Landau passe, ce jour-là, de l’ombre à la lumière mais l’auréole d’Einstein n’en a pas été ternie pour autant. Il a au contraire donné une belle leçon de sagesse, de vigueur logique et de résilience intellectuelle. Cet épisode a en revanche propulsé Landau dans le firmament de la physique théorique. On citera pèle mêle, mais sans s’étendre non plus, ses théories pionnières à propos de l’état condensé de la matière, particulièrement l’hélium liquide, qui lui a valu le prix Nobel de physique en 1962, mais également toutes les formalisations théoriques des phénomènes de la mécanique des fluides à la théorie quantique des champs, des transitions de phase de deuxième ordre, de la supraconductivité, du diamagnétisme, des liquides de Fermi et quelques autres broutilles pas très spectaculaires sans oublier l’intuition de l’existence d’étoiles denses de particules subatomiques sans charge électrique, autrement dit les fameuses étoiles à neutrons, alors même que les dits neutrons n’avaient pas encore vu le jour dans les dictionnaires</p><p>Mais l’audace de Lev Davidovich Landau s’est manifestée bien au-delà des laboratoires et des salles de cours.</p><p>En 1938, alors les grandes purges staliniennes ont déjà fait pas mal de dégâts, Landau et son ami et collaborateur&nbsp;Moisei Korets rédigent un tract avec la ferme intention de le distribuer le 1er&nbsp;mai sur la Place Rouge de Moscou, devant le petit père des peuples et tous les dignitaires encore en vie du régime.</p><p>En voici le texte intégral :</p><p>«&nbsp;Prolétaires de tous les pays, unissez-vous. Camarades&nbsp;!</p><p>La grande cause de la Révolution d’Octobre a été ignoblement trahie. Le pays est inondé de flots de sang et de boue. Des millions d’innocents sont jetés en prison, et personne ne peut savoir quand viendra son tour. L’économie se désagrège. La faim se répand. Il est clair, camarades, que la clique stalinienne a fait un coup d’État fasciste. Le socialisme n’existe que sur les pages des journaux couverts de mensonges. Par sa haine furieuse du vrai socialisme, Staline est comme Hitler et Mussolini. Détruisant le pays pour préserver son pouvoir, Staline en fait une proie facile pour le fascisme bestial allemand. La seule issue pour la classe ouvrière de notre pays est de lutter avec détermination contre le fascisme de Staline et de Hitler, de lutter pour le socialisme.</p><p>Camarades, organisez-vous&nbsp;! N’ayez pas peur des bourreaux du NKVD. La seule chose qu’ils savent fair, c’est battre des prisonniers sans défense, arrêter des innocents, piller les richesses du pays et inventer des procès ridicules contre des complots inexistants.<br>Camarades, rejoignez le Parti Antifasciste des Travailleurs. Prenez contact avec son Comité de Moscou. Organiser dans les entreprises des cellules du PAT. Utilisez des techniques de la clandestinité. Préparez le mouvement de masse pour le socialisme par l’agitation et la propagande.</p><p>Le fascisme stalinien existe parce que nous sommes désorganisés. Le prolétariat de notre pays, qui a renversé le pouvoir du tsar et des capitalistes, saura renverser le dictateur fasciste et sa clique.</p><p>Vive le 1er&nbsp;mai - le jour de la lutte pour le socialisme&nbsp;!</p><p>Comité de Moscou du Parti Antifasciste des Travailleurs&nbsp;»</p><p>Les deux amis n’auront pas le temps de distribuer les tracts ronéotypés. Le 28 avril, les sbires du NKVD font une descente à l’Institut de Landau et les arrêtent. Dans la prison moscovite de Butyrka, ils sont interrogés, torturés et finalement condamnés à 10 ans de prison pour «&nbsp;espionnage en faveur de l’Allemagne nazie&nbsp;», une accusation d’autant plus ridicule que Landau et Korets sont tous les deux juifs.</p><p>Cependant, Landau bénéficie désormais d’une notoriété mondiale et la communauté scientifique internationale se mobilise pour obtenir sa libération. Et Landau est miraculeusement libéré&nbsp;après un an d’emprisonnement. Son complice ne retrouvera la liberté qu’en 1958, cinq ans après la mort de Staline.</p><p>Mais tout ça ne nous dit comment Landau a inventé la poussette à suspension.</p><p>Kristoff Victorovitch Martin.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Christophe Martin]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1198/un-1er-mai-manque</guid>
                <pubDate>Mon, 23 Jun 2025 18:15:16 +0200</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Je ne veux voir qu’une seule tête !!!]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1197/je-ne-veux-voir-quune-seule-tete</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Dans une <a href="https://c.leprogres.fr/elections/2025/04/25/jean-baptiste-gagnoux-maire-en-2026-il-y-a-plus-de-chances-que-j-y-retourne-que-l-inverse">interview</a> avec le journal à parution quotidienne le Progrès-Les Dépêches, le maire conservateur de Dole, JB Gagnoux, peut-être un peu pressé par les questions pourtant conciliantes du journaliste Matthieu Lambert, trahit à un moment donné sa pensée profonde, ou plus exactement le fond de sa pensée, ce qui ne revient pas au même. Je cite :</p><p>Question : Que vous inspirent les autres candidats potentiels ?</p><p>Réponse : Les élus de gauche jouent leur rôle d’opposants.&nbsp;&nbsp;</p><p>Re-question : Vous avez le temps, eux ne l’ont pas : ils doivent désigner un candidat, question de visibilité.</p><p>Re-réponse : Cela tient à la culture dans laquelle ils ont toujours été : celle du groupe. Les Dolois savent qui est leur maire. Si le maire doit changer, ils veulent connaître l’identité de son successeur. À ce stade, pour le candidat de gauche, chacun y va de sa pièce…&nbsp;</p><p>Sans nous étendre là-dessus, JB Gagnoux réduit d’office l’adversaire à «&nbsp;Dole naturellement !&nbsp;». Adieu LO ! Si le RN ne sort pas son candidat qui pourtant m’a demandé comme ami sur Facebook (je n’ai pas fait suite, j’ai horreur des mecs qui posent à côté de leur bagnole&nbsp;!), on en conclura que le maire sortant est suffisamment «&nbsp;retailleauté&nbsp;» pour ne pas se laisser déborder sur sa droite : il n’y a pas assez de place pour y glisser un candidat entier à moins de le tailler dans du papier à cigarette. Mais ce n’est pas là qu’on veut en venir parce que pour les Municipales de 2026, si vous voulez mon avis…</p><p>Ce que dit JB Gagnoux (mais l’intervieweur le lui a presque soufflé), c’est qu’il faut un chef de rang qui incarne le pouvoir. La visibilité, c’est la tronche sur l’affiche. Ils n’ont sans doute pas tort si on s’en tient à ceci : «&nbsp;Les Dolois savent qui est leur maire&nbsp;». Elle sonne étrangement, cette phrase ! Les Dolois savent qui est leur maître, ça irait tout aussi bien !</p><p>Cherchons donc «&nbsp;Dolois&nbsp;» dans l’encyclopédie délirante de Martial Schwob. Je cite (page 218, tome 7) : «&nbsp;Le Dolois est un électeur à double pelage, composé d'un&nbsp;sous-poil dense&nbsp;et d'une couche extérieure imperméable, qui agit comme un isolant naturel efficace. Ce compagnon dévoué manifeste un&nbsp;tempérament équilibré, alliant douceur et vigilance : il peut se montrer enjoué lors d’une mascarade mais sait demeurer en alerte au conseil municipal. Faudra pas compter sur lui pour inventer l’eau chaude mais dans l’isoloir, ce mastiff loyal saura reconnaitre la main qui le nourrit.&nbsp;»&nbsp;</p><p>Pour cette pensée de droite, l’identité de la ville se condense donc dans la personnalité de son élu : les Dolois veulent une tête de gondole, une seule, pour mener leur barque. C’est peut-être réaliste mais ça réduit la population à un troupeau à contenter. Le clientélisme y est roi et bas du front.</p><p>Je vous avais prévenus, l’élu à sortir est conservateur : il n’a pas une très haute idée de l’homme de la rue en général et du Général, il n’a gardé que cette condescendance envers ses compatriotes. Rappelez-vous : «&nbsp;Les Français sont des veaux !&nbsp;» (de 1940 à 1968). Peut-on leur donner tort ? Pourquoi s’en priver ? Puisque ça marche depuis que JM Sermier a cédé le volant à son poulain.</p><p>Quant à l’esprit d’équipe de l’opposition dont semble se gausser le retailliste Gagnoux, il est tout à fait louable. D’ailleurs le maire actuel est très ambigu sur la question dans le même entretien. Un coup, il la joue collectif, recrutement de coéquipiers et liste à composer. Plus loin, on sent bien que c’est lui qui compte et que derrière, son électorat prendra le tout venant.&nbsp;</p><p>Lorsque JB Gagnoux balance «&nbsp;à ce stade, pour le candidat de gauche,</p><p>chacun y va de sa pièce&nbsp;», il fait sans aucun doute référence à sa gauche à lui, aux manoeuvres enjôleuses de Rim El-Mez…, à la prochaine peau de banane de Jean-Claude Ben… et aux errances de Timothée Dru… Mais c’est en contradiction avec la culture du groupe dont il parle juste avant. D’ailleurs à relire cette interview, j’ai l’impression que JB Gagnoux dit un peu n’importe quoi pour occuper le terrain. L’ensemble est approximatif et ne relève que de la com’ évasive de pré-campagne.</p><p>Toutefois, cette petite déclaration qui semble frappée au sceau du bon sens (mon dieu, quel cliché !) est révélatrice de l’état d’esprit dans lequel on va baigner. D’un côté, «&nbsp;Dole naturellement !&nbsp;», un collectif social et écolo qui sonde la population à tour de bras pour trouver des pitons (joli anagramme de points) de contestation du bilan que JB Gagnoux ne manquera pas de nous ressasser et des idées à faire germer pour se démarquer du candidat sus-mentionné. &nbsp;</p><p>De l’autre, un individu qui a acquis ces dernières années une haute opinion de lui-même (le melon autrement dit) et qui pense incarner l’autorité pour une majorité de votants (soit 3526 voix sur 15829 inscrits en 2020 et par conséquent à peine plus d’1 Dolois majeur sur 5). JB Gagnoux a une conception de la gouvernance à l’ancienne, celle du chef sachant et indiscutable&nbsp;: ça l’oblige à être partout, ou du moins à faire croire qu’il est partout, qu’il maitrise tous les dossiers, qu’il sait de quoi il retourne à la moindre question posée et ça exige qu’il ait une répartie tout prête à la moindre objection soulevée. JB Gagnoux a tout intérêt à entretenir cette illusion du «&nbsp;super bourgmestre&nbsp;» parce qu’en face, personne ne prétend à lui seul pourvoir porter un tel costume.</p><p>Or, si les élections municipales se jouent toujours sur cette image de l’individu semi-providentiel et totalement investi au service de sa ville, cela privilégie les célibataires déchargés de famille, les ambitieux égocentrés et les no-life workaholic, ou si vous préférez les bourreaux de travail compulsifs. Pas sûr que l’opposition municipale ait ça en rayon. En face, ils ont le candidat qui coche toutes les cases vu que c’est lui qui a dessiné la fiche de poste.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Christophe Martin]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1197/je-ne-veux-voir-quune-seule-tete</guid>
                <pubDate>Sun, 15 Jun 2025 10:25:45 +0200</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Un festival de brèves]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1196/un-festival-de-breves</link>
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                                <description><![CDATA[<p>INAUGURATION EN GRANDES POMPES.- Ça y est, le multiplexe est officiellement lancé et la palme du pince-fesses revient à Marilyn, délicieuse femme-objet sortie du gâteau, sans doute une farce cinéphilique du patron du Majestic que la com’ de la ville de Dole n’a pourtant pas osé publier. Mais heureusement on avait des complicités parmi les invités ou ceux qui se tapent l’incruste. Ça, c’était le jeudi 12 mais la veille, sans falbala, on inaugurait la semaine japonaise de «&nbsp;Version originale&nbsp;». Jean-Claude Tupin était là, pas plus accueillant que ça mais fier de sa déco, et il faut le lui concéder, la collection de caméras est impressionnante. Le hall manque encore un peu de chaleur humaine mais avec deux palmiers en plastique et trois ou quatre dinosaures de plus, ça pourrait passer pour un centre pédiatrique d’avant-garde. Mais je me suis dit : «&nbsp;Tiens, c’est pas gagné pour l’art et essai et surtout pour la MJC&nbsp;». Je ne me trompais pas trop puisque le lendemain, le jour de l’inauguration, se signait la fameuse convention tripartite Majestic-ville-MJC. Voici donc l’essentiel de ce qu’elle contient, c’est confirmé de source sûre : 22 séances MJC par semaine en temps normal MAIS 13 seulement en période de vacances scolaires (faudrait pas que Borne nous les rabiote !). On est loin des deux salles dédiées annoncées à l’origine. C’était à prévoir, surtout que maintenant il va falloir rembourser le gros bidule avec les entrées. La fréquentation n’est pas encore à la hauteur des attentes du promoteur de l’affaire : il faut dire que les sorties commerciales sont maigrichonnes. Pour l’art et essai en revanche, le choix est pléthorique en ce moment (et ce n’est pas le fait de la MJC). Mais n’est-ce pas envoyer des petites productions au casse-pipe que de les programmer par poignées pour boucher les trous du calendrier ? Rappelons que le multiplexe a été financé avec le concours de l’Etat (nous quoi!) au titre du CNC pour 1 million d’euros, l’agglo du Grand-Dole (encore nous!) 200.000, la région (toujours nous !) 50.000 et la ville (vous avez deviné ? C’est nous&nbsp;!) 350.000. Sans compter les aménagements autour mais là franchement à ce niveau, on ne compte plus ! Martin Gore.</p><p>LOGIQUE A DEUX BALLES.- Le conseiller départemental Franck David s’est levé tôt le 10 juin pour poster une jolie publication en faveur du maintient de la ligne des Hirondelles «&nbsp;qui contribue au désenclavement du Haut-Jura&nbsp;». Mais il gâche tout avec une conclusion au raisonnement fallacieux : «&nbsp;Le Département du Jura insiste depuis longtemps auprès de ces derniers (les pouvoirs publics) pour que cette ligne ne ferme (pas) un jour ( … )&nbsp; Même constat que pour l’Aéroport Dole du Jura : si ces équipements n’existaient pas on ne les construirait pas aujourd’hui, évidemment, mais ils sont là ! Continuons de les entretenir pour les utiliser et valoriser à la fois notre Jura et la Région Bourgogne Franche-Comté.&nbsp;» A ce rythme-là, on peut finir les stocks de vaccins pour pas gâcher… Ah bon, c’est fait ?! Bon ben ok pour l’aéroport alors. Et on pourrait aussi ressortir la gégène des sous-sols pour inciter les chômeurs à retrouver du taf, non? MG</p><p>COURRIER SUD.- En parlant d’aéroport, rien de nouveau à l’aérodrome de Salon-Eyguières où le maire Henri Pons bloque la situation. C’est embêtant pour la société Stem Aéro du Dolois Stéphane Champanhet qui ne décolle pas et pour nos amis de Sauvons l'aérodrome de Salon-Eyguières ! qui eux non plus ne décollent plus mais ne décolèrent pas. MG</p>]]></description>
                <author><![CDATA[La Rédac']]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1196/un-festival-de-breves</guid>
                <pubDate>Sat, 14 Jun 2025 18:45:34 +0200</pubDate>
                                    <category>Culture</category>
                            </item>
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                <title><![CDATA[La mort dans l’assiette]]></title>
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                                <description><![CDATA[<p>La ministre de l’agriculture Annie Genevard et l’obscur&nbsp;Benjamin Haddad, factotum à l’Europe,&nbsp;ont visité le 23 mai dernier la Maison du comté de Poligny et une exploitation laitière, située à une encablure de la ferme d’Anne et Vincent Perrin. «&nbsp;L’opportunité était livrée sur un plateau&nbsp;» pour notre copain porcher militant. Il a donc décidé d’interpeller «&nbsp;visuellement et auditivement&nbsp;» les deux ministres. Ah, il avait avec eux Piotr Serafin, le commissaire européen au budget : les malfrats se promènent toujours en bandes. Vincent n’est pas du genre à avoir froid aux yeux. Il prépare sa bâche noire à la bombe rouge et verte : «&nbsp;Du Jura à Varsovie pour nos enfants pour nous paysan-nes, + de revenus, - de pesticides, non PPL Duplomb&nbsp;», de sa propre initiative sans étiquette syndicale ni politique, juste en paysan inquiet qui tente d’informer. «&nbsp;Ma cloche au son du terroir aura été sûrement la seule interpellation qui aura réussi&nbsp;». La suite était prévisible, la gendarmerie et le service de protection des ministres lui sont tombés dessus. Obligation d’enlever la bâche, contrôle d’identité, contrôle du véhicule, puis audition en gendarmerie, en tout, 18 gendarmes pour un seul homme. Le lendemain dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, Vincent se rend sur la page FB de la députée Gruet qui nous a encore gratifiés d’une de ces vidéos musicales concons dont elle a le secret. Il commente et on le censure. Voici donc son message :&nbsp;«&nbsp;Nous ne sommes pas dupes et ce qui fait la catastrophe agricole contemporaine est bien le revenu qui manque et non pas toute cette mascarade médiatico-politique de rendre la liberté de travailler. Mesdames, je pense à cette heure ici au bonheur que j’aurai aujourd'hui en regardant mes enfants dans les yeux et qu’un jour je leur expliquerai que vous n’aurez sans doute pas connu ce bonheur par votre action politique et ce qu'elle sous-entend pour leur avenir sanitaire. Le temps passe vite mesdames le compteur de mes 70 heures/semaine vient de redémarrer, je file travailler pendant que tout le monde dort encore !&nbsp;» Il est lyrique, Vincent, et il croit encore à l’humain et il est poli. Je n’aurais sans doute pas pris de gants pour dire aux deux dames :&nbsp;«&nbsp;Merci pour la loi Duplomb ! Ça devrait régler l’affaire des soins palliatifs : pesticides pour tous&nbsp;!&nbsp;C’est ma tournée ! ».</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Christophe Martin]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1195/la-mort-dans-lassiette</guid>
                <pubDate>Fri, 13 Jun 2025 10:36:49 +0200</pubDate>
                                    <category>Écologie</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Encore un petit effort pour franchir la barricade]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1194/encore-un-petit-effort-pour-franchir-la-barricade</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Elle s’appelle Marlene Engelhorn. Elle est autrichienne, elle a 32 ans et elle vient de publier L’Argent, ce qui lui vaut d’être interviewée par Basta! Marlene Engelhorn est à l’origine de Tax me now : «&nbsp;Nous sommes une initiative de personnes fortunées des pays germanophones qui s'engagent activement pour la justice fiscale&nbsp;». Ah bon ? Et de quoi j’me mêle ?</p><p>Marlene Engelhorn descend de Frédéric Engelhorn, le fondateur allemand de Badische Anilin und Soda-Fabrik, BASF si vous préférez, l’une des plus grosses boites chimiques du monde à qui on doit les premières bandes magnétiques en plastique (les K7 audio, vous y êtes?) dès 1932. Allemagne, années 30, chimie. Vous commencez à flairer l’embrouille ?&nbsp;</p><p>En 1925, BASF intègre le consortium IG Farben avec Bayer et Hoechst qui participeront tous activement à l’industrie de guerre nazie jusqu’à ouvrir une usine à Auschwitz pour livrer à la SS le fameux Zyklon B qui a servi à gazer des centaines de milliers de déportés. En 1945, le groupe est démantelé par les Alliés mais reconstitué en 1952 notamment avec d’anciens SS, techniciens zélés s’il en fut. La dénazification à l’ouest n’a pas eu lieu car l’Occident libéral avait besoin de cadres pour assurer la croissance de l’industrie et l’amélioration du niveau de vie afin de faire rempart au péril communiste.&nbsp;</p><p>Résultat : la grand-mère de notre petite héritière, Traudl Engelhorn-Vechiatto, qui a épousé un des arrière-petits-fils de Friedrich Engelhorn, était à la tête, selon Forbes, d’une fortune de 3,8 milliards d’euros en 2022, année de son décès. Comment un des actionnaires historiques d’une entreprise carrément nazie, probablement nazi lui-même, a-t-il pu conserver une telle fortune après la chute du IIIe Reich ?</p><p>Toujours est-il que Marlene Engelhorn hérite de 25 millions d’euros, un joli paquet de blé dont elle décide de ne garder que 10%, soit tout de même 2,5 millions, bien au-delà de ce que les prolos comme nous gagnent en une vie.</p><p>Marlene Engelhorn trouve en effet que ce type d’héritage est injuste. Elle organise même une assemblée citoyenne qui répartit les millions entre 77 organisations d’intérêt général. Quel esprit démocratique !</p><p>Avec Tax me now, Marlene Engelhorn aimerait changer la mentalité des super riches pour qu’ils redistribuent une plus grosse partie de cette fortune que, selon elle, ils n’ont pas méritée. C’est très gentil de sa part mais pour être franc, Marlene Engelhorn a encore du chemin à faire pour rejoindre l’autre côté de la barricade. D’ailleurs, malgré toute sa bonne volonté, ses origines la trahissent : «&nbsp;C’est pourtant ça la démocratie&nbsp;: créer un système dans lequel tout le monde est soumis à un pouvoir qui décide ce qui est dans l’intérêt de la majorité, tout en protégeant les minorités.&nbsp;» Marlene Engelhorn s’apprête à sauver la minorité richissime au pouvoir et le capitalisme. Alors que ce dernier montre actuellement son visage le plus repoussant avec Bezos, Weinstein, Musk, Arnault ou Gates, la jeune héritière propose à tous ces mauvais payeurs de s’amender en s’acquittant de beaucoup plus d’impôts. On n’aurait plus ensuite qu’à leur dire merci, tout en continuant à avoir envie de leur ressembler uniquement parce qu’ils ont l’air cool, qu’ils respirent la réussite et qu’ils paient leurs impôts.&nbsp;</p><p>Nan, Marlene, vous êtes à côté de la plaque. C’est du modèle capitaliste lui-même qu’on doit dégoûter les jeunes générations. Même réglo, un capitaliste reste un prédateur. Même généreux, un héritier reste un enfant du capital. Alors, ne vous mêlez pas de notre lutte. Intéressez-vous plutôt à l’émancipation des filles à papa. C’est votre rayon !</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Christophe Martin]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1194/encore-un-petit-effort-pour-franchir-la-barricade</guid>
                <pubDate>Wed, 11 Jun 2025 12:46:38 +0200</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Brèves de partout]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1193/breves-de-partout</link>
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                                <description><![CDATA[<p>OCCUPATION DES TROLLS.- C’est tout de même incroyable : il y a des trolls pour accuser l’équipage du Madleen, capturé par la marine israélienne, de faire de la diversion pour qu’on ne parle plus des problèmes de la société française. Mais on n’entend jamais les mêmes la ramener pour faire taire les commentaires interminables sur le PSG ou pour dire que là, c’est bon Cirque et Fanfares, c’est fini. On peut se préoccuper des questions qui fâchent à l’étranger sans se sentir coupable. La Palestine, ça dépasse les frontières, tout comme la RDC ou les émeutes à Los Angeles. Ça ne détourne en rien le regard de ceux qui ont les yeux ouverts. Prenez exemple sur Jean-Paul Sartre et Marty Feldman.</p><p>#METOO AU JAPON.- Je n’avais pas l’intention d’aller voir Black Box Diaries, le documentaire de Shiori Ito. Et puis, j’ai regardé cette <a href="https://www.facebook.com/watch/?v=1626071671610024">vidéo</a> de la documentariste. Ça m’a pris aux lacrymales et j’ai salué, chez moi, tout seul, le courage de cette femme. Alors j’y serai mercredi 11juin à 18h00 au Majestic. La MJC a programmé Black Box Diaries pour ouvrir sa semaine japonaise «&nbsp;<a href="https://www.mjcdole.com/index.php/cinema">Version originale</a>&nbsp;». Je me débrouillerai également pour aller voir Le Jardin Zen. Y a des nanas qui n’ont pas peur de s’exprimer au Japon et ça vaut le coup, à notre échelle, de leur filer un coup de pouce. Mission Impossible n’a pas besoin de notre pognon.&nbsp;</p><p>COUP DE PHILO’ EN LIGNE.- Le vendredi 23 mai, L’Étoffe de philosophe s’interrogeait sur un sujet qui préoccupe pas mal les militants de la gauche radical (du latin racine) : «&nbsp;<a href="https://www.youtube.com/watch?app=desktop&amp;v=vIW8HuR1TQY&amp;t=1967s&amp;fbclid=IwY2xjawKzhgRleHRuA2FlbQIxMABicmlkETBXbmhLcklTMVBzUmUzZ0F1AR4s-ZGq3keT-IGzJcguSiwxCW2hVD3487jhJ6rdIzwkYt0ToW3ua_WYfmOj8A_aem_d3Q3rkMXOGK-cB7aZrq3Mw">Un état juste, est-ce un rêve ?</a>&nbsp;». Anthony Monot a mis en ligne son intervention et celle de Stéphane Haslé, notre philosophe maison. C’est un plan fixe mais le son de la captation est excellent et ça donne un bon podcast. Une initiative à renouveler parce que franchement moi, le vendredi soir à 19h00, je suis souvent naze. Merci à Anthony en tout cas.&nbsp;</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Christophe Martin]]></author>
                <guid>https://delivre.librescommeres.fr/read/1193/breves-de-partout</guid>
                <pubDate>Mon, 09 Jun 2025 13:14:50 +0200</pubDate>
                                    <category>Politique</category>
                            </item>
                    <item>
                <title><![CDATA[Vous avez dit intelligence ?]]></title>
                <link>https://delivre.librescommeres.fr/read/1192/vous-avez-dit-intelligence</link>
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                                <description><![CDATA[<p>Dans le précédent numéro de cet excellent magazine que le monde nous envie, LIBRES COMMÈRES, MENSUEL ASSOCIATIF INDÉPENDANT DOLOIS, notre non moins excellent rédacteur en chef écrivait dans la conclusion de son <a href="https://librescommeres.fr/read/1174/en-leger-differe-de-faistoncinoche-sur-le-doubs">éditorial</a> : “En lisant ce numéro d’avril, très illustré et écrit à la sueur de nos intelligences tout ce qu’il y a de plus naturelles…“.&nbsp;</p><p>Dans ce même numéro, dans mon article finement intitulé “La cancoillotte et le satellite“, je nous interrogeais sur l’internationalisme opposé au mondialisme (je n’en dirai pas plus, si vous ne l’avez pas lu, procurez-vous ce numéro, ça vous fera les pieds) et je vous proposais de développer cette idée (on attend d’ailleurs toujours vos propositions…). L’expression “intelligence naturelle“ m’a donné l’idée de prolonger la réflexion en opposant cette fois intelligence naturelle à intelligence artificielle.&nbsp;</p><p>Si j’ai bien suivi, l’intelligence artificielle est un processus qui consiste à “scanner“ à l’aide de “bots“ (sortes d’aspirateurs numériques), c’est à dire copier le plus d’informations possibles sans aucune hiérarchisation, sans aucun discernement dans d’immenses bases de données hébergées dans de gigantesques “fermes“ de serveurs dont une seule d’ente elles peut aspirer autant d’énergie et d’eau (pour le refroidissement des machines) qu’une très grande ville. Ensuite des algorithmes pêchent dans ces données pour constituer en quelques microsecondes des textes, photos ou vidéos, et même des programmes informatiques. Passée la stupéfaction causée par la rapidité d’exécution du processus, on se rend compte qu’une équipe d’êtres humains dotés de cerveaux et donc d’intelligence naturelle aurait fait beaucoup mieux, beaucoup plus beau, plus original et donc beaucoup plus créatif mais en plusieurs jours, mois ou même années.</p><p>On peut se demander à quoi peut bien servir cette rapidité si finalement elle n’apporte rien de nouveau. Et si justement le but en était de ne rien apporter de nouveau ? De rendre notre pensée et notre créativité inutiles ? Depuis toujours, le dessein des dominateurs a été de disposer d’une masse indéterminée d’êtres pour servir de carburant à leur accumulation de richesses matérielles et de nourriture à leur loisir préféré : la guerre.&nbsp;</p><p>Dans les années 80, une phrase de Jean-Claude Carrière, qui fut entre autres scénariste de Luis Buñuel, m’avait frappé au point qu’elle m’est restée en mémoire. À la question, pensez-vous qu’un jour il sera possible de faire un film sans intervention humaine, rien que par des ordinateurs ?, il avait répondu que c’était sans doute déjà possible et que le jour où cela se ferait, ce serait des ordinateurs qui regarderaient le film. Pendant longtemps j’ai cru en l’optimisme de ce propos, que nous, humains, ne nous laisserions jamais berner par un tel subterfuge. Aujourd’hui au contraire, j’y entends un pessimisme absolu : Jean-Claude Carrière avait entrevu que nous deviendrions des ordinateurs.</p><p>Cependant, si les choses sont bien avancées, rien n‘est encore joué. J’ai demandé à deux chatbot ce qu’est Libres Commères. Je précise que ce n’est absolument pas une nouvelle race de félins, mais une interface qui permet d’interroger un système d’intelligence artificielle. L’un deux m’a fourni la réponse suivante :</p><p>«&nbsp;Libres Commères est une plateforme qui permet aux utilisateurs de partager et d'échanger des informations, des conseils et des expériences sur divers sujets. Elle favorise les discussions autour de la parentalité, de la vie quotidienne et d'autres thématiques pertinentes. C'est un espace d'entraide et de soutien pour ceux qui cherchent à se connecter avec d'autres personnes partageant des intérêts similaires.&nbsp;»</p><p>Et l’autre :</p><p>«&nbsp;Libres Commères est un outil utilisé pour organiser des événements sociaux ou professionnels en ligne, tels que des conférences, des réunions ou des discussions en groupe. Il permet aux participants de se connecter et de collaborer facilement à distance, en offrant des fonctionnalités telles que la vidéoconférence, le partage d'écran et la messagerie instantanée. C'est un excellent moyen de rester en contact avec les autres, même si vous êtes loin les uns des autres.&nbsp;»</p><p>On peut en tirer quelques enseignements :</p><ul><li><p>Libres Commères n’intéresse pas les algorithmes d’IA (et c’est tant mieux)</p></li><li><p>Quand l’IA ne sait pas quoi répondre, elle invente une réponse qui se situe dans les seuls champs répertoriés qu’elle connait (je sais des personnes qui font pareil, j’en conclu que leur intelligence est très artificielle)</p></li><li><p>Ce qui est local, particulier, original, créatif, drôle, sans prétention de conquérir le monde échappe totalement à l’intelligence artificielle.</p></li></ul><p>Nous disposons d’une arme terrible contre le laminoir cognitif des milliardaires et de leurs valets : notre intelligence naturelle. Elle n’a aucun besoin de serveurs informatiques ni d’algorithmes démesurés. Il lui faut de l’air pur et de la nourriture saine, de préférence locale, de l'amour et de l’amitié, des livres et de l’éducation. Tout ce dont les autoproclamés maitres du monde veulent nous priver. C’est une histoire vieille comme l’humanité.&nbsp;</p><p>La suite, le mois prochain.</p>]]></description>
                <author><![CDATA[Jean-Luc Becquaert]]></author>
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                <pubDate>Thu, 05 Jun 2025 17:36:35 +0200</pubDate>
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